Rejoignez-nous dans la campagne pour une éducation aux transitions écologiques et sociales

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Rejoignez-nous dans la campagne pour une éducation aux transitions écologiques et sociales

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Une tribune du Village Alternatives Éducatives

affiche_TransitionS_vert Le réseau des Petits Débrouillards s’engage dans un plaidoyer pour une éducation aux transitions écologiques et sociales. En effet, nous considérons qu’une telle forme d’éducation est indispensable pour espérer atteindre le milieu du 21e siècle avec une incidence réduite du réchauffement climatique, et surtout un coût social minimal.

 

 

 

 

 

 

LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE, DES GRANDS ENJEUX

QUEL CONSTAT ?

Aujourd’hui, nous sommes clairement dans un processus de gestion non durable et non équitable, socialement et environnementalement, des ressources naturelles. Nous vivons au-dessus des capacités de notre planète à renouveler ses ressources, à maintenir des conditions climatiques et physico-chimiques compatibles avec une durabilité de la vie sur Terre. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme depuis déjà un certain temps. Tous les indicateurs sont au rouge. Le réchauffement de la planète, la disparition des espèces, les ravages de la pollution, l’explosion de la production des déchets, les inégalités de plus en plus importantes entre le Nord et le Sud… Et cette surexploitation va de pair avec un moins-disant social. Les prévisions annoncées par les scientifiques, si rien n’est fait pour limiter les dégâts, peuvent donner à réfléchir…

QUE FAIRE ?

L’éducation et la solidarité internationale sont des piliers incontournables de cette prise de conscience. L’éducation de tous les citoyens, de tous âges, partout sur la planète, est nécessaire. Ceci afin que tout le monde participe à son niveau et selon ses responsabilités, et adopte les comportements adéquats et compatibles avec un développement soutenable.

Les enfants et les jeunes d’aujourd’hui sont les décisionnaires de demain. Futurs hommes politiques, industriels ou citoyens, ils sont consommateurs toute leur vie. Les éduquer et les former à la mise en perspective d’enjeux, de choix de modes de vie et de moyens pour agir afin de relever ce défi sont un devoir et un « investissement » rentable à court, moyen et long terme (attitudes critiques, choix de consommation, prises d’initiatives citoyennes individuelles et collectives, partage de valeurs universelles, émergence de nouvelles solidarités, respect de l’autre, de son environnement, de sa planète…).

QU’EST-CE QU’UNE ACTIVITÉ D’ÉDUCATION AUX TRANSITIONS ?

Mener une action d’éducation à la transition écologique et sociale, c’est :

– Éduquer à la complexité (comment en changeant un facteur on modifie le reste ?) – Accompagner vers l’action citoyenne (ce que je décide ne concerne pas que moi) – S’appuyer sur le quotidien, sur ce que l’on côtoie, use, utilise, vit

– Intégrer les sciences humaines et sociales pour comprendre les types de rapports et d’échanges entre les citoyens

– Utiliser une démarche prospective : élaborer des scénarios d’avenir pour améliorer l’existant

– Affirmer certaines valeurs politiques : justice sociale, égalité

On le voit, il ne s’agit pas seulement de comprendre les impacts de nos actes individuels sur l’environnement naturel ou la santé, mais d’imaginer, à partir d’une compréhension plus globale, un avenir socialement plus équitable et écologiquement plus soutenable.


5 Comments

glikmans

septembre 4, 2015at 10:00

Merci

    Jeff GUILBOT

    septembre 10, 2015at 1:49

    Je rejoins totalement l’analyse de M GLIKMANS qui résume assez bien ce qui va mettre la société civile en action, entrainant avec elle les responsables politiques et les industriels lorsqu’à leur tour ils auront compris que nous allons dans le mur.
    La dynamique d’innovation sociétale (démocratie directe, respect de l’environnement, développement durable, économie solidaire) a commencé à se structurer dans les années 1990
    Les idées étaient claires, mais les pratiques à mettre en place beaucoup moins, et plein de forces conservatrices ou néolibérales jouent pour ralentir ou dévier tout changement.
    Avec la déferlante d’ALTERNATIBA, ce sont les actions militantes de dizaines d’asso, de coopératives et d’entreprises pionnières qui vont exprimer leur projet de société : ce n’est qu’un début !

    Jeff GUILBOT

    septembre 10, 2015at 2:12

    La question “comment mener une action d’éducation à la transition écologique et sociale” est fondamentale :
    En tant que citoyens, nous ne pouvons pas changer immédiatement les pratiques dévastatrices des firmes et des états les plus puissants. Le changement pour s’opérer doit être systémique. A mon sens, pour ne pas refaire les erreurs des révolutions communistes qui sont devenues des dictatures, la méthode d’éducation à la transition est l’approche la plus prometteuse. Il faudra que chacun fasse des efforts. Peut-être notre revenu et notre consommation vont diminuer. Mais la solidarité récompense ces efforts de mille façons.

Emile Mas

septembre 11, 2015at 1:01

Avant fin septembre, le film “Taking Root” , qui présente l’épopée de Wangari Maathai ( plantation de 47 millions d’arbres, participation très active à la libération de 52 jeunes arrêtés injustement et maltraités, obtention d’un vote vraiment démocratique qui a permis de remplacer le dictateur Arap MoÏ, par un début de démocratie..) sera en accès libre sur Youtube doublé en 13 langues dont le français . Pour connaitre le lien d’accès, envoyer un@ à courriel de l’assoc “Les Amis de Wangari Maathai (www.pari47.com, rubrique : “Les Amis de Wangari Maathaï .
La projection publique de ce superbe film doit pouvoir permettre le lancement de débats sur l’urgence de reboiser (fixation du CO2, régularisation des pluies, atténuation de la violence des tornades, etc de la violence des inondations, etc etc

Doat

décembre 29, 2015at 2:23

Si l’on part du principe que nous avons devant nous vingt ans de pétrole, de gaz et de charbon, il me semble que l’urgence est de faire porter l’effort éducatif sur les jeunes, c’est à dire sur ceux qui vont construire le monde de demain, dans les années qui viennent. Pour les enfants, de mon point de vue, c’est trop tard. J’ai été frappé par l’absence de mobilisation des étudiants. Il me semble que c’est pourtant eux qui pourraient changer les choses. N’est-ce pas aussi eux qui en 68 ont pu faire bouger les choses ? Mais où sont ils ?
Fred

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