Appel pour un réseau d’agriculture urbaine en Sud Labourd

Ici en Sud Labourd, beaucoup de logements sont des maisons individuelles entourées de pelouse et de quelques arbustes décoratifs. Nous vivons dans ces maisons, et nous sommes souvent obligés d’avoir une voiture pour aller travailler et pour aller faire nos courses. Les légumes qu’on achète au supermarché ont souvent eux-mêmes parcouru des centaines de kilomètres par camion depuis leur zone de production, et ils ont souvent été cultivés dans des serres qui consomment beaucoup d’énergie, d’engrais chimiques (eux-mêmes fabriqués en brûlant beaucoup de gaz naturel) et de pesticides. Tout comme nos pelouses d’ailleurs, pour lesquelles nous nous équipons souvent de tondeuses à moteurs, d’engrais et d’antimousse, qui polluent le sol, l’eau et l’air, et qui nous coûtent cher.

Pourquoi du gazon?
Idéalement, nous avons tous envie de vivre au milieu de la verdure, dans un cadre qui soit beau et où nous pouvons nous détendre. Une pelouse avec quelques arbres est envisagée un peu comme un petit coin de nature privée. Réservé à une époque aux classes les plus aisées, le jardin engazonné est devenu par mimétisme la norme de toutes les maisons jusqu’aux plus modestes. Mais il s’agit d’une contrainte coûteuse, polluante, et qui ne nous apporte souvent qu’une maigre imitation de la nature à laquelle nous aspirons.

Pourquoi pas des légumes?
Les temps changent, et nous nous rendons de plus en plus compte de l’augmentation du coût de la vie, de l’augmentation de la pollution (de l’eau, de l’air et des sols), et de l’épuisement des ressources naturelles. La mode du gazon et de la nourriture délocalisée a-t-elle encore un sens aujourd’hui? Pourquoi ne pas remplacer toutes ces surfaces engazonnées par des potagers? Un potager, c’est aussi de la verdure, ça peut aussi être beau, et ça peut aussi être une activité bonne pour la santé. En plus, si on le cultive judicieusement, avec du compost, des engrais verts et des remèdes végétaux, non seulement ça ne pollue pas et ça ne coute pas grand chose, mais surtout ça rapporte beaucoup. Un potager bien entretenu avec des cultures bien choisies peut vous faire faire des économies conséquentes sur votre budget alimentaire.

29juin2012a - Copie

“Oui mais mon terrain je n’ai pas la possibilité de cultiver!
“Moi je voudrais cultiver mais je n’ai pas de terrain!
Rencontrons nous! Certains d’entre nous vivent dans des maisons avec terrain, et soit sont trop occupés pour en faire un potager, soit n’ont plus la force physique de le faire, ou tiennent un petit potager et pourraient mettre à disposition un autre lopin. D’autres vivent en appartement et rêveraient d’un lopin de terre pour y faire pousser leurs poireaux et leurs courgettes.
Contactez-nous si vous être dans une de ces situations, et faites passer le message autour de vous. Notre but est de constituer d’ici le 5 octobre un réseau d’aspirants jardiniers et de propriétaires pouvant mettre à disposition une partie de leur terrain, pour les mettre en lien le jour d’Alternatiba, puis pour échanger entre tous des conseils, des coups de main ponctuels…
Nous aimerions tous avoir:
– moins de dépenses alimentaires
– plus de lien social
– moins de gaz à effet de serre et de pollution
– plus d’autonomie alimentaire et de résilience
– moins de dépendance au pétrole
– plus de produits locaux, sains et de qualité, avec le plaisir de les voir pousser près de chez soi
Donnons-nous les moyens d’y parvenir en oeuvrant ensemble.
Contactez nous à mail bizi-larrun en nous précisant si vous pouvez mettre à disposition un lopin de terre, si vous cherchez un lopin à cultiver, ou pour toute autre question.

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