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Pollution de l’air dans les écoles : la Métropole face à la justice

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Des parents d’élèves, Alternatiba/ANV Rhône et Greenpeace France saisissent la justice pour inaction de la ville, de la Métropole et de l’Etat

Lyon, le 09/03/2020 : « Au nom de la loi, protégez nos enfants ». Voilà le message porté par un collectif de parents mobilisé contre la pollution de l’air, Greenpeace France et Alternatiba/ANV Rhône, rassemblé ce matin devant l’école Michel Servet, à Lyon. 

Face à l’insuffisance de l’action de la ville, de la Métropole et de l’Etat pour lutter contre la pollution de l’air, qui impacte notamment fortement cette école du 1er arrondissement, ces collectifs brandissent désormais l’arme judiciaire. Deux procédures administratives complémentaires ont ainsi été enclenchées par les organisations et les parents d’élèves.

Photo de Bastien Doudaine

Une première procédure vient d’être engagée par des parents d’élèves et Greenpeace France : en vue du dépôt d’une requête devant le tribunal administratif de Lyon, des courriers de demande préalable, première étape de la procédure, sont adressés ce jour à la mairie de Lyon, à la Métropole du Grand Lyon et à la préfecture. « A travers cette procédure, menée avec le cabinet TTLA et son associé Maître Lafforgue, nous voulons contraindre les autorités compétentes de Lyon à prendre réellement l’enjeu de la pollution de l’air à bras le corps et à trouver des solutions pérennes pour restreindre la circulation de façon permanente dans le tunnel de la Croix Rousse, commente Sarah Fayolle, chargée de campagne Transports chez Greenpeace France.  Les candidat·es aux municipales et futur·es élu·es locaux ne devront plus pouvoir faire l’impasse sur la santé des enfants ».

Préjudice moral et préjudice de « troubles dans les conditions d’existence »

La procédure a été engagée par plusieurs parents d’élèves de l’école Michel Servet, située tout près du tunnel de la Croix Rousse, et Greenpeace France pour préjudice moral et troubles dans les conditions d’existence des enfants, contre la ville, la métropole et la préfecture. Malgré une mobilisation datant de plusieurs années, la mairie, la Métropole et l’Etat n’ont pris aucune mesure ambitieuse et satisfaisante, laissant l’école dans une situation accablante :

« Notre école symbolise particulièrement le manque de courage des responsables politiques à Lyon concernant la sortie du tout-voiture, explique Renaud Pierre, parent d’élève à Servet. Alors que l’urgence devrait être de mettre en place de vraies solutions, par exemple en réaffectant le tunnel de la Croix Rousse aux transports en commun et aux mobilités partagées, les autorités ont condamné la cour de récré la plus proche du tunnel, et certains candidats aux municipales menacent même de la fermer ou la déménager. Jusqu’à quand va-t-on laisser la pollution et la voiture l’emporter sur l’intérêt général et, particulièrement, sur le bien-vivre des enfants ? ». 

Droit d’accès à l’information concernant la pollution des écoles du Grand lyon

Une seconde procédure a été lancée par l’organisation Alternatiba/ANV Rhône contre la préfecture et la Métropole de Lyon sur les relevés de pollution de l’air dans les cours d’écoles du Grand Lyon, dans le cadre du droit d’accès à l’information environnementale [1].

« Si la situation de l’école Michel Servet est tristement célèbre, qu’en est-il des autres écoles de la Métropole de Lyon ? Combien d’entre elles sont aujourd’hui surexposées à la pollution de l’air ? On fait face à un vrai manque de transparence sur la question » continue Valentin Borges, porte-parole d’Alternatiba/ANV Rhône. Face au manque de réponses des autorités, Alternatiba/ANV Rhône, accompagné de ses avocat·es Yannis Lantheaume et Sophie Pochard, s’apprête à saisir le tribunal administratif de Lyon.

Ces procédures interviennent dans un contexte où, sur le Grand Lyon, les normes de qualité de l’air ne sont pas respectées, faisant courir des risques sanitaires reconnus à ses habitant·es[2]. Situation dont le collectif Alternatiba/ANV Rhône a dressé un bilan complet dans un dossier de presse mettant en avant l’exposition à la pollution de l’air sur la Métropole de Lyon, et les politiques insuffisantes voire contre-productives aujourd’hui à l’œuvre.

A une semaine du premier tour des municipales, les militant·es de Greenpeace Lyon ont également publié une analyse plus globale des engagements des candidat·es pour lutter contre la pollution de l’air liée au trafic routier, à retrouver sur leur site.

Contacts presse :

Parents d’élève : Renaud Pierre 06 69 01 04 12
Alternatiba/ANV Rhone : Valentin Borges  06 86 07 47 08
Greenpeace France (au siège à Paris) : Cécile Cailliez / 06 13 07 04 29
Greenpeace Lyon : Adrian Saint-Pol 06 05 42 67 50

L’album photo

[1] Le 13 décembre 2019, Alternatiba/ANV Rhône a notifié par courrier la préfecture de Lyon pour que lui soient communiqués tous documents relatifs aux relevés de polluants atmosphériques, localisés dans les cours d’écoles du Grand Lyon. Plus de deux mois après, la préfecture et la Métropole de Lyon restent sourdes et n’ont communiqué aucune réponse. Cette demande s’appuie pourtant sur un cadre légal prenant en compte le droit à l’information, le droit à la santé ou encore celui de vivre dans un environnement sain. Le 16/02/2020, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a été saisie ; cette autorité doit maintenant rendre dans les prochaines semaines un avis concernant la communication de ces documents.
[2] Lyon fait notamment partie des zones pour lesquelles la France a été condamnée devant la Cour de Justice Européenne en raison des dépassements de la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote, qui est fortement lié aux émissions routières de polluants.


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Anneau des Sciences : la mascarade verte

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Communiqué Alternatiba ANV Rhône

Lyon, 17 février 2020

Ce lundi 17 février, 15 militant·e·s d’Alternatiba ANV Rhône et du collectif ADS Non Merci ont investi une réunion publique de la liste de Gérard Collomb dans la circonscription Lône et Coteaux. Cette action a eu lieu à Saint-Genis-Laval, commune directement impactée par l’implantation du projet autoroutier dépassé de l’Anneau des Sciences, une aberration écologique dont Gérard Collomb est aujourd’hui l’un des derniers défenseurs.

Lors de cette action les militant·e·s ont symboliquement déroulé une autoroute pour accueillir les élu·e·s et les participant·e·s à la réunion : un message d’alerte pour les citoyen·ne·s directement impacté·e·s par la construction de l’Anneau des Sciences et un rappel du soutien de Gérard Collomb à ce projet dans le cadre des élections Métropolitaines. Le dialogue a pu être ouvert avec les habitant·e·s de l’Ouest Lyonnais en s’appuyant sur l’étude des impacts environnementaux et des alternatives possibles réalisée par Alternatiba ANV Rhône ces derniers mois et résumée dans une série d’infographies. Lors de la prise de parole de Jean-Luc FUGIT, député LREM et secrétaire de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, deux activistes ont déployé des banderoles “Anneau des Sciences : Projet Climaticide” et “C’est en construisant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui” pour dénoncer les tentatives éhontées de Gérard Collomb de verdir un projet autoroutier destructeur, en totale incohérence avec les changements radicaux de mobilité nécessaires face à l’urgence climatique et la crise sociale.

Accueil des élu·e·s et des participant·e·s avec un tapis route et des tracts – Crédit photo Marc Bragagnolo

C’est en construisant n’importe quoi… 

Incidence sur l’écoulement des eaux, fractionnement de corridors écologiques, pollution chronique de l’air et de l’eau issue de la circulation des voitures : l’autoroute aura de lourds impacts sur la biodiversité et les conditions de vie, en particulier autour de ses 7 échangeurs à ciel ouvert. Sur le trajet de l’Anneau des Sciences, on dénombre pas moins d’une quinzaine d’établissements scolaires, maisons de retraite et hôpitaux. Comme un symbole de l’absurdité de ce projet, à Saint-Genis-Laval, le parc “nature” du futur écoquartier du Vallon des Hôpitaux verra apparaître un échangeur autoroutier en son centre.

Au delà des risques écologiques et sanitaires, cette infrastructure ne fera que renforcer les inégalités sur le territoire. Estimé à 4 milliards d’euros pour une mise en service prévue en 2035, l’Anneau des Sciences est aujourd’hui infinançable sans la mise en place d’un péage et la gestion par un délégataire privé. Un véritable gouffre financier doublé d’injustice sociale.

L’Anneau des Sciences est présenté comme nécessaire à la transformation de la M6-M7 (ex-A6/A7) en boulevard urbain, alors qu’il ne fera que reporter les nuisances connues du transport sur cet axe dans l’Ouest Lyonnais. Il est pourtant possible de diminuer ce trafic routier, avant tout local (uniquement 10% de transit sur la M6-M7), en développant des modes alternatifs à la voiture individuelle et ainsi requalifier l’ancienne autoroute sans en construire une nouvelle en périphérie. Il s’agit de choisir entre l’intérêt général et celui des géants du BTP !

Pour Valentin Borges d’Alternatiba ANV Rhône “Le vrai projet écologique pour la ville, c’est un projet de changement de modèle, porté par de la sobriété dans les déplacements, un territoire structuré autour du train,  des transports en commun, du vélo… et pas un projet autoroutier dépassé et inutile, qui ne fera qu’augmenter la dépendance à la voiture et aggraver l’étalement urbain.”  En effet si l’Ouest Lyonnais est aujourd’hui mal desservi par les transports en commun, il est possible d’y répondre avec des lignes de transport structurantes pour mailler le territoire.

… que l’on devient n’importe qui !

Si le thème de la mobilité et de l’écologie est électoralement porteur, plutôt que de présenter un programme cohérent avec les enjeux climatiques actuels, Gérard Collomb et ses soutiens s’attèlent à une vaste opération de communication pour verdir ce projet autoroutier.

Capteur filtrant la pollution, véhicules électriques ou à hydrogène… cette vision “écologique” repose sur un développement technologique illusoire, alors que de 20 à 50% de la pollution de l’air aux micro-particules liées au transport vient des abrasions des freins, pneus ou routes, que l’on connaît les impacts environnementaux lourds de la fabrication des batteries électriques et que nous sommes encore loin de pouvoir produire de l’hydrogène à grande échelle sans recourir aux énergies fossiles. Outre les limites sur l’amélioration de la qualité de l’air, remplacer le parc automobile actuel sans repenser en profondeur l’usage de la voiture individuelle serait bien trop long et trop coûteux en énergie et ressources naturelles pour effectivement répondre à l’urgence climatique ! Il est donc à la fois nécessaire et souhaitable pour toutes et tous de diminuer le trafic automobile en proposant un plan de mobilités alternatives véritablement ambitieux, plan qui demeure aujourd’hui cruellement absent des programmes des partis politiques qui soutiennent l’Anneau des Sciences.

Pour Elise Lebreton d’Alternatiba ANV Rhône “Quand la vision de la mobilité à 15 ans pour le Grand Lyon est une nouvelle infrastructure routière, cela démontre un problème de fond sur la compréhension des enjeux environnementaux et sociaux actuels. Les alternatives existent, il est urgent de s’en saisir, et les tentatives pour verdir ce projet ne sauraient masquer l’absence d’un réel projet à la fois écologique et juste !”

Une mobilisation crescendo avec les collectifs locaux

Après la publication de l’étude des impacts et alternatives du projet par Alternatiba ANV Rhône le 21 janvier, le regroupement de collectifs locaux de l’Ouest Lyonnais et d’associations écologistes “ADS Non Merci” maintient la pression : interpellation de Julien Ranc, tête de liste de Gérard Collomb dans l’Ouest, à Tassin-La-Demi-Lune le 28 janvier, organisation de réunions publiques dont une soirée à 180 personnes à Saint-Genis-Laval le 13 février, interpellation directe des têtes de liste de Gérard Collomb aujourd’hui… La mobilisation contre ce projet inutile et imposé ne va cesser de s’amplifier à l’approche des élections.

Notre dossier de presse complet sur l’Anneau des Sciences.

Contact presse :

Valentin Borges Alternatiba/ANV Rhône – 06 86 07 47 09 – valentin.borges@lilo.org
Elise Lebreton Alternatiba/ANV Rhône – 06 04 15 12 47 – elise.lebreton@free.fr

 


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Anneau des Sciences : Impacts et Alternatives

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Faut-il, ou non, construire l’Anneau des sciences, une autoroute urbaine de près de 15 kilomètres? Cette infrastructure routière nouvelle a pour but de boucler le périphérique lyonnais à l’ouest, et son coût varie entre 3,2 et 4 milliards d’euros selon les estimations.

Ce projet, initié dans les années 90 et tombé aux oubliettes depuis, a refait surface à l’occasion d’un débat public entre novembre 2012 et avril 2013. Il clive désormais la campagne électorale des municipales entre Gérard Collomb et son monde du 20ème siècle qui soutiennent coûte que coûte le projet, et les autres listes qui ont plus ou moins pris leurs distances.

Alternatiba ANV Rhône publie une série d’infographies afin de résumer les conséquences écologiques (pollution, émissions de gaz à effet de serre, impacts sur la biodiversité, l’eau, l’étalement urbain…) du projet et les alternatives en transport en commun imaginables.

Le résultat de ce travail d’analyse est sans appel : non seulement l’Anneau des sciences porterait de graves atteintes à l’environnement, mais il serait impossible à financer par le Grand Lyon hormis avec un péage urbain facteur de hausse des inégalités sociales. Face à cela, il est tout à fait possible de proposer aux habitants de la métropole, en particulier dans l’ouest lyonnais, des alternatives viables en transport en commun qui rendent cette nouvelle autoroute inutile.

L’Anneau des sciences n’est pas écologique

Contrairement au périphérique nord et au boulevard Laurent Bonnevay, l’Anneau des sciences devra être en grande partie enterré. Il ne deviendra pas moins nocif pour autant, puisque la pollution qu’il engendre restera la même. Les échangeurs concentreront les gaz d’échappement à certains endroits, comme le fait le tunnel de la Croix-rousse qui enfume quotidiennement l’école Michel-Servet située au-dessus. Si bien que la cour de cette école a dû être fermée à cause d’un taux de pollution dépassant régulièrement les seuils réglementaires.

Or, pas moins d’une dizaine d’établissements scolaires, 1 maison de retraite, 2 cliniques, le site des Hôpitaux sud et l’écoquartier de la Saulaie à Oullins se trouvent à moins de 500m des 7 échangeurs et subiraient alors de plein fouet cette pollution.

Mais cette autoroute affecterait aussi les écosystèmes. Le territoire de l’ouest lyonnais compte en effet un nombre important d’espaces naturels à fort enjeu environnemental et cette biodiversité subit déjà les pressions du trafic, de la spéculation foncière et de l’urbanisation.

La réalisation de l’Anneau des Sciences sur le territoire ne fera qu’augmenter le phénomène, détruisant des habitats écologiques, affectant l’écoulement des eaux souterraines et de plusieurs cours d’eau de surface.

>>>>> Version PDF : Infographies des impacts

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Alors que des alternatives existent !

Tout d’abord, le projet de l’Anneau des sciences souffre d’un défaut de naissance majeur : il fait le tour de la ville, alors que le trafic actuel sur l’autoroute A6/A7 est avant tout local (90%) et donc susceptible d’être reporté vers des mobilités alternatives à la voiture.

Un développement du réseau de transport en commun, de bonnes interconnexions et l’essor du vélo, peuvent donc garantir les besoins en déplacement dans la région lyonnaise tout en requalifiant l’A6-A7 en boulevard urbain. Mais l’ouest Lyonnais est aujourd’hui mal desservi par les transports en commun : avec seulement quelques trams-trains, des cars SNCF et des bus TCL.

Le réseau alternatif mis en avant propose donc la création d’un réseau de lignes fortes (c’est à dire ferrées) maillant finement l’ouest lyonnais avec :

  • L’intégration des projets déjà prévus au SCoT et/ou présentés par le Sytral, comme la nouvelle ligne de Métro E (prolongée jusqu’à Tassin pour la connecter aux 3 branches du réseau ferroviaire, et jusqu’à Craponne).
  • La réouverture de la ligne ferroviaire existante entre Brignais et Givors et une nouvelle ligne de tram entre Brignais et les Hôpitaux Sud ralliant le nouveau terminus du métro B.
  • L’ajout de lignes nouvelles comme un tram en rocade entre Pierre Bénite et le métro D à Gorge-de-Loup ainsi que la transformation de la ligne de bus Leol en tram.
  • Le doublement du tunnel des Deux-Amants et du tunnel TER entre Vaise et Perrache afin de mieux interconnecter le Nord et le Sud de l’agglomération et de créer un “RER à la lyonnaise”.

Le tout forme un réseau dense et cohérent, permettant à tout un chacun de délaisser la voiture au profit des transports en commun.

>>>>> Version PDF : Infographies des alternatives

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Construire la mobilisation citoyenne 

Lecture de rapports d’expertise, étude des documents de planification territoriales, analyse des parts modales, modèles de calculs d’émissions de CO2… Ces infographies sont le résultat d’un travail de plus de 6 mois, porté par un groupe de militant.e.s du collectif Alternatiba ANV Rhône dans une démarche de réappropriation citoyenne de nos politiques de déplacement. Il s’agit d’une réponse à la passivité et au greenwashing des politiques qui, entêtés dans un projet d’aménagement tout routier, n’ont que trop peu étudié et mis en avant les solutions de mobilité alternative.

Ce travail a pour but de nourrir le débat, de sensibiliser les citoyen.nes et de construire la mobilisation locale contre ce projet inutile et imposé. Face à l’urgence climatique c’est bien une autre vision d’aménagement du territoire qui doit être portée par les candidats aux municipales.

>>>>> Dossier de presse

 

Contact presse :

Valentin Borges Alternatiba/ANV Rhône – 06 86 07 47 09 – valentin.borges@lilo.org

Elise Lebreton Alternatiba/ANV Rhône – 06 04 15 12 47 – elise.lebreton@free.fr


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Alerte pollution de l’air : Cordon sanitaire autour de l’école Michel Servet

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Lyon, Mardi 21 janvier 2020

Ce mardi 21 janvier, à l’heure de l’entrée en classes, Alternatiba ANV Rhône entoure l’école Michel Servet d’un cordon sanitaire et lance à deux mois des élections municipales une grande séquence de mobilisation pour interpeller les candidats sur la pollution de l’air et rappeler l’urgence de repenser les mobilités sur la métropole de Lyon.

A 8h30 ce matin, comme dans plusieurs villes de France dans le cadre de la campagne Alternatives Territoriales portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, 23 membres d’Alternatiba/ANV Rhône ont entouré l’école Michel Servet (Lyon 1) d’un cordon sanitaire. Pendant 20 minutes, des masques ont été distribués aux enfants et flyers remis aux passants et parents d’élèves mettant en avant une mobilité douce et un air plus respirable. L’école Michel Servet, située aux abords du Tunnel de la Croix-Rousse et d’un important trafic routier est en effet dans une zone extrêmement polluée de la ville de Lyon, mettant clairement et depuis longtemps en danger les enfants.

Alors que le secteur du transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France avec 31% des émissions, plus de la moitié de ces émissions sont dues à la voiture individuelle. Enjeu climatique central, les transports sont aussi responsables de la pollution de l’air, véritable problème de santé publique, en particulier pour le public vulnérable que constitue les enfants.


Quel est l’impact de la pollution de l’air sur la Métropole Lyonnaise ?

La pollution de l’air est responsable de 48 000 décès prématurés par an en France. Pour la Métropole de Lyon le coût humain et financier s’élève à 536 décès par an et 1 200 euros par habitant. 93% de la Métropole est exposée à des concentrations annuelles qui dépassent les normes de l’organisation mondiale de la santé pour les particules fine. Les seuils pour les autres polluants comme le dioxyde d’azote et l’ozone ne sont pas non plus respectés. Cette situation est illégale, comme l’a rappelé la justice européenne le 24 octobre 2019 en condamnant la France pour non respect des normes européennes de qualité de l’air, et ce depuis 2010 de manière systématique et répétée dans plusieurs villes ciblées, dont Lyon.

Que font nos élus ?

“Alors que nous savons que la première source de pollution de l’air sont les transports routiers, que font nos élus ? Pas assez, de toute évidence : une Zone à Faible Émission sans ambition, pas de garantie de la poursuite des expériences piétonnes, et certains portent toujours le projet autoroutier de l’Anneau des Sciences qui impactera une dizaine d’école implémentées à côté des échangeurs…” rappelle Maxime Forest porte-parole Alternatiba ANV Rhône.

Les revendications

Pour répondre à ce risque sanitaire et à la crise climatique, il est aujourd’hui urgent de sortir du modèle actuel centré sur la voiture, et de repenser en profondeur notre rapport à la mobilité. Pour cela il est nécessaire de :
– Abandonner définitivement le grand projet inutile de bouclage périphérique ouest (Anneau des Sciences) qui constitue un gouffre financier et une absurdité écologique
– Réviser de la Zone à Faible Émission votée en 2019 en incluant les véhicules particuliers, les poids lourds et les utilitaires pour fixer un cap de sortie des véhicules polluants en priorisant les véhicules diesel d’ici 2025 puis les véhicules essences d’ici 2028
– Maintenir l’expérimentation d’une journée sans voiture par mois dans le centre de Lyon et étendre la piétonnisation aux autres centres-villes de la métropole
– Mise en place du grand plan vélo “Une métropole cyclable pour toutes et tous” proposé par les associations lyonnaises

Prochains rendez-vous à Lyon

Cette action lance une séquence de mobilisation climat portée par une dizaine d’organisations et collectifs lyonnais jusqu’aux élections municipales. Les candidats sont tous appelés à se saisir de l’enjeu crucial de la mobilité et de la pollution de l’air dans un contexte de danger sanitaire avéré et d’urgence climatique.
– Mardi 21 janvier au soir : les parents d’élèves sont conviés à une réunion publique de mobilisation “Parents : Agissez contre la Pollution de l’air” organisée par Greenpeace Lyon
– Jeudi 23 janvier : publication d’un dossier d’analyse des impacts et des alternatives à l’Anneau des Sciences réalisé par Alternatiba ANV Rhône
– Jeudi 13 février : Conférence sur l’Anneau des Sciences dans l’Ouest Lyonnais par les collectifs membres d’ADS Non Merci
Une série d’actions à venir sur la pollution de l’air et l’Anneau des Sciences jusqu’aux élections

Une mobilisation nationale

De nombreuses agglomérations sont dans le rouge selon le classement des 12 agglomérations de France sur les transports publié ce 11 décembre par le Réseau Action Climat, Greenpeace et UNICEF. Avec le soutien d’Alternatiba et ANV-COP21, de multiples mobilisations ont été organisées partout en France ce mardi 21 janvier pour promouvoir les mobilités alternatives et diminuer la place des véhicules polluants.

 


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ADS, la tendance de son abandon s’enflamme !

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David Kimelfeld, candidat à la Métropole de Lyon a annoncé ce vendredi 29 novembre l’abandon total du projet d’Anneaux des Sciences. Source : Lyon Capital.

Après plus d’un an de remobilisation du mouvement climat sur le projet d’Anneaux des Sciences, marqué notamment par la mobilisation exceptionnelle de Mars où 40 000 personnes ont manifesté derrière la banderole : “Anneau des Sciences Climaticide”, David Kimelfeld rejoint enfin le camp des réalistes, après avoir voté sous sa présidence de nombreuses études coûteuses.

Pour Valentin Borges, militant d’Alternatiba/ANV Rhône : “L’annonce de David Kimelfed est un avancement majeur vers l’abandon définitif de l’Anneau des Sciences, projet climaticide contre lequel l’ensemble du mouvement climat s’est mobilisé ces derniers mois. Nous attendons maintenant que le dernier candidat réfractaire se positionne contre ce projet inutile et pour un projet de mobilité alternatif !”

Un Anneaux des Sciences impliquant de nombreux dégâts environnementaux et sanitaires

Dans le contexte d’urgence climatique actuel, la construction d’une nouvelle infrastructure routière d’envergure sur la Métropole de Lyon est en totale incohérence avec le changement de politique radical à mener à l’échelle du territoire.

Même partielle, la construction d’une infrastructure routière, s’inscrivant dans des zones sensibles, sera destructrice pour la biodiversité : incidence sur l’écoulement des eaux, perturbation des écosystèmes, pollution chronique issue de la circulation des voitures…

L’implantation d’échangeurs et de nouvelles routes entraînera inévitablement une augmentation de la circulation à proximité d’écoles, crèches et hôpitaux faisant courir un risque sanitaire important à des publics particulièrement vulnérables à la pollution de l’air alors que la métropole est déjà particulièrement touchée.

Une vision alternative des mobilités nécessaire

Alternatiba/ANV Rhône, soutenu par le collectif ADS Non Merci et Greenpeace France  pensent qu’un développement du réseau de transport en commun, de bonnes interconnexions et l’essor du vélo, peuvent garantir les besoins en déplacement dans la région lyonnaise tout en requalifiant l’A6-A7 en boulevard urbain. Ainsi nous serons vigilant aux plans de mobilités alternatives proposés par les candidats.

Il est primordial d’abandonner l’Anneau des Sciences pour construire un autre modèle dans la métropole de Lyon

A l’approche des élections municipales, il s’agit d’un abandon total et sans demi-mesure du projet qui doit être porté par les candidats. Gérard Collomb et son monde du 20ème siècle se retrouve à présent bien seul à soutenir ce projet climaticide. Il est encore temps de revenir à la raison …

 

 

Par Alternatiba/ANV Rhône avec le soutien de ADS Non Merci et Greenpeace France.

 

Contact presse :

Valentin Borges Alternatiba/ANV Rhône – 06 86 07 47 09 – valentin.borges@lilo.org

Elise Lebreton Alternatiba/ANV Rhône – 06 04 15 12 47 – elise.lebreton@free.fr


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Les parents demandent la fermeture du Tunnel de la Croix-Rousse !

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Les parents du Collectif contre la pollution – Ecole Michel Servet et riverains demandent la fermeture immédiate du Tunnel de la Croix-Rousse, à Lyon !


COMMUNIQUE

Lyon, le 28 juin 2019,

Monsieur le président de la métropole, Monsieur le Préfet, Monsieur le maire de Lyon, Madame la maire du 1er arrondissement

Nous, parents et riverains de l’école Michel Servet, demandons la fermeture immédiate de la circulation du tunnel de la Croix-Rousse.

Depuis mercredi 26 Juin, les moyennes horaires de dioxyde d’azote ont atteint un nouveau record inquiétant, dépassant toutes les valeurs réglementées. Des pics au delà de 280μg/m3, affectant la faculté respiratoire immédiate, ont été atteints et aucune mesure n’a été engagée.

Les enfants scolarisés et les riverains courant un réel danger sanitaire, la fermeture du tunnel nous paraît indispensable jusqu’à un retour à des taux de pollution plus ‘acceptables’.

Des parents et des riverains de l’école Michel Servet et du tunnel de la Croix rousse.

 


” Pollution à Lyon : pourquoi déclencher seulement l’alerte 1 ? ” Lyon Capitale le 24 juin

Pollution à Lyon : pourquoi déclencher seulement l’alerte 1 ?

Photo Marche pour le climat du 16 mars 2019 à Lyon
Les enfants impactés portent le portrait d’Emmanuel Macron, réquisitionné en Mairie du 2e arrondissement, pour lui montrer la réalité des catastrophes climatiques et sanitaires.


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Verdict pour les 2 jeunes militants climat de Lyon

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Communiqué

Lyon, le vendredi 28 juin 2019

Les deux jeunes militants pour le climat de Lyon, de 15 ans, convoqués en Maison de justice ce jeudi 27 juin pour avoir peint eux-même des pistes cyclables le 24 mai, écopent pour “Mesure de réparation du parquet” de 4 mois de suivi avec un éducateur de la PJJ (4 à 5 rencontres) avec à l’issue une action de réparation avec une association.

Des moyens très lourds déployés quand il apparait clair au mouvement climat et à nombre de citoyens, ONG et associations vu les très nombreux soutiens apportés de la France entière ce jeudi, que la légitimité de l’action est bien réelle et que ce n’est pas les jeunes qui ont besoin d’être sensibilisés et “éduqués” mais bien les décideurs politiques et économiques devant l’urgence climatique.

4 mois de suivi pour une action non-violente, pour ceux qui se montrent le plus responsable en ces temps historiques, cette mesure et ces moyens déployés sont une aberration.

Rappelons que ce jeudi, en opération de soutien, 3 nouveaux militants Youth For Climate Lyon, Alternatiba/ANV Rhône ont été arrêtés et ont passé 2h30 au commissariat de Lyon 1er pour les mêmes faits. Parmi eux Marin, porte-parole Youth For Climate. Tous les 3 écopent d’un rappel à la loi.

Cette répression inédite à Lyon depuis le mois de février pour les militants climat n’empêche pas les jeunes de Youth For Climate de se réunir aujourd’hui à Paris dans une action de masse et de bloquer un lieu de pouvoir avec l’opération “Occupy for climate
Le Mouvement climat de Lyon quant à lui s’en trouve renforcé et plus que jamais déterminé.


Contact presse
Marin BISSON Youth For Climate Lyon 06 51 12 62 66 presse@youthforclimatelyon.fr
Sylvine BOUFFARON Alternatiba / ANV Rhône 06 87 50 65 35 sylvinebouffaron@orange.fr


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En Maison de Justice pour avoir peint des pistes cyclables à Lyon !

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COMMUNIQUE

Lyon, le jeudi 27 juin 2019

Ce jeudi 27 juin, en plein pic de pollution, alors que le brevet des collèges se trouve reporté pour cause de canicule, deux jeunes de Youth For Climate Lyon sont convoqués en Maison de Justice et du Droit pour avoir peint eux-mêmes des pistes cyclables le vendredi 24 mai lors de la dernière journée de mobilisation internationale des jeunes pour le climat à Lyon. 

Vendredi 24 mai, répondant à l’appel à actions décentralisées dans toute la ville de Lyon, 3 000 jeunes étaient mobilisés : grève, manifestation et actions de désobéissance civile non-violentes tout au long de la journée pour dénoncer la pollution de l’air. Après le blocage de la presqu’île par 5 000 personnes lors de la Marche pour le climat du 27 janvier la rendant ainsi piétonne, en réaction au Plan Arbres de Gérard Collomb et à son incohérence, aux financements attribués au projet autoroutier de l’Anneau des Sciences, ainsi qu’à la carte de Greenpeace pointant les écoles les plus polluées, c’est une série d’actions qui a émaillé la ville de Lyon le vendredi 24 mai.
Plus de 150 plantations ont été réalisées dans toute la ville et 2,7 km aller-retour de pistes cyclable ont été dessinées de 8h à 18h par Youth For Climate Lyon et ANV Rhône.

Ce jour là, deux jeunes de 15 ans ont été arrêtés et auditionnés. Ils ont passé 7h et 5h30 au commissariat du 1er arrondissement de Lyon. Ce qu’on leur reproche ? Avoir dessiné au sol des pistes cyclables. “Si personne ne le fait, on le fait nous-même !” tel était le mot d’ordre de la journée, devant l’inaction et l’irresponsabilité des élus de la Métropole et de la Ville de Lyon face à l’urgence climatique et sanitaire que représente la pollution de l’air, comme le rappelle Marin Bisson, 16 ans, Youth For Climate Lyon.

Les deux jeunes sont convoqués ce jeudi 27 juin 2019 en Maison de Justice et du Droit.

Ces actions de désobéissance civile non-violentes se sont toutes bien déroulées, avec bien souvent l’intérêt et la sympathie des passants, les jeunes ayant été rejoints par de nombreux adultes tout au long de la journée.

Youth For Climate Lyon, Youth for Climate France, Alternatiba/ANV Rhône, Alternatiba, ANV-COP21 et le Collectif de parents de l’Ecole Michel Servet dénoncent la disproportion de cette répression quand il s’agit ici de rendre réel et concret les changements que les jeunes et plus largement les lyonnais veulent voir opérer dans leur ville, comme en témoignent les fortes mobilisations de ces derniers mois.

Lire l’article complet qui relate les actions de la journée du 24 mai


Contact presse
Marin BISSON Youth For Climate Lyon 06 51 12 62 66 presse@youthforclimatelyon.fr
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Lyon suffoque : Si personne ne le fait, on le fait nous même !

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Retour sur la journée d’actions Pollution de l’air du 24 mai

A l’appel de Youth for Climate Lyon et Alternatiba/ANV-COP21 Rhône, de nombreux lyonnais ont répondu présents vendredi 24 mai 2019, journée de mobilisation internationale des jeunes pour le climat : Grève, Marche et actions de désobéissance civile non-violentes dans toute la ville de Lyon !

Des décrochages de portraits présidentiels dans trois mairies aux opérations de transformation de la ville pour dénoncer la pollution de l’air et opérer les changements concrets revendiqués depuis des mois, c’est une série d’actions qui a émaillé Lyon tout au long de la journée du vendredi 24 mai 2019. Aux quatre coins de la ville, des opérations massives de dessins de pistes cyclables au sol, de détournements de panneaux de circulation et de plantations de végétaux ont été réalisées. Au total de 8h à 18h c’est 2,7 km de pistes cyclables aller-retour qui ont été dessinées, plus de 150 plantations et des opérations devant 5 écoles en zone rouge pollution de l’air d’après la récente carte publiée par Greenpeace France. Plus que jamais les lyonnais sont en alerte et les jeunes ont décidé de marquer un grand coup.

 

La répression et l’intimidation furent forte ce jour là, puisqu’elles commencèrent dès le matin, ce qui n’a pas empêché les actions de se démultiplier, la motivation des jeunes et de leurs soutiens s’en trouvant renforcée. Un militant Alternatiba/ANV Rhône a passé 4h30 en garde-à-vue suite aux décrochages de portraits présidentiels. Il est convoqué le 12 février 2020 au Tribunal de Grande Instance de Lyon. Deux jeunes Youth for Climate Lyon ont été arrêtés et auditionnés pour avoir dessiné des pistes cyclables au sol. Ils ont passé 7h pour l’un et 5h30 pour l’autre au commissariat du 1er arrondissement de Lyon et sont convoqués en Maison de Justice et du Droit jeudi 27 juin 2019.

 

Que s’est-il passé le vendredi 24 mai à Lyon ? Retour sur une journée d’actions


Vendredi 24 Mai 2019, c’est littéralement une vague d’actions qui s’est répandue sur la Ville de Lyon à l’occasion de la 2
nde Grève Internationale des jeunes pour le Climat. Tout au long de la journée, plus de 3 000 jeunes étaient mobilisés de la Marche aux très nombreuses actions de désobéissance civile non-violentes.
               


Derrière la banderole de la Marche “6ème extinction : Toutes et tous en action” les jeunes pour le climat en grève, issus de plus de 60 établissements de la Métropole de Lyon étaient réunis, déterminés, unis par le même désir et la même exigence de voir les pouvoirs publics et les grandes entreprises agir face à l’urgence climatique.

Aujourd’hui, la politique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement est aussi vide que les murs laissés vierges après le décrochage de ses portraits dans les mairies. Pour symboliser ce manquement de volonté politique et cette irresponsabilité, des activistes d’ANV-COP21 Rhône et de Youth for Climate Lyon sont allés décrocher trois portraits présidentiels dans les mairies du 6ème, du 7ème et de Villeurbanne. Devant la résistance en mairie, les portraits ont été laissés sur place. Un militant Alternatiba/ANV Rhône, Charles de Lacombe a passé 4h30 en garde-à-vue. Il est convoqué le 12 février 2020 au Tribunal de Grande Instance de Lyon.

Lyon suffoque ! On trace nous-même les pistes cyclables

De multiples actions ont été menées de 8h à 18h à l’appel de Youth for Climate Lyon et Alternatiba/ANV-COP21 Rhône dans le cadre de la campagne de lutte contre la pollution de l’air menée depuis des mois par un ensemble d’acteurs locaux (Greenpeace Lyon, Alternatiba/ANV Rhône, La Ville à Vélo, Youth for Climate Lyon, Collectif Valve, le collectif de parents d’élèves de l’école Michel Servet). Malgré les nombreuses mobilisations qui ont secoué la ville de Lyon ces derniers mois comme le blocage de la Presqu’île aux voitures par 5 000 personnes lors de la Marche du 27 Janvier 2019, la rendant ainsi piétonne, le tag géant « Lyon Suffoque, on veut respirer » de Greenpeace sur le tunnel de la Croix-Rousse, l’interpellation des maires pendant les cérémonies des voeux, celle de la Ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn le 5 avril, les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur des revendications, notamment en proposant des projets trop peu ambitieux et incohérents, comme le “Plan Arbres” de Gérard Collomb. La Métropole de Lyon et son président David Kimelfeld ont enchaîné les mauvais choix comme le vote du projet ZFE renommé “ zone de faibles ambitions”  ou le soutien au projet climaticide d’Anneaux Des Sciences. La Coalition Climat Rhône qui fait un travail de fond depuis des mois demande notamment que la Métropole se fixe un objectif de 2 500 km de pistes cyclables d’ici 2030 et planifie la fin du diesel et de l’essence dans la ZFE. 



Au lieu de proposer un projet de mobilité cohérent, la Métropole de Lyon préfère investir à nouveau sur les transports routiers. En réaction, montant d’un cran devant l’urgence et l’irresponsabilité, les jeunes pour le climat décident de construire eux-mêmes les infrastructures nécessaires en peignant 6 tronçons de pistes cyclables dans toute la ville de Lyon. Au total, c’est alors plus d’une centaine de citoyens, de membres de Youth for Climate Lyon et ANV Rhône qui transforment eux-mêmes des rues en voies cyclables, modifiant les tracés au sol et panneaux de signalisation. Bilan de la journée : 2,7 km de pistes cyclables aller-retour.

 


150 plantations partout dans Lyon

Dans le même temps 150 plantations de végétaux sont réalisées en une journée à travers toute la ville, et plus particulièrement aux alentours des écoles, dont 53% subissent un taux de pollution illégal à l’échelle de Lyon. Lors de sa rencontre avec des militants climat puis lors d’une conférence de presse donnée le 6 Juin 2019, Gérard Collomb avance sa grande mesure pour lutter contre le dérèglement climatique : un “Plan Arbres”.  Certes nécessaire mais bien insuffisante, nous avons besoin aujourd’hui de mesures d’un tout autre niveau, comme la planification de la fin de la voiture en ville. C’est pour témoigner de l’insignifiance de ces annonces que les jeunes pour le climat décident de planter eux-mêmes arbres et végétaux en nombre. Si 150 plantations ont pu être faites en une journée, le mouvement climat et les lyonnais sont en mesure d’attendre bien plus qu’un simple “Plan Arbres”.

 

 
Plantations aux abords du Tunnel de la Croix-Rousse et de l’Ecole Michel Servet fortement impactée

Convoqués en Maison de Justice pour avoir peint des pistes cyclables 

Ce jour là, deux jeunes Youth For Climate Lyon de 15 ans ont été arrêtés alors qu’ils traçaient des pistes cyclables et fermaient un tronçon de la rue du Garet (1er Arr.) aux voitures. Auditionnés, ils ont passé 7h et 5h30 au Commissariat du 1er arrondissement de Lyon. Ce qu’on leur reproche ? Avoir donc dessiné au sol des pistes cyclables.Si personne ne le fait, on le fait nous-même !” tel était le mot d’ordre de la journée, devant l’inaction et l’irresponsabilité des élus de la Métropole et de la Ville de Lyon face à l’urgence climatique et sanitaire que représente la pollution de l’air, comme le rappelle Marin Bisson, 16 ans, Youth For Climate Lyon. Les deux jeunes sont convoqués jeudi 27 juin 2019 en Maison de Justice et du Droit.

 


Réprimés pour avoir réclamé un avenir, pour avoir rendu la ville plus respectueuse du vivant et de l’environnement, pour ne pas avoir respecté les lois de pouvoirs publics qui ne respectent ni leurs engagements, ni leur promesse de protéger les citoyens. Cette répression a plus de chance de condamner une fois de plus l’inaction face à l’urgence climatique des institutions plutôt que l’acte légitime de deux jeunes se battant pour respirer un air de qualité et passer aux actions concrètes.” poursuit Marin.

La répression et l’intimidation furent forte ce jour là, ce qui n’a pas empêché les actions de se démultiplier, la motivation des jeunes et de leurs soutiens s’en trouvant renforcée.

 


Youth For Climate Lyon, Youth for Climate France, Alternatiba/ANV Rhône, Alternatiba, ANV-COP21 et le Collectif de parents de l’Ecole Michel Servet dénoncent la disproportion de cette répression quand il s’agit ici de rendre réel et concret les changements que les jeunes et plus largement les lyonnais veulent voir opérer dans leur ville, comme en témoignent les fortes mobilisations de ces derniers mois.

Depuis cette date, plusieurs annonces ont été faites comme celle de la piétonisation de la presqu’île à horizon 2021 avec une 1ère phase de test à compter de la rentrée de septembre. Le mouvement climat se félicite de ces avancées qui font partie des revendications portées depuis des mois et nombreuses mobilisations climat mais reste vigilant (communiqué). En parallèle, la mobilisation contre le projet d’infrastructure autoroutière d’Anneau des Sciences ne cesse de grossir (suivre ADS Non Merci).

 

Article Le Progrès 24 mai 2019


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Lyon | Piétonnisation de la presqu’île : Victoire et premier pas à multiplier

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Communiqué

Lyon, le 13 juin 2019

David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, annonce ce mercredi 12 juin 2019 « la piétonnisation de la presqu’île de Lyon » (1) pour 2021 avec une première phase d’expérimentation dès septembre.

« Si l’annonce de la piétonnisation de la presqu’île de Lyon constitue une victoire pour le mouvement climat, cette décision ne doit pas rester isolée et s’inscrire dans une véritable politique environnementale globale » réagit Maxime Forest d’Alternatiba/ANV Rhône.

Un premier pas à multiplier

Le mouvement climat lyonnais et grand lyonnais estime que cette décision est un premier pas encourageant, fruit d’une longue bataille engagée depuis plus d’un an autour de la qualité de l’air sur le territoire de la Métropole de Lyon. Rappelons que la mobilisation n’a fait que s’amplifier depuis une année, les Lyonnais, fortement impactés, étant particulièrement sensibles à ces problématiques sanitaires et environnementales. C’est ainsi plus de 5 000 personnes qui s’étaient rassemblées le 27 janvier 2019 lors de la Marche pour le Climat formant une immense chaîne humaine et bloquant la presqu’île aux voitures, la rendant ainsi piétonne (2). De nombreuses actions ont été menées depuis des mois par Alternatiba/ANV Rhône, Greenpeace Lyon, le Collectif Valve, L’écoclicot, le collectif de Parents Michel Servet, Youth For Climate Lyon, unis autour des mêmes revendications :

  • La planification de sortie des véhicules particuliers dans la ZFE dès 2024 pour le diesel et 2028 pour l’essence
  • La mise en place d’une journée sans voiture mensuelle pour accompagner et expérimenter la fin du modèle tout voiture
  • La publication des mesures réalisées dans l’ensemble des écoles de la métropole

Jusqu’ici ces revendications n’avaient pas été prises en compte, les objectifs de la Zone à Faibles Émissions n’avaient même pas été revus à la hausse lors du vote du Conseil Métropolitain du 28 janvier dernier, au lendemain même de la Marche pour le climat axée sur la Pollution de l’air.
La Coalition Climat Rhône et l’ensemble des organisations accueillent positivement aujourd’hui l’annonce de ce plan piétonisation, revendication portée depuis des mois.

Premier pas encourageant mais qui doit appeler d’autres réalisations concrètes sans tarder comme le renforcement de la Zone à Faibles Émissions et la planification de la sortie du diesel en priorité, la multiplication des zones piétonnes et des journées sans voiture sur tout le territoire, ou encore le passage de toutes les communes de la Métropole en ville 30.

Le climat grand vainqueur : vraiment ?

Les enjeux climatiques ne sont pas compatibles avec les enjeux électoralistes comme nous le rappellent les aberrations autour du projet végétalisation présenté par Gérard Collomb, maire de Lyon, il y a quelques jours (3) et nécessitent une véritable stratégie globale, incompatible avec le financement de grands projets comme celui de l’Anneau Des Sciences.

C’est bien une autre ville qu’il s’agit de construire aujourd’hui, libérée des voitures mais également d’autres types de pollution comme celle par exemple des écrans numériques dont l’autorisation est prévue par le projet de Règlement Local de Publicité Intercommunal.

Les différents collectifs et le Mouvement climat resteront vigilants au modèle de ville promu par la Métropole de Lyon et seront présents à la première date de concertation le 9 juillet prochain.

Alternatiba/ANV Rhône, Greenpeace Lyon, L’écoclicot, La Coalition Climat Rhône, Le Collectif de parents de l’école Michel Servet, Youth For Climate Lyon, Lyon Climat, La Ville à Vélo, Le Collectif Valve, Collectif Plein La Vue

  1. Dossier de presse “Piétonnisation du coeur de la presqu’ïle de Lyon” 12 juin 2019
  2. https://alternatiba.eu/rhone/tag/pollution-de-lair/
  3. “Végétaliser les rues sans trop nuire à la voiture : le projet de Lyon” Lyon Capitale 6 juin 2019

Contact presse :
Maxime Forest Alternatiba/ANV Rhône 07 60 41 14 68
Fabien Bagnon Coalition Climat Rhône 06 59 12 75 89

 

Revue de presse :

Végétalisation VS piétonnisation : la bataille Collomb/Kimelfeld passe par la Presqu’île

Piétonnisation Presqu’île à Lyon : la coalition climat veut des actes

https://www.lyonenfrance.com/2019/06/pietonisation-de-la-presquile-de-lyon.html