Extrême droite et désinformation dans nos gares : la campagne “On prend le Relay !” s’attaque à l’empire Bolloré !

Une enquête de l’Observatoire des multinationales publiée ce mardi 30 juin démontre à quel point les boutiques Relay sont un maillon au service de la mécanique idéologique d’extrême droite de l’empire de Vincent Bolloré. Dans le même temps, Alternatiba, membre de la coalition Désarmer Bolloré, se mobilise aux côtés de nombreuses autres organisations pour mettre fin au monopole accordé à Relay pour la distribution de la presse et des livres dans les gares. À travers la campagne “On prend le Relay !”, ces organisations demandent à Jean Castex, PDG de la SNCF, de ne plus laisser les idées climato-sceptiques, haineuses et mensongères issues de l’empire Bolloré être diffusées sans aucun garde-fou ni alternative.

À quelques mois de la campagne présidentielle, alors que la France est touchée par une canicule dévastatrice et que la parole des scientifiques est remise en cause, l’enquête intitulée « Le dernier maillon de la chaîne ». Les magasins Relay, ligne de front dans la croisade politique de Vincent Bolloré de l’Observatoire des multinationales publiée ce matin prouve que Relay est aujourd’hui un maillon au service de l’idéologie réactionnaire et mensongère de l’empire Bolloré. Elle met en lumière la forte visibilité accordée à certains titres et ouvrages liés à l’écosystème Bolloré, notamment des essais politiques publiés par Fayard ou encore le JDNews, tous deux propriétés du milliardaire. Cette enquête vient également corroborer de nombreux autres faits problématiques pour notre démocratie, comme la censure d’un livre dénonçant “l’univers impitoyable” de Bernard Arnault dans les Relay, ou la diffusion du magazine la Furia – ouvertement néo-nazi et qui a perdu son agrément presse. 

C’est donc désormais un fait établi : Relay et ses plus de 320 boutiques en gare qui maillent le territoire français, sont un outil de diffusion et d’amplification de la désinformation, du mensonge et de la haine, avec la complicité de la direction de SNCF qui en est co-actionnaire à 50 %. L’enquête pointe ainsi l’absence de mécanismes et de garde-fous permettant à la SNCF de s’assurer du respect de la neutralité politique dans ses espaces commerciaux.

Alternatiba, mouvement citoyen pour le climat et la justice sociale, lance aujourd’hui une campagne de mobilisation citoyenne sur le sujet, aux côtés des Soulèvements de la Terre, de la fédération SUD-Rail, du Syndicat National des Journalistes CGT et de nombreuses autres organisations pour demander expressément à la SNCF et particulièrement à Jean Castex qui en est le président-directeur général, de mettre fin à cette situation monopolistique dangereuse qui fait de nos gares les caisses de résonance de l’empire Bolloré.

Alarmée par la montée des discours racistes, misogynes, homophobes, transphobes et climatosceptiques dans une partie du paysage médiatique français, Alternatiba dénonce la place accordée à ces contenus dans des espaces publics fréquentés chaque jour par des millions de voyageuses et voyageurs. Comme l’explique Rémi Donaint, porte-parole d’Alternatiba « Nos gares sont devenues des vitrines de la désinformation et des idées d’extrême droite, sous l’emprise d’un milliardaire qui s’accapare l’espace public. C’est un grave problème démocratique ! En choisissant Relay comme partenaire privilégié, la SNCF soutient, grâce à nos impôts, la stratégie de Vincent Bolloré de faire progresser les idées d’extrême droite dans la société ».

Dans un contexte où près de 3 500 professionnels du cinéma ont signé une tribune critique contre l’actionnaire Vincent Bolloré et sa mainmise sur Canal+, où 170 écrivains ont refusé de publier de nouveaux livres chez Grasset suite au limogeage d’Olivier Nora, et où des journalistes du groupe Prisma sont en grève contre un plan de départ massif imposé par le milliardaire, ces ONG, mouvements et syndicats ont décidé de s’attaquer à la question de la distribution et de la vente des livres et magazines, dans la continuité de la campagne “Désarmer Bolloré”.

« Le pluralisme de l’information et la neutralité de l’espace public sont des conditions essentielles de la démocratie. Nous appelons toutes les personnes attachées à la liberté de la presse, à la vérité scientifique et à la vitalité du débat démocratique à rejoindre la campagne « On prend le Relay ! » : le premier pas est de signer la pétition », conclut Rémi Donaint.

La campagne « On prend le Relay ! » ne fait que commencer. Dans les prochaines semaines, des actions de mobilisation et d’interpellation de la SNCF seront organisées dans de nombreuses gares à travers le pays. 

  • 30 juin 2026