Tag Archives: Pollution de l’air

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Anneau des Sciences : Impacts et Alternatives

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Faut-il, ou non, construire l’Anneau des sciences, une autoroute urbaine de près de 15 kilomètres? Cette infrastructure routière nouvelle a pour but de boucler le périphérique lyonnais à l’ouest, et son coût varie entre 3,2 et 4 milliards d’euros selon les estimations.

Ce projet, initié dans les années 90 et tombé aux oubliettes depuis, a refait surface à l’occasion d’un débat public entre novembre 2012 et avril 2013. Il clive désormais la campagne électorale des municipales entre Gérard Collomb et son monde du 20ème siècle qui soutiennent coûte que coûte le projet, et les autres listes qui ont plus ou moins pris leurs distances.

Alternatiba ANV Rhône publie une série d’infographies afin de résumer les conséquences écologiques (pollution, émissions de gaz à effet de serre, impacts sur la biodiversité, l’eau, l’étalement urbain…) du projet et les alternatives en transport en commun imaginables.

Le résultat de ce travail d’analyse est sans appel : non seulement l’Anneau des sciences porterait de graves atteintes à l’environnement, mais il serait impossible à financer par le Grand Lyon hormis avec un péage urbain facteur de hausse des inégalités sociales. Face à cela, il est tout à fait possible de proposer aux habitants de la métropole, en particulier dans l’ouest lyonnais, des alternatives viables en transport en commun qui rendent cette nouvelle autoroute inutile.

L’Anneau des sciences n’est pas écologique

Contrairement au périphérique nord et au boulevard Laurent Bonnevay, l’Anneau des sciences devra être en grande partie enterré. Il ne deviendra pas moins nocif pour autant, puisque la pollution qu’il engendre restera la même. Les échangeurs concentreront les gaz d’échappement à certains endroits, comme le fait le tunnel de la Croix-rousse qui enfume quotidiennement l’école Michel-Servet située au-dessus. Si bien que la cour de cette école a dû être fermée à cause d’un taux de pollution dépassant régulièrement les seuils réglementaires.

Or, pas moins d’une dizaine d’établissements scolaires, 1 maison de retraite, 2 cliniques, le site des Hôpitaux sud et l’écoquartier de la Saulaie à Oullins se trouvent à moins de 500m des 7 échangeurs et subiraient alors de plein fouet cette pollution.

Mais cette autoroute affecterait aussi les écosystèmes. Le territoire de l’ouest lyonnais compte en effet un nombre important d’espaces naturels à fort enjeu environnemental et cette biodiversité subit déjà les pressions du trafic, de la spéculation foncière et de l’urbanisation.

La réalisation de l’Anneau des Sciences sur le territoire ne fera qu’augmenter le phénomène, détruisant des habitats écologiques, affectant l’écoulement des eaux souterraines et de plusieurs cours d’eau de surface.

>>>>> Version PDF : Infographies des impacts

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Alors que des alternatives existent !

Tout d’abord, le projet de l’Anneau des sciences souffre d’un défaut de naissance majeur : il fait le tour de la ville, alors que le trafic actuel sur l’autoroute A6/A7 est avant tout local (90%) et donc susceptible d’être reporté vers des mobilités alternatives à la voiture.

Un développement du réseau de transport en commun, de bonnes interconnexions et l’essor du vélo, peuvent donc garantir les besoins en déplacement dans la région lyonnaise tout en requalifiant l’A6-A7 en boulevard urbain. Mais l’ouest Lyonnais est aujourd’hui mal desservi par les transports en commun : avec seulement quelques trams-trains, des cars SNCF et des bus TCL.

Le réseau alternatif mis en avant propose donc la création d’un réseau de lignes fortes (c’est à dire ferrées) maillant finement l’ouest lyonnais avec :

  • L’intégration des projets déjà prévus au SCoT et/ou présentés par le Sytral, comme la nouvelle ligne de Métro E (prolongée jusqu’à Tassin pour la connecter aux 3 branches du réseau ferroviaire, et jusqu’à Craponne).
  • La réouverture de la ligne ferroviaire existante entre Brignais et Givors et une nouvelle ligne de tram entre Brignais et les Hôpitaux Sud ralliant le nouveau terminus du métro B.
  • L’ajout de lignes nouvelles comme un tram en rocade entre Pierre Bénite et le métro D à Gorge-de-Loup ainsi que la transformation de la ligne de bus Leol en tram.
  • Le doublement du tunnel des Deux-Amants et du tunnel TER entre Vaise et Perrache afin de mieux interconnecter le Nord et le Sud de l’agglomération et de créer un “RER à la lyonnaise”.

Le tout forme un réseau dense et cohérent, permettant à tout un chacun de délaisser la voiture au profit des transports en commun.

>>>>> Version PDF : Infographies des alternatives

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Construire la mobilisation citoyenne 

Lecture de rapports d’expertise, étude des documents de planification territoriales, analyse des parts modales, modèles de calculs d’émissions de CO2… Ces infographies sont le résultat d’un travail de plus de 6 mois, porté par un groupe de militant.e.s du collectif Alternatiba ANV Rhône dans une démarche de réappropriation citoyenne de nos politiques de déplacement. Il s’agit d’une réponse à la passivité et au greenwashing des politiques qui, entêtés dans un projet d’aménagement tout routier, n’ont que trop peu étudié et mis en avant les solutions de mobilité alternative.

Ce travail a pour but de nourrir le débat, de sensibiliser les citoyen.nes et de construire la mobilisation locale contre ce projet inutile et imposé. Face à l’urgence climatique c’est bien une autre vision d’aménagement du territoire qui doit être portée par les candidats aux municipales.

>>>>> Dossier de presse

 

Contact presse :

Valentin Borges Alternatiba/ANV Rhône – 06 86 07 47 09 – valentin.borges@lilo.org

Elise Lebreton Alternatiba/ANV Rhône – 06 04 15 12 47 – elise.lebreton@free.fr


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ADS, la tendance de son abandon s’enflamme !

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David Kimelfeld, candidat à la Métropole de Lyon a annoncé ce vendredi 29 novembre l’abandon total du projet d’Anneaux des Sciences. Source : Lyon Capital.

Après plus d’un an de remobilisation du mouvement climat sur le projet d’Anneaux des Sciences, marqué notamment par la mobilisation exceptionnelle de Mars où 40 000 personnes ont manifesté derrière la banderole : “Anneau des Sciences Climaticide”, David Kimelfeld rejoint enfin le camp des réalistes, après avoir voté sous sa présidence de nombreuses études coûteuses.

Pour Valentin Borges, militant d’Alternatiba/ANV Rhône : “L’annonce de David Kimelfed est un avancement majeur vers l’abandon définitif de l’Anneau des Sciences, projet climaticide contre lequel l’ensemble du mouvement climat s’est mobilisé ces derniers mois. Nous attendons maintenant que le dernier candidat réfractaire se positionne contre ce projet inutile et pour un projet de mobilité alternatif !”

Un Anneaux des Sciences impliquant de nombreux dégâts environnementaux et sanitaires

Dans le contexte d’urgence climatique actuel, la construction d’une nouvelle infrastructure routière d’envergure sur la Métropole de Lyon est en totale incohérence avec le changement de politique radical à mener à l’échelle du territoire.

Même partielle, la construction d’une infrastructure routière, s’inscrivant dans des zones sensibles, sera destructrice pour la biodiversité : incidence sur l’écoulement des eaux, perturbation des écosystèmes, pollution chronique issue de la circulation des voitures…

L’implantation d’échangeurs et de nouvelles routes entraînera inévitablement une augmentation de la circulation à proximité d’écoles, crèches et hôpitaux faisant courir un risque sanitaire important à des publics particulièrement vulnérables à la pollution de l’air alors que la métropole est déjà particulièrement touchée.

Une vision alternative des mobilités nécessaire

Alternatiba/ANV Rhône, soutenu par le collectif ADS Non Merci et Greenpeace France  pensent qu’un développement du réseau de transport en commun, de bonnes interconnexions et l’essor du vélo, peuvent garantir les besoins en déplacement dans la région lyonnaise tout en requalifiant l’A6-A7 en boulevard urbain. Ainsi nous serons vigilant aux plans de mobilités alternatives proposés par les candidats.

Il est primordial d’abandonner l’Anneau des Sciences pour construire un autre modèle dans la métropole de Lyon

A l’approche des élections municipales, il s’agit d’un abandon total et sans demi-mesure du projet qui doit être porté par les candidats. Gérard Collomb et son monde du 20ème siècle se retrouve à présent bien seul à soutenir ce projet climaticide. Il est encore temps de revenir à la raison …

 

 

Par Alternatiba/ANV Rhône avec le soutien de ADS Non Merci et Greenpeace France.

 

Contact presse :

Valentin Borges Alternatiba/ANV Rhône – 06 86 07 47 09 – valentin.borges@lilo.org

Elise Lebreton Alternatiba/ANV Rhône – 06 04 15 12 47 – elise.lebreton@free.fr


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Les parents demandent la fermeture du Tunnel de la Croix-Rousse !

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Les parents du Collectif contre la pollution – Ecole Michel Servet et riverains demandent la fermeture immédiate du Tunnel de la Croix-Rousse, à Lyon !


COMMUNIQUE

Lyon, le 28 juin 2019,

Monsieur le président de la métropole, Monsieur le Préfet, Monsieur le maire de Lyon, Madame la maire du 1er arrondissement

Nous, parents et riverains de l’école Michel Servet, demandons la fermeture immédiate de la circulation du tunnel de la Croix-Rousse.

Depuis mercredi 26 Juin, les moyennes horaires de dioxyde d’azote ont atteint un nouveau record inquiétant, dépassant toutes les valeurs réglementées. Des pics au delà de 280μg/m3, affectant la faculté respiratoire immédiate, ont été atteints et aucune mesure n’a été engagée.

Les enfants scolarisés et les riverains courant un réel danger sanitaire, la fermeture du tunnel nous paraît indispensable jusqu’à un retour à des taux de pollution plus ‘acceptables’.

Des parents et des riverains de l’école Michel Servet et du tunnel de la Croix rousse.

 


” Pollution à Lyon : pourquoi déclencher seulement l’alerte 1 ? ” Lyon Capitale le 24 juin

Pollution à Lyon : pourquoi déclencher seulement l’alerte 1 ?

Photo Marche pour le climat du 16 mars 2019 à Lyon
Les enfants impactés portent le portrait d’Emmanuel Macron, réquisitionné en Mairie du 2e arrondissement, pour lui montrer la réalité des catastrophes climatiques et sanitaires.


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Verdict pour les 2 jeunes militants climat de Lyon

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Communiqué

Lyon, le vendredi 28 juin 2019

Les deux jeunes militants pour le climat de Lyon, de 15 ans, convoqués en Maison de justice ce jeudi 27 juin pour avoir peint eux-même des pistes cyclables le 24 mai, écopent pour “Mesure de réparation du parquet” de 4 mois de suivi avec un éducateur de la PJJ (4 à 5 rencontres) avec à l’issue une action de réparation avec une association.

Des moyens très lourds déployés quand il apparait clair au mouvement climat et à nombre de citoyens, ONG et associations vu les très nombreux soutiens apportés de la France entière ce jeudi, que la légitimité de l’action est bien réelle et que ce n’est pas les jeunes qui ont besoin d’être sensibilisés et “éduqués” mais bien les décideurs politiques et économiques devant l’urgence climatique.

4 mois de suivi pour une action non-violente, pour ceux qui se montrent le plus responsable en ces temps historiques, cette mesure et ces moyens déployés sont une aberration.

Rappelons que ce jeudi, en opération de soutien, 3 nouveaux militants Youth For Climate Lyon, Alternatiba/ANV Rhône ont été arrêtés et ont passé 2h30 au commissariat de Lyon 1er pour les mêmes faits. Parmi eux Marin, porte-parole Youth For Climate. Tous les 3 écopent d’un rappel à la loi.

Cette répression inédite à Lyon depuis le mois de février pour les militants climat n’empêche pas les jeunes de Youth For Climate de se réunir aujourd’hui à Paris dans une action de masse et de bloquer un lieu de pouvoir avec l’opération “Occupy for climate
Le Mouvement climat de Lyon quant à lui s’en trouve renforcé et plus que jamais déterminé.


Contact presse
Marin BISSON Youth For Climate Lyon 06 51 12 62 66 presse@youthforclimatelyon.fr
Sylvine BOUFFARON Alternatiba / ANV Rhône 06 87 50 65 35 sylvinebouffaron@orange.fr


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En Maison de Justice pour avoir peint des pistes cyclables à Lyon !

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COMMUNIQUE

Lyon, le jeudi 27 juin 2019

Ce jeudi 27 juin, en plein pic de pollution, alors que le brevet des collèges se trouve reporté pour cause de canicule, deux jeunes de Youth For Climate Lyon sont convoqués en Maison de Justice et du Droit pour avoir peint eux-mêmes des pistes cyclables le vendredi 24 mai lors de la dernière journée de mobilisation internationale des jeunes pour le climat à Lyon. 

Vendredi 24 mai, répondant à l’appel à actions décentralisées dans toute la ville de Lyon, 3 000 jeunes étaient mobilisés : grève, manifestation et actions de désobéissance civile non-violentes tout au long de la journée pour dénoncer la pollution de l’air. Après le blocage de la presqu’île par 5 000 personnes lors de la Marche pour le climat du 27 janvier la rendant ainsi piétonne, en réaction au Plan Arbres de Gérard Collomb et à son incohérence, aux financements attribués au projet autoroutier de l’Anneau des Sciences, ainsi qu’à la carte de Greenpeace pointant les écoles les plus polluées, c’est une série d’actions qui a émaillé la ville de Lyon le vendredi 24 mai.
Plus de 150 plantations ont été réalisées dans toute la ville et 2,7 km aller-retour de pistes cyclable ont été dessinées de 8h à 18h par Youth For Climate Lyon et ANV Rhône.

Ce jour là, deux jeunes de 15 ans ont été arrêtés et auditionnés. Ils ont passé 7h et 5h30 au commissariat du 1er arrondissement de Lyon. Ce qu’on leur reproche ? Avoir dessiné au sol des pistes cyclables. “Si personne ne le fait, on le fait nous-même !” tel était le mot d’ordre de la journée, devant l’inaction et l’irresponsabilité des élus de la Métropole et de la Ville de Lyon face à l’urgence climatique et sanitaire que représente la pollution de l’air, comme le rappelle Marin Bisson, 16 ans, Youth For Climate Lyon.

Les deux jeunes sont convoqués ce jeudi 27 juin 2019 en Maison de Justice et du Droit.

Ces actions de désobéissance civile non-violentes se sont toutes bien déroulées, avec bien souvent l’intérêt et la sympathie des passants, les jeunes ayant été rejoints par de nombreux adultes tout au long de la journée.

Youth For Climate Lyon, Youth for Climate France, Alternatiba/ANV Rhône, Alternatiba, ANV-COP21 et le Collectif de parents de l’Ecole Michel Servet dénoncent la disproportion de cette répression quand il s’agit ici de rendre réel et concret les changements que les jeunes et plus largement les lyonnais veulent voir opérer dans leur ville, comme en témoignent les fortes mobilisations de ces derniers mois.

Lire l’article complet qui relate les actions de la journée du 24 mai


Contact presse
Marin BISSON Youth For Climate Lyon 06 51 12 62 66 presse@youthforclimatelyon.fr
Sylvine BOUFFARON Alternatiba / ANV Rhône 06 87 50 65 35 sylvinebouffaron@orange.fr


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Lyon suffoque : Si personne ne le fait, on le fait nous même !

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Retour sur la journée d’actions Pollution de l’air du 24 mai

A l’appel de Youth for Climate Lyon et Alternatiba/ANV-COP21 Rhône, de nombreux lyonnais ont répondu présents vendredi 24 mai 2019, journée de mobilisation internationale des jeunes pour le climat : Grève, Marche et actions de désobéissance civile non-violentes dans toute la ville de Lyon !

Des décrochages de portraits présidentiels dans trois mairies aux opérations de transformation de la ville pour dénoncer la pollution de l’air et opérer les changements concrets revendiqués depuis des mois, c’est une série d’actions qui a émaillé Lyon tout au long de la journée du vendredi 24 mai 2019. Aux quatre coins de la ville, des opérations massives de dessins de pistes cyclables au sol, de détournements de panneaux de circulation et de plantations de végétaux ont été réalisées. Au total de 8h à 18h c’est 2,7 km de pistes cyclables aller-retour qui ont été dessinées, plus de 150 plantations et des opérations devant 5 écoles en zone rouge pollution de l’air d’après la récente carte publiée par Greenpeace France. Plus que jamais les lyonnais sont en alerte et les jeunes ont décidé de marquer un grand coup.

 

La répression et l’intimidation furent forte ce jour là, puisqu’elles commencèrent dès le matin, ce qui n’a pas empêché les actions de se démultiplier, la motivation des jeunes et de leurs soutiens s’en trouvant renforcée. Un militant Alternatiba/ANV Rhône a passé 4h30 en garde-à-vue suite aux décrochages de portraits présidentiels. Il est convoqué le 12 février 2020 au Tribunal de Grande Instance de Lyon. Deux jeunes Youth for Climate Lyon ont été arrêtés et auditionnés pour avoir dessiné des pistes cyclables au sol. Ils ont passé 7h pour l’un et 5h30 pour l’autre au commissariat du 1er arrondissement de Lyon et sont convoqués en Maison de Justice et du Droit jeudi 27 juin 2019.

 

Que s’est-il passé le vendredi 24 mai à Lyon ? Retour sur une journée d’actions


Vendredi 24 Mai 2019, c’est littéralement une vague d’actions qui s’est répandue sur la Ville de Lyon à l’occasion de la 2
nde Grève Internationale des jeunes pour le Climat. Tout au long de la journée, plus de 3 000 jeunes étaient mobilisés de la Marche aux très nombreuses actions de désobéissance civile non-violentes.
               


Derrière la banderole de la Marche “6ème extinction : Toutes et tous en action” les jeunes pour le climat en grève, issus de plus de 60 établissements de la Métropole de Lyon étaient réunis, déterminés, unis par le même désir et la même exigence de voir les pouvoirs publics et les grandes entreprises agir face à l’urgence climatique.

Aujourd’hui, la politique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement est aussi vide que les murs laissés vierges après le décrochage de ses portraits dans les mairies. Pour symboliser ce manquement de volonté politique et cette irresponsabilité, des activistes d’ANV-COP21 Rhône et de Youth for Climate Lyon sont allés décrocher trois portraits présidentiels dans les mairies du 6ème, du 7ème et de Villeurbanne. Devant la résistance en mairie, les portraits ont été laissés sur place. Un militant Alternatiba/ANV Rhône, Charles de Lacombe a passé 4h30 en garde-à-vue. Il est convoqué le 12 février 2020 au Tribunal de Grande Instance de Lyon.

Lyon suffoque ! On trace nous-même les pistes cyclables

De multiples actions ont été menées de 8h à 18h à l’appel de Youth for Climate Lyon et Alternatiba/ANV-COP21 Rhône dans le cadre de la campagne de lutte contre la pollution de l’air menée depuis des mois par un ensemble d’acteurs locaux (Greenpeace Lyon, Alternatiba/ANV Rhône, La Ville à Vélo, Youth for Climate Lyon, Collectif Valve, le collectif de parents d’élèves de l’école Michel Servet). Malgré les nombreuses mobilisations qui ont secoué la ville de Lyon ces derniers mois comme le blocage de la Presqu’île aux voitures par 5 000 personnes lors de la Marche du 27 Janvier 2019, la rendant ainsi piétonne, le tag géant « Lyon Suffoque, on veut respirer » de Greenpeace sur le tunnel de la Croix-Rousse, l’interpellation des maires pendant les cérémonies des voeux, celle de la Ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn le 5 avril, les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur des revendications, notamment en proposant des projets trop peu ambitieux et incohérents, comme le “Plan Arbres” de Gérard Collomb. La Métropole de Lyon et son président David Kimelfeld ont enchaîné les mauvais choix comme le vote du projet ZFE renommé “ zone de faibles ambitions”  ou le soutien au projet climaticide d’Anneaux Des Sciences. La Coalition Climat Rhône qui fait un travail de fond depuis des mois demande notamment que la Métropole se fixe un objectif de 2 500 km de pistes cyclables d’ici 2030 et planifie la fin du diesel et de l’essence dans la ZFE. 



Au lieu de proposer un projet de mobilité cohérent, la Métropole de Lyon préfère investir à nouveau sur les transports routiers. En réaction, montant d’un cran devant l’urgence et l’irresponsabilité, les jeunes pour le climat décident de construire eux-mêmes les infrastructures nécessaires en peignant 6 tronçons de pistes cyclables dans toute la ville de Lyon. Au total, c’est alors plus d’une centaine de citoyens, de membres de Youth for Climate Lyon et ANV Rhône qui transforment eux-mêmes des rues en voies cyclables, modifiant les tracés au sol et panneaux de signalisation. Bilan de la journée : 2,7 km de pistes cyclables aller-retour.

 


150 plantations partout dans Lyon

Dans le même temps 150 plantations de végétaux sont réalisées en une journée à travers toute la ville, et plus particulièrement aux alentours des écoles, dont 53% subissent un taux de pollution illégal à l’échelle de Lyon. Lors de sa rencontre avec des militants climat puis lors d’une conférence de presse donnée le 6 Juin 2019, Gérard Collomb avance sa grande mesure pour lutter contre le dérèglement climatique : un “Plan Arbres”.  Certes nécessaire mais bien insuffisante, nous avons besoin aujourd’hui de mesures d’un tout autre niveau, comme la planification de la fin de la voiture en ville. C’est pour témoigner de l’insignifiance de ces annonces que les jeunes pour le climat décident de planter eux-mêmes arbres et végétaux en nombre. Si 150 plantations ont pu être faites en une journée, le mouvement climat et les lyonnais sont en mesure d’attendre bien plus qu’un simple “Plan Arbres”.

 

 
Plantations aux abords du Tunnel de la Croix-Rousse et de l’Ecole Michel Servet fortement impactée

Convoqués en Maison de Justice pour avoir peint des pistes cyclables 

Ce jour là, deux jeunes Youth For Climate Lyon de 15 ans ont été arrêtés alors qu’ils traçaient des pistes cyclables et fermaient un tronçon de la rue du Garet (1er Arr.) aux voitures. Auditionnés, ils ont passé 7h et 5h30 au Commissariat du 1er arrondissement de Lyon. Ce qu’on leur reproche ? Avoir donc dessiné au sol des pistes cyclables.Si personne ne le fait, on le fait nous-même !” tel était le mot d’ordre de la journée, devant l’inaction et l’irresponsabilité des élus de la Métropole et de la Ville de Lyon face à l’urgence climatique et sanitaire que représente la pollution de l’air, comme le rappelle Marin Bisson, 16 ans, Youth For Climate Lyon. Les deux jeunes sont convoqués jeudi 27 juin 2019 en Maison de Justice et du Droit.

 


Réprimés pour avoir réclamé un avenir, pour avoir rendu la ville plus respectueuse du vivant et de l’environnement, pour ne pas avoir respecté les lois de pouvoirs publics qui ne respectent ni leurs engagements, ni leur promesse de protéger les citoyens. Cette répression a plus de chance de condamner une fois de plus l’inaction face à l’urgence climatique des institutions plutôt que l’acte légitime de deux jeunes se battant pour respirer un air de qualité et passer aux actions concrètes.” poursuit Marin.

La répression et l’intimidation furent forte ce jour là, ce qui n’a pas empêché les actions de se démultiplier, la motivation des jeunes et de leurs soutiens s’en trouvant renforcée.

 


Youth For Climate Lyon, Youth for Climate France, Alternatiba/ANV Rhône, Alternatiba, ANV-COP21 et le Collectif de parents de l’Ecole Michel Servet dénoncent la disproportion de cette répression quand il s’agit ici de rendre réel et concret les changements que les jeunes et plus largement les lyonnais veulent voir opérer dans leur ville, comme en témoignent les fortes mobilisations de ces derniers mois.

Depuis cette date, plusieurs annonces ont été faites comme celle de la piétonisation de la presqu’île à horizon 2021 avec une 1ère phase de test à compter de la rentrée de septembre. Le mouvement climat se félicite de ces avancées qui font partie des revendications portées depuis des mois et nombreuses mobilisations climat mais reste vigilant (communiqué). En parallèle, la mobilisation contre le projet d’infrastructure autoroutière d’Anneau des Sciences ne cesse de grossir (suivre ADS Non Merci).

 

Article Le Progrès 24 mai 2019


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Lyon | Piétonnisation de la presqu’île : Victoire et premier pas à multiplier

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Communiqué

Lyon, le 13 juin 2019

David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, annonce ce mercredi 12 juin 2019 « la piétonnisation de la presqu’île de Lyon » (1) pour 2021 avec une première phase d’expérimentation dès septembre.

« Si l’annonce de la piétonnisation de la presqu’île de Lyon constitue une victoire pour le mouvement climat, cette décision ne doit pas rester isolée et s’inscrire dans une véritable politique environnementale globale » réagit Maxime Forest d’Alternatiba/ANV Rhône.

Un premier pas à multiplier

Le mouvement climat lyonnais et grand lyonnais estime que cette décision est un premier pas encourageant, fruit d’une longue bataille engagée depuis plus d’un an autour de la qualité de l’air sur le territoire de la Métropole de Lyon. Rappelons que la mobilisation n’a fait que s’amplifier depuis une année, les Lyonnais, fortement impactés, étant particulièrement sensibles à ces problématiques sanitaires et environnementales. C’est ainsi plus de 5 000 personnes qui s’étaient rassemblées le 27 janvier 2019 lors de la Marche pour le Climat formant une immense chaîne humaine et bloquant la presqu’île aux voitures, la rendant ainsi piétonne (2). De nombreuses actions ont été menées depuis des mois par Alternatiba/ANV Rhône, Greenpeace Lyon, le Collectif Valve, L’écoclicot, le collectif de Parents Michel Servet, Youth For Climate Lyon, unis autour des mêmes revendications :

  • La planification de sortie des véhicules particuliers dans la ZFE dès 2024 pour le diesel et 2028 pour l’essence
  • La mise en place d’une journée sans voiture mensuelle pour accompagner et expérimenter la fin du modèle tout voiture
  • La publication des mesures réalisées dans l’ensemble des écoles de la métropole

Jusqu’ici ces revendications n’avaient pas été prises en compte, les objectifs de la Zone à Faibles Émissions n’avaient même pas été revus à la hausse lors du vote du Conseil Métropolitain du 28 janvier dernier, au lendemain même de la Marche pour le climat axée sur la Pollution de l’air.
La Coalition Climat Rhône et l’ensemble des organisations accueillent positivement aujourd’hui l’annonce de ce plan piétonisation, revendication portée depuis des mois.

Premier pas encourageant mais qui doit appeler d’autres réalisations concrètes sans tarder comme le renforcement de la Zone à Faibles Émissions et la planification de la sortie du diesel en priorité, la multiplication des zones piétonnes et des journées sans voiture sur tout le territoire, ou encore le passage de toutes les communes de la Métropole en ville 30.

Le climat grand vainqueur : vraiment ?

Les enjeux climatiques ne sont pas compatibles avec les enjeux électoralistes comme nous le rappellent les aberrations autour du projet végétalisation présenté par Gérard Collomb, maire de Lyon, il y a quelques jours (3) et nécessitent une véritable stratégie globale, incompatible avec le financement de grands projets comme celui de l’Anneau Des Sciences.

C’est bien une autre ville qu’il s’agit de construire aujourd’hui, libérée des voitures mais également d’autres types de pollution comme celle par exemple des écrans numériques dont l’autorisation est prévue par le projet de Règlement Local de Publicité Intercommunal.

Les différents collectifs et le Mouvement climat resteront vigilants au modèle de ville promu par la Métropole de Lyon et seront présents à la première date de concertation le 9 juillet prochain.

Alternatiba/ANV Rhône, Greenpeace Lyon, L’écoclicot, La Coalition Climat Rhône, Le Collectif de parents de l’école Michel Servet, Youth For Climate Lyon, Lyon Climat, La Ville à Vélo, Le Collectif Valve, Collectif Plein La Vue

  1. Dossier de presse “Piétonnisation du coeur de la presqu’ïle de Lyon” 12 juin 2019
  2. https://alternatiba.eu/rhone/tag/pollution-de-lair/
  3. “Végétaliser les rues sans trop nuire à la voiture : le projet de Lyon” Lyon Capitale 6 juin 2019

Contact presse :
Maxime Forest Alternatiba/ANV Rhône 07 60 41 14 68
Fabien Bagnon Coalition Climat Rhône 06 59 12 75 89

 

Revue de presse :

Végétalisation VS piétonnisation : la bataille Collomb/Kimelfeld passe par la Presqu’île

Piétonnisation Presqu’île à Lyon : la coalition climat veut des actes

https://www.lyonenfrance.com/2019/06/pietonisation-de-la-presquile-de-lyon.html

 


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COMMUNIQUÉ | Pollution de l’air à Lyon : graff géant de Greenpeace au-dessus du tunnel de la Croix-Rousse

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Communiqué Greenpeace France

Le 24 mars 2019

Pollution de l’air à Lyon : graff géant de Greenpeace au-dessus du tunnel de la Croix-Rousse

Depuis ce matin 6h, 18 activistes de Greenpeace France réalisent un graff géant à la bombe à la craie au-dessus du tunnel de la Croix-Rousse pour dénoncer le manque de courage politique des élu.e.s de la métropole et de la mairie de Lyon dans la lutte contre la pollution de l’air, avec le soutien d’Alternatiba/ANV Rhône. Au même moment, les militants de Greenpeace Lyon apposent de multiples graffs revendiquant le droit à un air pur autour du siège de la métropole, afin d’encourager ses élu-e-s à agir.


Photos et vidéos sont disponibles à cette adresse : https://media.greenpeace.fr/609
Le graff de 7 mètres sur 6 mètres, lavable à l’eau, affiche le message « Lyon suffoque. On veut respirer ! ». Une banderole installée plus en hauteur interpelle les responsables de la ville et de la métropole de Lyon : « Elus, bougez-vous ! ».
Avec un trafic routier important, le tunnel de la Croix-Rousse est un des points rouges de l’agglomération lyonnaise pour la qualité de l’air. On y enregistre des concentrations annuelles de dioxyde d’azote très largement supérieures au seuil légal. Le dioxyde d’azote est un polluant atmosphérique dangereux pour la santé, responsable d’au moins 9 700 morts prématurées par an en France [1].

« Stop aux discours brumeux ! De concertations en assises, la métropole et la mairie de Lyon ne peuvent pas continuer à évacuer les mesures incontournables pour protéger tous les Lyonnais et les Lyonnaises de la pollution de l’air. Greenpeace rencontrera prochainement David Kimelfeld : nous attendons des engagements clairs sur les prochaines étapes de la Zone à faibles émissions, en particulier son extension aux voitures, et sur un cap de sortie du diesel puis de l’essence » explique Sarah Fayolle, chargée de campagne Transports à Greenpeace France.

« 40 000 personnes ont marché pour le climat le 16 mars à Lyon, plus de 13 000 se sont mobilisées en ligne contre la pollution de l’air. Et pourtant, nos élu.e.s renouvellent leur soutien à l’Anneau des Sciences, une autoroute urbaine d’un autre temps, qui augmentera le trafic routier, la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre. Et il y a tellement mieux à faire avec tout l’argent prévu pour ce projet : comme investir dans les transports en commun et aider celles et ceux qui en ont besoin à se passer de leurs véhicules polluants », s’indigne Sylvine Bouffaron, porte-parole d’Alternatiba/ANV Rhône.

Pour Renaud Pierre, parent d’élève de l’école Michel Servet, située à proximité immédiate du tunnel de la Croix-Rousse, « Après des années de mobilisation, nous sommes toujours très inquiets des niveaux de pollution aux abords de notre école et des risques pour la santé de nos enfants. Il est scandaleux que leur protection passe derrière la ‘raison automobile’. Nos élu.e.s doivent changer de cap ! »

En janvier 2019, les militants de Greenpeace Lyon et d’Alternatiba/ANV Rhône avaient déjà réalisé plus de 200 graffs propres portant les messages « Lyon suffoque. De l’air ! » ou « On veut respirer » autour de la place Bellecour, du pont de la Guillotière, des Halles de Lyon, du musée des Confluences ou encore du quai Saint Vincent.

Notes aux rédactions
[1] Source : https://www.eea.europa.eu/publications/air-quality-in-europe-2018
Greenpeace encourage les habitant.e.s de l’agglomération lyonnaise à demander au maire et au président de la métropole d’agir contre la pollution de l’air, à travers une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 13 000 signatures : https://www.greenpeace.fr/lyon-suffoque/

Contact presse
Greenpeace France

Cécile Génot 06 30 23 52 78
Alternatiba/ANV Rhône
Sylvine Bouffaron 06 87 50 65 35


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Communiqué | Le mouvement climat Lyonnais scandalisé par le soutien de David Kimelfeld au projet climaticide de l’Anneau des Sciences

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Communiqué

Lyon, jeudi 14 mars 2019
#AnneauDesSciences #GPII

De l’espoir…

Le 9 mars dernier, la Métropole de Lyon a convié les associations engagées dans des démarches de transition environnementale et de justice sociale à faire des propositions concrètes destinées à enrichir le futur Plan Climat Énergie Air territorial. L’objectif du PCAET est de définir les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration de la qualité de l’air de la Métropole de Lyon et sera voté à la fin de l’année.

 

Cette initiative qui a rassemblé 250 personnes, constituait une réponse à la revendication des organisateurs des 4 marches lyonnaises pour le climat d’être associées à l’élaboration du PCAET 2020-2030, au même titre que les collectivités locales et que les acteurs économiques.

 

A l’issue de cette journée de travail, David Kimelfeld a déclaré que « le Métropole de Lyon doit prendre ses responsabilités pour répondre aux attentes et aux propositions exprimées, ajoutant « des solutions existent et c’est ensemble, collectivité et citoyens que nous allons les mettre en œuvre ».

 

… à la stupeur !

 

3 jours seulement après cet événement intitulé « OnSyMetTous », un article de Lyon Capitale, nous apprend que le président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld, va rencontrer des députés du Rhône pour leur demander de déposer un amendement à la loi d’orientation des mobilités relatif à l’Anneau des Sciences.

 

Pour rappel, ce projet des années 1990, alors appelé Tronçon Ouest du Périphérique prévoit la construction d’une autoroute urbaine de 14 km, en partie enterrée, à seulement 6 km de la place Bellecour. A Saint-Genis-Laval, un de ces échangeurs sera situé à 200 mètres du centre hospitalier Lyon Sud et du futur éco-quartier du Vallon des Hôpitaux.

 

Ce projet est doublement climaticide : il contribuera à augmenter les émissions de gaz à effet de serre de la Métropole de Lyon et les émissions de particules fines et autres polluants atmosphériques. En mobilisant un budget près de 3 milliards d’euros, il obérera aussi la réalisation d’aménagements de transport en commun et d’aménagements cyclables que nos concitoyens attendent dans de nombreux secteurs encore trop mal desservis. 3 milliards d’euros c’est l’équivalent de 16 années de financement du SYTRAL.

 

Sans clarification de David Kimelfeld, le mouvement Climat se retirera du processus de co-élaboration du Plan Climat

 

Au regard de ces enjeux, le mouvement climat demande à David Kimelfeld de clarifier, dans les meilleurs délais, sa position concernant le projet de l’Anneau des Sciences et de stopper toutes les études en cours sur ce projet. Pour rappel, début 2019, la Métropole de Lyon a voté une enveloppe de 5,9 millions d’euros pour « des études, les sondages géologiques et la mise en place du dispositif de dialogue et de concertation ».

 

A défaut d’être entendus, les associations et collectifs du mouvement Climat se retireront du processus de co-élaboration du PCAET. Ils ne peuvent, en effet, cautionner un processus visant à inciter le grand public à se mobiliser pour la transition environnementale, alors que dans le même temps, la Métropole de Lyon étudie des projets climaticides qui augmenteront significativement les émissions de gaz à effet de serre, de particules fines et autres polluants atmosphériques !

 

L’urgence climatique nécessite que la Métropole sorte de toutes formes d’ambiguïté. Les double discours permanents doivent cesser.

 

Vendredi 15 et samedi 16 mars, des milliers de grands lyonnais montreront de nouveau qu’ils exigent des actes clairs des représentants politiques dans la lutte contre le dérèglement climatique, la perte de biodiversité et les inégalités sociales.

 

Les signataires :

Coalition Climat Rhône, Alternatiba/ANV Rhône, Le Collectif Plein la Vue, La Ville à Vélo, Le Collectif VALVE, DARLY, Lyon Climat – Marches pour le climat, Greenpeace Lyon, L’écoclicot

 

Contacts médias :

Fabien Bagnon – 06 59 12 75 89 – fabien.bagnon@gmail.com

Maxime Forest – 07 60 41 14 68 – maxime.forest180@gmail.com

Nicolas Rombauts  – 06 75 76 00 68 – nicolas.rombauts@gmail.com


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Pollution de l’air | Mobilisation citoyenne : par milliers – Métropole de Lyon : 0 !

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Janvier 2019 Pollution de l’air à Lyon :

un mois d’actions et de propositions citoyennes

Quelles réactions ?


“Le projet de Zone à Faibles Emissions (ZFE) de la métropole de Lyon est clairement de laisser 7 700 personnes sur-exposées aux NOx en 2021. Quel est le projet ? Quelle limite s’autorise-t-on ? Qui sont ces 7 700 personnes ?” Maxime Forest, militant Alternatiba/ANV Rhône s’indigne comme une grande majorité de citoyens et d’organisations mobilisés ces derniers mois.

La ZFE, c’est quoi ?

Mises sur le banc des accusés par l’Europe, les collectivités incriminées pour sur-expositions aux NOx ont été forcées de réagir. C’est ainsi qu’est née la Zone à Faibles Émissions (ZFE) afin d’éviter à tous prix une condamnation budgétaire de l’Europe. Et voilà ce qui fixe le niveau d’ambition de la métropole de Lyon : le minimum. Après des mois de rendez-vous et de consultations des acteurs économiques, omettant d’interroger les victimes de la pollution de l’air, la métropole se lance dans une ZFE sans ambition, dont la vision s’arrête à 2021 et qui consacre un modèle pétrolier mortifère.

La métropole de Lyon choisit donc d’interdire progressivement l’accès à son hyper centre urbain les véhicules utilitaires et poids lourds les plus anciens. Soit. Mais quel message est envoyé à ces professionnels, propriétaires de ces véhicules ? Quelles alternatives ont-ils à leur disposition ? Aucune. ils rachetteront donc un véhicule fonctionnant probablement au diesel (malgré les subventions mises en place), émetteur de particules encore plus fines et dangereuses, que nous ne savons pas mesurer, ni réglementer.

La pollution de l’air mise sur la table

Dès le 8 septembre 2018 et la première Marche pour le climat qui rassembla plus de 15 000 personnes, les organisateurs ont mis sur la table l’urgence sanitaire et climatique que représente la pollution de l’air face au président de la métropole, David Kimelfeld. Ils réitéreront à trois reprises, sans relâche à chacune des mobilisations pour le climat.

600 coureurs masqués sur la ligne de départ du Run In Lyon

Le 7 octobre 2018, Alternatiba/ANV Rhône soutenu par Greenpeace Lyon et des Amis de la Terre Rhône mènent une campagne de sensibilisation et de mobilisation lors de la course populaire aux 28 000 participants, le Run In Lyon. 600 coureurs prennent la ligne de départ ce jour là symboliquement munis d’un masque pour dénoncer la mauvaise qualité de l’air dans notre ville, opération largement relayée médiatiquement.

 

Photo Romain Chambodut, Run In Lyon, le 7 octobre 2018

Contribution de la Coalition Climat Rhône

En décembre dernier, la Coalition Climat Rhône, qui regroupe de nombreuses associations de la métropole de Lyon, contribue officiellement à la consultation publique, méconnue du plus grand nombre, sur le sujet de la ZFE. La Coalition Climat Rhône reconnaît l’avancée mais pointe surtout l’occasion manquée qu’elle représente pour répondre à une urgence sanitaire, sociale et climatique qui n’est plus à prouver. [Contribution à la concertation, 16/12/2018]

Cette ZFE pourrait être l’occasion de planifier la fin du diesel d’ici 2024 et de l’essence d’ici 2028 dans le centre de Lyon, Villeurbanne, Bron, Caluire et Vénissieux, comme l’a prévu la ville de Paris. Les alternatives à la voiture individuelle existent dans ce périmètre. Il faut certes les développer, mais la Coalition Climat Rhône constate une utilisation déraisonnée de la voiture individuelle : la moitié du trafic à destination de Lyon-Villeurbanne le matin se compose de voitures individuelles qui partent de Lyon-Villeurbanne. De la pédagogie et des alternatives sont nécessaires comme le sont des arrêtés incitant à d’autres mobilités.

L’actuelle nous tue à petit feu : 6 mois d’espérance de vie en moins pour les Lyonnais.

Nous ne voulons plus d’une mobilité du 20ème siècle, inéfficiente : il est plus rapide de se déplacer à vélo dans Lyon, et encombrante : 60% de l’espace public dédié à la voiture. Tout cela nous dirigeant inexorablement vers une fin du monde maintenant certaine via nos émissions de CO2 et des fins de mois impossibles à boucler via notre dépendance au pétrole.

 

Les citoyens passent à l’action

Alors que le vote de cette ZFE est annoncé pour le conseil métropolitain du 28 janvier 2019, les organisations lyonnaises signifient clairement qu’il est urgent que la métropole se montre responsable et à la hauteur des enjeux climatiques et de santé publique.  Cette ZFE doit être complétée par un ensemble de mesures et un véritable cap, une ambition politique à la hauteur.

Cérémonies des voeux des maires

Face au manque de réponse de la majorité métropolitaine, le mouvement climat lyonnais qui grossit de plus en plus, interpelle directement la classe politique dans son intégralité. Alternatiba/ANV Rhône et l’association L’écoclicot s’invitent simultanément  aux cérémonies des Voeux des Maires le 17 janvier 2019 dans le 3ème arrondissement où sont présents David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon, Gérard Collomb, maire de Lyon ainsi qu’à la mairie de Saint-Genis-Laval. Avec non-violence et détermination 32 activistes se sont levés, dans la foule en plein discours, portant le même masque symboliquement. L’image est forte alors qu’aucun mot n’est prononcé sur ce problème de santé publique et l’urgence climatique pourtant au coeur des préoccupations des lyonnais. L’assemblée est attentive aux revendications portées sur un tract qui circule, les élus à l’écoute. Gérard Collomb promet alors aux militants une rencontre. Dans le même temps à Saint-Genis-Laval, l’interpellation fut forte, permettant de pointer du doigt le projet inutile, climaticide et irresponsable de l’Anneau des Sciences : un nouveau grand axe générateur de pollution, dont l’une des bretelles d’entrée serait installée à deux pas de l’éco-quartier du Vallon des Hôpitaux, à Saint-Genis-Laval, une incohérence totale.

 

Cérémonie des Voeux des Maires, Lyon 3, le 17 janvier 2019

 

200 graffs propres “On veut respirer” dans les rues de Lyon

Dans le même temps des militants de Greenpeace Lyon et Alternatiba/ANV Rhône décident de rendre la pollution de l’air ambiante visible :  200 graffs propres sont alors réalisés partout dans les rues de Lyon. Le message que tous les lyonnais peuvent lire est clair : “Lyon Suffoque”  “On veut respirer”. On retiendra les propos d’un agent de police croisé sur cette opération en soutien des militants “Continuez ! La planète en a besoin.” et de cette passante résidant hors de Lyon “C’est bien ce message, je ne sais pas comment vous faites, je ne pourrais pas vivre ici”.

Photo Simon Cavalier


Une banderole “Lyon suffoque” au dessus du tunnel de la Croix-Rousse : soutien Ecole Michel Servet

Absence totale de réponse également aux parents mobilisés dans les écoles gravement touchées par la pollution, comme le collectif de parents de l’école Michel Servet (Lyon 1). C’est pour pointer cette irresponsabilité qu’une banderole est suspendue au dessus du tunnel de la Croix Rousse, responsable d’un des plus forts points de pollution de la métropole, l’école Michel Servet étant située à deux pas. Rendez-vous est alors donné pour la prochaine mobilisation de masse du 27 janvier et l’alarme lancée sur la rétention d’information de la métropole quant aux mesures réalisées dans les établissements scolaires. Nous sommes en droit d’obtenir des documents clairs faisant état des mesures relevées. La situation est grave.

 

5000 personnes bloquent la presqu’île de Lyon pour délimiter une zone sans voiture

Le 27 Janvier, 4ème mobilisation nationale pour le climat et une presqu’île bloquée. 5 000 personnes se rassemblent au centre-ville de Lyon pour un coup de force : une grande chaîne humaine qui se déploie des Places Terreaux à Bellecour, côté Rhône, côté Saône, les citoyens délimitant ainsi avec leurs corps une zone sans voiture sur la presqu’île de Lyon. Des images saisissantes d’une foule diverse et de tous âges, toutes et tous masqués, qui à l’arrivée Place Bellecour se coucheront malgré le froid et la pluie pour symboliser les 48 000 morts prématurées par an dûes à la pollution de l’air. Nous demandons la mise en place de journées sans voiture dans les centres villes de la métropole, un moyen efficace et pédagogique de tester les usages et préparer une mobilité libérée de la voiture individuelle.

 

28 janvier 2019 : le couperet

Dès 11h30, des militants de La Ville à Vélo, VALVE, Greenpeace et Alternatiba/ANV Rhône  accueillent les élus du Conseil Métropolitain qui doivent voter la ZFE et à qui ils ont adressé au préalable une invitation au défi “Elus à mobilité positive”. Le but : récompenser les élus venus en Conseil Métropolitain en mode alternatif (vélo, transport en commun, train…) ce qui restera  bien sûr à comparer avec leur engagement réel.

Deux militants ont ensuite pu, non sans persévérance, assister à la délibération du conseil métropolitain et noter que quasiment l’ensemble des groupes a souhaité s’exprimer : fait rare ! Mais surtout que la majorité des groupes politiques a demandé à l’exécutif d’aller plus loin dans cette ZFE, qui, si elle représente une avancée, est encore une occasion manquée de répondre aux différentes urgences. Les propositions portées par les organisations autour de la fin du diesel, de l’essence, de l’expérimentation de journée sans voiture ou la publication des mesures réalisées dans les écoles ont toutes été reprises.

Mais rien n’y fera.

La métropole de Lyon avait pris sa décision et comme le justifie Thierry Phillip, Vice Président de la Métropole à l’environnement, santé et bien-être dans la ville en conseil municipal de Lyon : “Nous souhaitons garder l’orientation emploi, […] l’orientation numéro 1 de la métropole” ou encore Roland Crimier, Maire de Saint-Genis-Laval qui dira que la ZFE permettra d’accélérer le renouvellement des véhicules les plus anciens et les plus polluants par de nouveaux véhicules individuels. Business as usual.

 

Ce ne fut que le début d’une campagne inédite, massive, multi-acteurs et multi-actions. Nous remercions l’ensemble des citoyens investis. Les lyonnais sont plus que conscients des urgences climatiques, sociales et de santé publique. Ils savent aussi maintenant que la classe politique actuelle n’est pas à la hauteur des enjeux.

 

L’ensemble des groupes politiques souhaitant construire des journées sans voitures dans leurs communes sont les bienvenus pour discuter et co-construire le monde dont nous avons besoin aujourd’hui et se montrer responsable face à l’urgence.

 

Nous ne nous arrêterons pas là et ne cautionnons pas les victimes à venir, et celles que nous sommes déjà.