Journée de mobilisation Alternatives Territoriales #2

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Journée de mobilisation Alternatives Territoriales #2

Mise en scène spectaculaire gare Saint Charles : les candidat·es aux élections municipales de Marseille sont appelé·es à s’engager sur l’urgente question de la pollution de l’air.

Mardi 21 Janvier – Cinq associations Marseillaises, ANV-C0P21 Marseille, Alternatives Territoriales AMP, Greenpeace Marseille, Alternatiba Marseille et du Collectif Vélos, ont organisé aujourd’hui une mise en scène frappante sur les escaliers de la Gare Saint Charles, afin d’interpeller les candidat·es aux élections municipales de Marseille sur l’urgente question de la mobilité et de la pollution de l’air en ville. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une journée d’actions décentralisées, organisée pour la campagne nationale Alternatives Territoriales, qui vise à mobiliser les candidat·es sur l’urgence climatique, avec le mot d’ordre “Dernier mandat pour le climat”.

Pendant près d’une heure, des militant·es d’ANV-C0P21 Marseille, Alternatives Territoriales AMP, Greenpeace Marseille, Alternatiba Marseille et du Collectif Vélos en ville ont transformé les escaliers de la gare Saint Charles en un immense baromètre de la qualité de l’air à proximité des écoles. Une trentaine de militant·es se sont mobilisé.es afin d’organiser la mise en scène, d’informer les passant·es et de porter leur message auprès des candidat·es qui ont fait le déplacement. Ces derniers avaient été convié.es par les associations à venir s’engager sur la lutte contre la pollution et le retard gravissime qu’accuse la lanterne rouge sur la question des transports. Les associations marseillaises réclament que figurent dans les programmes des candidats des propositions ambitieuses, volontaires et concrètes, en matière de mobilité et de lutte contre la pollution de l’air.
Ça et là sur les marches du grand escalier, des figurant·es, entravé·es par de gros nuages noirs et enveloppé·es dans du plastique, incarnent l’air irrespirable de la 2ème ville de France. Plus bas, on peut voir des panneaux de couleur représentant les taux de pollution en dioxyde d’azote relevés à proximité des écoles et crèches marseillaises qui sont plus qu’alarmants : en rouge, les établissements dont le taux de pollution à l’azote dépasse les normes légales européennes (plus d’un tiers), talonnés de près par les établissements en orange et en jaune, dont la qualité de l’air est respectivement “mauvaise” et “moyenne”. (Source : Cartographie Greenpeace “Votre enfant respire-t-il un air trop pollué ?”)

L’objectif de cette action est d’interpeller l’opinion publique et les candidat·es aux municipales sur l’état catastrophique des transports à Marseille, “pire ville de France”, comme on peut le lire sur la grande banderole noire déployée au dessus de ce tableau macabre. Les associations s’appuient sur le rapport publié en décembre 2019 par le Réseau action climat, Greenpeace et l’Unicef, qui classe Marseille à la dernière place des 12 principales agglomérations française concernant la lutte contre la pollution de l’air. « Nous dénonçons un manque de volonté politique qui a mené à la situation actuelle, “inacceptable et illégale”» martelle Dominique Ricardoni, référente transports chez Greenpeace Marseille. « Les transports à Marseille ont 30 ans de retard dans tous les domaines, que ce soit sur l’abandon du tout-voiture, le développement du vélo, l’offre et l’usage des transports en commun, ou la protection des enfants face à la pollution de l’air ».

Cette journée d’action s’inscrit dans une séquence de plaidoyer citoyen en vue des municipales qui a débuté le 16 décembre dernier par une première action sur la thématique de l’agriculture et de l’alimentation soutenables. Pour l’action “Mobilité et pollution” à la gare Saint Charles, 4 listes ont fait le déplacement à l’invitation des associations : Sébastien Barles (Debout Marseille), Samia Ghali, Mathieu Grapeloup (LREM), Stéphane Coppey, Théo Challande et Vincent Kornprobst (Printemps Marseillais). Les représentant·es des associations ont pu transmettre leurs revendications, qui s’appuient sur le Pacte pour la Transition. Les 34 mesures, adaptées à l’échelon Marseillais, sont disponibles ici. « La campagne de sensibilisation va ensuite se poursuivre sur d’autres thématiques, afin de mettre en avant que l’élection municipale de 2020 est cruciale pour le climat » explique Florence Joly, porte-parole d’ANV-COP21. « En effet, nous faisons le constat que les candidat·es connaissent peu ou mal les mécanismes du dérèglement climatique, alors qu’une fois élu.es ils auront à leur portée des leviers très importants pour enrayer celui-ci ». Un mini-site a également été mis en place par Greenpeace pour permettre aux citoyen·nes d’interpeller leurs candidat·es sur les réseaux.

Ce matin-même à Paris, Lyon, Grenoble, Mulhouse, Besançon, de nombreuses actions similaires ont vu le jour dans le cadre de la campagne “Alternatives Territoriales”, qui fait le constat que face à l’inaction des gouvernements, les communes et collectivités locales ont leur rôle à jouer, puisque 50 à 70% des solutions pour le climat se situent à l’échelle locale. La prochaine journée de mobilisation “décentralisée” aura lieu le 14 février et interpellera les candidat·es sur le contrôle et la limitation de la publicité dans l’espace public.


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