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Enercoop : Deux RDV à Lyon pour un fournisseur d’électricité 100% renouvelable et coopératif !

Deux permanences Enercoop à l’AlternatiBar Maison des Alternatives de Lyon

Mercredi 16 octobre et mercredi 11 décembre prochain, on change de contrat d’électricité pour un fournisseur 100% renouvelable et coopératif !

Rendez-vous de 14h à 20h ce mercredi 16 octobre et de 14h à 17h30 le 11 décembre avec Enercoop Rhône-Alpes.

Passez, c’est ouvert à toutes et à tous pour discuter, faire une estimation et souscrire sur place ! [Evénement Facebook]

AlternatiBar Maison des Alternatives de Lyon, 126 Montée de la Grand Côté Lyon 1.

Accélérer la transition citoyenne et énergétique sur nos territoires.

Jusqu’au 31 octobre 2019, chaque souscription chez Enercoop avec le code “Alternatiba”, c’est 20€ reversé à Alternatiba ou au groupe local, nous donnant ainsi les moyens d’agir et de mettre en lumière d’autres alternatives face à l’urgence climatique !

Enercoop est, en France, le seul fournisseur à proposer une électricité 100% renouvelable et citoyenne.
C’est une coopérative : elle appartient à ses sociétaires et  le pouvoir est exercé démocratiquement selon le principe “une personne = une voix”.

Plus de la moitié des bénéfices de la coopérative est réinvestie dans l’entreprise, notamment dans des projets citoyens d’énergie renouvelable. Ce modèle détient une véritable vision écologique et sociale qui illustre parfaitement les alternatives promues par Alternatiba.

Enercoop s’approvisionne en électricité renouvelable directement auprès de ses 240 productrices et producteurs d’énergie indépendants et injecte dans le réseau de distribution d’électricité autant d’énergie que ses sociétaires en consomment. Aujourd’hui 10 coopératives régionales maillent le territoire et s’approvisionnent au plus près du lieu de consommation, dans une logique de circuit-court.

En plus de cela, Enercoop accompagne ses sociétaires dans la sobriété énergétique, par des actions de sensibilisation voire de coaching avec Dr Watt. En effet, la sobriété et l’efficacité énergétique sont des préalables à une consommation énergétique 100% renouvelable. Rappelons que « l’énergie la plus propre et la moins chère est celle que nous ne consommons pas ».

Partageant la même vision, Enercoop et Alternatiba se retrouvent aussi parmi les membres actifs du Collectif pour une Transition Citoyenne et du Pacte pour la transition, et bien sûr dans la plupart des Villages des alternatives et autres événements du mouvement climat.


Et en plus, passer chez Enercoop, c’est simple !

Que tu sois locataire ou propriétaire, tu es libre de choisir ton fournisseur d’électricité et d’en changer ! C’est plus facile qu’on ne le croit, cela se fait en quelques clics !

Il faudra compter en moyenne un peu plus de 8 € par mois (hors chauffage électrique) sur ta facture en plus du prix moyen de l’éléctricité (avec un contrat EDF par exemple). L’offre est sans engagement, sans coupure d’électricité et sans changement de compteur. Enercoop se charge de toutes les procédures administratives y compris la résiliation de ton contrat avec ton fournisseur actuel.

La check-list avant ta souscription :

  • Munis-toi d’une de tes dernières factures d’électricité
  • d’un RIB,
  • et de 5 petites minutes !

Passe nous avoir à l’AlternatiBar mercredi 16 octobre. Tu peux également souscire en ligne : passe chez Enercoop et soutiens Alternatiba !


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Les militants climat et antipublicité sont prêts. Pas la Métropole de Lyon ni la justice !

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Communiqué de presse
Alternatiba/ANV Rhône, Collectif Plein La Vue, Résistance à l’Agression Publicitaire

Les militants climat et antipublicité sont prêts.
Pas la Métropole de Lyon ni la justice !

De l’eau et de la farine, une affaire vraiment trop complexe pour un seul juge ?

Lyon, le 7 octobre 2019. Report du procès d’Alex Montvernay, militant climat antipub qui comparaissait ce lundi 7 octobre au Tribunal de Grande Instance de Lyon. L’audience n’aura duré que quelques minutes avant que l’affaire ne soit renvoyée. La juge unique argue de la “complexité de la nature des faits, du contexte et des discussions de société soulevées” pour que l’affaire soit jugée par une juridiction collégiale. L’audience est reportée au 2 juin 2020.

Depuis deux ans, les différentes organisations interpellent par tous les moyens la Métropole de Lyon sur le caractère néfaste de la publicité, son impact sur le climat et la surconsommation qui participent à un système dont nous savons devoir sortir (1). Celle-ci a décidé d’attaquer un militant d’Alternatiba/ANV Rhône, Alex Montvernay, suite à l’action de désobéissance non-violente de recouvrement publicitaire géant de la Métropole de Lyon le 24 mars dernier (2). Cette action s’inscrit dans un mouvement de dénonciation de l’inaction de la Métropole de Lyon. En effet, cette dernière préfère répondre à la pression des lobbies plutôt que d’entendre les 97% des habitants qui se sont prononcés contre les écrans numériques dans le cadre du Règlement local de Publicité Intercommunal (RPLi) qui sera voté en décembre (3).

Conférence de presse publique, Place Guichard Lyon 3, lundi 7 octobre 2019

Ce lundi, de nombreuses organisations étaient présentes en soutien, parmi lesquelles le Collectif Plein la Vue, Résistance à l’Agression Publicitaire, Les Amis de la Terre et ANV-CO2P1. Elles ont ainsi pu témoigner du travail de plaidoyer engagé depuis deux ans auprès de la Métropole, des impacts de la publicité et de la nécessité d’entrer en désobéissance civile.

Plus de 150 personnes ont accompagné Alex Montvernay qui comparaissait devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon, et ont donné de la voix jusqu’à l’entrée du militant : “PUB ou CLIMAT, les lyonnais ont fait leur choix“ ou encore “Métropole entend nous, on veut pas des pubs partout”.

Entrée du prévenu au TGI de Lyon, entouré de ses soutiens, lundi 7 octobre 2019

Face à la mobilisation et au retenti que sa décision pourrait prendre, suite à la récente relaxe de militants non-violents ayant également plaidé l’état de nécessité (4), la juge a donc décidé de reporter l’audience. Invoquant la “complexité” de l’affaire, elle a été suivie par le parquet. L’avocat du prévenu, Maître Fourrey, s’est exprimé au cours de l’audience : “Il y a un débat de société qui existe et j’ai l’impression que le tribunal veut botter en touche, a eu peur et veut remettre ça en juin 2020 alors que l’urgence climatique est toujours là”. Il questionnera ensuite la préparation des juridictions à juger ce genre de sujets qui vont se multiplier : “Je suis prêt, le prévenu est prêt, nous sommes prêts. A nous expliquer, à nous défendre. Il n’y a pas de partie civile en face, ni d’éléments dans le dossier de la partie civile, alors c’est encore plus simple !”.

Le procès est reporté au 2 juin 2020, pour se dérouler devant une juridiction collégiale.

Pour Alternatiba/ANV Rhône, il s’agit d’un véritable aveu de faiblesse tant de la Métropole de Lyon qui n’était pas représentée ce jour à l’audience, que de la justice qui préfère reporter plutôt que de prendre des décisions courageuses, à la hauteur de l’Histoire et de l’urgence climatique. Ce fut le cas à Lyon le 16 septembre dernier pour le procès des Décrocheurs de portrait, le juge ayant reconnu l’état de nécessité et la légitimité de l’action. Les différentes organisations rappellent la nécessité et l’urgence d’investir le débat public mais il apparaît que les institutions ne sont pas prêtes à assumer l’urgence de la situation.

Malgré le report, la mobilisation continue sur la Place Guichard Lyon 3 avec une formation à la désobéissance civile non-violente, des ateliers de sensibilisation pour les enfants sur les impacts de la publicité et des concerts jusqu’au soir.

Une mobilisation organisée par Alternatiba/ANV Rhône et soutenue par Collectif Plein La Vue, Résistance à l’Agression Publicitaire, ANV-COP21, Amis de la Terre France, Collectif des Déboulonneurs, Youth For Climate Lyon, Lyon Climat, Extinction Rebellion Lyon, Greenpeace Lyon, Oxfam Lyon, ATTAC Rhône, Gilets Jaunes, CGT, I-boycott.

Dossier photos HD libres d’utilisation

(1) Dossier de presse du procès du 7 octobre
(2) L’action du 24 mars
(3) Enquête réalisée par le Collectif Plein La Vue
(4) Lyon : les décrocheurs relaxés, l’inaction climatique du gouvernement reconnue

Contacts presse
Sylvine BOUFFARON 06 87 50 65 35 – sylvinebouffaron@orange.fr
Célia CICHOCKI 06 72 25 70 40 – celia.cichocki@gmail.com


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Deuxième procès antipub à Lyon ! Une répression sans précédent pour un recouvrement de panneaux publicitaires

Résistance à l’agression publicitaire, Alternatiba/ANV Rhône, Collectif des Déboulonneurs

Deuxième procès antipub à Lyon ! Une répression sans précédent pour un recouvrement de panneaux publicitaires

Lyon, le 6 octobre 2019 – Après avoir agi de façon non-violente et non-dégradante, trois militants de l’association Résistance à l’agression publicitaire (RAP) ont effectué 12 heures en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche. Ils sont convoqués au Tribunal de Grande Instance de Lyon le 26 mars 2020, lendemain de la journée mondiale contre la publicité.

Au cours de cette action non-violente et non-dégradante, trois militants, Antonin, Rémi et Yann, membres de différents groupes locaux de RAP (Rennes, Grenoble et Saint-Quentin-en-Yvelines) ont été interpellés par la police sur les quais de Saône à Lyon, à 23h35.

Cette garde à vue intervient pendant le week-end de l’Assemblée Générale de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) à Lyon (1). Dans ce cadre, Le groupe RAP Lyon a organisé une action de recensement des publicités sur la presqu’île lyonnaise et de recouvrement de panneaux publicitaires. Les panneaux publicitaires ont été recouverts du slogan « Ni pub, ni procès », en référence au procès d’Alex, militant climat antipub d’Alternatiba/ANV Rhône, qui se tiendra ce lundi 7 octobre (2).

Un comité de soutien a été organisé par Résistance à l’Agression Publicitaire, Alternatiba/ANV Rhône et le Collectif des Déboulonneurs. Les trois militants sont sortis à 12h45 du commissariat de Villeurbanne après 12h de garde à vue. Il sont convoqués pour « dégradation » au Tribunal de Grande Instance de Lyon le 26 mars 2020, lendemain de la journée mondiale contre la publicité. Antonin, un des prévenus « Je suis choqué par cette répression disproportionnée pour une action non violente et non dégradante, c’est une entrave à ma liberté d’expression ».


Lyon, le dimanche 6 octobre 2019

 

La détermination reste intacte et les différents collectifs donnent rendez-vous ce lundi 7 octobre pour une large journée de mobilisation (3) qui débutera à 12h30 Place Guichard Lyon 3 avec une conférence de presse publique et un cortège qui accompagnera Alex au tribunal. Tout au long de l’après-midi et jusqu’au soir, des ateliers de sensibilisation sur les impacts de la publicité à destination des enfants, formation à la désobéissance civile et concerts sont prévus sur la place.

 


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Un procès pour de la farine et de l’eau : Alex militant climat anti-pub devant les tribunaux le 7 octobre à Lyon

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Alex, militant climat anti-pub est poursuivi suite à l’action de recouvrement publicitaire géant de la métropole de Lyon du 24 mars dernier. Il avait alors passé 26h30 en garde à vue en pleine journée mondiale contre la pub.

⚖️ Alex passe en procès au Tribunal de Grande Instance de Lyon le lundi 7 octobre prochain. Il risque 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Une importante mobilisation est prévue le Jour J Place Guichard (Conférence de presse publique à 12h30, Rassemblement de soutien à 13h en amont de l’audience, prises de paroles de collectifs et organisations locales et nationales, ateliers de sensibilisation pour les enfants sur les dangers de la publicité, restauration, concerts etc.).

Une mobilisation Alternatiba/ANV Rhône
Soutenue par Collectif Plein la vue, Résistance à l’Agression Publicitaire, Action non-violente COP21, Les Amis de la Terre France, Résistance à l’Agression Publicitaire Lyon, Youth For Climate Lyon, Lyon Climat.

Lire le témoignage d’Alex
Dossier de presse
Programmation complète
L’événement Facebook
Faire un don pour soutenir la mobilisation et la campagne
Etre bénévole en amont et le jour J
Kit de mobilisation

 

COMMUNIQUE

#NiPubNiProces

Lyon, le 30 septembre 2019

Un procès pour de la farine et de l’eau : Alex militant climat anti-pub devant les tribunaux le 7 octobre à Lyon

Le lundi 7 octobre, Alex Montvernay, 26 ans, militant pour le climat et l’anti-pub sera jugé au Tribunal de Grande Instance de Lyon pour “dégradation” et “complicité” suite à une action de recouvrement publicitaire géant de la métropole de Lyon le 24 mars dernier. Il risque 2 ans de prison et 30 000 € d’amende. Alors que le vote du RLPi – Réglement Local de Publicité intercommunal – au conseil métropolitain est prévu le 16 décembre prochain, une importante mobilisation est prévue.

Malgré la mobilisation de citoyens et de collectifs depuis des mois qui s’appuient notamment sur le travail du collectif Plein La Vue, malgré la concertation publique sur le RLPi qui va en l’état à l’encontre des enjeux actuels, écologiques et sociaux liés à la surconsommation et au gaspillage notamment, malgré la volonté claire des habitants qui ne veulent ni des écrans numériques, ni des publicités géantes, la métropole de Lyon continue de faire la sourde oreille sous la pression des lobbies.

La métropole n’écoute pas, alors on la recouvre !

Cette action s’est voulue la réplique en plus massive de l’action de fin de Marche pour le climat pour laquelle 40 000 lyonnais étaient réunis le 16 mars, proclamant l’entrée en résistance, et recouvrant pour la première fois l’hôtel de la métropole pour pointer du doigt son irresponsabilité (communiqué du 16 mars). Ce jour là, la réaction des forces de l’ordre avait été immédiate.

Réplique le 24 mars – “La métropole n’écoute toujours pas, alors on la recouvre !” : 200 affiches pour 160 m2 de recouvrement pour cette action de désobéissance civile non-violente menée par Alternatiba/ANV Rhône, qui s’est déroulée dans la détermination et le calme. Alex se fera interpellé. Il passera 26h30 en garde à vue en pleine journée mondiale contre la publicité. La Métropole de Lyon portera plainte le même jour.

Aller au delà de l’interpellation des pouvoirs publics, faire état des risques écologiques, économiques et sanitaires qui entourent la validation du RLPi en rendant visible ce qui ne l’est pas, le matérialiser avec une action directe de recouvrement de publicité, celle-là même qui envahit nos rues. Voilà ce qui a animé nombre de citoyens depuis des mois.

Une répression de plus en plus forte contre les militants climat de Lyon

Le procès du 7 octobre, c’est :
Un procès de plus pour un militant non-violent pour le climat et la justice sociale, déterminé à montrer l’absurdité de politiques qui nous envoient droit dans le mur.

Un procès pour un jeune militant des Marches pour le climat, entré en action et en résistance, qui a choisi la désobéissance civile et qui se montre lui responsable quand la métropole de Lyon décide, elle, de ne pas tenir compte de l’avis de 97 % des lyonnais “défavorables ou très défavorables” aux écrans numériques, notamment.

Ce sont donc une nouvelle fois celles et ceux qui se mettent réellement en action qui sont poursuivis, la répression se faisant de plus en plus forte contre les militants climat de Lyon. Après les décrocheurs de portrait de Macron et les jeunes de Youth For Climate en Maison de Justice pour avoir peint des pistes cyclables, c’est la troisième campagne climat réprimée au niveau local.

Cette journée de mobilisation sera précédée par le rassemblement national Anti-pub les 5 et 6 octobre à Lyon.


Evénement Alternatiba ANV Rhône
Avec le soutien de Collectif Plein la vue, Résistance à l’Agression Publicitaire, Action non-violente COP21, Les Amis de la Terre France, Résistance à l’Agression Publicitaire, Youth For Climate Lyon, Lyon Climat. 

 

12h30 : Conférence de Presse – Place Guichard, Lyon 3
14h : Audience au Tribunal de Grande Instance – 67, rue Servient Lyon 3Contacts presse / Suivre l’audience et avoir plus d’informations sur le déroulement de la mobilisation :
Sylvine BOUFFARON 06 87 50 65 35 sylvinebouffaron@orange.fr
Célia CICHOCKI 06 72 25 70 40 – celia.cichocki@gmail.com

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[PROCES 07.10 à LYON] Programmation complète

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Rendez-vous le 07.10 à Lyon en soutien à Alex : Mobilisons-nous contre la Publicité !

Alex, militant climat anti-pub, est poursuivi suite à l’action de recouvrement publicitaire géant de la Métropole de Lyon du 24 mars dernier. Il passe en procès au Tribunal de Grande Instance le lundi 7 octobre : Soyons nombreuses et nombreux à le soutenir !

** Evénement gratuit ouvert à toutes et à tous **

Témoignage d’Alex, militant climat anti-pub :

“Le 7 octobre j’ai besoin de votre soutien. Je risque 2 ans de prison et 30 000 € d’amende pour avoir voulu dénoncer les impacts et l’emprise de la publicité dans un contexte d’urgence climatique. Je ne serai pas seul : nous serons des milliers présents à Lyon et sur les réseaux sociaux.”

#NiPubNiProcès

Lire le témoignage complet 

Lire le communiqué

 

🎥 12h30 – Conférence de Presse
Place Guichard, Lyon 3. Conférence publique ouverte à tout.e.s

 

✊ 13h – Temps fort de mobilisation en soutien à Alex et entrée au tribunal
Rendez-vous devant le Tribunal de Grande Instance à Lyon pour un rassemblement de masse, prises de paroles des personnalités et témoins.
*Accès à l’audience ouvert au public, dans la limite des places disponibles

 

👥 17h30 à 18h – Retour du prévenu accompagné de ses soutiens et prises de paroles 
Place Guichard, Lyon 3

 

Place Guichard à Lyon 3 : Faisons sa fête à la Pub !

 

👧👦 16h à 18h30 : Ateliers récréatifs pour les enfants
Coloriages d’affiches, goûter à l’aveugle, jeux de quizz intergénérationnels et pleins d’autres activités pour petit.e.s et grand.e.s!

 

 

🎻 18h à 19h : Initiation au Bal Folk
Rendez-vous devant la scène principale pour une initiation au bal folk avant les concerts gratuits… en piste !
🖐 18h à 20h : Formation action non-violente
Ensemble, contribuons à l’émergence d’un large mouvement citoyen populaire, radical et non-violent pour le climat.

CONCERTS GRATUITS DÈS 19h sur la Place Guichard

🔥 19h – FEEL THE DRAUGHT
 Feel the Draught, c’est un voyage musical vers l’Irlande, à coup de reels, jigs, polkas et chansons !

 

 

🔥 20h30 – MOXOBE
Du samba et du forrò largement soulignés par les influences funk et cubaines.

 

 

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Donner un coup de main en amont ou le jour J : Remplir le formulaire bénévoles
Communiquer avec le Kit de mobilisation (visuels web, affiches, tracts)
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“Je risque 2 ans de prison et 30 000 € d’amende pour de la farine et de l’eau !”

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Alex, prévenu le 07.10 à Lyon au Tribunal de Grande Instance de Lyon, partage son témoignage. #NiPubNiProces

Bonjour,

Je m’appelle Alex, j’ai 26 ans et lundi 7 octobre je serai en procès au Tribunal de Grande Instance de Lyon. Je suis poursuivi à la suite de l’action de recouvrement publicitaire géant de la métropole de Lyon du 24 mars dernier. Cette action s’est faite avec des affiches publicitaires récupérées et découpées, avec de la farine et de l’eau, 3 banderoles, ainsi qu’une quarantaine d’autres citoyen.ne.s. Le dimanche 24 mars, immédiatement après le recouvrement je me suis fait interpeller et j’ai passé 26h30 en garde à vue en pleine journée mondiale contre la publicité.

Pourquoi recouvrir la métropole de Lyon de publicités ?
Un projet de RLPI (Règlement Local Publicitaire Intercommunal) est en discussion depuis des mois. Ce RLPI va légiférer sur la place de la publicité dans la métropole lyonnaise pour les prochaines années. Après plusieurs rencontres, des concertations publiques, des pétitions, la métropole de Lyon présente un projet de RLPI, le 14 mars. Il se révèle permissif, envahissant et néfaste pour la planète, avec notamment l’autorisation d’écrans numériques. En résumé, malgré la mobilisation de citoyen.ne.s et de collectifs, malgré la volonté des habitant.e.s qui ne veulent ni écrans numériques, ni publicités géantes, la métropole de Lyon continue de faire la sourde-oreille sous la pression des lobbies de la publicité. Savez-vous que nous recevons déjà entre 1200 et 2200 messages publicitaires par jour ?! Oui par jour !!! Quelle influence ces messages publicitaires peuvent-ils avoir sur nous ? Nos envies ? Nos goûts ? Notre imaginaire ? Nos besoins ? Nos choix ?

Les 2 raisons principales qui m’ont fait devenir un militant “anti-pub” sont :

  • Aujourd’hui, comment échapper à la publicité ? Tu ouvres une application sur ton smartphone, de la publicité. Tu passes devant une télévision, de la publicité. Tu allumes la radio, de la publicité. Tu vas sur internet, de la publicité. Tu vas jouer au foot avec des copains, de la publicité. Tu te promènes dans la rue, de la publicité. Tu prends les transports en commun, de la publicité Etc. Impossible d’y échapper !
  • Je crois qu’aujourd’hui l’urgence climatique n’est plus à démontrer et il s’agit d’un défi immense, qui nécessitera des changements radicaux. Comment relèverons-nous ce défi avec des publicités pour Macdo ou pour des SUV devant nos écoles ?!

Je peux ajouter que la publicité véhicule le sexisme, le conformisme, la surconsommation. J’aurais pu dire qu’un écran numérique de 2m² consomme autant qu’une famille avec 1 enfant (7000kWh/an), que la publicité ne profite qu’aux grands groupes et pas à nos petits artisan.ne.s et commerçant.e.s. Et pour finir j’aurais pu dire que l’argument financier, consistant à dire que la publicité rapporte à la métropole de Lyon est tout simplement ridicule, puisqu’il s’agit d’une somme dérisoire à l’échelle du budget (moins de 1%). Stop au Green Washing place aux actes !

Comment en suis-je arrivé là ?
Je vais remonter quelques années en arrière. Ayant de bons résultats à l’école, j’intègre en 2010 une prépa HEC (classe préparatoire aux grandes écoles de commerce). A cette époque je suis un pur produit du système, prêt à travailler dur pour le faire perdurer. C’est paradoxalement à ce moment là que je commence à me rendre compte de certaines aberrations de notre système économique. Cette prise de conscience, combinée à un coup de fatigue et à un manque criant de solidarité et d’entraide au sein de ma promo, m’amène à arrêter et me réorienter. Ce monde n’est pas pour moi ! J’intègre alors un IUT, puis l’école d’ingénieur Centrale Lyon.
C’est lors de mon DUT que j’entends parler de manière plus poussée de dérèglement climatique. Pour autant je continue à penser que les actions individuelles suffiront.
Le premier élément déclencheur de ma prise de conscience, c’est une discussion avec mon petit frère en 2015. Après avoir écouté par hasard une émission de radio sur l’écologie et la nomination d’un jeune “prodige” au ministère de l’Economie, j’en viens à lui répéter bêtement les arguments entendus dans cette émission de radio. Il explose de rire, me traite “d’imbécile” et démonte un par un tous mes arguments. Honteux de m’être fait clouer le bec par mon petit frère je commence à creuser ces sujets pour savoir quoi répondre la prochaine fois.
C’est lors de la campagne présidentielle 2017 que je me politise véritablement et que j’arrive à faire un lien clair entre justice sociale et justice climatique. C’est aussi à cette période que j’ai mes premiers engagements. Très vite je dois les arrêter afin de pouvoir consacrer l’essentiel de mon temps à ma maman, gravement malade, qui nous quittera le 4 janvier 2018. C’était la meilleure des mamans, une femme forte avec des convictions et qui se battait pour ses idées. Je sais qu’elle serait fière de moi. Adolescent, je la charriais quand elle allait en manif en lui disant qu’elle était fainéante ou qu’elle prenait la France en otage. Quel petit con !

Fin 2018, le rapport du GIEC, les premières marches Climat et le mouvement des Gilets Jaunes me donnent envie de (re)monter en selle. J’intègre Lyon Climat et participe à l’organisation de la chaîne humaine du 27 janvier 2019. J’entre alors en contact avec le collectif Plein La Vue (collectif engagé pour la réduction de la publicité dans l’espace public et qui travaille à peser sur la rédaction du RLPI). Et c’est ainsi qu’un soir après un atelier de confection d’affiches à l’AlternatiBar pour le collectif Plein La Vue, ma copine et moi sommes amené.e.s à tenir le bar pour la soirée à la suite d’un désistement d’un bénévole. Depuis nous ne sommes jamais vraiment ressorti.e.s de l’AlternatiBar Maison des Alternatives, local du Collectif Alternatiba/ANV Rhône.

J’ai rencontré des gens fantastiques, j’ai donné un coup de main sur l’organisation d’un stand au salon Primevère, puis je me suis proposé pour représenter Alternatiba ANV Rhône dans le groupe de travail pour aider au développement de la Gonette (monnaie locale et citoyenne lyonnaise) et je me suis formé à l’action non violente. De fil en aiguille, j’en viens à participer à cette action anti-pub et à faire 26h30 de garde à vue qui mèneront à ce procès.

Pourquoi désobéir va-t-il faire avancer les choses ?
Cela part d’un constat assez simple : j’ai changé ma manière de consommer, je ne jette rien par terre, je coupe l’eau après m’être brossé les dents, j’éteins la lumière quand je quitte une pièce, j’ai signé la pétition “l’affaire du siècle” avec 2,3 millions de citoyen.ne.s, j’ai marché avec 300 000 personnes, j’ai manifesté… mais rien ou presque ne change, au mieux des petits pas. Si nous avions 300 ans devant nous pour relever le défi climatique alors oui, la stratégie des petits pas serait la plus cohérente. Malheureusement nous n’avons plus de temps d’après les scientifiques. La désobéissance civile a fait ses preuves et participe à changer le rapport de force, à faire réagir et à montrer la légitimité de nos actions. Dans ce cas précis, nous avons épuisé toutes les voies légales pour nous faire entendre et peser sur le sujet. Les effets destructeurs de la publicité ne sont plus à prouver et personne dans mon entourage se dit être pour la publicité, pourtant nos représentant.e.s veulent nous imposer encore un peu plus de publicité. Cette invasion sans notre consentement dans un contexte d’urgence climatique m’a déterminé à passer à l’action.

Le 7 octobre j’ai besoin de votre soutien. Je risque 2 ans de prison et 30 000 € d’amende pour avoir voulu dénoncer les impacts et l’emprise de la publicité dans un contexte d’urgence climatique. Je ne serai pas seul : nous serons des milliers présents à Lyon et sur les réseaux sociaux.

Ensemble nous sommes une force immense !

Merci à vous ! ❤️
#NiPubNiProces

Lire le communiqué


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Les contre-vérités de Demos Kratos sur le mouvement climat

Dans une réponse à la vidéo de Julien Malara de la chaîne Demos Kratos, des membres d’ANV-COP21, Alternatiba et des Amis de la Terre qui militent depuis plusieurs années dans le mouvement rectifient les fausses affirmations du youtubeur, et rappellent quelques fondamentaux du mouvement.

Les contre-vérités de Demos Kratos sur le mouvement climat

Alternatiba, ANV-COP21 et les Amis de la Terre, comme l’ensemble du mouvement climat, sont actuellement traversés par de multiples questionnements stratégiques. Dans ce contexte, un regard critique sur nos propres mouvements est le bienvenu. C’est ce à quoi s’est essayé récemment le youtubeur Julien Malara de la chaîne Demos Kratos dans sa vidéo “Non-violence : peut-on être populaire et radical ?” [1]. Sa vidéo présente néanmoins le gros souci de critiquer ANV-COP21, Alternatiba et les Amis de la Terre en les présentant pour ce qu’ils ne sont pas. En effet, de nombreuses choses complètement fausses sont affirmées par ce youtubeur au sujet de ces trois mouvements.

Ce texte est à la fois une réponse à Julien Malara et un apport à toutes les personnes qui ont rejoint nos mouvements ces derniers temps. Alternatiba et ANV-COP21 ont en effet grandi très vite, accueillant de nombreuses jeunes personnes pour une première expérience militante, sans qu’elles en connaissent l’origine, l’historique et le logiciel politique.
Ainsi, les fausses affirmations que Julien Malara enchaîne dans sa vidéo sont l’occasion de revenir sur quelques fondamentaux de nos mouvements.

À propos de la COP21 et de la ligne stratégique principale de nos mouvements

Julien Malara décrit dans sa vidéo une stratégie fantaisiste qu’il fait passer pour être celle des 3 mouvements qui ont organisé les Camps Climat en 2016, 2017 et 2019 : Alternatiba, ANV-COP21 et les Amis de la Terre.
Il se concentre plus particulièrement sur ANV-COP21. D’après lui, « la stratégie d’ANV-COP21, elle a été on va dire mise en place autour de 2016, après la COP21, justement, au moment où on avait encore espoir que l’Accord de Paris de la COP21 allait tout changer, que les États allaient peut-être rester sous la barre des 2°C wouah youpla boum ».

L’espoir, en 2016, que la COP21 allait tout changer ? Pour comprendre pourquoi cette affirmation est très loin de la réalité, et pour comprendre d’où vient ce préjugé selon lequel nos mouvements se contenteraient de demander gentiment aux dirigeant-e-s de changer le système (préjugé régulièrement repris par divers youtubeurs ces temps-ci), il faut revenir dix ans en arrière, à un moment fondateur de ce qui deviendra le mouvement climat que l’on connaît aujourd’hui.

2009 est en effet une année fortement marquée par les enjeux climatiques, car doit se tenir en décembre la COP15 à Copenhague, le sommet de l’ONU pour lequel les pays du monde entier se sont fixés comme objectif de signer un accord international sur le climat. Cette perspective suscite des mobilisations citoyennes importantes, et notamment une convergence inédite entre des mouvements écologistes et des mouvements de solidarité internationale, ainsi qu’un moment de prise de conscience très fort autour de l’idée que la bataille climatique conditionne nombre d’autres batailles, comme celle de la paix, de la démocratie, de la justice sociale et de la solidarité internationale. À cette époque, Alternatiba et ANV-COP21 n’existent pas encore, et le mouvement basque Bizi ! est en train de se créer, précisément dans cette dynamique de mobilisation internationale.

Les mobilisations sont alors massivement orientées vers une demande adressée aux gouvernements d’un accord international, contraignant, juste et ambitieux, pour limiter le dérèglement climatique. Et beaucoup de gens pensent alors que c’est possible. Mais la COP15 aboutit finalement à un échec, sans accord, ce qui suscite une énorme déception. Dans les années qui suivent, la mobilisation inédite qui s’était lancée en amont et autour de la COP15 s’effondre quasiment entièrement, pour devenir presque inexistante en 2012, qui est en France probablement le creux le plus bas de la vague.

Mais en 2012, nous apprenons aussi que cet objectif d’un accord international est à nouveau de mise pour la COP21 prévue pour 2015. Avec le rapport du GIEC annoncé pour la rentrée 2013, cela fixe un calendrier propice, aux yeux des militant-e-s de Bizi! notamment, pour relancer une dynamique de mobilisation citoyenne pour le climat. Mais, comme d’autres militant-e-s, nous tirons des leçons de Copenhague. Une idée devient centrale pour une partie significative du mouvement militant : ne pas construire la mobilisation sur des demandes aux gouvernements, pour éviter un phénomène de reflux comme celui que nous avons connu après la COP15. Il s’agit au contraire de lancer des dynamiques qui pourront continuer de se renforcer après la COP21. La COP21 ne doit pas être l’objectif, mais le prétexte, le point d’appui.

Non, on ne peut pas se contenter de demander aux gouvernements d’agir ! Et contrairement à ce que laisse entendre Julien Malara, cela fait déjà 7 ans que cette idée est centrale dans le courant militant qui a suscité la création d’Alternatiba et ANV-COP21.

Et c’est effectivement dans cet état d’esprit que Bizi! commence, dès 2012, un travail volontariste pour relancer une dynamique de mobilisation. À l’époque, il y a un fatalisme ambiant assez fort autour de l’idée qu’il est impossible de mobiliser sur le climat : sujet qui semble pour la plupart des gens trop abstrait, lointain, impalpable et qui provoque pour celles et ceux qui en comprennent la gravité davantage un sentiment de sidération, d’impuissance et de résignation qu’une volonté d’agir.

La stratégie de Bizi! commence par l’organisation du premier Village des alternatives Alternatiba, qui a lieu à Bayonne en octobre 2013, dix jours après la publication du rapport du GIEC, et qui prend à contre-pied ces obstacles psychologiques. Le concept d’Alternatiba consiste à transformer le temps d’un jour ou deux tout un centre-ville, libéré des voitures, en espaces d’exposition, d’ateliers, de démonstration, de toutes les alternatives qui existent déjà. Il s’agit de combattre le sentiment de sidération et de résignation face au dérèglement climatique en montrant que les alternatives existent, qu’elles sont très nombreuses, qu’elles sont déjà expérimentées sur nos propres territoires, et qu’elles créent une société plus désirable. Des alternatives bien concrètes, qu’on peut voir, tester, toucher, goûter, expérimenter. Il s’agit de sortir du fatalisme en projetant une vision positive et désirable de ce que peut être une société basée sur ces alternatives, écologiquement pertinentes, mais également porteuses de sens au travers de valeurs de coopération, d’échange et de solidarité. Il s’agit de renforcer et d’enclencher des dynamiques citoyennes nouvelles pour les développer plus massivement, autour du fil conducteur du climat. On est alors bien conscients que ce concept ne va pas tout régler, mais qu’il constitue une nouvelle porte d’entrée, un élément d’un puzzle à nombreuses pièces, et surtout un élément déclencheur d’une nouvelle dynamique.

Ce premier Village mobilise 12 000 personnes, ce qui, à l’époque, est énorme pour une mobilisation sur le thème du climat (c’est la plus grosse depuis Copenhague !), et provoque un électrochoc. Au cours des années 2014 et 2015, des groupes de nombreux autres territoires se créent pour organiser à leur tour leur propre Village des alternatives. En deux ans, 99 Villages sont organisés jusqu’à la COP21 de 2015, et une nouvelle dynamique de mobilisation voit effectivement le jour, déjouant les pronostics de nombreuses personnes qui ne le croyaient pas possible.

Bien qu’elle se lance dans la perspective de la COP21, cette dynamique va se construire en opposition complète à l’idée qu’il faudrait attendre que la solution vienne du sommet pour le climat, contrairement à ce que dit Julien Malara au sujet de nos mouvements. Car parmi les idées centrales d’Alternatiba, il y a bien le fait de ne pas se contenter d’interpeller les dirigeant-e-s et d’attendre que la solution vienne “d’en haut”, mais d’agir également directement sur nos territoires pour développer ces alternatives et commencer sans plus attendre à construire une société écologiquement soutenable et socialement juste.

La Charte des Alternatiba [2] le précise sans ambiguïté : “Les alternatives existent, elles ne demandent qu’à être renforcées, développées, multipliées ! Nous pouvons ainsi continuer à changer concrètement les choses chacun-e à notre niveau, et également renforcer la dynamique, la prise de conscience, le rapport de force permettant d’avancer vers les bonnes prises de décisions tant au niveau local qu’au niveau global.

Le jour même de la naissance d’Alternatiba, nous le disons de la manière suivante : “Cette journée se conclut sur un appel à lancer des Alternatiba partout, en France, en Europe, dans la perspective du sommet COP21 qui va se tenir fin 2015 à Paris, et que chacun fasse ces Villages d’une part pour interpeller les décideurs d’en haut, mais également pour montrer que la transition, le changement, est possible dès aujourd’hui, d’en bas, et qu’on peut tous en être les acteurs. Donc c’est ce double message que devront porter les Alternatiba”[3].

La logique d’Alternatiba est effectivement double : il faut interpeller les dirigeant-e-s, certes, mais il ne faut pas s’en contenter. Il faut développer les alternatives collectives sur nos territoires, certes, mais il faut aussi construire un rapport de force à une échelle plus globale. C’est d’ailleurs l’idée qu’il faut agir par nous-mêmes, directement, collectivement, qui va le plus porter la dynamique Alternatiba, en attirant de nombreuses personnes qui sont, déjà à l’époque, bien avant la vidéo de Demos Kratos, très sceptiques sur ce qu’il y aurait à attendre des gouvernements.

Un an et demi plus tard, alors que les Villages Alternatiba se multiplient, on retrouve cette logique dans le premier Tour Alternatiba organisé pendant tout l’été 2015, un tour de France et des pays frontaliers sur des vélos collectifs, lancé pour encourager et susciter la création de nouvelles dynamiques militantes locales alors que la COP21 approche : “Le Tour Alternatiba appelle en effet les populations à développer massivement ces nombreuses alternatives concrètes pour freiner sans plus attendre le changement climatique en cours. Cela permettra en outre de délivrer le message suivant aux chefs d’Etat qui se retrouveront fin 2015 à Paris à l’occasion de la COP21 : « la transition est en route, nous l’avons enclenchée, alors qu’attendez-vous pour faire de même ? » [4]

Là encore, c’est cette logique qui vise à articuler l’engagement citoyen à l’échelle locale et à l’échelle globale qui est à l’œuvre.

2015, c’est également la création du mouvement Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21), dont l’équipe nationale fusionnera plus tard avec celle d’Alternatiba. Car si les alternatives sont indispensables, il s’agit également de mener des actions d’opposition et de résistance, comme précisé dans l’appel fondateur d’ANV-COP21 : “Le changement climatique ne tombe pas du ciel ! Il est produit par toutes les multinationales qui continuent d’extraire les ressources fossiles du sol, et qui développent de surcroît les fausses solutions qui risquent d’empirer la situation ! Il est produit par l’inaction des politiques et le travail de sape des lobbies ! (…) Aujourd’hui, c’est d’un grand mouvement pour la justice climatique dont nous avons besoin, non-violent et déterminé, radical et populaire.” [5]

Pendant ces deux années 2014 et 2015, Alternatiba, rejoint en cours de route par ANV-COP21, ne se contentent pas de préparer telle ou telle mobilisation pour la COP21, mais construisent un mouvement citoyen qui a sa propre logique, et pour qui la COP21 n’est qu’un temps fort et non un aboutissement. Et encore moins la solution.

Au dernier jour de la COP21, le 12 décembre 2015, nous résistons aux pressions des autorités qui utilisent l’état d’urgence pour interdire tout rassemblement pour le climat, en maintenant une mobilisation que nous organisons sur le Champ de Mars devant la Tour Eiffel, reprise par le gouvernement comme symbole de la COP21.

Avec “l’espoir que l’Accord de Paris de la COP21 allait tout changer” ? Tout au contraire, nous dénonçons le jour même de l’Accord de Paris les gouvernements qui “ont failli à leur mission, ont trahi leur mandat de conclure un accord qui permette de stabiliser le climat”, nous rappelons que “pour ne pas brûler la planète, il faut laisser 80% des réserves d’énergies fossiles dans le sol. Et puisque les gouvernements ne sont pas capables de le faire, nous allons devoir l’empêcher, nous-mêmes, en bloquant un maximum de projets de gaz, de pétrole, de charbon, de sables bitumineux, de gaz de schistes, et sans oublier les fausses solutions comme le nucléaire, les agro-carburants, la géo-ingénierie. Car le changement climatique ne tombe pas du ciel, ce n’est pas une fatalité : il est produit par ce système, il est produit par ces compagnies qui sacrifient les conditions de vie civilisée sur terre pour le profit éphémère de quelques-uns. Il faut que nous entrions en désobéissance civile. Il faut que nous menions des actions non-violentes déterminées : s’interposer physiquement, sans haine, sans armes, sans violence. Mais s’interposer avec détermination, à visage découvert, et sans reculer, sans jamais baisser les bras.”[6].

Sur un plateau de télévision en direct, nous dénonçons l’Accord de Paris comme un « crime contre l’humanité »[7]. Nous dénonçons les engagements pris par les États, qui nous conduisent à un réchauffement d’au moins +3°C, avec une banderole enflammée qui indique « COP21 => +3°C ». Et nous déclarons notamment, devant 20 000 personnes rassemblées au Champ de Mars malgré l’état d’urgence, que « face au manque d’ambition et de mesures concrètes des gouvernements, c’est désormais à la société civile de gagner des batailles décisives sur le climat dans les quelques années à venir »[8].

Trois jours plus tard, le temps d’analyser un peu plus en détails l’issue de la COP21, Alternatiba envoie un nouveau communiqué de presse titré « L’Accord de Paris ne stabilisera pas le climat »[9].

Nous n’avons jamais été dupes quant à ce qu’il y aurait à attendre des États, comme nous l’écrivons par exemple dans la présentation de l’appel fondateur d’ANV-COP21 : « L’Accord de Paris (…) ne contient aucune mesure concrète et juridiquement contraignante pour que ces objectifs soient atteints. En conséquence, les plus grandes multinationales extractivistes continuent d’exploiter les ressources fossiles (…) aggravant le dérèglement climatique. Nous ne pouvons pas, en tant que citoyen·ne·s, nous contenter d’attendre que la solution vienne d’en haut et espérer que la situation s’arrange d’elle-même. Il faut agir directement, s’opposer et s’interposer aux projets destructeurs du climat, tout en construisant les alternatives qui existent déjà sur nos territoires. »[10]

Julien Malara enfonce donc une porte grande ouverte quand il insiste encore en affirmant « il faut qu’on prenne conscience qu’on n’a plus des années et des années pour sensibiliser les gens, pour attendre que nos représentants politiques décident d’eux-mêmes de sauver la planète », ou quand il poursuit en disant que « croire qu’on changera le système en faisant pression sur des représentants politiques, c’est illusoire ».
L’idée n’a pas besoin d’être martelée avec autant d’insistance en ce qui nous concerne : nous sommes d’accord, et nous n’avons jamais dit le contraire.

Sur la stratégie non-violente et la simul’action 

La stratégie non-violente est un autre sujet sur lequel Julien Malara manque cruellement de rigueur. Il prétend ainsi qu’il y avait au Camp Climat « des formations qui expliquaient que si on chante assez fort devant les réunions des politiciens ça leur fera pression et donc ils accepteront de respecter l’Accord de Paris et donc de sauver la planète ».
Il faudrait effectivement être particulièrement naïf pour croire qu’en chantant fort on pourrait convaincre les politiciens. Évidemment, ce n’est pas du tout ce que nous disons. À ce stade, ce n’est même plus de la caricature, mais de la pure invention. Et nous invitons Julien Malara à nous préciser de quelle formation il parle, qu’on aille vérifier auprès des formatrices et formateurs concerné-e-s, par acquis de conscience.
Cette vision complètement naïve et occultant la nécessité d’un rapport de force n’a rien à voir avec les actions que nous menons. Est-ce qu’on chante dans nos actions ? Oui, ça nous arrive assez souvent. Mais est-ce que notre mode d’action consiste à chanter ? Évidemment, non.

Dans la simulation d’action de masse organisée à la fin du Camp Climat, la “simul’action”, il y a des franchissements de lignes de police et de barrières par exemple, des blocages humains, des intrusions dans des bâtiments, des déploiements de banderoles en hauteur, etc. Mais pour mieux faire croire à son propos, Julien Malara isole un moment de la simul’action où l’on voit des gens qui scandent un slogan, laissant croire que l’action consiste réellement à se contenter de crier un slogan. Or ce groupe d’activistes avait pour mission de faire un leurre pour permettre à d’autres plus petits groupes de franchir les barrières, ce qu’ils ont fait.

Il y a beaucoup d’autres choses fausses ou déformées qui sont dites au sujet de la simul’action, par exemple quand Julien Malara raconte un moment où les “activistes” n’ont pas pu entrer dans un des bâtiments visés, afin de répéter que notre mode d’action consiste simplement à chanter, alors que juste avant, ces mêmes “activistes” ont réussi à entrer dans un autre bâtiment pour interrompre le “sommet” visé, après avoir franchi des lignes de police.
Mais plus globalement, il est regrettable que la vidéo s’attarde autant sur la simul’action, en tirant des conclusions comme si c’était une vraie action mûrement réfléchie et organisée. Au contraire, il s’agit d’un exercice, basé sur un scénario et des contraintes logistiques peu réalistes, mais qui permet de se tester, de faire des erreurs et d’en tirer des apprentissages. Ajoutons simplement que l’équipe d’organisation ne s’est pas auto-congratulée en célébrant “un succès”, comme le dit Julien Malara. Notre méthode consiste bien sûr à se féliciter des réussites mais aussi et surtout à débriefer, à dresser un bilan critique afin de rendre plus efficaces les actions qui suivront, ce qui a été fait dans les heures suivantes avec l’ensemble des participant-e-s.

Pour résumer en quelques lignes ce qu’est réellement la stratégie non-violente que nous développons, rappelons que pour ANV-COP21, comme pour Alternatiba ou les Amis de la Terre, la pertinence de la stratégie non-violente repose sur un grand éventail de formes d’actions, comme nous l’écrivons dans l’appel fondateur d’ANV-COP21 : “qu’il s’agisse d’actions symboliques, artistiques ou humoristiques, ou d’actions directes d’interposition, d’occupation ou de blocage, d’actions constructives ou d’actions de non-coopération et de boycott, l’action non-violente peut être l’instrument du changement capable de réunir la population dans toute sa diversité”[11]. Comme nous l’expliquons dans nos formations, toutes ces formes d’actions ont des atouts différents et des limites spécifiques, et aucune n’est suffisante en soi ; mais elles peuvent s’articuler de manière très complémentaire. Pour s’opposer efficacement, il faut aussi pouvoir proposer de manière crédible. Pour boycotter massivement, il faut aussi pouvoir s’appuyer sur des alternatives massives. Pour développer des alternatives à grande échelle, il faut aussi pouvoir empêcher des projets destructeurs. Pour mener des actions radicales et résister à la répression, il faut aussi avoir le soutien d’un plus grand nombre de gens, que nous mobilisons avec des actions moins radicales, etc. Ce faisant, la stratégie non-violente permet en outre de proposer des niveaux d’engagement très variables pour une grande diversité de personnes, y compris qui ne sont pas encore militantes ou engagées, et qui peuvent tout juste commencer à prendre conscience de la réelle nature de l’urgence et de la gravité de la situation.

Et oui, cette stratégie vise effectivement à contribuer à la construction “d’un grand mouvement pour la justice climatique, non-violent et déterminé, radical et populaire”[12]. Julien Malara pense qu’il n’est pas possible d’être à la fois radical et populaire, et il a le droit de le penser. Mais le fait de caricaturer notre stratégie, pour ensuite en démonter la caricature, fausse le raisonnement et rend la critique complètement vaine et stérile.

Diversité des stratégies

Julien Malara occulte également la diversité des stratégies existantes quand il dit : “on sait que l’Accord de Paris a été largement bafoué, donc que les 3 ans de désobéissance civile non-violente n’ont pas eu l’effet escompté. (…) Votre stratégie, notre stratégie de non-violence, qu’on avait tous accepté à peu près pendant 3 ans, n’a pas fonctionné, ou n’a pas assez fonctionné, assez vite. Or, on est dans l’urgence, là”.

Il est d’abord faux de dire que tout le monde a accepté la stratégie non-violente ou de désobéissance civile. Il y a d’abord toutes les organisations légalistes, soit la majorité des mouvements, qui ne pratiquent pas la désobéissance civile. Et il y a une multitude de courants prônant ou pratiquant la violence ou la diversité des tactiques violentes/non-violentes, qui se développent depuis des années, et qui ne sont pas parvenus à renverser le système. Mais surtout, il n’y a jamais eu jusqu’ici de mouvement populaire pour le climat capable de déployer une stratégie non-violente efficace à échelle nationale. Car cela prend du temps et, si nous atteignons actuellement un niveau d’intérêt et d’engagement important dans la stratégie non-violente, c’était loin d’être acquis en 2015 au lancement d’ANV-COP21. Il suffit de se rappeler à quel point la question du climat était encore négligée il y a peu par les médias, y compris par les youtubeurs.

Nous sommes en revanche parfaitement d’accord avec Julien Malara quand il dit : « la situation est catastrophique, il faut aller plus loin, plus vite, plus fort ».

Cependant, un mouvement organisé, ça se construit progressivement, sur des années. Et la conscience de l’urgence, qui nous tord le ventre à nous aussi et que nous ne cessons de rappeler à chacune de nos interventions, ne change rien à cette réalité implacable. Nous faisons grandir ce mouvement aussi vite que nous le pouvons. Par rapport à l’urgence climatique, rien n’est assez rapide. Malheureusement, on ne peut pas rattraper des décennies de retard en 3 ou 4 ans. Mais pour un mouvement citoyen qui est parti de rien, il y a quelques années à peine, nous avons aussi réussi à constituer une force nouvelle en un temps relativement court.

Nous continuons de lutter tout en sachant que nous perdons des batailles tragiques à chaque dixième de degré supplémentaire que nous franchissons. Mais nous partageons toutes et tous, toutes tendances militantes confondues, l’échec de cette course de vitesse face au dérèglement climatique. Et rien n’indique que faire usage de violence nous permette d’aller plus vite, d’être plus radical et plus efficace.

Questionnements stratégiques

La troisième grande idée sur laquelle Julien Malara insiste dans sa vidéo, c’est que « ANV-COP21, Alternatiba et les Amis de la Terre, ils ne veulent pas remettre en cause leur stratégie. »

Pour en convaincre ses spectateurs, il invente de toutes pièces une discussion que Didier Lestrade est supposé avoir eue avec nous. Après avoir diffusé l’extrait d’une vidéo dans laquelle Didier Lestrade dit que « le basculement est si proche (…) qu’il faut peut-être radicaliser les actions », idée avec laquelle nous sommes tout à fait d’accord, Julien Malara invente la suite : « et tu sentais qu’Alternatiba, ANV-COP21, les Amis de la Terre ils étaient pas trop chauds quoi, genre, heu, « non mais quand même, heu, est-ce qu’il ne faut pas être non-violents avant tout ? », et Didier Lestrade qui leur répondait « non, on s’en fout, la stratégie on la verra après, nous on avait un objectif, on a choisi des stratégies plus violentes, heu, regardez, vous, votre objectif, et déterminez vos stratégies en fonction de ça ». Sauf que l’association s’appelle Action Non-Violente COP21, ce qui veut dire qu’ils ont déjà choisi leur stratégie avant même de réfléchir à l’objectif ».

Cette discussion n’a jamais existé ! Caricaturer les propos d’autrui, ce n’est déjà pas très constructif, mais inventer de toutes pièces des discussions qui n’ont jamais eu lieu, c’est incompréhensible de la part d’un youtubeur qui entend se présenter comme un média.

D’autre part, prétendre que nous aurions choisi la stratégie non-violente avant de définir notre objectif est une invention sans aucun fondement. Le raisonnement utilisé par le youtubeur de Demos Kratos est d’ailleurs absurde : il voudrait nous convaincre que, si l’on s’appelle “Action Non-Violente COP21”, c’est qu’on aurait choisi la stratégie non-violente de manière dogmatique, sans s’être posé la question de notre objectif. Affirmation loufoque : c’est bien l’inverse qui s’est produit !
Comme on peut le voir dans l’entretien que Julien Malara a lui-même réalisé au Camp Climat et qu’il intègre dans sa vidéo, nous expliquons un raisonnement tout à fait différent. Nous disons qu’il faut changer le système radicalement, et qu’il faut le faire avec les gens (c’est l’objectif) ; donc qu’il faut être à la fois radical et populaire ; or ce sont les stratégies non-violentes qui nous semblent les plus adaptées à faire cette synthèse radicale et populaire, notamment car elles permettent de faire participer des personnes aux profils très variés (enfants, familles, personnes âgées…) ; donc on choisit la stratégie non-violente[12].
Le choix de la stratégie non-violente découle donc bien d’un objectif ; il n’y a rien de dogmatique là-dedans.

Mais plutôt que de tenir compte des arguments que nous avançons réellement, Julien Malara choisit de tout caricaturer et même d’inventer. Et plutôt que de distinguer où se situent les vrais désaccords et les divergences stratégiques, il préfère prétendre qu’on refuse le débat et la remise en cause stratégique.

Quelles sont les conditions du débat ?

Ce qui est particulièrement étonnant, c’est que Julien Malara a filmé la formation “Quelle stratégie pour relever le défi climatique ?” qui était animée en plénière au Camp Climat 2019, et qu’il n’en tient pourtant pas du tout compte dans sa vidéo. Or on explique justement dans cette formation l’insuffisance de la COP21, la nécessité de combattre le système, d’instaurer un rapport de force, ce qu’est la stratégie non-violente, ses différents registres d’action, etc. plein de choses qui sont à l’opposé de ce que Julien Malara dit de nous.

Pourquoi le youtubeur de Demos Kratos ne tient-il donc aucun compte de ce qu’on a réellement dit ? Et pourquoi essaie-t-il de faire croire que nous disons le contraire de ce que nous disons réellement ?

C’est bien dommage, car nous sommes effectivement à un moment de débat très important sur les stratégies qui sont à l’œuvre. Nous avons l’impératif d’être beaucoup plus efficaces que nous ne le sommes actuellement. Car nous manquons cruellement du rapport de force nécessaire pour empêcher la destruction de l’écosystème planétaire qui est en cours et qui s’accélère.

Mais quelles discussions et quels débats peut-on envisager si on se permet de déformer les propos des autres ? Si on s’autorise à prêter à nos interlocutrices des intentions qu’elles n’ont jamais eues, et des propos qu’elles n’ont jamais tenus ?

Pour questionner nos stratégies, il faut commencer par en faire des analyses qui soient justes. Pour débattre, il faut poser des bases saines, et exposer des faits réels. Pas d’intox, pas de fake news, pas de caricatures.

De ce que Julien Malara dit de nos mouvements, plein de choses sont fausses, et rien n’est sourcé. Il y a simplement le lien vers le site internet du Camp Climat, dans lequel on ne trouve évidemment aucune trace des descriptions fantaisistes qu’il fait de nos mouvements dans sa vidéo.

Nous sommes ouvert-e-s au débat, à la réflexion, à la discussion, nous passons beaucoup de temps à confronter nos idées aux autres et à échanger avec de nombreux mouvements, mais nous tenons à ce que ça soit fait de manière honnête et constructive.

Barth Camedescasse, Boris Cousin, Cécile Marchand, Fanny Delahalle,
Jon Palais, Khaled Gaiji, Malika Peyraut, Margot Neyton, Pauline Boyer,
Rémi Donaint, Stéphanie Carré, Sylvine Bouffaron, Yannick Montaulieu

1 Vidéo de Demos Kratos Non-violence : peut-on être populaire et radical ?, publiée le 27 août 2019

Charte des Alternatiba

3  Alternatiba – le film, à 29’24

4  Le Tour Alternatiba s’est lancé sous le soleil et les applaudissements!, 5 juin 2015

Appel fondateur d’ANV-COP21 “Debout et déterminé-e-s pour le climat”

6 Nous n’avons pas de vidéo en ligne sur le discours intégral, mais nous en avons l’enregistrement audio et la transcription, que nous pouvons transmettre à Julien Malara au cas où il souhaite faire un travail documenté pour une prochaine vidéo

7 Vidéo extraite du direct de BFM TV, 12 décembre 2015, à 4’40

8 Article d’Alternatiba et ANV-COP21 du 12 décembre 2015 “20 000 personnes décrètent l’état d’urgence climatique

9 Article d’Alternatiba L’Accord de Paris ne stabilisera pas le climat, 15 décembre 2015

10 Présentation de l’Appel fondateur d’ANV-COP21

11 Appel fondateur d’ANV-COP21 “Debout et déterminé-e-s pour le climat”

12 Appel fondateur d’ANV-COP21 “Debout et déterminé-e-s pour le climat”

13 Voir le passage de la vidéo de Demos Kratos Non-violence : peut-on être populaire et radical ?, de 4’26 à 5’37


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15 000 pour le climat et la biodiversité le 21 sept. Lyon

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Les lyonnais.e.s étaient bel et bien au rendez-vous ce samedi 21 septembre 2019.
Après la mobilisation des Jeunes pour le climat du vendredi 20 , grève, marche et action directe de plantage d’arbres, c’est 15 000 personnes qui étaient au rendez-vous ce samedi 21 septembre. Alors que la répression se fait de plus en plus forte contre les militant.e.s, la communauté climat de Lyon reste bel et bien déterminée.


Communiqué du collectif Lyon Climat

Lyon, le 21 septembre 2019

15 000 lyonnais·e·s dans la rue pour le climat et la biodiversité : la mobilisation ne faiblit pas à Lyon !

15 000 lyonnais sont descendus dans les rues de Lyon ce samedi 21 septembre pour le climat et contre l’effondrement du vivant. Après les 2000 jeunes mobilisés hier, la mobilisation lyonnaise déterminée et massive pour le climat et la biodiversité ne faiblit pas depuis un an ! 

Cette marche était en solidarité avec le vivant qui s’effondre, avec les forêts ravagées par les flammes partout dans le monde. Partout nous devons nous battre pour préserver le vivant et changer le système afin de faire face à la catastrophe climatique. Cette marche lyonnaise s’inclut dans une mobilisation mondiale sans précédent. Des millions personnes ont marché sur tous les continents ces deux derniers jours dans des milliers de marches. C’est historique et à la veille du sommet de l’ONU il est temps que les actes politiques suivent.

Il est temps que l’Etat entende ces mobilisations de masse. Lundi, des militants pour la justice sociale et climatique ont été relaxés au nom de l’état de nécessité face à l’inaction gouvernementale. La surdité et le blabla d’Emmanuel Macron ont assez duré, les belles paroles ne suffisent plus et la répression doit cesser. Nous exigeons des mesures à la hauteur de l’enjeu. Localement, toute la Métropole de Lyon est concernée, nous voulons un plan de végétalisation massif dans tous les quartiers, dans toutes les villes de la Métropole, au delà de l’hypercentre. Nous voulons des villes vivantes, vertes et populaires, cela commence par l’abandon du grand projet inutile d’Anneau des Sciences et ça va jusqu’à la lutte contre les îlots de chaleurs que sont nos places totalement minérales, sans biodiversité. Il est temps d’imaginer la construction de nos villes sur d’autres bases que croissance et développement et apporter une réponse locale et solidaire aux problèmes du dérèglement climatique.” conclue Maxime Forrest d’Alternatiba Rhône.

*Lyon Climat est un collectif regroupant des citoyens et des organisations qui se mobilisent lors des marches climat lyonnaises. Pour cette marche on retrouve : Alternatiba/ANV Rhône, Conscience & Impact Écologique, Anciela, Youth for Climate Lyon, Greenpeace Lyon, Nous voulons des Coquelicots, Extinction Rebellion Lyon, Collectif Plein La Vue, La Ville à Vélo, La Gonette


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Revue de presse | L’action des décrocheurs jugée légitime

— photo Lucas Lemmel


REVUE DE PRESSE

 

18 septembre 2019

Libération 18/09/19 | Une | Climat : L’an vert de la justice ?


17 septembre 2019

BFM Plateau Direct 8:18 📺 17/09/19 Lyon : relaxe pour les décrocheurs

France Info 17/09/19 Décision “courageuse” ou jugement “délirant” ? La relaxe des décrocheurs d’un portrait de Macron fait débat

France 2 13h 📺 17/09/19 Portraits E.Macron : la relaxe des “décrocheurs” fait polémique

Arrêt sur Images 17/09/19 Etat de nécessité climatique : le retour du juge Magnaud

France 24 17/09/19 Urgence climatique : un juge estime “légitime” de décrocher un portrait d’Emmanuel Macron

Euronews 17/09/19 French court releases two climate activists who took down portraits of Macron

The Guardian 17/09/19 Protesters who took Macron portrait acquitted on grounds of climate crisis

France inter 17/09/19 Relaxes, amendes avec sursis : la justice plutôt indulgente avec les “décrocheurs” de portraits de Macron

Rue89Lyon 17/09/19 Décrocher le portrait de Macron : le tribunal de Lyon juge l’action des militants écolos « légitime »

20minutes 17/09/19 Relaxe des « décrocheurs » à Lyon : La décision du juge est-elle vraiment « historique » ?

Konbini 17/09/19 Portraits d’Emmanuel Macron décrochés : les juges sont-ils du côté des frondeurs ?

Le Parisien 17/09/19 Relaxe des décrocheurs de portraits de Macron : qui est le discret juge derrière ce coup d’éclat

Le JDD 17/09/19 Décrocheurs de portraits de Macron : on vous explique le jugement du tribunal de Lyon

RMC / BFM TV  📺 17/09/19 “Une décision qui va dans le bon sens de l’histoire”, deux militants écologistes relaxés après avoir décroché un portrait d’Emmanuel Macron

Huffpost 17/09/19 Les décrocheurs de portraits “encouragés” par la justice, selon Borne

Ouest France 17/09/19 « Décrocheurs » de portrait de Macron relaxés : ils ne méritent pas d’être « encouragés », dit Élisabeth Borne

BFM TV 17/09/19 Les “décrocheurs” de portraits de Macron ne méritent pas d’être “encouragés”, estime Borne 

Sud Ouest 17/09/19 Les “décrocheurs” de portraits ne méritent pas d’être “encouragés” selon Elisabeth Borne

CNews 📺 17/09/19 Décrocher un portrait de Macron jugé «légitime» au tribunal de Lyon

Sud Radio 17/09/19

Le Monde 17/09/19 « Cette décision reconnaît des années de militantisme » : décrocher un portrait de Macron jugé « légitime »

La Croix 17/09/19 La fragile victoire juridique des “décrocheurs de portraits”

LCI 📺 17/09/19

L’Express 17/09/19 Décrocheurs du portrait de Macron: “l’état de nécessité”, une notion au coeur de la relaxe

Le Point 17/09/19 Coignard – Après les « juges rouges », les juges verts  ?

Le Blog de Jean-Marc Morandini 17/09/19 Le décrochage d’un portrait d’Emmanuel Macron par deux militants écologistes jugé “légitime” par le tribunal de Lyon

Atlantico 17/09/19 Vous allez pouvoir décrocher les portraits de Macron : un juge de Lyon vous y autorise

L’Indépendant 17/09/19 Décrochage du portrait d’E. Macron : on vous dit pourquoi la relaxe de militants écologistes à Lyon est historique

Libération 17/09/19 Relaxe des décrocheurs de portraits de Macron : «Le juge a tout compris aux objectifs de nos actions»

Le Bien Public 17/09/19 Un tribunal de Lyon juge “légitime” de décrocher le portrait de Macron

Imaz Press Réunion 17/09/19 Décrocher un portrait de Macron jugé “légitime” au tribunal de Lyon

Charente Libre 17/09/19 Décrocher un portrait de Macron: “Légitime”

La Nouvelle Tribune 17/09/19 Emmanuel Macron : cette décision judiciaire qui prend tout le monde de court

Le Temps (Suisse) 17/09/19 En France, décrocher le portrait du président n’est pas un délit

RFI 17/09/19 Descolgar retratos de Macron en nombre del clima es legítimo, dice la justicia francesa

Naiz 17/09/19 El juez deja libres a dos militantes por considerar «legítimo» el robo de un retrato de Macron

Le Quotidien – TMC 📺 17/09/19 Chaouch Express : a-t-on le droit de décrocher le portrait d’Emmanuel Macron ?

France 3 JT 12/13 📺 17/09/19

France 3 JT 19/20 📺 17/09/19

Le Vent se lève 17/09/19 Décrocher Macron : destituer le gouvernement, constituer l’Etat de demain



16 septembre 2019

Le Monde 16/09/2019 Selon le tribunal de Lyon, décrocher un portrait de Macron est une interpellation “légitime” du président

Libération 16/09/2019 Le tribunal de Lyon juge “légitime” le décrochage d’un portrait de Macron

France TV Info 16/09/2019 C’est une petite graine dans les rouages de la société : le tribunal de Lyon juge “légitime” le décrochage d’un portrait de Macron

France TV Info 16/09/2019 “On a été un peu surpris” concède l’avocat de deux militants relaxés après avoir décroché le portrait d’Emmanuel Macron

L’Express 16/09/2019 Décrocher un portrait de Macron, une action “légitime” pour le tribunal de Lyon

L’Obs 16/09/2019 Le juge justifie la relaxe des militants écolos ayant “décroché Macron” par l’ination de… Macron

Reporterre 16/09/2019 A Lyon, les décrocheurs de portraits de Macron ont été relaxés

JDD 16/09/2019 Un tribunal juge légitime le décrochage d’un portrait de Macron

Le Point 16/09/19 Le tribunal de Lyon juge “légitime” de décrocher un portrait de Macron

Le Parisien 16/09/2019 Vols de portraits de Macron : quand la justice légitime l’action des décrocheurs

BFM 📺 16/09/2019 Sortie d’audience

BFM 16/09/2019 Les deux “décrocheurs” d’un portrait de Macron relaxés, une action jugée “légitime”

LCI 16/09/2019 Décrocheurs de portraits de Macron relaxés : une décision inédite

Le Figaro 16/09/2019 Le tribunal de Lyon juge «légitime» le décrochage d’un portrait de Macron

Paris Match16/09/2019 Le tribunal de Lyon juge légitime l’action des décrocheurs de portraits de Macron

20minutes 16/09/2019 Lyon : les militants qui avaient décroché et volé un portrait de Macron ont été relaxés

Positivr.fr 16/09/2019 Relaxe pour les décrocheurs de portrait d’Emmanuel Macron

RTL 16/09/2019 Lyon : le décrochage d’un portrait de Macron jugé “légitime” par les juges

Midi Libre 16/09/2019 Ils ont décroché le portrait de Macron, le tribunal trouve cette façon d’interpeller “légitime”

Le Progrès 16/09/2019 Lyon. Les deux décrocheurs de Macron relaxés

France 3 Régions 16/09/2019 Lyon : les deux décrocheurs de portraits relaxés

Lyon Capitale 16/09/2019 Lyon : les deux “décrocheurs” du portrait de Macron relaxés

Lyon Mag 16/09/2019 Portrait volé d’Emmanuel Macron à Lyon : les deux militants relaxés

Actu.fr 16/09/2019 À Lyon, les deux décrocheurs du portrait d’Emmanuel Macron sont relaxés

Europe 1 16/09/2019

France 2 20h du 16 septembre 2019


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Lyon : Décrocheurs relaxés, l’inaction climatique du gouvernement reconnue !

Communiqué Action Non-Violente COP21

Lyon : les décrocheurs relaxés, l’inaction climatique du gouvernement reconnue

Lyon, 16 septembre – Le Tribunal de Grande Instance de Lyon vient de rendre son jugement : les deux militants poursuivis pour vol en réunion suite à un décrochage de portrait d’Emmanuel Macron en février dernier viennent d’être relaxés “au bénéfice de l’état de nécessité pour motif légitime”. ANV-COP21 salue cette décision historique qui acte le non-respect des objectifs climatiques de la France et la légitimité des actions de désobéissance civile face à l’urgence climatique.

Fanny Delahalle et Pierre Goinvic comparaissaient au Tribunal de Grande Instance de Lyon le lundi 2 septembre dernier suite à une action de décrochage du portrait présidentiel le 21 février. Cette action non-violente de désobéissance civile visait à dénoncer la double posture d’Emmanuel Macron qui s’érige en leader du climat sur la scène internationale mais ne prend pas, au niveau national, les mesures nécessaires face à l’urgence climatique et sociale. Lors de ce procès, le procureur a requis une amende de 500 euros avec sursis.

Fanny Delahalle, Me Thomas Fourrey et Pierre Goinvic au tribunal de Lyon le 16 septembre 2019

Ce lundi 16 septembre à 14h, le Tribunal de Lyon a rendu son jugement : relaxe pour les deux militants “au bénéfice de l’état de nécessité pour motif légitime”. “Cette décision de la Cour est une véritable victoire car elle vient légitimer nos actions de désobéissance civile face aux manquements du gouvernement actuel pour respecter les objectifs fixés pendant la COP21. C’est une décision historique.”, souligne Sylvine Bouffaron pour ANV-COP21.

Outre l’aspect non-violent et symbolique de l’action, le tribunal a reconnu à la fois l’insuffisance des politiques publiques et la légitimité des actions de décrochage de portrait dans une démocratie en panne. Dans le jugement, il est précisé que « face au défaut du respect par l’État d’objectifs pouvant être perçus comme minimaux dans un domaine vital, le mode d’expression des citoyens en pays démocratique ne peut se réduire aux suffrages exprimés lors des échéances électorales mais doit inventer d’autres formes de participation dans le cadre d’un devoir de vigilance critique ; [que] le décrochage de ce portrait […], doit être interprété comme le substitut nécessaire du dialogue impraticable entre le président de la République et le peuple ».

Depuis les premières actions de décrochages, 18 procès sont intentés sur le territoire à l’encontre des militants climat d’ANV-COP21. Les prochains sont ceux de Mulhouse et Nancy le 9 octobre. Le délibéré du procès de Paris qui se tenait le 11 septembre est attendu, lui, pour le 16 octobre. Ce vendredi, le Tribunal de Grande Instance d’Orléans a déclaré coupables les 3 militants accusés du même motif. “Nous espérons que les jugements des prochains procès percevront également le tournant historique que nous sommes en train de vivre et reconnaîtront que ce type d’action est nécessaire pour lancer l’alerte et rappeler au gouvernement qu’il faillit à protéger la population face à la menace climatique.” Cécile Marchand, porte-parole d’ANV-COP21 et poursuivie à Paris.

Photos libres de droit de la journée du procès le 2 septembre ici

Contacts presse

Sylvine Bouffaron, ANV-COP21 Rhône, 06 87 50 65 35, sylvinebouffaron@orange.fr

Cécile Marchand, ANV-COP21, 06 69 97 74 56, mcd.cecile@gmail.com