À Nantes et ailleurs, première mobilisation d’ampleur pour la réduction du trafic aérien

À Nantes et ailleurs, première mobilisation d’ampleur pour la réduction du trafic aérien

Ce samedi 3 octobre, à l’appel d’organisations du mouvement climat nantais, une marche s’est déroulée en direction de l’aéroport de Nantes. Malgré une pluie battante, 140 personnes de tous âges ont marché pour la réduction du trafic aérien et la reconversion du secteur aéronautique.
Un peu plus tôt, un die-in dans l’aérogare a perturbé l’embarquement des passagers du vol Nantes-Paris. Une vingtaine d’autres mobilisations ont également eu lieu dans tout le pays.

Ce samedi 3 octobre, les mouvements Alternatiba et ANV-COP21 appelaient à marcher sur les aéroports pour exiger la diminution drastique du trafic aérien et une reconversion du secteur aéronautique vers des modes de transports « décarbonés ».

À Nantes, la pluie battante n’a pas favorisé une mobilisation massive. Pourtant, 140 personnes de tous âges se sont regroupées à Neustrie avant de marcher jusqu’à l’aéroport Nantes-Atlantique, bloquant ainsi son axe principal de desserte. La fanfare Kapital Gros Bruit et un bateau-scène avec notamment l’artiste de hip-hop Adam l’Ancien ont animé la marche.

Marche sur l'aéroport Nantes

Réduire le trafic aérien, une nécessité écologique et sociale

Au micro, des intervenants ont rappelé l’importance de se mobiliser pour que la France respecte les objectifs de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique sous les +2°C voire +1,5°C. Ils ont également dénoncé les licenciements massifs, les nuisances pour les riverains, l’aspect inégalitaire de l’aviation (50% des déplacements sont effectués par les 2% les plus riches de la population), ainsi que l’illusion d’un “avion vert” promue par le lobby aéronautique.

Viviane, une des 150 participantes de la Convention citoyenne pour le climat, est venue témoigner. « Notre mandat était de proposer des mesures pour que d’ici 2030, la France réduise d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre. Nous avons notamment proposé l’interdiction de la construction de nouveaux aéroports et de l’extension des aéroports existants. En dépit de la promesse d’Emmanuel Macron de reprendre nos mesures “sans filtre”, cette interdiction est pourtant remise en cause. »

Les organisations Alternatiba Nantes, GIGNV, Attac 44, Greenpeace Nantes et Extinction Rebellion Nantes ont invité à renforcer le mouvement pour le climat et la justice sociale. Elles ont donné des rendez-vous pour les prochaines mobilisations, sur l’aviation mais aussi face à l’implantation d’Amazon en Loire-Atlantique, ou dans la construction de la Base à la Maison du peuple, nouveau haut lieu du milieu militant nantais.

Des militants enjambés par les joueurs du FC Nantes

Plus tôt dans la matinée, un die-in a perturbé l’aérogare de Nantes-Atlantique. Vingt-quatre personnes se sont allongées et ont déployé des banderoles devant la porte d’embarquement. Leur objectif : pointer du doigt le vol Nantes-Paris, trajet réalisable en deux heures en train. Les usagers de l’aéroport, dont les footballeurs du FC Nantes qui venaient prendre un vol pour leur match à Nice, ont dû les enjamber ou les contourner avec leurs valises.

Die-in aéroport FC Nantes

Au total, plus de 1500 personnes se sont mobilisées, en France et au Mexique. À Paris, 125 activistes et 5 journalistes ont été placés en garde-à-vue suite à une action de désobéissance civile réunissant 350 personnes sur l’aéroport de Roissy. Voir le communiqué global de la journée.

2020-11-06T17:50:15+01:00 octobre 3rd, 2020|actu, Actualités, Aviation, Communiqué de presse|0 commentaire

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