Conférence pirate sur le climat devant la Société Générale de Lyon

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Conférence pirate sur le climat devant la Société Générale de Lyon

Une conférence pirate sur le climat organisée devant une agence Société Générale de Lyon !

Samedi 14 décembre 2019 – Ce samedi, dans le cadre d’une vague d’actions nationales visant Société Générale, 23 activistes d’Alternatiba ANV Rhône ont organisé une conférence pirate devant l’agence Edouard Herriot de Société Générale, ayant trouvé plusieurs agences du quartier porte exceptionnellement close. Depuis hier, des conférences pirates sont organisées dans les agences de la banque partout en France pour dénoncer ses investissements climaticides.

Après une première vague d’actions sous forme de “conférences pirates” dans plusieurs agences Société Générale de France hier, les militant-e-s lyonnais-e-s avaient bien l’intention eux aussi de rentrer dans l’agence Édouard Herriot de Société Générale pour y tenir leur conférence sur le climat et l’impact climatique des activités de Société Générale. Trouvant porte close dans cette agence, ainsi que dans plusieurs de ses voisines habituellement ouvertes ce jour-là, ils ont mené leur conférence en pleine rue, devant la banque, à l’attention des passants.

Depuis hier, ANV-COP21 et les Amis de la Terre se rendent dans les agences de Société Générale partout en France pour dénoncer ses soutiens financiers massifs au gaz de schiste et l’appeler à se désengager du projet Rio Grande LNG aux Etats-Unis. Cela fait des mois que nous interpellons par tous les moyens à notre disposition la direction de Société Générale pour qu’elle se retire du projet Rio Grande LNG, clé de voûte du développement du bassin permien aux Etats-Unis, premier bassin de gaz et pétrole de schiste du monde. L’exploitation toujours plus intensive de ce seul bassin pourrait consommer 10 % du budget carbone mondial disponible pour rester sous le seuil de 1,5 °C de réchauffement global [2]. Société Générale et son PDG Frédéric Oudéa ont le doigt sur le détonateur d’une véritable bombe climatique. Malgré tout, ils restent sourds aux constats scientifiques et appels de la société civile, préférant faire le jeu de la politique climaticide de Trump. C’est cette réalité que nous venons révéler au grand jour dans les agences de la banque à ses employés et à ses clients, pour expliquer le véritable impact du gaz sur le dérèglement climatique, et la responsabilité de Société Générale.” explique Charles de Lacombe, un des activistes ayant participé à cette conférence.

Société Générale est l’un des principaux bailleurs de fonds de l’industrie gazière dans le monde et un leader dans le secteur de l’exportation du gaz de schiste aux Etats-Unis, dont l’exploration est, rappelons-le, interdite en France. Par ces financements massifs aux énergies fossiles, la banque compte parmi les grands pollueurs français. Selon un récent rapport des Amis de la Terre France et d’Oxfam France, l’empreinte carbone de Société Générale dépasse celle de la France entière [3].

Le directeur général de Société Générale Frédéric Oudéa s’est engagé à décider d’ici la fin 2019 s’il maintiendrait ses soutiens à Rio Grande LNG et mènerait le financement du projet. Alors que trois de ses concurrentes, BNP Paribas, Crédit Agricole et Crédit Mutuel, ont déjà confirmé qu’elles ne soutiendraient pas le projet toxique, ANV-COP21 et les Amis de la Terre appellent Société Générale à refuser d’en être l’architecte.

Pour Laurent Caverne, autre activiste d’Alternatiba ANV Rhône Le choix qui s’offre à Société Générale est simple : continuer à faire le jeu d’un président qui vient de sortir officiellement son pays de l’Accord de Paris ; ou enfin mettre des actes en face de ses beaux discours sur le climat en refusant d’armer cette bombe climatique. Il est inacceptable qu’une banque française appuie sur l’accélérateur du dérèglement climatique : non seulement la banque doit se retirer du projet, mais de plus l’Etat doit prendre des mesures pour réguler l’activité des banques et permettre notamment la fin de leurs soutiens directs et indirects à l’exploration, l’exploitation, le transport, l’export et l’import des pétroles et gaz de schiste.”

Contact presse
Charles de Lacombe Alternatiba ANV Rhône 07 80 06 93 87 – charles@de-lacom.be

[1] www.amisdelaterre.org/Feu-vert-de-l-administration-Trump-a-trois-projets-controverses-de-gaz-de.html

[2] http://priceofoil.org/content/uploads/2019/01/Drilling-Towards-Disaster-Web-v3.pdf

[3] Rapport “La colossale empreinte carbone des banques : une affaire d’Etat” par Amis de la Terre et d’Oxfam : http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/rapport_of-at.pdf