Consomm’actions

Notre consommation quotidienne a un impact à la fois sur la planète, sur l’économie et sur la société, mais aussi sur notre santé. Je consomme, donc j’agis ! Tous consomm’acteurs et consomm’actrices, reprenons le pouvoir sur l’économie, les modes de productions, le transport des marchandises, la gestion des ressources et des déchets, etc…

Voici quelques pistes (non exhaustives) pour consommer plus responsable et durable : concepts de la consommation responsable et durable, des analyses brèves et ludiques pour chaque article de consommation et notamment plusieurs idées pour l’alimentation ici et ici.

Consommation alimentaire : pourquoi adhérer à une AMAP (Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne) ?
En bref : les AMAP nous permettent d’acheter bio, local, frais et de saison, à des prix justes et équitables et souvent en vrac (quasiment toujours pour les fruits et légumes).
Les AMAP sont des associations de citoyen·ne·s qui s’engagent à préfinancer la production (de légumes ou autres) des paysan·ne·s d’une ferme en AMAP. Les récoltes sont partagées par les amapien·ne·s régulièrement (généralement chaque semaine). Les amapien·ne·s organisent la bonne tenue des distributions et s’engagent aussi à être solidaires auprès de la ferme partenaire en cas de coups durs (par exemple des aléas climatiques). Les prix, fixés équitablement, permettent la rémunération décente des paysan·ne·s. Les paysan·ne·s produisent sans utilisation de produits phytosanitaires et expliquent et informent avec transparence, notamment par des visites régulières sur le site de production.

Cet engagement sur le long terme permet :
– de maintenir et de développer une agriculture locale, économiquement viable, socialement équitable et écologiquement soutenable, à faible impact environnemental, créatrice d’activité économique et d’emploi, de lien social et de dynamique territoriale,
– de promouvoir un rapport responsable et citoyen à l’alimentation,
– de faire vivre une économie sociale et solidaire, équitable et de proximité,
– de contribuer à une souveraineté alimentaire favorisant celle des paysan·ne·s du monde dans un esprit de solidarité.

Plus d’informations sur les AMAPs

Quelques AMAP locales : amap-Clagny et amap-Montreuil à Versailles, BonAmapétit à Vélizy, BoiCyFleur à Bois d’Arcy, Saint-Cyr et Fontenay-le-Fleury, l’amap de l’Épi d’or

et bien d’autres, cf la carte des AMAP en Île-de-France

 

Pourquoi consommer ce que l’on peut cultiver soi-même ?
  Les initiatives de citoyen·ne·s se multiplient pour cultiver en groupe des jardins partagés (initiatives portées par des associations locales), pour développer en ville des Incroyables Comestibles, ou cultiver un potager en permaculture dans son jardin. Et de nombreux conseils de jardinage en permaculture ou agroécologie fleurissent sur le net.
Plus d’informations sur les Incroyables Comestibles
Plus d’information sur le Jardin d’Amélie à Meudon
Des jardins partagés à proximité : jardin du partage, jardin de saint-Louis et jardin de l’Horloger à Versailles, jardin du 8bis à Viroflay … et plein d’autres sans compter les jardins familiaux ! Cultivons notre jardin !

Pourquoi acheter des produits frais, locaux, de saison, cultivés en plein champ ?
Récoltés au bon moment de maturation naturelle et adaptée (soleil, climat, irrigation, ces aliments contiennent plus de vitamines et de minéraux. Ils sont plus sains, et aussi plus savoureux, ayant bénéficié de la richesse unique de leur terroir. Soutenir l’agriculture locale,  réduire le transport, cela diminue l’impact environnemental (pour le même mode de production). La production de légumes cultivés dans des serres chauffées requiert de l’énergie, contrairement à la production en plein champ.
Télécharger le Calendrier des fruits et légumes de saison de Greenpeace

Pourquoi ne pas acheter d’huile de palme ?
Vidéo explicative (quelques minutes) du Monde planète
L’huile de palme se cache sous différentes appellations, parmi les plus courantes : huile végétale, graisse végétale, acide palmique, huile végétale hydrogénée… Soyons vigilants sur la composition des produits !
Article de l’association France Nature Environnement
Et merci à la FNE pour ces quelques recettes de pâte à tartiner sans huile de palme

Pourquoi réduire sa consommation de viande en consommant de la viande de meilleure qualité ? Pourquoi développer notre consommation végétarienne ?
La viande consommée en France provient en grande partie de la production industrialisée (des producteur·trice·s sous-payé·e·s élevant quantités d’animaux boostés aux antibiotiques, et ne pouvant pas développer leurs comportements naturels et sociaux par manque de place) et mondialisée (la nourriture des animaux d’élevage importée de lointains pays). Cette viande bon marché et de moindre qualité, se retrouvant par exemple dans les plats cuisinés et dans les fast-foods, nécessite une exploitation des ressources de sols, en eau, en énergie très importante.

L’impact environnemental de cette viande est donc bien supérieur à la production de légumes. À titre de comparaison, l’équivalence du nombre de repas fourni par un bœuf est de 1 500 repas humains, contre 18 000 repas en rapport avec ce qu’il a mangé durant sa vie. Efforçons-nous donc à diminuer notre consommation de viande. Les impacts de la consommation des différentes viandes et des différents modes de production sont comparées sur LundiCarotte. Préférons consommer moins de viande mais de meilleure qualité, par exemple en s’approvisionnant en viande labellisée ou chez un éleveur bio via une AMAP.  Et remplaçons les protéines animales par des protéines végétales : la viande peut être substituée par des plats de légumineuses (lentilles, haricots, pois chiche, …) riches en protéines, ou bien du tofu. Quelques recettes végétariennes ici et ici pour varier les plaisirs.
10 petites étapes pour réduire sa consommation de viande

Pourquoi acheter bio ?
Pesticides et engrais chimiques polluent l’eau, détruisent les sols et affectent notre santé. Au contraire, l’agriculture biologique utilise les matières organiques végétales ou animales, ce qui préserve les écosystèmes. Les producteur·rice·s bios s’engagent à respecter des règles plus contraignantes, par exemple en matière de bien-être animal.
Pour en savoir plus sur le cahier des charges AB (la réglementation française s’alignant à celle de l’Europe) et sur un des labels, le label Bio Cohérence garantissant un cahier des charges plus exigeant. Un point sur les différents labels

Pourquoi acheter en vrac ?
Le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit ! En achetant en vrac, nous réduisons l’impact environnemental provoqué par la prise en charge et le traitement des déchets (ménagers, recyclables, …). L’économie d’énergie de fabrication et ensuite de retraitement de l’emballage permet une économie pour nous et pour la société. De nombreux commerces proposent des produits en vrac, et de plus en plus de petits commerces acceptent désormais de remettre les produits dans vos propres contenants. Quelques commerces se spécialisent dans le zéro-déchet (les consommateurs apportent leur propres contenants (pot de confiture, bouteille en verre, etc …).
Plus d’informations sur la démarche Zero Waste par le groupe local Versailles Zéro-déchet !
Exemple sur Versailles d’un magasin spécialiste du vrac

Pourquoi préférer les circuits courts ? Pourquoi acheter dans des petits commerces indépendants, à des coopératives ou en supermarchés coopératifs ?
Certains producteurs vendent directement à la ferme, d’autres vendent aussi sur les marchés, l’occasion de créer un échange direct entre producteur et consommateur. Cela permet aussi aux producteurs de diversifier leur circuit de commercialisation, et donc de ne pas dépendre d’un seul distributeur.
En effet, la grande distribution tire encore les ficelles de la consommation alimentaire, sans considération pour les producteurs, qui sont parfois forcés de vendre à perte. Une des solutions pour éviter de renforcer la suprématie des géants de l’industrie agro-industrielles est de faire nos achats préférentiellement chez des petits commerces indépendants ou chez des coopératives qui sont dirigées par leurs employés (par exemple BioCoop), ou chez un supermarché coopératif (après adhésion préalable).

Vidéo sur la coopérative new-yorkaise Food Coop : https://youtu.be/RwRG6stOIOI

Plus d’informations sur les alternatives aux supermarchés. Les circuits courts référencés : pages du Terroir
Le Chaudron, supermarché coopératif en cours d’installation localement, les épis comme l’épi du Routoir de l’assos REGAL ou l’épi castelfortain (à Châteaufort), presdecheznous

Pourquoi acheter « made in France »? Pourquoi acheter de façon équitable ?

Consommer des produits fabriqués sur le territoire, c’est contribuer à soutenir l’emploi territorial et choisir consciemment des produits de qualité et éthiques pour les salariés. On vous conseille la lecture du livre de Mon année made in France, de Benjamin Carle. Plus d’informations

Des labels équitables garantissent des produits plus éthiques par rapport aux prix versés aux producteurs.
Des boutiques comme Artisans de Monde proposent des articles d’artisanat ou des produits équitables pour les producteurs de pays du sud, afin de soutenir leur développement économique.

Près de chez nous, plusieurs BioCoops (Chaville, Vélizy, Versailles, Montigny-le-Bretonneux) respectent les engagements de la charte de BioCoop pour fournir des produits bios, éthiques et éco-responsables.

 

Économie circulaire : réduire les déchets non valorisés, recycler, réparer

Pourquoi réduire sa consommation (et si possible boycotter) les articles à usage unique ?
Ces articles comme des sacs, pailles, gobelets et couverts de pique-nique, très souvent en plastique non compostables ni recyclables, deviennent des déchets à la première et unique utilisation. Un gaspillage qui peut être évité en achetant préférentiellement des articles réutilisables donc durables (préférons les pailles en inox, gobelets plastiques lavables et réutilisables, …).

Pourquoi composter ses épluchures ? Pourquoi trier ses déchets ? Le retour des emballages consignés ?
Le compostage permet de réduire considérablement le volume des déchets : la matière organique est transformée par les micro-organismes et les vers en compost qui peut être directement donné aux plantes d’intérieurs, de balcons ou déposer dans le jardin.
Plus d’informations sur le lombricompostage (directement chez soi, ou sur son balcon). De plus en plus de villes installent des composts de quartier, ou dans les jardins partagés aux heures d’ouverture.

Trier ses déchets permet de revaloriser les déchets recyclables, qui deviennent de nouvelles ressources. Les matières sont plus ou moins facilement recyclables (le verre est recyclable à l’infini, le papier 7 fois, le carton 10 fois) et recyclés par les intercommunalités. Par contre, le recyclage demande de l’énergie, et à chaque recyclage, une partie de la matière est perdue. C’est pourquoi, le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas !

Carte des points de collecte sur Versailles Grand Parc

Quelques produits sont consignés, nous soutenons cette démarche qui traite et réinsère les emballages dans le circuit de production.

Pourquoi acheter d’occasion ?
Les ressourceries et des associations comme Emmaüs (localement à Trappes) trient et revendent des objets d’occasion (qui ne finiront donc pas à la benne.) Une démarche écologique et économique pour notre porte-monnaie !
Découvrez les ressourceries près de chez nous : les Ressourceurs à Jouy-en-Josas et la Fab-Cap la ressourcerie des loisirs à Vélizy! Et l’association ENVIE qui répare et revend l’électroménager  d’occasion.

Donnez des objets, échangez ou prenez ce dont vous avez besoin  pendant les Gratiferias (événements éphémères organisés par des associations, par exemple à la maison de quartier de Porchefontaine par le SEL de Versailles). De même à l’espace #SoliGratuit au 14 rue Hector Berlioz à Versailles. Peut-être connaissez-vous d’autres initiatives dans votre commune ? (n’hésitez pas à nous le dire pour enrichir cet article)

Comment éviter les achats compulsifs ?
La méthode BISOU, élaborée par Marie Lefèvre & Herveline Verbeken, auteures de « J’arrête de surconsommer » pour éviter les achats compulsifs :
B comme Besoin. → A quel besoin cet achat correspond-il ? Ne suis-je pas influencé.e par l’extérieur (publicité) ?
I comme Immédiat. → Dois-je l’acheter immédiatement ? Attendons quelques jours pour y réfléchir.
S comme Semblable. → N’ai-je pas déjà quelque chose de semblable (polyvalence) ?
O comme Origine→ quelle est l’origine de ce produit ? Difficile d’assumer les conditions de fabrication de certains produits !
U comme Utile→ ce produit est-il si utile ? Comment m’en suis-je passer jusqu’à maintenant ?

Marie Lefèvre & Herveline Verbeken rassemblent une communauté de près de 100 000 personnes (surnommées licornes) en conseillant des solutions concrètes pour consommer différemment et construire un nouveau modèle de société plus juste. Pour être un consommateur libre et heureux :
– commencer par une première action libératrice sur quelque chose qui compte pour soi : s’engager à modifier sa consommation d’une chose par une autre ou fait soi-même ou produit localement, de façon plus éthique, plus respectueux de l’environnement, etc… de nombreuses alternatives existent
– analyser ses freins et les solutions (par exemple : entourage réfractaire → faire de la pédagogie avec patience et bienveillance, manque de temps → se simplifier la vie sans être perfectionniste, budget alimentaire→ adapter son menu à son budget en faisant une liste raisonnable avant de faire ses courses)
– ne pas se culpabiliser
– faire partie d’un groupe pour s’encourager et s’échanger des astuces

 

Consommation de services : suite dans un prochain article ! si vous avez des idées locales sur VGP et communes proches, n’hésitez pas à nous les indiquer.