14 février – Recouvrement publicitaire pour mettre le climat au coeur des élections à Rennes

  • -

14 février – Recouvrement publicitaire pour mettre le climat au coeur des élections à Rennes

A Rennes, ce vendredi 14 février soir, comme dans 22 autres villes en France, une vingtaine de militant.e.s du collectif ANV-COP21 a recouvert 6 panneaux publicitaires numériques ainsi que de nombreuses autres affiches classiques pour sensibiliser à l’impact sur le climat des écrans et panneaux publicitaires. 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vendredi 14 février, en début de soirée, nous étions une vingtaine de militant.e.s pour l’action anti-pub, pour la 3e journée de mobilisation de la campagne Alternatives Territoriales. Cette campagne porte les mesures du Pacte pour la Transition dans le but d’interpeller les candidats aux élections municipales sur la thématique de la publicité. 

Afin de mettre en avant l’impact climaticide de la publicité, la surconsommation d’électricité qu’elle représente ainsi que son omniprésence dans l’espace public, nous avons recouvert 6 panneaux publicitaires numériques de draps en tissu, détourné 11 panneaux publicitaires “classiques” et repeint d’autres panneaux numériques de blanc de meudon, accompagné d’un texte expliquant l’action. 

 

 

Cette action, dupliquée dans 22 autres villes en France, était organisée par Alternatiba, le Réseau Action Climat, Résistance à l’Agression Publicitaire, Action Non-Violente COP21 et le Pacte pour la Transition. 

Il est primordial que les candidat.e.s aux élections municipales intègrent dans leur programme des mesures ambitieuses pour réduire au-delà de la réglementation nationale la place de la publicité dans l’espace public.” insiste Oumeïma, militante du collectif ANV-COP21.

Quel impact de la publicité sur la climat ? 

La publicité est omniprésente dans l’espace public : dans un contexte d’urgence climatique, elle incite à la consommation de biens alors qu’il est aujourd’hui nécessaire de la réduire. La publicité consomme elle-même beaucoup d’énergie, en particulier l’affichage numérique, ce qui entraîne un surplus de consommation et un gaspillage énergétique

Les écrans publicitaires lumineux consomment sept fois plus d’électricité que des dispositifs traditionnels. De plus, ils nécessitent pour leur fabrication l’utilisation de matières premières dont l’extraction se fait souvent au mépris de l’environnement, de la santé des travailleurs et des populations locales. 

Le Réglement Local de Publicité 

Les collectivités ont les compétences nécessaires pour réglementer la place de la publicité dans l’espace public. Les maires en particulier ont le pouvoir de limiter son expansion grâce au Règlement Local de Publicité (RLP).

Nous demandons de limiter la place de la publicité dans nos communes, au delà de la réglementation nationale. A Rennes, il est nécessaire de rendre le Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) plus restrictif, d’y proscrire les écrans numériques publicitaires et d’arrêter les contrats de mobiliers urbains publicitaires.“ revendique Ivann, porte-parole du collectif ANV-COP21. Ces mesures, inspirées du Pacte pour la Transition, répondent aux enjeux posés à Rennes.

Revue de presse