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“On veut respirer” : Génération Adama – Génération climat

“On veut respirer” : Génération Adama et Génération climat se donnent rendez-vous le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise    

 

Dans un contexte de montée en puissance de la mobilisation contre les violences policières, le Comité Adama et Alternatiba s’unissent pour co-organiser la marche en mémoire d’Adama Traoré et des autres victimes de violences policières. Ils appellent la Génération Adama et la Génération climat à se mobiliser conjointement le 18 juillet à Beaumont-Sur-Oise sous la bannière “On veut respirer”.  Dans un appel publié le 8 juillet, ils expliquent les raisons de leur mobilisation commune. [1]

Le samedi 18 juillet à Beaumont-Sur-Oise (95), la Génération Adama et la Génération Climat marcheront ensemble, à l’appel du Comité Adama et d’Alternatiba, pour dénoncer un système inégalitaire et injuste, basé sur des rapports de domination et d’oppression. Portées par les mobilisations contre les violences policières et pour la justice climatique, ces deux générations veulent désormais construire ensemble les bases d’une nouvelle société, plus juste et plus soutenable, où les quartiers populaires ne sont plus le terrain des inégalités raciales, sociales et environnementales. Cette alliance inédite vise à élargir la base du mouvement dénonçant les violences policières et dessiner les contours d’une écologie populaire, tournée vers l’amélioration des conditions de vie des populations les plus précaires.

Aujourd’hui, tout le monde parle d’écologie populaire, souvent il s’agit d’un simple slogan qui ne se traduit pas concrètement. Le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise, c’est l’occasion de le mettre en pratique, il s’agit de décentrer vers les quartiers populaires les mobilisations écologistes en lien avec la lutte contre les violences policières. ” explique le Comité Adama.

La Génération climat et la Génération Adama partagent les mêmes combats, parmi lesquels les luttes pour la justice, l’égalité, et le respect de la dignité humaine. Cette mobilisation commune sera l’occasion de le rendre visible et de renforcer une alliance importante pour la construction d’une écologie populaire, aux côtés des populations en première ligne des injustices et de la pollution.” complète Elodie Nace, porte-parole d’Alternatiba.

En amont de la marche, une table ronde intitulée ‘Ecologie, quartiers populaires : les territoires en lutte’ aura lieu à la base, Paris le mercredi 15 juillet à 19h, pour illustrer le slogan choisi pour cette marche “On veut respirer”. [2] Renda Belmallem, chercheuse à l’EHESS animera une discussion entre Fatima Ouassak, politologue et fondatrice de Front de Mères, Teïssir Ghrab d’Alternatiba Paris, Malcolm Ferdinand, auteur de L’écologie décoloniale, Jade Lindgaard, journaliste et Assa Traoré, fondatrice du Comité Vérité et Justice pour Adama et soeur d’Adama Traoré.

Un départ en car depuis le centre de Paris est organisé par Alternatiba pour rejoindre Beaumont-sur-Oise le 18 juillet à 12h00. [3] Au même moment, une conférence de presse aura lieu à la mairie de Beaumont-Sur-Oise en présence des familles de victimes de violences policières.

Contacts presse  :

Cécile Marchand, Alternatiba, 06 69 97 74 56

Youcef Brakni, Comité Adama, 06 51 94 61 60

[1] Appel  ‘Marche IV – On veut respirer’ disponible sur les sites de Médiapart, Regards et Reporterre,
[2] Conférence ‘Ecologie, quartiers populaires : les territoires en lutte’ (la base, Paris 75010)
[3] Événement du départ collectif depuis Paris

Note aux rédactions : 

Programme du samedi 18 juillet

  • 12 h : Conférence de presse sur le parvis de la mairie de Persan en présence des familles de victimes de violences policières
  • 12 h : Départ collectif en car organisé par Alternatiba Paris depuis la place de la République pour une arrivée à Beaumont-Sur-Oise à l’heure du départ de la marche
  • 14 h 30 : Début de la marche depuis la gare de Beaumont-Persan
  • 16 h : Début des prises de parole sur scène avec les familles de victimes, le Comité Vérité et Justice pour Adama et Alternatiba
  • 18h : Début du festival

Marche Adama IV

On veut respirer

« Je n’arrive plus à respirer », répétait-il, agonisant, aux gendarmes.

En vain.

Le 19 juillet 2016 à Beaumont-Sur-Oise, Adama Traoré est mort asphyxié, sous le poids de trois gendarmes. Adama Traoré voulait respirer, il voulait vivre, mais il est mort à 24 ans le jour de son anniversaire.

Cela fait maintenant 4 ans que la famille Traoré exige vérité et justice, exige que les gendarmes soient mis en examen et jugés. Pour Adama. Pour toutes les victimes de violences policières. Car l’impunité judiciaire produit la violence policière, elle la légitime, elle la prolonge, elle l’amplifie.

Ce combat doit être porté par tout le monde, car si la violence policière s’abat particulièrement sur les jeunes hommes noirs et arabes qui vivent dans les quartiers populaires, elle vise aujourd’hui l’ensemble des mouvements sociaux, les gilets jaunes, le mouvement climat, le mouvement lycéen, les soignants, etc. Elle vise tous ceux et celles qui sont considérés comme une menace pour l’ordre établi.

Ce combat doit être porté par tout le monde, car c’est un combat pour la société que nous voulons faire naître pour faire face aux crises sociales, sanitaires et climatiques qui menacent l’humanité entière et particulièrement les populations précaires et opprimées en première ligne.

Assa Traoré dit souvent que son frère Adama est mort sous le poids de trois gendarmes, et d’un système.

Il s’agit d’un système raciste qui trie les êtres humains qui ont le droit de circuler librement dans la rue en fonction de leur couleur de peau. Un système qui trie les êtres humains qui ont le droit de respirer, et vivre. Un système qui détruit la nature et les humains.

C’est ce système inégalitaire et injuste, basé sur des rapports de dominations et d’oppressions, que nous refusons.

On veut respirer, partout, toujours. Dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos vies.

On veut respirer, et pour ça, nous exigeons le respect de nos libertés fondamentales. Celles de circuler librement dans l’espace public sans y être entravé par des contrôles d’identité et un quadrillage policier, celles de manifester.

On veut respirer et pour ça, nous refusons d’être chassés de l’espace public de nos rues et de nos quartiers, nous refusons d’être assigné à résidence. Nous refusons d’être les victimes d’un système qui nous place en première ligne des injustices et de la pollution.

Le 18 juillet, nous appelons la Génération Adama et la Génération climat à se retrouver dans la ville de Beaumont-sur-Oise, à y occuper l’espace commun, à marcher ensemble, main dans la main. Pour refuser ce système qui nous étouffe. Pour le droit de circuler librement dans l’espace public, le droit d’y manifester, le droit de participer à la construction d’une société juste et soutenable ou tout simplement le droit d’y exister.

L’heure est à la solidarité. Nous refusons le piège de la division tendu par Emmanuel Macron. La Génération climat et la Génération Adama partagent les mêmes combats, parmi lesquels les luttes pour la justice, l’égalité, et le respect de la dignité humaine.

Rdv tous et toutes le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise. Soyons nombreuses et nombreux, comme nous l’avons été les 2 et 13 juin à Paris. Pour une nouvelle démonstration de force.

Pour nos frères et soeurs, pour nos enfants.

Justice pour Adama, justice pour toutes les victimes de violences policières, justice climatique.

Comité Adama, Alternatiba


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Victoire : Après des années de lutte, l’A45 n’est plus d’utilité publique !

Jeudi 16 juillet 2020 | Communiqué de la Coordination des Opposants A45

C’est officiellement la fin de ce projet d’autoroute A45 :  Victoire !

Une lutte remportée à la suite de plusieurs décennies de mobilisations de militantes et militants. L’organisation des habitantes et habitants ainsi que la création d’un collectif des paysannes et paysans, ont permis d’achever ce vieux projet.

En effet, c’est aujourd’hui que s’achève la DUP : Déclaration d’Utilité Publique du projet d’autoroute A45 !

Des premières associations historique à la coordination des opposant·es à l’A45, nous avons bataillé·es ensemble contre la betonnisation du monde, contre l’implantation d’une infrastructure destructrice et inutile, et nous avons gagné·es !

Bravo à toutes et tous !

Bravo aux camarades de Roybon qui ont également remporté·es la lutte contre le projet de Center parcs (très bel article sur Reporterre).

Courage à toutes celles et ceux qui luttent encore ici ou ailleurs contre l’artificialisation des terres et la machine capitaliste, nous sommes ensemble !

Le site de la Coordination des Opposants A45

Revue de presse


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Weekend Stratégie Alternatiba ANV Rhône 2020-2021

💥 Weekend Stratégie Alternatiba ANV Rhône 2020-2021

Durant ce long weekend, nous avons fait le bilan de cette année (nous ne sommes pas peu fier·es !) et dégagé des orientations claires pour l’année prochaine.
Nous sommes prêt·es pour la rentrée ! 🔥

Restons connecté·es !


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📣 NOTRE 14 JUILLET ✊

Crédit Photo : Michael Augustin

👉 Hier, pour la Fête Nationale, nous étions aux côtés de Fakir, des Gilets Jaunes, des syndicats et autres organisations en soutien 🤝 aux premier·es de corvées de la crise du Covid-19 😷 et pour porter notre Monde d’Après, un monde social, écologiste, féministe, où chacun·e peut vivre dans la dignité et où le climat est une priorité. 🏞️🌱

Crédit Photo : Marielle François

🗣 Notre fête nationale, dans la rue, déconfinée, pour faire passer nos vies avant leur économie, pour enfin respirer, rassemblé·es.

« Il faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. »
– Emmanuel Macron, 13 avril 2020

Crédit Photo : Michael Augustin

En pleine crise du coronavirus, notre Président de la République leur promettait de grands changements, de revaloriser leur métier, à toutes celles et tous ceux qui nous ont permis de continuer à vivre, malgré tout.
Et aujourd’hui ? Rien, toujours rien.
Pire, même. Les lits d’hôpitaux continuent d’être supprimés, les soignant·es, femmes de ménage, éboueur·ses, caissier·es, routier·es, pompier·es, livreur·ses, toujours sous-payé·es, déconsidéré·es.

Nous n’avons pas oublié.

Le pays confiné. Eux, elles, sur le pont, à soigner, sauver, alimenter, sourire.
Elles, eux, les indispensables, nos indispensables, étaient en tête du défilé et nous ont ouvert la voie.

Elles et ils portent notre société, à nous de les porter !

Crédit Photo : Michael Augustin

👀 Lire nos 28 propositions pour un monde plus juste et soutenable ➡️ https://et-si.alternatiba.eu

Crédit Photo de couverture : Marielle François


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Deuxième relaxe à Lyon pour un militant climat : le sujet de la publicité n’est plus à débattre, il faut agir!

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Communiqué Alternatiba ANV Rhône

à Lyon, le 2 Juillet 2020
#NiPubNiProcès

Le délibéré était très attendu ce jeudi 2 Juillet. Alex Montvernay, militant climat et antipub, était auditionné au Tribunal Judiciaire de Lyon il y a un mois, le mardi 2 Juin. Il était jugé pour dégradation et complicité de dégradation, suite à une action de recouvrement publicitaires du bâtiment de la métropole de Lyon le 24 Mars 2019. Cette action avait pour objectif d’appeler les maires et les élus à protéger les habitants de la métropole lyonnaise contre les méfaits de la publicité. Suite à cette action, il avait passé 26h30 en garde à vue en pleine journée mondiale contre la publicité. Le délibéré a été prononcé : c’est une deuxième relaxe pour les militants climat de Lyon après la relaxe historique du mois de septembre 2019.

Le 7 octobre dernier se tenait une mobilisation massive place Guichard pour soutenir Alex. La juge unique décidait cependant de reporter le procès devant une juridiction collégiale, estimant l’affaire trop complexe. Des centaines de militants s’étaient mobilisés, ils l’étaient à nouveau le 2 Juin : de nombreux soutiens se sont exprimés à travers la France via des actions de recouvrements publicitaires (lire l’article).

C’est donc soutenu par le réseau climat anti-pub lyonnais et plus largement sur tout le territoire, dans un contexte de déconfinement pesant, qu’Alex s’est rendu le 2 Juin dernier au Tribunal Judiciaire de Lyon. La salle était vide en raison des restrictions sanitaires, seuls ses témoins et avocat ont pu l’accompagner devant une juridiction collégiale. Son premier témoin Mehdi Khamassi, chercheur en neurosciences, était là pour s’exprimer sur les dangers de la publicité et des écrans, alors que l’ancienne ministre et députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho, déclarait que condamner Alex, c’était “condamner l’ensemble des jeunes qui se battent pour le climat”.

Suite à 2h d’audience, après avoir dit qu’à titre personnel, elle comprenait l’action, la procureure avait requis au nom du ministère public, 300€ d’amende et 2 mois de suspension de permis (lire le communiqué du 2 juin 2020). 

Aujourd’hui la justice a rendu son délibéré, Alex est relaxé : la dégradation n’est pas constatée.

Après la relaxe en septembre dernier de Fanny et Pierre, décrocheurs de portrait, c’est une deuxième relaxe historique pour le mouvement ANV-COP21 et la lutte antipub. Cette décision de la Cour est une véritable victoire car elle vient légitimer une fois de plus les actions de désobéissance civile face aux manquements de nos élus pour protéger les habitants de Lyon face aux dangers de la publicité. Soulagé mais déterminé, Alex déclare je suis heureux de pouvoir faire avancer la lutte antipub grâce à cette décision de justice, et j’espère qu’elle fera jurisprudence à l’avenir, en renforçant et légitimant la lutte contre la pression publicitaire sur tout le territoire. Les rapports récents de RAP et Greenpeace entre autres [1][2], autant que les propositions ambitieuses de la Convention Citoyenne pour le Climat [3] l’ont montré : le sujet de la publicité est identifié comme un problème à régler dans le “monde d’après”. Si on veut s’attaquer aux problèmes de fond : démocratie, écologie et économie. Avec cette décision de justice et après le résultat des élections, nous attendons  maintenant des actes.”

L’espoir souffle dans le camp des militants climat et antipub après la vague verte qui a déferlé aux élections municipales et métropolitaines dans toute la France et dans le Grand Lyon. Les candidats élus affichent des propositions ambitieuses pour lutter contre la publicité. Pour autant rien n’est encore fait, des prises de position officielles sont attendues. Bruno Bernard, fraîchement élu président de la Métropole de Lyon ce matin, ainsi que les nouveaux élus, doivent agir au plus vite en proposant un RLPI plus restrictif ou en renégociant les contrats publicitaires pour réduire la place de la publicité et interdire les écrans numériques. Nous restons vigilants et sommes impatients de voir les nouveaux élus au travail” conclut Alex.

Contacts Presse : 

  • Florent GAUDIN – 06.35.55.67.12
  • Célia CICHOCKI – 06.72.25.70.40

 

[1] Rapport Big Corpo – https://antipub.org/rapport-big-corpo-pour-un-encadrement-de-la-pub-dans-le-monde-dapres/

[2] Rapport pour une loi Evin Climat https://antipub.org/rapport-pour-une-loi-evin-climat-interdire-la-publicite-des-industries-fossiles/

[3] Les propositions contre la publicité de la convention citoyenne pour le climat – https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/objectif/reguler-la-publicite-pour-reduire-les-incitations-a-la-surconsommation/

 


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Camp Climat Rhône & Saône 2020 : Du 25 au 29 juillet à Blacé (69) !

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💥 CAMP CLIMAT RHÔNE & SAÔNE 2020 💥

⛺️ En 2019, plus de 1 000 personnes se sont formées pendant l’été. En raison des conditions sanitaires, le Camp Climat se réinvente cette année : place aux Camps Climat régionaux !

Camp Climat 2019
Crédit Photo : Quentin Jaud

👉 Pour cette 4ème édition co-organisée par Alternatiba, ANV Action non-violente COP21 et les Amis de la Terre France, des camps sont organisés dans plus de 10 territoires : Avignon • Bayonne • Clermont-Ferrand • Estérel • Grenoble • Lille • Nancy • Nantes • Nevers • Nice • Paris • Poitiers • Rhône • Toulouse • Tours…

📣 Avec détermination, tout au long de l’année, partout, nous menons des luttes, mettons en lien et construisons les alternatives concrètes pour plus de justice sociale, lutter contre les causes et impacts du dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et les inégalités. ✊

📅 Le Camp Climat Rhône & Saône se tiendra du samedi 25 au mercredi 29 juillet 2020 à Blacé (69). Il est organisé par les groupes locaux du Rhône, de Villefranche-Beaujolais, de Bourg-en-Bresse, de Vallée de l’Arve et de Vienne.

🤓 Pour cette édition, la jauge sera donc limitée. Nous faisons au mieux pour accueillir, former sur place, et former des militant·es qui pourront eux-mêmes transmettre à la rentrée de septembre 2020 [Modalités et Inscriptions à venir].
Programme des formations

Camp Climat 2019
Crédit Photo : Boris Cousin

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Pour suivre Alternatiba ANV Rhône, inscrivez-vous à la lettre d’info.

🙏 Pour soutenir financièrement la mise en place des Camps Climat régionaux sur tout le territoire et préparer les mobilisations de la rentrée ➡ https://campclimat.eu/dons/
Un Camp Climat, c’est quoi ? https://campclimat.eu/a-propos-de/

☀️ On est méga chaud pour l’été et la prépa de la rentrée ! 😍


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Des papiers pour toutes et tous !

Alternatiba ANV Rhône était présent, parmi plus d’un millier de personnes, le 20 juin à la journée de mobilisation pour réclamer la régularisation inconditionnelle des sans-papiers sur le territoire national.
A l’heure actuelle, où partout dans le monde, des millions de gens marchent pour lutter contre les violences policière, le racisme et l’injustice, nous demandons que des mesures fortes soit prises.

 

Pour la justice sociale et climatique

Notre collectif de citoyens lutte pour la justice sociale et climatique et le sujet de la migration et de l’accueil en France se trouve donc au cœur de nos préoccupations.

Nous nous sommes impliqués durant le confinement dans un système d’entraide alimentaire pour les plus démunis et avons ainsi très concrètement mesuré l’urgence qu’il y a à améliorer les conditions d’accueil en France des personnes en demandes d’asile, des réfugié.e.s, des migrant.e.s…

Sur le terrain, nous avons constaté les conditions de vie indignes et insalubres dans les foyers, dans les squats et dans les campements.

Nous sommes aussi conscients de l’injustice sociale que vivent tous les jours les sans-papiers en France, parfois installés ici depuis plusieurs dizaines d’années, mais toujours confrontés à l’inégalité des droits.

 

Crédit photo : Marc Bragagnolo

Difficile de venir parler de changement climatique ? 

Quand on se retrouve face à cette misère dans notre propre pays, il est forcément difficile de venir parler de changement climatique.
On peut avoir l’impression d’être en décalage total avec l’urgence de la situation.

Pourtant, dans le collectif Alternatiba, il nous paraît essentiel de ne pas perdre de vue le lien entre changement climatique et migration. Nous vivons dorénavant dans un monde dans lequel tout est intimement lié, dans lequel notre mode de vie à l’occidental et notre façon de consommer ont des impacts directs sur le climat et sur les populations les plus vulnérables qui en subissent en premier les conséquences.

Alternatiba s’engage contre le changement climatique et lutte donc en toute logique pour ceux et celles qui en subissent les impacts.

Evidemment, de nombreux facteurs sont à prendre en compte pour expliquer les déplacements de population, mais ne doutons pas que le changement climatique amplifie et va amplifier les migrations mondiales dans les années prochaines.


Plus de 250 millions de ‘réfugié.e.s’ climatiques d’ici à 2050

Le nombre des catastrophes climatiques augmente de façon exponentielle.

Les sécheresses, les vagues de chaleur, les incendies, la montée des eaux, les cyclones, les tempêtes sont autant de facteurs qui entraînent, entre autres, une insécurité alimentaire, des problèmes d’accès à l’eau potable, des conflits…

D’après l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), les catastrophes climatiques déplacent entre 21 et 24 millions d’êtres humains par an. Soit plus de 60.000 personnes chaque jour.

Certains pays sont menacés de submersion et les mégalopoles côtières, comme Jakarta, Tokyo, Shanghai ou Bombay, mais également Londres, Istanbul et l’ensemble des villes des Flandres et des Pays-Bas, pourraient durement souffrir de la montée des eaux. L’ONU a d’ailleurs déjà annoncé qu’il devrait y avoir plus de 250 millions de ‘réfugié.e.s’ climatiques d’ici à 2050.

Partant de ce constat, il est urgent de revoir nos politiques d’accueil en Europe et en France. Plutôt que de réprimer, plutôt que de discriminer et de marginaliser, plutôt que de criminaliser les migrants et les défenseurs de leurs droits, construisons ensemble une société plus juste et solidaire.

Une société dans laquelle l’égalité des droits sera respectée, dans laquelle chacun.e sera libre de travailler et de vivre dignement.

 

Crédit Photo : Marc Bragagnolo

Le droit d’asile est un droit sans frontières.

Arrêtons d’utiliser l’argent public pour renvoyer les migrants de force dans leur pays.

Stoppons toute rétention dans les Centres de rétention administratifs.

Arrêtons de financer des dispositifs permettant de refouler les populations aux frontières de l’Europe, sur terre et sur mer.
Ne fermons pas les yeux sur les horreurs qui se passent en Libye et ailleurs, et ne nous en rendons pas complices.

Au lieu de cela, ouvrons des lieux d’hébergement pour tous et toutes.

Laissons les personnes accéder au droit de travailler, au droit de se faire soigner sans délai.

Arrêtons également de croire aux discours anxiogènes qui nous présentent les migrants comme des envahisseurs. En France, les chiffres sont dérisoires. Les demandeurs d’asile représentent 0,2% de la population française. Et les personnes qui obtiennent une protection représentent 0,05% de la population française.

Le 14 juin, Emmanuel Macron a déclaré : « Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines ou sa religion doit trouver sa place ». Il est grand temps que les belles paroles laissent place à des mesures concrètes.

 

Sachons accueillir.
Accueillir dignement, humainement.
Sans jugement et dans l’égalité des droits.

 

Il y a urgence, sanitaire, sociale et politique !
La régularisation massive et sans conditions de tous les sans-papiers actuellement sur le sol français doit avoir lieu maintenant !

 

Crédit photo : Marc Bragagnolo

 

Contact : migration.climat@gmail.com


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Les PubBusters interpellent les candidats !

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Samedi 20 Juin, à Lyon 39 citoyens répartis en 4 brigades PubBusters, ont symboliquement libéré de la pression publicitaire plusieurs lieux emblématiques. A une semaine du second tour des élections municipales et métropolitaines, les citoyens mobilisés ont rappelé aux candidats les incohérences de leur programme. En effet, un programme écologique, un programme pour l’amélioration du cadre de vie ou un programme en faveur des commerces de proximité passe d’abord et avant tout par la réduction de la pression publicitaire et par l’interdiction des écrans numériques dans le Règlement Local de Publicité Intercommunal (RLPI).

Crédit vidéo : Videalist et Black & White Production

Ce matin dans les rues lyonnaises 39 militants sont intervenus pour libérer des lieux phares de Lyon de la publicité lors d’une action non-violente organisée par Alternatiba ANV Rhône. A la Guillotière, autour du parc de la tête d’or, sur les quais de saône ou encore à Foch, les brigades PubBusters ont recouvert avec leurs extincteurs des panneaux publicitaires afin de libérer l’espace public de ces incitations constantes à surconsommer des produits dont la nécessité est à questionner. Avec cette action ils souhaitent interpeller les candidats aux élections métropolitaines et obtenir d’eux une position sans équivoque à propos des panneaux numériques publicitaires.

“Prétendre avoir un programme écolo qui ne s’opposerait pas à l’arrivée des écrans publicitaires numériques dans nos rues, c’est juste se moquer des citoyens !  Même les candidats sans sensibilité écolo prétendent se battre pour le cadre de vie et pour les commerces de proximité. Quelle cohérence si il y a de la publicité pour les multinationales sur écran à tous les coins de rue ?!”” déclare Florent Gaudin, militant Alternatiba ANV Rhône.

Le combat Antipub à Lyon 

En effet, depuis sa création à Lyon fin 2017, le collectif Plein La Vue a démontré les nuisances causées par la publicité et notamment les écrans numériques. Malgré un travail de fond, de nombreux modes d’actions et de sensibilisation, qui ont mis en avant le désamour des lyonnais et des petits commerçants pour la publicité, leurs arguments sont restés sans réponse de la part de la Métropole du Grand Lyon présidée par David Kimelfeld.

Afin d’interpeller les maires et les élus, de nombreuses actions de désobéissance civiles non violentes ont été menées depuis plus d’un an, menant entre autre au procès d’un activiste climat Alex Montvernay. Jugé le 2 Juin dernier, il a reçu le soutien de Delphine Batho, venue témoigner à son procès[1]. Elle indiquait alors : “Si Alex est condamné, c’est toute la lutte de la jeunesse pour le climat qui sera condamnée”. Delphine Batho, députée des deux sèvres et ex-ministre va porter plusieurs projets de loi à l’assemblée nationale pour réduire la publicité et interdire les écrans numériques publicitaires. Il semblerait que ce sujet devienne incontournable dans le débat public.

C’est pourquoi, malgré la répression, le collectif Alternatiba ANV Rhône a continué sa campagne AntiPub en profitant d’une journée nationale de mobilisation contre la publicité le 14 Février dernier, pour lancer sa brigade AntiPub : Les PubBusters [2]. Avec des messages percutants et un style esthétique inspiré de la pop culture, la brigade a rapidement recruté des dizaines de militants. Dans le même temps, Extinction Rebellion a réalisé une action de sortie du confinement le 16 Mai dernier pour appeler à ne “pas revenir à l’anormal”, en laissant la publicité confinée. Le 9 juin dernier, 22 associations et des universitaires ont présenté leur rapport dont le nom parle de lui même « Big Corpo : encadrer la pub et l’influence des multinationales : un impératif écologique et démocratique »[3]. Jeudi dernier, c’était au tour de GreenPeace de passer à l’action dans toute la France pour réclamer une loi Evin climat [4]. Enfin hier, c’est la Convention Citoyenne pour le Climat qui a voté à 89% en faveur de propositions visant à interdire les panneaux publicitaires dans les espaces publics extérieurs, hors information locale et culturelle et tout simplement interdire les écrans numériques [5].
Les mobilisations sont de plus en plus nombreuses sur ce sujet qui fait consensus et rassemble des courants variés : féministes, zéro déchet, climat, petits commerçants, neuroscientifiques, pédiatres…

La place du politique

La question se pose alors : comment faire évoluer la place de la publicité ? Lors de la table ronde organisée en soutien à Alex Montvernay le 1er  Juin dernier [6], Eric Piolle, maire de Grenoble, nous expliquait son action drastique de refus de renouvellement des contrats publicitaires pour libérer l’espace public de la publicité dans sa ville. Il soulignait d’ailleurs la victoire culturelle autour de la publicité puisqu’aucun candidat aux élections actuelles n’a remis en question sa suppression dans l’espace public grenoblois. Il est donc possible de libérer l’espace public de l’emprise de la publicité.

Marie Cousin, présidente de RAP, nous expliquait les différents leviers d’action possibles. D’un RLPI restrictif sur la densité publicitaire et les dispositifs autorisés, aux projets de loi légiférant sur le contenu, même si la place du citoyen est importante, elle affirmait que la réponse est politique.

Laisser les citoyens à la merci des publicitaires est donc un choix politique.

Les candidats lyonnais doivent se positionner

Alors à une semaine du second tour des élections métropolitaines et municipales, ce que nous voulons aujourd’hui, c’est un positionnement clair de la part des candidats. Qu’ils défendent un programme écologique, qu’ils prônent l’amélioration du cadre de vie, et des politiques en  faveur des commerces de proximité, il ne peut être question de laisser autant de place à la publicité s’ils veulent être cohérents et convaincants.

Sont-ils, oui ou non, favorables à l’implantation des panneaux publicitaires numériques dans les rues de la métropole Lyonnaise ?

On connaît aussi le coût environnemental de leur production (problème des terres-rares), leur consommation énergétique (équivalent à celle d’un foyer de 3/4 personnes), sans parler des dangers des écrans pour les plus jeunes. A partir de là, tolérer ces écrans est politiquement irresponsable.

Nous nous interrogeons alors.

David Kimelfeld, osera-t-il se prétendre écolo en laissant la possibilité à ces panneaux d’être implantés comme le projet de RLPI le prévoyait sous sa présidence ? David Kimelfeld prône la défense des commerces de proximité, leur imposera-t-il une concurrence déloyale avec ces écrans numériques publicitaires ?

L’alliance LR/Gérard Collomb déjà à contre-sens de l’histoire avec le projet d’anneau des sciences, nous surprendrait-il avec une position forte sur ce sujet ? Ils n’ont de cesse de rappeler leur combat pour l’économie locale et pour le cadre de vie des habitants, oseront-ils être cohérents en se positionnant contre l’arrivée des écrans numériques publicitaires ?

Quant à Bruno Bernard, aura-t-il le courage politique qu’a eu Eric Piolle en menant ce combat de front dès le début de son mandat s’il est élu ?

La position des candidats sur le sujet de la publicité ne saurait laisser les électeurs insensibles, au vu des mobilisation autour de ce sujet dans la société civile. Les citoyens n’en peuvent plus de la publicité et ses clichés, à quand des positions fortes de la part de nos politiques pour défendre nos communs ?

Avec cette action, c’est aussi un appel qui est lancé à créer des brigades PubBusters partout en France pour libérer nos rues et nos imaginaires, du récit consumériste que construit la publicité. Si les candidats ne prennent pas des engagements forts à l’encontre de la publicité, nous le ferons.

 

Contact presse :

  •  Florent GAUDIN – 06.35.55.67.12

 

[1] Article de clôture de la journée du procès d’Alex – https://alternatiba.eu/rhone/2020/06/02/deux-mois-de-suspension-de-permis-et-300-euros-damende-requis-a-lencontre-dalex-militant-climat-anti-pub/

[2] Article lancement PubBusters – https://alternatiba.eu/rhone/2020/03/25/les-pubbusters-une-brigade-anti-pub-pour-passer-a-laction/

[3] Rapport Big Corpo – https://antipub.org/rapport-big-corpo-pour-un-encadrement-de-la-pub-dans-le-monde-dapres/

[4] Rapport pour une loi Evin Climat https://antipub.org/rapport-pour-une-loi-evin-climat-interdire-la-publicite-des-industries-fossiles/

[5] les propositions contre la publicité de la convention citoyenne pour le climat – https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/objectif/reguler-la-publicite-pour-reduire-les-incitations-a-la-surconsommation/

[6] Table Ronde sur le thème “Quelle place pour la publicité dans le monde de demain ?” – https://youtu.be/c84P6NQFcek


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Entrepôt Amazon Lyonnais : destruction du climat et mort annoncée du commerce de proximité !

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Ce mercredi 17 juin, un regroupement de plusieurs associations et collectifs lyonnais a érigé un mur de carton devant la métropole de Lyon. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une campagne de lutte contre le développement d’Amazon en France. Les commerces de la métropole seront directement mis en péril par la construction de l’entrepôt logistique d’Amazon à Colombier-Saugnieu. Le collectif appelle les futur·es occupant·es de la Métropole à s’opposer fermement à ce type d’infrastructure, hérésie sociale et environnementale !

Crédit Photo : Bastien Doudaine

Amazon surfe sur la crise

Alors que durant 8 semaines 70 % des commerces de proximité ont été obligés de fermer, Amazon a vu son chiffre d’affaire augmenter de 83 % sans tenir compte de la sécurité de ses salarié.e.s face à l’épidémie. Une récente étude montre que plus de ​12 000 commerces pourraient fermer à court terme suite à la crise du COVID19. Il est urgent de limiter cette hémorragie et ses facteurs aggravants ! La concurrence déloyale qu’opère Amazon depuis de nombreuses années en fait partie et risque de s’accroître encore dans les prochaines années si son développement n’est pas stoppé !

Les “créations d’emplois” d’Amazon : social-washing premier prix

L’implantation rapide des géants du e-commerce a déjà des effets désastreux sur les commerces de proximité et la grande distribution. Mounir Mahjoubi, ancien secrétaire d’Etat au numérique, ​estimait dans une note parue en novembre dernier que l’implantation d’Amazon va générer la destruction nette de 7900 emplois en France. La grande distribution annonce déjà la suppression de plus de 4000 postes pour 2020. Ce développement se fait en outre ​grâce à une fraude à la TVA massive (98% des vendeur.se.s sur Amazon frauderaient la TVA d’après Bercy) générant un déficit pour les finances publiques françaises supérieur à 1 milliard d’euros par an. Amazon, reconnu depuis longtemps comme spécialiste de “l’optimisation fiscale”, fait par ailleurs l’objet d’un ​recours en justice collectif​ coordonné par l’association I-Buycott !

Pour Audrey Arpin-Pont, chargée de communication pour I-Buycott : ​”À ce jour, Amazon n’a payé qu’un quart des impôts qu’elle aurait dû verser à l’Union européenne sur la période 2006-2014. Les librairies indépendantes et les petits commerces qui eux, contribuent bel et bien à l’effort fiscal du pays, n’ont pas les moyens de lutter face à un tel géant !”

Crédit Photo : Bastien Doudaine

Amazon condamne le climat !

Le dernier rapport du Haut conseil pour le climat rappelle que l’empreinte carbone liée à nos importations est supérieure aux émissions nationales, et continue d’augmenter. Un seul entrepôt de 140 000 m2​ d’Amazon, représente 240 millions de produits neufs commercialisés chaque année. Au niveau national Amazon souhaite ouvrir au moins 4 entrepôts de cette envergure d’ici 2021 (dont celui de Lyon) mettant ainsi sur le marché plus de 960 millions de produits supplémentaires par an. Pour avoir une chance d’éviter l’emballement climatique, il est impératif de réduire la surproduction, relocaliser notre économie, tout en préservant les emplois.

Fronde nationale

Sur la proposition des Amis de la Terre et de la confédération des Commerçants De France (CDF) plusieurs député.e.s ont déposé une proposition de loi dans le cadre du projet de loi de finances rectificative. ​Cette proposition de loi a pour objet de prononcer un moratoire de 2 ans à toute construction d’entrepôt logistique de plus de 1000 m2 associé au e-commerce. Par ailleurs ​une pétition en ligne lancée par la CDF, regroupant plus de 67000 signatures à ce jour, interpelle le président Emmanuel Macron pour qu’il puisse tout mettre en œuvre afin de protéger les commerces face au géant américain.

Crédit Photo : Bastien Doudaine

Résistance locale !

A Lyon le projet de construction de plateforme logistique Amazon sur la commune de Colombier-Saugnieu menace directement les commerces de toute la région. Le permis de construire de ce projet est actuellement soumis à la décision de la cour d’appel du tribunal administratif. En première instance le permis de construire s’est vu confirmé ayant été jugé « d’intérêt public majeur » par le tribunal. Les associations FRACTURE et ACENAS ont fait appel de cette décision, estimant légitimement que l’analyse d’impact proposée par le contractant Goodman était trop parcellaire. Le ​rapporteur public avait à ce titre préconisé l’annulation pure et simple du permis de construire.

D’après Gilles Renevier, président de FRACTURE : ​”Amazon représente le passé consumériste et est en opposition au monde de demain plus respectueux de la nature et des femmes et des hommes.”

La Métropole et l’État au pied du mur !

C’est donc dans ce contexte de lutte locale et nationale que s’est inscrit l’action de ce matin : une vingtaine ​de militant.e.s d’Alternatiba ANV Rhône, d’I-Buycott et d’Extinction Rébellion ont dressé un mur au pied de la métropole pour dénoncer l’expansion à Lyon du géant américain. Les organisations mobilisées invitent les futur·es locataires de la métropole à tout faire pour stopper l’implantation d’Amazon au sein de notre territoire. De même, les député·es du Rhône doivent largement soutenir la proposition du moratoire à l’Assemblée Nationale.

Pour Adrien Montagut, militant d’Alternatiba ANV Rhône : “D​éjà que l’on nous promet des écrans publicitaires numériques dans l’espace public qui ne bénéficieront aucunement aux commerces de proximité, la construction du méga entrepôt d’Amazon à Lyon assombrit encore plus l’avenir des commerces de la région.

Contacts presse :
Adrien Montagut Alternatiba/ANV Rhône – 06 74 10 27 67 – ​adrien.montagut@protonmail.com
Louise Begey et Audrey Arpin-Pont I-Buycott – 06 86 46 35 34 – ​audrey@i-buycott.org et alternatives@i-buycott.org
Gilles Renevier FRACTURE – 06 16 81 78 70

Associations et collectifs mobilisés autour du sujet Amazon à Lyon :
ACENAS / Alternatiba ANV Rhône / ATTAC / Eco-Défense / Extinction Rebellion Lyon / FRACTURE / Gilets Jaunes / I-Buycott / Lyon Climat / Youth for Climate Lyon


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Mobilisations historiques contre le racisme et les violences policières en France

Communiqué Alternatiba ANV Rhône

Lyon, le 8 juin 2020

80 000 personnes rassemblées à Paris mardi 2 juin 2020 à l’Appel d’Assa Traoré et du Collectif Adama, suivi de nombreux rassemblements en France ont ouvert une voie à celles et ceux qu’on ne voulait pas voir ni entendre, à cette violence et à ce racisme qui jusque là étaient tus en France.

A Lyon, nous étions 12 000 personnes à marcher samedi 6 juin 2020 contre le racisme et les violences policières, une mobilisation historique.

Un très grand bravo aux organisatrices et à toutes celles et ceux qui ont grossi les rangs.

Lyon, le 6 juin 2020. Photo Joël Philippon pour Le Progrès

Ces rassemblements font écho au mouvement “Black Lives Matter” qui secoue les Etats-Unis et le monde entier depuis la mort de George Floyd, plaqué au sol, le genou du policier maintenu sur le cou pendant de longues minutes lors de son arrestation le 25 mai 2020.

“Ce n’est que le début”, a annoncé Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré, qui lutte depuis quatre ans avec le Collectif Adama afin que justice soit rendue suite à la mort de son frère lors de son interpellation en juillet 2016.

“J’aurais aimé que Martin Luther King, détenteur du prix Nobel de la Paix, venu ici à Lyon il y a 54 ans, soit là” nous dit Melynda, l’une des quatre organisatrices de la Marche de Lyon.

“Peu importe la couleur que nous ayons nous sommes tous pareils.” Maritza, organisatrice.

“Les mots me manquent pour décrire ce que j’ai pu ressentir ce samedi 6 juin.” Arkia, l’une des quatre organisatrices de la Marche de Lyon.

Lyon, le 6 juin 2020. Photo Joël Philippon pour Le Progrès

Ne plus se taire et demander justice.

Nous nous battons en tant que mouvement citoyen radical pour le Climat pour un monde soutenable profondément basé sur la justice sociale. Nous refusons l’injustice, la violence et le racisme systémique que subissent les personnes racisées en France. Les droits humains sont indivisibles, nous resterons mobilisé·es tant qu’ils ne seront pas respectés.

Une mobilisation nationale est annoncée pour le samedi 13 juin 2020.

#GenerationAdama #JusticePourAdama – Justice pour toutes et tous

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En savoir plus, suite des mobilisations

“Mort d’Adama Traoré : toute l’histoire” Brut, 7 juin 2020

La vidéo du rassemblement du 2 juin 2020 à Paris

Retour en images sur la mobilisation de Lyon, 6 juin 2020 avec le Progrès

Pour une rupture politique avec le système policier Fatima Ouassak

Signer la pétition contre la loi visant à empêcher la diffusion des images de violences policières

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Photo En-tête Article Bastien Doudaine