Génération Adama, Génération climat : “on veut respirer”

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Génération Adama, Génération climat : “on veut respirer”

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“On veut respirer” : Génération Adama et Génération climat se donnent rendez-vous le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise    

Dans un contexte de montée en puissance de la mobilisation contre les violences policières, le Comité Adama et Alternatiba s’unissent pour co-organiser la marche en mémoire d’Adama Traoré et des autres victimes de violences policières. Ils appellent la Génération Adama et la Génération climat à se mobiliser conjointement le 18 juillet à Beaumont-Sur-Oise sous la bannière “On veut respirer”.  Dans un appel publié le 8 juillet, ils expliquent les raisons de leur mobilisation commune. [1]

Le samedi 18 juillet à Beaumont-Sur-Oise (95), la Génération Adama et la Génération Climat marcheront ensemble, à l’appel du Comité Adama et d’Alternatiba, pour dénoncer un système inégalitaire et injuste, basé sur des rapports de domination et d’oppression. Portées par les mobilisations contre les violences policières et pour la justice climatique, ces deux générations veulent désormais construire ensemble les bases d’une nouvelle société, plus juste et plus soutenable, où les quartiers populaires ne sont plus le terrain des inégalités raciales, sociales et environnementales. Cette alliance inédite vise à élargir la base du mouvement dénonçant les violences policières et dessiner les contours d’une écologie populaire, tournée vers l’amélioration des conditions de vie des populations les plus précaires.    

Aujourd’hui, tout le monde parle d’écologie populaire, souvent il s’agit d’un simple slogan qui ne se traduit pas concrètement. Le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise, c’est l’occasion de le mettre en pratique, il s’agit de décentrer vers les quartiers populaires les mobilisations écologistes en lien avec la lutte contre les violences policières. ” explique le Comité Adama. 

La Génération climat et la Génération Adama partagent les mêmes combats, parmi lesquels les luttes pour la justice, l’égalité, et le respect de la dignité humaine. Cette mobilisation commune sera l’occasion de le rendre visible et de renforcer une alliance importante pour la construction d’une écologie populaire, aux côtés des populations en première ligne des injustices et de la pollution.” complète Elodie Nace, porte-parole d’Alternatiba.

En amont de la marche, une table ronde intitulée ‘Ecologie, quartiers populaires : les territoires en lutte’ aura lieu à la base, Paris le mercredi 15 juillet à 19h, pour illustrer le slogan choisi pour cette marche “On veut respirer”. [2] Renda Belmallem, chercheuse à l’EHESS animera une discussion entre Fatima Ouassak, politologue et fondatrice de Front de Mères, Teïssir Ghrab d’Alternatiba Paris, Malcolm Ferdinand, auteur de L’écologie décoloniale, Jade Lindgaard, journaliste et Assa Traoré, fondatrice du Comité Vérité et Justice pour Adama et soeur d’Adama Traoré. 

Un départ en car depuis le centre de Paris est organisé par Alternatiba pour rejoindre Beaumont-sur-Oise le 18 juillet à 12h00. [3] Au même moment, une conférence de presse aura lieu à la mairie de Beaumont-Sur-Oise en présence des familles de victimes de violences policières. 

[1] Appel  ‘Marche IV – On veut respirer’ disponible sur les sites de Médiapart, Regards et Reporterre,
[2] Conférence ‘Ecologie, quartiers populaires : les territoires en lutte’ (la base, Paris 75010)
[3] Événement du départ collectif depuis Paris 

Note aux rédactions : 

Programme du samedi 18 juillet

  • 12 h : Conférence de presse sur le parvis de la mairie de Persan en présence des familles de victimes de violences policières 
  • 12 h : Départ collectif en car organisé par Alternatiba Paris depuis la place de la République pour une arrivée à Beaumont-Sur-Oise à l’heure du départ de la marche 
  • 14 h 30 : Début de la marche depuis la gare de Beaumont-Persan
  • 16 h : Début des prises de parole sur scène avec les familles de victimes, le Comité Vérité et Justice pour Adama et Alternatiba
  • 18h : Début du festival


Marche Adama IV

On veut respirer

« Je n’arrive plus à respirer », répétait-il, agonisant, aux gendarmes.

En vain.

Le 19 juillet 2016 à Beaumont-Sur-Oise, Adama Traoré est mort asphyxié, sous le poids de trois gendarmes. Adama Traoré voulait respirer, il voulait vivre, mais il est mort à 24 ans le jour de son anniversaire.

Cela fait maintenant 4 ans que la famille Traoré exige vérité et justice, exige que les gendarmes soient mis en examen et jugés. Pour Adama. Pour toutes les victimes de violences policières. Car l’impunité judiciaire produit la violence policière, elle la légitime, elle la prolonge, elle l’amplifie.

Ce combat doit être porté par tout le monde, car si la violence policière s’abat particulièrement sur les jeunes hommes noirs et arabes qui vivent dans les quartiers populaires, elle vise aujourd’hui l’ensemble des mouvements sociaux, les gilets jaunes, le mouvement climat, le mouvement lycéen, les soignants, etc. Elle vise tous ceux et celles qui sont considérés comme une menace pour l’ordre établi.

Ce combat doit être porté par tout le monde, car c’est un combat pour la société que nous voulons faire naître pour faire face aux crises sociales, sanitaires et climatiques qui menacent l’humanité entière et particulièrement les populations précaires et opprimées en première ligne.

Assa Traoré dit souvent que son frère Adama est mort sous le poids de trois gendarmes, et d’un système.

Il s’agit d’un système raciste qui trie les êtres humains qui ont le droit de circuler librement dans la rue en fonction de leur couleur de peau. Un système qui trie les êtres humains qui ont le droit de respirer, et vivre. Un système qui détruit la nature et les humains.

C’est ce système inégalitaire et injuste, basé sur des rapports de dominations et d’oppressions, que nous refusons.

On veut respirer, partout, toujours. Dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos vies.

On veut respirer, et pour ça, nous exigeons le respect de nos libertés fondamentales. Celles de circuler librement dans l’espace public sans y être entravé par des contrôles d’identité et un quadrillage policier, celles de manifester.

On veut respirer et pour ça, nous refusons d’être chassés de l’espace public de nos rues et de nos quartiers, nous refusons d’être assigné à résidence. Nous refusons d’être les victimes d’un système qui nous place en première ligne des injustices et de la pollution.

Le 18 juillet, nous appelons la Génération Adama et la Génération climat à se retrouver dans la ville de Beaumont-sur-Oise, à y occuper l’espace commun, à marcher ensemble, main dans la main. Pour refuser ce système qui nous étouffe. Pour le droit de circuler librement dans l’espace public, le droit d’y manifester, le droit de participer à la construction d’une société juste et soutenable ou tout simplement le droit d’y exister.

L’heure est à la solidarité. Nous refusons le piège de la division tendu par Emmanuel Macron. La Génération climat et la Génération Adama partagent les mêmes combats, parmi lesquels les luttes pour la justice, l’égalité, et le respect de la dignité humaine.

Rdv tous et toutes le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise. Soyons nombreuses et nombreux, comme nous l’avons été les 2 et 13 juin à Paris. Pour une nouvelle démonstration de force.

Pour nos frères et soeurs, pour nos enfants.

Justice pour Adama, justice pour toutes les victimes de violences policières, justice climatique.

Comité Adama, Alternatiba


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