Mar 21

Réunion publique d’information sur le sommet MCE DD

VENDREDI 25 MARS, à 19H30 à l’UTOPIA, Place Camille Julian, Bordeaux

 

Trois mois après la COP 21, le 26 février, Action non-violente COP21 appelait au blocage du sommet MCE Deepwater Development prévu à Pau (64) du 5 au 7 avril. Depuis, l’appel a été signé par de nombreuses organisations : Alternatiba, Les Amis de la Terre – France,  Bizi!, ATTAC – France, Le Village Emmaüs Lescar Pau, Nation Océan, 350.org, Surfrider Foundation. 
 
Début avril, les principales entreprises pétrolières se retrouveront pour un sommet international dont l’objectif est tout simplement d’organiser la destruction du climat. Les grandes compagnies (Total, Shell, Exxon, Repsol, BP etc.) et opérateurs des marchés du pétrole et du gaz en eaux profondes se réuniront à Pau du 5 au 7 avril au sommet « MCE Deepwater Development» pour mettre en place des stratégies visant à exploiter les réserves d’hydrocarbures de la planète et des océans jusqu’à leur dernière goutte. Un sommet pour forer toujours plus loin, toujours plus profond, pour toujours plus de profit…

Tout juste ratifié, l’Accord de Paris et son objectif de maintenir le réchauffement « bien en-deçà des 2°C » court le risque d’être noyé en eaux profondes.

C’est pourquoi, tou-te-s les militant-e-s du climat sont appelé-e-s à se retrouver à Pau pour bloquer et empêcher la tenue de ce sommet. Pour en savoir plus, sur les mobilisations, les actions et le camp climat qui se tiendront entre le 2 et le 7 avril à Pau, Alternatiba Gironde et Les Amis de la Terre Gironde organisent une réunion publique d’information à laquelle vous êtes invité-e-s :  

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Le contexte du sommet MCEDD, la problématique du forage en eaux profondes, les actions palloises, le Camp Sirène, etc, y seront présentés plus précisément. Des représentant-e-s d’Alternatiba Gironde, des Amis de la Terre Gironde et d’Action non-violentes COP 21 seront présent-e-s. N’hésitez pas à transmettre l’information à vos amis : https://www.facebook.com/events/752866221517330/
 
La soirée se terminera autour d’une auberge espagnole
 
En attendant de se retrouver vendredi, vous pouvez dors et déjà signer l’appel, ici : bit.ly/225j3bj 
 
Bonne journée,

Mar 17

Bloquons le sommet du pétrole offshore à Pau en avril!

 En Gironde, une réunion publique d’informations et de mobilisation s’organise!

Date, lieu et programme seront diffusés bientôt!

Bloquons le sommet MCEDDDu 5 au 7 Avril prochain, les décideurs stratégiques mondiaux des marchés du pétrole et du gaz offshore se réunissent au palais Beaumont de Pau pour élaborer des stratégies pour forer toujours plus loin, toujours plus profond et dans des conditions de plus en plus extrêmes. En bref, une véritable contre-COP21 !!

Le samedi 5 Mars, ANV-COP21 a lancé une campagne de crowfunding pour le financement de la mobilisation pour bloquer ce sommet climaticide et du camp sirène qui la précèdera. L’objectif : réunir 16 200€ en 1 mois. A ce jour, nous avons dépassé les 25 % grâce à plus de 140 contributeurs. Pour réussir ce pari ambitieux, nous avons besoin de vous. Chaque geste compte !

A Pau, le lundi 14 mars 20Marée-noire-au-Palais-Beaumont-de-Pau16, Action Non-Violente COP21 a réalisé une action devant le Palais Beaumont où se tiendra le sommet du pétrole offshore (MCEDD) du 5 au 7 avril 2016. Les activistes ont installé une mini-plateforme pétrolière dans le bassin du Palais, et y ont simulé une marée noire avec un produit à base d’encre de seiche. Une sirène d’alarme, souillée de pétrole, était postée devant le bassin. Cette action visait à dénoncer le forage en eaux profondes et à annoncer la tenue du Camp Sirène ainsi que les trois jours de mobilisation pour bloquer la tenue de ce sommet climaticide. Pour Pierre Goinvic, porte-parole d’ANV-COP21, « les peuples et citoyens du monde entier doivent entrer en scène pour que les objectifs de l’Accord de Paris ne restent pas lettre morte ». Le blocage du sommet de Pau sera une opportunité pour leur prouver que nous prenons ces engagements à la lettre.

 

La mobilisation s’organise dans le sud-ouest, mais également aux 4 coins de la France. A Bordeaux, Marseille, Lyon, Nancy, Paris, Toulouse,…des comités de mobilisations se mettent en place et s’organisent pour relayer la mobilisation au sein de leur territoire. Pour les rejoindre, rien de plus facile, cliquez ici et contactez la personne la plus proche de chez vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jan 28

En février, tous les Alternatiba d’Europe viennent à Bordeaux : on a besoin de toi !

19, 20, 21 FEVRIER 2016
Appel à hébergement 
Alternatiba Gironde accueille 
La Coordination Européenne d’Alternatiba 

 

Qu’est-ce que la Coordination Européenne d’Alternatiba ? 
Depuis janvier 2014, il a été créée une coordination qui regroupe les représentant.e.s de tous les Alternatiba déjà célébrés et en cours de préparation de France et d’Europe.
Cette rencontre se réunit tous les trimestres.

Et à quoi elle sert ?
Elle a pour objectifs le partage des expériences entre les villages Alternatiba passés (et à venir !) et la préparation des grands rendez-vous de mobilisation citoyenne, notamment pendant la conférence internationale de Paris sur le Climat – la COP21 et les échos sur tous les territoires.

Et maintenant ? Ce n’est pas fini, ça ne fait que commencer ! 
Après la COP 2015 à Paris, sommet international sur le climat,  la mobilisation continue et fait sa première étape à Bordeaux les 19, 20, 21 février !
Pendant la durée d’un week-end, Bordeaux sera le centre des réflexions et des débats pour dessiner les perspectives de la mobilisation citoyenne post COP21 et le devenir du mouvement Alternatiba.  
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A nous de jouer ! Lancement d’un appel à hébergement 
Nous nous sommes déjà mobilisé.e.s pour un premier accueil girondin de la coordination en avril 2015, les participant.e.s ont apprécié notre hospitalité.

Nouveau défi ! En février, nous attendons environ 250 personnes !  

Alternatiba Gironde lance  un appel à hébergement à toute personne pouvant accueillir un.e ou plusieurs participant.e.s de la Coordination Européenne.  Chaque participant.e a besoin d’être hébergé.e  les vendredi  19 et samedi 20 février au soir, ainsi que pour quelques un.e.s d’entre eux/elles le dimanche 21 février soir.                                                

Un  point d’accueil/rencontre sera organisé par Alternatiba Gironde pour les participant.e.s et les hébergeur.euse.s  volontaires qui le souhaitent vendredi 19 février en soirée (lieu de rencontre à définir). 

Dès maintenant, vous pouvez vous inscrire en remplissant ce formulaire : cliquez ici !

Des questions ? Vous pouvez joindre 
Coline : coline.rouvreau@gmail.com ou 06.71.14.38.98
Ismael : ismaelcanoyraubeda@yahoo.es   ou 06.22.29.23.36
Julie :  julie.roturier@gmail.com ou 06.09.47.83.61
Merci d’avance pour votre engagement. On ne lâche rien !

Déc 23

Dénonciation de l’Accord de Paris, appel à la mobilisation citoyenne!

Lors de l’action décalée d’Alternatiba Gironde le 19 décembre “Les lobbyistes fêtent leur victoire à la COP 21!”, une prise de parole a clôturée l’événement Place de la Comédie, afin de porter le message de cette action : dénoncer l’Accord de Paris, et appeler à la mobilisation citoyenne !

Le texte du porte-parolat ci-dessous :

Le PDF de l’ Accord de Paris

DSCF3068« Alternatiba Gironde n’est pas satisfait de l’Accord de Paris, car il est en deçà des enjeux climatiques pour l’avenir de l’Humanité.

Il y a urgence à agir, afin d’éviter l’emballement climatique d’ici 2040, contre lequel nous serons impuissants.

C’est une bataille qu’on doit gagner maintenant !

Il faut limiter le réchauffement planétaire à + 1.5 °C par rapport à la période préindustrielle, pour éviter une série de catastrophes naturelles pour de nombreuses populations dans le monde.

Nous sommes actuellement à + 0.8 °C, et déjà, ouragans, sécheresses, pluies diluviennes, montée des eaux, rythment notre actualité. Rendons-nous compte de ce qui se joue.

L’Accord de Paris contient des engagements qui, tous additionnés, nous mènent à + 3°C. Pourquoi ?!

-Concernant les Emissions Mondiales de Gaz à Effet de Serre, l’Accord ne contient pas d’objectif daté et chiffré pour leur réduction à court terme. Il est seulement indiqué « pour la 2ème moitié du siècle ! » 2050 ! Il sera trop tard.

L’Accord n’est pas contraignant juridiquement sur les objectifs nationaux de réduction des émissions : chaque Etat se fixe librement ses objectifs !

L’Accord ne prend pas en compte les émissions du transport aérien et maritime, responsables de 10% des émissions. !!!

Les énergies renouvelables ne sont pas mentionnées dans l’Accord ! Elles figurent uniquement dans le texte en préambule de la décision de la COP, là où les décisions sont révisables, tous les ans. Et elles concernent uniquement les pays en développement !

>Le commerce des énergies fossiles fait la richesse d’une minorité de gens, richesse qu’ils utilisent à des fins plus ou moins guerrières. Ils exploitent sans vision à long terme les ressources naturelles de la planète (dont l’Humain).

La conversion aux énergies renouvelables est déterminante pour une justice environnementale, et sociale !

– Dans l’Accord, les océans ne sont pas citées, ni les dommages de l’agro-industrie… !

-Dans l’Accord de Paris, la technologie est érigée comme garante des solutions d’avenir, et pour permettre la croissance économique. Le texte laisse libre court aux marchés carbone, très polluants, et à la géo-ingénierie.

-La question du financement de la transition écologique n’est pas dans l’Accord, mais reléguée au texte de décision de la COP. On ne sait pas si les 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2025 viendra en complément de l’actuelle Aide au développement, ou si l’aide au développement pourrait être requalifiée en Financement climat… ce qui n’apporterait pas le financement suffisant aux pays du Sud.

De plus, les pays du Sud n’auront quasiment pas de recours juridique contre les pollueurs historiques afin qu’ils assument leur responsabilités !

>Les citoyens militants d’Alternatiba, localement, au niveau national et international, agissent depuis plusieurs mois pour faire savoir que chaque année, 650 milliards de dollars de subventions publiques sont distribuées pour financer les énergies fossiles ! Les Etats ont la responsabilité de l’utilisation qu’ils font de l’argent public, et leurs choix malheureusement sont clairs.

-Enfin, l’Accord n’entrera en vigueur qu’en 2020…On perd 5 années précieuses d’actions à grande échelle. Et il n’y aura pas de révision des engagements nationaux avant 2025 !!

C’est pourquoi nous appelons aujourd’hui à renforcer la mobilisation citoyenne pour le climat.Place Comédie 19

Nous appelons à agir, à créer, à choisir de faire vivre des initiatives citoyennes, porteuses d’un monde durable, solidaire et juste, désirable et pacifique.

Nous appelons à votre engagement ! Près de chez vous, des alternatives concrètes existent ! Ailleurs, d’autres initiatives nous inspirent!

Ensemble, changeons le système, pas le climat !                            ON LÂCHE RIEN !

Déc 20

Action “Les lobbyistes fêtent leur victoire à la COP 21!”

Ce samedi 19 décembre 2015, les militants d’Alternatiba Gironde ont fait une action de sensibilisation grand public sur l’Accord de Paris suite à la COP 21.

Sur un ton ironique, ils ont déambulés déguisés en lobbyistes de l’industrie agro-alimentaire, de la finance, de l’énergie, du pétrole. Dans les rues de Bordeaux ils ont manifestés leur satisfaction.

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Des tracts étaient distribués aux passants, l’un pour expliquer l’action (ci-dessous) l’autre pour expliquer le financement public des énergies fossiles (image ci-contre, ANV 21) :
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ACTION DÉCALÉE D’ALTERNATIBA GIRONDE

« Les lobbyistes fêtent leur victoire à la COP 21 ! »

Les militants d’Alternatiba Gironde, déguisés en lobbyistes, dénoncent l’Accord de Paris.

« Après des mois d’intenses sessions de lobbying auprès de la délégation française, le soulagement est là. Nous, lobbyistes, grands patrons, actionnaires, financiers, avons réussi à préserver l’ensemble de nos intérêts lors de la COP21 et sommes très satisfaits de l’accord signé par les 195 parties. C’est pourquoi, afin de fêter notre victoire, nous vous invitons ce samedi 19 décembre devant le Grand Théâtre, Place de la Comédie, à 16 heures, et vous offrons à cette occasion une coupe de champagne* ! * Champomy

Notre inquiétude était certes limitée depuis le début de la COP, les politiques étant bien évidemment de notre côté. Mais nous sommes restés en alerte jusqu’au bout des négociations et avons défendu avec ferveur les intérêts de nos grandes multinationales, nos grands patrons et nos puissants actionnaires, pour que nous puissions continuer à nous enrichir sur le dos des autres.

NON AUX RENOUVELABLES, PEU RENTABLES. OUI AU CHARBON, ON GAGNE BONBON !

Côté « Énergies Fossiles » : aucun engagement chiffré et contraignant n’a été acté en matière de réduction des Émissions de Gaz à Effet de Serre, ce qui nous permettra fort heureusement de poursuivre notre commerce juteux d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) ! Et ce avec la complicité de grandes banques françaises qui investissent avec nous dans ces énergies extrêmement rentables… et planquent l’argent bien au chaud dans les paradis fiscaux !

Si les énergies renouvelables restent citées comme des énergies « à développer », nous pourrons continuer à les déployer à hauteur de… 1 % ! Ce qui nous permettra de faire de jolies publicités, tout en continuant à polluer, sans être inquiétés : malin, non ?

LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET LE COMMERCE INTERNATIONAL PLÉBISCITES DANS LE TEXTE !

Nous sommes ravis que le terme « Croissance économique » ait été intégrée au texte final. En effet, ce n’est pas faute de l’avoir soufflé à l’oreille des décideurs ! C’est pour nous la concrétisation d’un modèle économique que nous développons depuis des années, et qui nous profite bien, il faut le dire. Nous avons donc devant nous encore de belles années de capitalisme acharné. Cerise sur le gâteau, le transport international maritime et aérien a été préservé de toute obligation. Tant qu’il y aura des ressources, nous les pomperons jusqu’au bout !

LES FAUSSES « BONNES SOLUTIONS » : UN MARCHE D’AVENIR POUR NOUS !

OGM, marché de permis d’émissions, compensation carbone, géo-ingenierie, tels sont les marchés qui s’offrent à nous et qui nous rapporterons gros dans les années à venir. C’est que, trouver des solutions au changement climatique, ça nous connaît, nous Multinationales, Banques de marché, Investisseurs en capital-risque… L’accord de Paris nous permettra de continuer à vendre nos fausses « bonnes solutions ». On fait du bénéf’ tout en rachetant notre image, c’est pas beau, ça ?

ON DIT MERCI QUI ? MERCI L’ACCORD DE PARIS ! »

Pour en savoir plus sur cette action, les finalités de la COP 21 et Alternatiba, voir notre site https://alternatiba/eu/gironde et notre page Facebook Alternatiba Gironde

Ne pas jeter sur la voie publique

 

 

Déc 14

RÉACTIONS DES ONG CLIMAT SUR L’ACCORD DE PARIS

J + 15 fin de la COP 21

L’accord de Paris est signé depuis samedi 12 décembre. Les ONG réagissent : Lien vers RAC MaCOP21

Texte accord de ParisRéaction du Réseau Action Climat

« Un accord multilatéral, certes indispensable, ne peut suffire. Il reste beaucoup à faire pour accélérer la transition et la société civile sera plus que jamais mobilisée pour dénoncer les responsables et déployer les (vraies !) solutions. Les initiatives locales et citoyennes se multiplient pour réduire les gaspillages, diminuer la pollution de l’air, favoriser des mobilités alternatives, développer les énergies renouvelables et l’agro-écologie. Les citoyens et les collectivités montreront la voie aux États ».

Réaction de Greenpeace France :

« Nous savions qu’il ne fallait pas compter que sur la COP21, et l’espoir que les discours des chefs d’état ont pu susciter à l’ouverture  ont vite été déçus. Mais nous savons que hors de la bulle des conférences onusiennes, un véritable mouvement pour les énergies renouvelables grandit tous les jours dans les villes, les entreprises, les  pays entiers. Et que c’est aux chefs d’États, chacun dans leurs pays, de se donner les moyens de faire cette transition. »

Réaction du WWF France :

« En intégrant un objectif de limitation à long terme de  2°C de hausse de la température moyenne mondiale – avec une référence à la limite de 1,5°C – les gouvernements envoient un signal fort indiquant que les gouvernements sont engagés à s’aligner sur la science. L’accord contient bien les éléments pour créer l’opportunité de rendre les actions gouvernementales de plus en plus fortes au fil du temps en termes d’atténuation, d’adaptation et de finance. C’est un point important mais nous sommes très inquiets devant le fait qu’il n’y a aucune garantie de soutien pour ceux qui seront les plus touchés par les impacts du changement climatique, particulièrement les populations les plus vulnérables. »

Réaction d’Oxfam France :

« Les discours parfois inspirés des chefs d’État lors de l’ouverture de la COP21 n’ont pas survécu aux petits arrangements entre amis habituels des négociations climat. L’Accord de Paris n’est pas une fin en soi et les États devront se donner à l’avenir les moyens de répondre à l’urgence climatique. Les engagements de financements pour soutenir les plus vulnérables devront être clarifiés dans les années à venir à travers la mise en place d’une taxe sur les transactions financières européenne ambitieuse. »

Réaction des Amis de la Terre France :

« Le gouvernement français cherche à sauver les apparences, mais il n’est en aucun cas en train de sauver le climat. Malgré tout, le dérèglement climatique n’est pas une fatalité : les peuples du monde entier sont déterminés à ne pas laisser leurs dirigeants et les multinationales mettre en péril leur futur. Nous déclarons donc l’état d’urgence climatique, et continuerons sans relâche notre mobilisation pour transformer le système extractiviste et productiviste à l’origine du dérèglement climatique en des sociétés soutenables plus justes, plus solidaires et en paix. »

CONCLUSIONS GÉNÉRALES DU RAC SUR L’ACCORD :

Si les gouvernements ne vont pas plus loin que ce qu’ils ont décidé à la COP21, nous nous dirigerons droit dans le mur. C’est à dire vers un réchauffement de +3°C, dont les conséquences seront dévastatrices et irréversibles.

L’accord de Paris devait aussi accélérer la transition énergétique mondiale qui est déjà en marche dans les territoires. Ce texte fixe un cap de long terme ambitieux. Il exige que tous les États renoncent définitivement aux énergies fossiles, au profit des énergies renouvelables et des économies d’énergies. Et ce le plus vite possible.

L’accord de Paris devait enfin garantir aux pays les plus pauvres et les plus démunis les moyens de faire face à la crise climatique. Si l’engagement des 100Md$ est renouvelé jusqu’en 2025, les engagements sont trop vagues pour donner des garanties financières, notamment sur l’adaptation.

L’action doit continuer au niveau international, national et local.

Alors que 1000 maires de villes du monde entier se sont engagés à soutenir un cap vers 100% d’énergies renouvelables en 2050, la France doit maintenant acter cet objectif et revoir à la hausse ses ambitions en matière d’énergies renouvelables pour 2018 et 2023 dans la programmation pluriannuelle de l’énergie.

Cet objectif ne sera crédible que s’il s’accompagne de l’arrêt de projets néfastes comme l’aéroport de Notre Dame des Landes ou Cigéo et la fermeture de réacteurs nucléaires, à commencer par ceux de Fessenheim. L’Etat doit également engager les entreprises dont il est actionnaire vers la fin du charbon.

Les solutions existent avec des initiatives locales s’appuyant sur des dynamiques citoyennes comme les territoires à énergie positive, les projets citoyens d’énergies renouvelables ou encore les démarches zéro déchet.

Enfin, la France – qui a pris des engagements conséquents cette semaine – doit convaincre ses partenaires européens d’instaurer une taxe européenne ambitieuse qui pourrait dégager entre 24 et 34 milliards d’euros par an, dont 50% iraient à la lutte contre le changement climatique, pour soutenir les plus vulnérables.

MOBILISATIONS CITOYENNES DE CE WEEK-END

SOS ANV 21

 

Alternatiba, bien sûr, au champ de mars : plus de 20 000 participants ont formé des chaines humaines, et écrit + 3 °C SOS

 

 

 

 

Climate justice peace

 

 

Amis de la Terre France : Grâce à un système de géolocalisation (1152 points géolocalisés), 3000 militants écologistes ont réalisé samedi une grande fresque humaine dans Paris, pour marquer la fin de la conférence climat. © Capture d’écran/http://www.climatejusticepeace.org/

Manif Paris 12 décembre

 

 

 

Coalition climat 21 : Action “Les lignes rouges à ne pas franchir pour une planète juste et vivable” Coalition climat 21 #redlines #D12 #climatejustice #COP21

 

 

 

 

Greenpeace soleil

 

 

Greenpeace : Ce vendredi 11 décembre, les militants de Greenpeace ont transformé la Place de l’Étoile de Paris en un grand soleil jaune afin de demander à la France d’opter pour le cap de 100% d’énergies renouvelables à l’horizon 2050.

Déc 11

COP 21 : prolongations jusqu’à samedi 12 décembre après-midi

J + 12 : point vendredi 11 décembre

Ce matin, 3 points sont encore en suspend dans le texte : les efforts, la limitation à 2°C, les aides financières.

Lien vers le PDF brouillon du texte 10 décembre

Laurent Fabius, président de la COP 21, a annoncé les prolongations cette nuit :  “Voila mon intention : dans la journée de vendredi, réunir les pièces du puzzle, puis consulter en groupes.” “Nous présenterons un nouveau texte samedi matin : ce sera le dernier.” “A la mi-journée de samedi, vers 14h, nous ferons nos choix“.

Le RAC espère que ce délai supplémentaire permettra d’introduire plus d’ambition dans le texte.

Hier jeudi 10 décembre, plusieurs actions de la société civile ont eu lieu :Projection AT Panthéon

Les Amis de la Terre France ont projeté sur le Panthéon le visuel 

Plusieurs autres projections seront à découvrir partout dans Paris demain !!

 

 

 

104 paris

 

 

Naomi Klein faisait une conférence à la “Capitalisme contre climat”

 

 

 

 

Avaaz a fait  une campagne d’affichage contre les lobbyistes “Criminels du climat “ Wanted, recherchés pour destruction de notre avenir” Lobbyistes criminels du climatAlternatiba Gironde continue sa campagne aux pochoirs dans Bordeaux : toutes les nouvelles photos sur notre Facebook!

Déc 10

POURQUOI CE QUI SE PASSE À LA COP21 EST INSUFFISANT ?

J + 9 :  Retour sur la journée de Mercredi 9 décembre

ordures
Hier, le Réseau Action Climat a lancé un cri d’alerte, face aux risques de plus en plus prononcés de voir la COP21 se solder par un accord au rabais. Un accord injuste, incapable de nous remettre sur une trajectoire de réchauffement en deçà du seuil de 1,5°C.
La société civile se mobilise par de nombreuses actions ces derniers jours et les jours à venir.

Certes, cet accord contient moins de crochets et d’options. Certes, la limite de réchauffement de 1,5°C reste une option dans le texte. Mais les moyens et la feuille de route pour respecter ce seuil manquent toujours à l’appel.

LE MÉCANISME DE RÉVISION DES ENGAGEMENTS EST TOUJOURS AUSSI FAIBLE ET TARDIF

Les engagements financiers qui permettraient de garantir des financements climat, prévisibles et croissants après 2020, sont toujours entre crochets. Et ce malgré leur importance pour mettre de l’huile dans les rouages de l’ambition des États et pour protéger les plus vulnérables. Sur le cap de long terme, deux visions du monde continuent de s’opposer : une fourchette de réduction de gaz à effet de serre très ambitieuse et une vision en demi-teinte, soutenue par les plus grands émetteurs car elle freinerait la transition énergétique mondiale.

IL RESTE 24 HEURES POUR RÉINJECTER DE L’AMBITION DANS CE TEXTE

Les opposants les plus évidents à un accord ambitieux (comme l’Arabie saoudite) sont l’arbre qui cache la forêt.Tous les compromis qui sont en train de se faire derrière des portes closes, sans sursaut ni éclat de voix, répondent encore à des intérêts nationaux de court terme. Aucun pays ne défend vraiment l’intérêt des populations, des plus vulnérables, des pays menacés.

TOUS LES PAYS SONT RESPONSABLES

Responsables de la conclusion de l’accord de Paris : les grands pollueurs doivent arrêter d’entraver la transition énergétique et de prendre en otage la négociation. Les pays qui subissent cette pollution doivent refuser des compromis au rabais et protéger les fonctions vitales qui permettront de progressivement rectifier le tir.Privé de ses fonctions vitales, l’accord de Paris donnera raison à tous ceux qui se battent pour préserver leurs droits à polluer. Un tel accord serait inadmissible.

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Appel à un rassemblement massif par plusieurs ONG, dont Alternatiba !

LES SOLUTIONS SONT AUSSI ENTRE LES MAINS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

Plusieurs actions des ONG ont lieu et auront lieu pour réclamer un accord à la hauteur des enjeux, plus ambitieux, plus cohérent et  plus  juste. 

Le 12 décembre, un appel à un rassemblement déclarant l’urgence climatique a été lancé par  Les Amis de la Terre France, Attac France, Alternatiba, Action Non-Violente COP21, Bizi, Confédération Paysanne, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche, End Ecocide, Emmaüs Lescar Pau, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, Collectif National Pas Sans Nous, Unef

Signez l’appel

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Sit-in des ONG au Bourget

 

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Ours de Greenpeace

Dans les “ECO du RAC aujourd’hui  :
  • Midnight in Paris (et le jour d’après) : Nous vous exhortons à retourner à la table des négociations avec un véritable mécanisme permettant de revoir les ambitions à la hausse dans les tous les domaines : atténuation, adaptation et moyens de mise en oeuvre d’ici à 2018…
  • Des projets de vacances jusqu’en 2023-2024? ECO est ravi de voir les Parties converger sur les cycles de 5 ans dans le nouveau texte, mais se pose une question importante : ça commence quand ? Nous ne sommes pas sur la trajectoire de moins de 2°C. Sans un rehaussement de l’ambition des contributions nationales (INDCs) avant leur mise en œuvre en 2020, l’option 1,5°C va rapidement disparaître…
  • Et l’équité : il faut profiter de la courte période entre Paris et 2018 pour commencer un débat sérieux sur les critères objectifs pour mesure la responsabilité commune mais différenciée dont nous avons besoin pour soutenir la différenciation dynamique, fondée sur l’équité…

  • Comment sécuriser la protection des droits de l’homme dans l’accord

1. Intégrer des références transversales sur les droits de l’homme dans le texte opérationnel de l’accord.

2. Énoncer tous les éléments du paquet solidarité : les droits des peuples indigènes, l’égalité de genre et la participation pleine et égale des femmes, l’équité intergénérationnelle, une transition juste pour la population active qui crée des emplois décents et de qualité, l’intégrité et la résilience des écosystèmes et la sécurité alimentaire.

La suite dans le PDF du RAC :eco10-cop21

Déc 09

Appel à un rassemblement déclarant l’état d’urgence climatique

J+9 : 19h00  Retour sur la journée de Mercredi 9 décembre

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Nous, Action Non Violente COP21, Alternatiba, Les Amis de la Terre France, Attac France, Bizi!, Confédération Paysanne, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, Coordination Nationale Pas Sans Nous, Emmaüs Lescar Pau. UNEF appelons à un rassemblement massif, pacifique et déterminé déclarant l’état d’urgence climatique ce samedi 12 décembre à 14h à Paris, sur le Champ-de-Mars, devant la Tour Eiffel.

Nous vous appelons à signer et relayer massivement la pétition appelant à ce rassemblement et à se mobiliser massivement samedi prochain sur le Champ de Mars devant la Tour Eiffel.

Mobilisé-e-s par l’urgence climatique, l’exigence de justice sociale, la lutte contre toutes les formes de domination et la protection des populations affectées, nous sommes hautement préoccupé-e-s par le déroulement actuel de la COP21. Alors que ce sommet international avait pour mission d’aboutir à un accord permettant de stabiliser le climat, tout indique qu’il n’en sera rien.
Les engagements actés de réduction d’émissions de gaz à effet de serre ne garantissent aucunement une stabilisation de la température moyenne au-dessous du seuil de +2°C à l’horizon 2100. Au contraire, ils nous mènent vers un dérèglement de plus de 3°C, nous faisant franchir les seuils irréversibles et incontrôlables d’emballement du climat.
L’absence de mesures suffisantes et contraignantes pouvant être mises en place entre 2015 et 2020, renforce la certitude de franchir ces seuils, et pose les bases d’un véritable crime contre l’humanité. En outre, la facture humaine que nous devrons payer est alourdie par l’insuffisance criante de financements propres permettant aux pays et populations les plus vulnérables de se protéger contre les conséquences catastrophiques du dérèglement climatique en cours et à venir.
Aujourd’hui, les chefs d’État du monde entier, et notamment les États du Nord, ne sont pas à la hauteur du défi et de leur responsabilité historique dans ce moment décisif pour notre avenir commun. Or, les climatologues le confirment, il ne nous reste plus que quelques années pour agir.
On ne peut pas nous demander d’accepter l’inacceptable ! Nous devons alerter la population mondiale sur ce qui se joue à Paris. En invitant tout d’abord l’ensemble de la société civile à renforcer les alternatives et solidarités concrètes permettant de réduire immédiatement les facteurs de dérèglement et d’augmenter nos capacités à faire face à leurs effets. En appelant ensuite à la mise en place d’une vaste mobilisation citoyenne, interpellant sans relâche au cours des années à venir les dirigeant-e-s politiques et économiques en vue de changer le cours des choses pendant qu’il est encore temps.

Le samedi 12 décembre à 14 heures sur le Champ de Mars devant la Tour Eiffel nous constituerons de très larges chaînes humaines, portant les messages d’alerte et de mobilisation que nous adresserons aux peuples du monde. Les murs que nous ferons tomber ensemble deviendront des ponts. Nous aurons le visage découvert, comme signe de notre participation strictement non-violente à ce rassemblement.

Samedi, toutes et tous à Paris pour déclarer l’état d’urgence climatique !

 Voir :

https://www.facebook.com/alternatiba.gironde

https://alternatiba.eu/2015/12/appel-a-un-rassemblement-declarant-letat-durgence-climatique/

Déc 09

2,7°C : LE RISQUE D’UN ACCORD A MINIMA PLUS PRÉSENT QUE JAMAIS

J+8 :  Retour sur la journée de Mardi 8 décembre

2,7°C, c’est la hausse des températures qui nous attend si on en croit les promesses actuelles de réductions des émissions des pays qui ont annoncé leurs contributions nationales (INDCs) avant la COP21. Et ce serait déjà beaucoup trop.

Les ministres sont venus à la COP21 pour que nous échappions à un monde à +3°C et pour refuser de signer l’arrêt de mort de certains pays. C’était le sens de la série de discours prononcés par les chefs d’États il y a 8 jours seulement. Il semble que cette promesse soit oubliée. Un réchauffement qui irait au delà du seuil de 1,5°C ferait disparaître un pays comme Tuvalu. L’avenir de centaines de millions de personnes est en jeu.

Dans les discours tenus depuis quelques jours, l’enjeu véritable de cet accord semble donc être passé à la trappe. De nombreux pays semblent croire qu’il suffit de se dire en faveur du seuil de réchauffement de 1,5°C pour répondre à la crise climatique. Cet affichage n’a aucun sens si l’accord ne donne également pas les moyens d’atteindre cet objectif. Sans un calendrier clair, sans financements, sans un cap de long terme, et sans un engagement des pays pour revoir leurs contributions nationales avant 2020, nous ne serons pas à la hauteur des enjeux.

Pour résumer, on s’oriente dans cette dernière ligne droite des négociations vers la signature d’un objectif commun sans se poser la questions des moyens qu’il faut mettre en œuvre pour l’atteindre. Les ministres doivent donc élever le débat au plus vite. Il faut un sursaut et une ré-implication des chefs d’États pour tirer l’accord vers le haut. Des compromis sont en train de se dessiner et doivent nous alerter : les objectifs de long termes et le respect des droits humains sont sacrifiés au profit d’ambiguïtés, d’engagements financiers de court terme et d’une indulgence envers les grands pollueurs. Il est urgent de corriger le tir.

manif société civile -550x310UNE ACTION RAPPELLE LES MINISTRES A L’ORDRE

Une action de la société civile a eu lieu pour rappeler aux ministres leur responsabilité face à l’urgence climatique.

Le but était de rappeler l’importance de deux messages : nous ne pouvons pas nous permettre de dépasser un seuil de 1,5°C de réchauffement et nous devons nous donner les moyens d’atteindre ces objectifs !

FACE A L’URGENCE CLIMATIQUE, PROMOUVOIR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES ET L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ont été mis à l’honneur ces derniers jours de le cadre de l’Agenda des Solutions de la COP21.

La science nous montre que le développement des énergies renouvelables permettrait de réduire les pollutions et les risques des autres énergies, de produire de l’énergie adaptée aux ressources de chaque territoire, d’impliquer les citoyens dans les choix réalisés localement et dans les investissements, de réduire le déficit de la balance commerciale et de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois d’ici à 2030.

Partout dans le monde, des pays et des collectivités s’engagent vers le 100% énergies renouvelables : le Costa Rica, l’île El Hierro en Espagne, Genève et Vancouver, en sont des exemples. Ces derniers jours, dans le cadre de la COP21, 700 maires de grandes villes du monde ainsi que les 43 pays parmi les plus vulnérables du Climate Vulnerable Forum se sont prononcés en faveur de ce même objectif.

Un rapport du WWF publié hier est venu appuyer ces arguments : de grands progrès technologiques et des prix qui chutent rapidement portent aujourd’hui les renouvelables sur le devant de la scène. La transition vers le cap du 100% renouvelable va dans le sens de l’Histoire.

La transition est déjà à l’œuvre dans les territoires de différents pays :

il s’agit maintenant pour les pays qui négocient dans le cadre de la COP21 de se mettre au diapason de la réalité du terrain.

enR-550x363ET EN FRANCE ?

En France, le scénario pour atteindre l’objectif “100% renouvelable” existe déjà !

Les travaux de l’association Négawatt et de l’ADEME montre qu’il est à notre portée et bénéfique pour tous.À tel point que les actions et  les ambitions des collectivités dépassent parfois l’action des gouvernements.

Les collectivités territoriales sont donc en mesure de jouer un rôle fondamental, face à l’urgence climatique.

LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, ACTEURS MAJEURS FACE A L’ENJEU CLIMATIQUE

C’est une responsabilité internationale que d’agir dès aujourd’hui à l’échelle régionale : selon le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), 70% des leviers d’actions pour réduire les émissions de CO2 se situent aux échelles territoriales. C’est donc en agissant concrètement localement que l’on contribue à l’effort global du défi climatique.

En France, les Territoires à Énergie Positive montrent que l’objectif 100% énergie renouvelable n’est pas une chimère ! Les Régions peuvent et doivent elles aussi lutter contre le réchauffement climatique. Mais comme pour les États, il y a parmi les territoires les cancres et les bons élèves lorsqu’on évoque l’action climatique locale : la société civile doit veiller à ce que ne se creuse pas de décalage entre bonnes intentions et réalisations. Un devoir de vigilance qui fait échos aux élections régionales en France, dont les candidats semblent avoir oubliés qu’ils doivent intégrer le climat dans leurs politiques. Voir le pdf ci-dessous :

dossier_de_presse_regionales_climat_fne_rac-1

perceptionDans les “ECO du RAC :
  • Echanger des compensations sur le pont du Titanic… :  Où les compensation réduisent les objectifs sur lesquelles elles s’appliquent …
  • Le tour de passe-passe Néo-zelandais… : Où comment trouver 20M NZ$ en 5 ans …
  • La Norvège, pas fjordtement concluante sur les droits humains… : Deux millions de tonnes de déchets issus d’une mine de cuivre du Repparfjord. Cette mine ouvrira à Sapmi, sur les terres des peuples indigènes de Norvège.

le pdf du RAC : eco9-cop21

 

Déc 08

LES MINISTRES DOIVENT TRANCHER ENTRE DEUX VISIONS DU MONDE

J+7 Retour sur la journée de Lundi 7 décembre

Lien vers RAC MaCOP21

Un nouveau brouillon d’accord a été adopté samedi par les 195 pays membres de la Convention de l’ONU sur le climat. Il a été transmis dimanche aux ministres, qui arrivaient à Paris pour la phase politique des négociations internationales. Si ce nouveau texte facilite les choix que devront faire les ministres, ces avancées sur la forme n’ont pas résolu les questions politiques.

DANS CE TEXTE, ON TROUVE DEUX VISIONS DU MONDE QUI S’OPPOSENT :

La première est celle d’un monde accentuant les injustices, réchauffant le climat de 3°C ou plus. Derrière cette vision se trouve un groupe de pays qui entendent ralentir (ou ne pas accélérer) la transition énergétique mondiale vers les énergies renouvelables : les pays pétroliers dont l’Arabie Saoudite en tête, et juste derrière, l’Australie, la Russie et le Japon.

On peut ajouter à cette liste tous les pays qui ne se donnent pas les moyens de construire un accord qui protège les plus vulnérables d’un réchauffement trop élevé. Notamment, les États-Unis et l’Union européenne, qui n’utilisent pas leur capital politique pour s’assurer que tous les pays bailleurs prennent leurs responsabilités financières et ne se battent pas pour un accord plus ambitieux, de peur de contredire leurs intérêts nationaux.

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Arbre de la transition – Village Mondial des Alternatives

L’autre vision est celle d’un monde plus solidaire, où le réchauffement planétaire pourra être limité à moins de 1,5 ou 2°C et évitera aux populations les plus fragiles d’être injustement frappées. Les forces qui soutiennent cette vision figurent parmi les pays les plus vulnérables et les pays en développement (pays insulaires en développement, pays moins avancés et certains pays latino-américains).

La tâche qui incombe aux ministres d’ici la fin de la COP21 est lourde : sauver l’accord climatique à  « 1,5 ou 2 degrés ».

 

FIXER LA DATE DE 2018 POUR ANNONCER DES ENGAGEMENTS REVUS A LA HAUSSE :

Les engagements actuels des États sur la réduction des émissions gaz à effet de serre nous placent sur une trajectoire de réchauffement de 3°C ou plus, soit bien au-delà de la limite de 1,5 ou 2°C d’élévation de la température décidée par la communauté internationale en 2011.

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               Archipel des Tuamotu

Au-delà de cette limite, c’est la survie de millions de personnes qui est en jeu. Renoncer à cet objectif reviendrait à prendre le risque d’impacts irréversibles et imprévisibles.

C’est pourquoi la COP21 sera un échec retentissant si son résultat ne laisse aucune chance à l’amélioration des engagements actuels avant 2020. En effet, ce qui sera acté la COP21 (notamment ces engagements) ne s’appliquera pas avant 2020.

Les ministres doivent donc fixer une date de rendez-vous en 2018, où tous les États se retrouveront pour faire des annonces plus ambitieuses. 2018 doit aussi être le moment où les pays en développement pourront obtenir une réponse sur le financement des actions supplémentaires qu’ils ont proposées pour l’après 2020.

En effet, les pays en développement sont prêts à aller plus loin s’ils reçoivent un soutien international. Au début de la 2e semaine de négociations, l’idée d’un nouveau rendez-vous politique en 2018 est toujours rejetée par la plupart des États (ou abandonnée). Trop de pays refusent d’avoir cette discussion :

  • soit parce qu’ils savent qu’ils devraient faire plus d’efforts (États-Unis, Europe, Russie, Japon, Australie, Japon, etc.),
  • soit parce qu’ils craignent de ne pas être en mesure d’annoncer un engagement plus ambitieux en 2018 (pays émergents et en développement).

Dans les quelques jours qu’il leur reste, les ministres des pays les plus vulnérables devront s’emparer politiquement de cette question et en faire une priorité. Sinon, cet indispensable rendez-vous disparaîtra à jamais du texte de l’accord mondial.

POUR REVENIR SUR LE BON CHEMIN, UN MÉCANISME DE RÉVISION DANS L’ACCORD :

Pour contenir le réchauffement en-deçà de 1,5 ou 2°C et enterrer les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) à l’horizon 2030, on sait déjà qu’il sera impératif de revoir sans cesse à la hausse l’action des Etats au fil des ans et des décennies pour mieux l’accélérer.

Rappelons que l’accord de Paris sur le climat aura des conséquences durables. C’est pourquoi il doit créer un cadre qui oblige les pays à annoncer de nouveaux engagements toujours plus ambitieux.

Désormais, le principe d’une “clause de revoyure” est accepté par la plupart des pays. Mais cela ne suffit pas pour constituer un véritable “mécanisme de l’ambition”, qui permettrait de rectifier le tir au fil du temps.

Les 195 États membres de la Convention Climat sont encore loin d’être d’accord sur un tel mécanisme. Pour avancer, il faut que ces pays s’accordent sur ce principe de progression et donnent des garanties sur le fait que les contributions des pays en développement seront financées.

De même, le principe d’une durée des engagements de cinq ans et qui serait harmonisé entre tous les États (2025-2030, 2030-2035), ne fait pas encore consensus.

Enfin, les ministres vont devoir décider de la date de dépôt des prochains engagements (2025-2030). Cette date doit être fixée immédiatement après 2020 (2020 ou 2021) afin d’avoir le temps d’examiner ce que chaque pays propose avant le début de la mise en œuvre des engagements. Or pour l’instant, le projet d’accord ne prévoit aucune nouvelle annonce avant 2024 !

LES FINANCEMENTS RESTENT “LE NERF DE LA GUERRE”

Depuis toujours, la question financière est le parent pauvre de ces négociations. Pourtant, l’enjeu est majeur : les “financements climat” sont nécessaires pour endiguer les impacts des changements climatiques et financer la transition énergétique sobre en gaz à effet de serre des pays en développement.

L’arrivée des chefs d’États lundi 30 novembre a permis d’engranger de nouvelles contributions financières : la Norvège et la Suède se sont engagées à doubler leurs financements climat d’ici à 2020, la France a annoncé qu’elle investirait 2 milliards d’euros dans le développement des énergies renouvelables en Afrique et une coalition de pays a annoncé 450 millions de dollars pour le Fonds climat des pays les plus pauvres.

Mais ces signaux politiques n’ont pas été retranscrits dans les textes de négociation :

  • L’objectif chiffré permettant de combler le manque d’argent pour l’adaptation d’ici à 2020 reste “entre crochets” dans le texte. C’est à dire que cette option n’est pas tranchée.
  • Et les négociations sur le mécanisme financier à mettre en place après 2020 sont au point mort. En effet, les pays développés exigent que les pays en développement les plus riches contribuent eux aussi à l’effort financier.

Dans ces négociations, la finance climat est toujours prise en otage jusqu’à la fin – au détriment des besoins des populations les plus pauvres et vulnérables face à la crise climatique. Il faut impérativement que les ministres s’emparent du sujet sans attendre la dernière minute : sans prévisibilité financière, c’est l’accord dans son ensemble qui en pâtira.

Les ministres doivent se fixer pour objectif de quadrupler les financements pour l’adaptation et décider à la fois qu’ils s’engageront régulièrement, tous les 5 ans par exemple, à accroître le soutien aux pays en développement. Il faudra différencier ces soutiens en fonction des besoins de pays en développement et de leurs priorités. Cet objectif garantira un soutien financier prévisible chaque année, nécessaire pour planifier les programmes et investissements.

Dans les « ECO » du RAC aujourd’hui :
  • Soigner le texte sur l’adaptation : ECO est impressionné que de nombreux pays aient inclus une composante sur l’adaptation dans leurs contributions nationales (INDC). Sur cette base, les parties devraient convenir du besoin de chaque pays d’envoyer un message sur l’adaptation, avec une flexibilité sur «comment» ils souhaitent le mettre en œuvre…
  • Les Etats Unis et ses alliés discrets et la compensation fantôme : Le message d’ECO à ces pays est clair. Si vous voulez échapper à la notion de responsabilité pour les pertes et les dommages, acceptez des objectifs ambitieux de réductions d’émissions de GES, de transferts financiers et technologiques, pour que votre impact sur le reste du monde soit réduit.…
  • Le Ministre du Pétrole remporte le fossile du jour pour l’Arabie Saoudite : Dans le cadre des discussions ministérielles de haut-rang, Ali al-Naimi, le Ministre du Pétrole saoudien (Pardon !?) a déclaré que l’on ne pouvait pas faire la différence entre les combustibles polluants et non-polluants…
  • et un rayon du jour aux Philippines …soleil
ECO a des idées pour le financement des pertes et dommages :

Les combustibles fossiles sont responsables d’environ 70% des émissions. Les 2 plus grandes entreprises pétrolières du monde (Chevron et Exxon Mobil) font 50Md$ de bénéfice. Coïncidence : c’est ce que devrait coûter pertes et dommages aux pays les moins développés …

Lire la suite dans le PDF ECO du RAC : eco8-cop21

 

 

 

 

Déc 07

IL EST ENCORE POSSIBLE DE RECTIFIER LE TI​R…

J + 6 Retour sur la journée du samedi 5 décembre

Lien vers RAC MaCOP21

 Une nouvelle version du projet d’accord international sur le climat vient d’être acceptée par les 195 États. C’est ce texte qui sera transmis aux ministres, pour les tractations de la seconde semaine de la Conférence.

Le nouveau projet d’accord est moins touffu. Les choix à opérer sont plus clairs. Mais toutes les options sont encore sur la table, y compris les plus mauvaises. Les positions des pays sont encore très éloignées sur de trop nombreux points de l’accord, comme la différentiation des efforts entre les pays. Nous n’avons plus le temps pour un jeu de poker menteur : les ministres devront abattre leurs cartes dès leur arrivée à Paris. La société civile n’acceptera pas un accord climaticide, un accord accentuant les injustices.

Nous savons que l’accord de Paris ne sera pas suffisant pour répondre à la crise climatique. Il doit néanmoins nous servir de kit de survie, de boîte à outils pour remettre la planète sur le bon chemin : celui d’un réchauffement planétaire non pas de 3°C ou plus, mais inférieur à 1,5 ou 2°C. Pour ​cela​, les ministres devront ​impérativement injecter de l’ambition politique dès leur arrivée à Paris​.

Il est encore possible de rectifier le ti​r, si les ministres réunis à la COP21 prennent les bonnes décisions :

  • financer la coopération et la solidarité entre États face au changement climatique,

  • protéger dans l’accord international les points indispensables à la survie des populations les plus vulnérables, comme la limite de réchauffement planétaire à 1,5°C, les financements pour l’adaptation et la reconnaissance des « pertes et dommages »,

  • améliorer bien avant 2020 les engagements nationaux déjà annoncés et continuer cette progression par la suite, visant un horizon sans énergies fossiles et 100% renouvelable en 2050.

    VRAIES ET FAUSSES SOLUTIONS POUR LE CLIMAT

    Exploitation charbon afrique du sud

La COP21, c’est aussi l’occasion de rappeler qu’il est indispensable d’écarter les FAUSSES SOLUTIONS, pour lutter efficacement contre les changements climatiques.

Ni nucléaire, ni effet de serre : Le nucléaire représente 11% de la production d’électricité dans le monde et à peine 2% de l’énergie finale consommée. Son champ d’action est donc très réduit. L’argument majeur avancée pour soutenir le nucléaire en tant que solution pour le climat est toujours celui des émissions de CO2 qu’il permet d’éviter. Mais les émissions évitées par le nucléaire sont en fait très faibles : 1,5 milliard de tonnes, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2. Parallèlement, le coût de construction des réacteurs nucléaire augmente, alors que celui des énergies renouvelables baisse. Pour en savoir plus, retrouvez la publication du Réseau Action Climat sur le thème“nucléaire et climat” :

Agrocarburants : Les agrocarburants sont présentés par l’industrie agroalimentaire et certains gouvernements comme une solution à développer pour lutter contre les changements climatiques. Mais les agrocarburants sont loin d’avoir fait leur preuve sur le plan environnemental : ils ne réduisent pas les émissions de gaz à effet de serre. La production industrielle d’agrocarburants se révèle souvent plus polluante que l’utilisation d’énergies fossiles. Ils posent de graves problèmes pour la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres : les pays qui accueillent ces cultures sur leur territoire sont victime d’un accaparement des terres qui compromet leur capacité à produire leur propre nourriture. Pour en savoir plus, retrouvez la publication du Réseau Action Climat sur le thème “agrocarburants et climat ».

Le mythe du charbon propre : Les technologies de charbon « propre » ne vont évidemment pas dans le sens d’une sortie nécessaire des énergies fossiles. De plus, la technique de « capture et stockage de carbone » (CCS) permettant de rendre ce charbon « propre » n’est pas opérationnelle aujourd’hui et elle est extrêmement coûteuse. Pour finir, le charbon n’est pas une solution pour lutter contre la pauvreté et s’accompagne de risques sociaux et environnementaux importants. Pour en savoir plus, retrouvez la publication du Réseau Action Climat sur le thème “charbon propre”.

L’agriculture intelligente face au climat” : En 2014, des États (dont la France), acteurs non gouvernementaux et organisations internationales se sont réunis au sein d’une « Alliance mondiale pour l’agriculture intelligente face au climat » (Global Alliance for Climate-Smart Agriculture – GACSA). Cette alliance et le concept d’agriculture intelligente qu’elle met en avant est porté par les grands acteurs privés de l’agro-industrie. En réalité, cette agriculture « intelligente » ne fait que perpétuer un modèle agricole industriel à bout de souffle à grande échelle sans remettre en cause, ni la dépendance de ce type d’agriculture au pétrole et aux intrants chimiques, ni notre façon de consommer. La promotion de ce modèle concurrence les modèles agricoles paysans et compromet la sécurité alimentaire des familles qui en vivent. Pour finir, aucun critère social ou environnemental n’empêche aujourd’hui les ambassadeurs d’une agriculture climaticide d’être étiquetés « climate smart ». La réponse de la climate-smart-agriculture est inadaptée au double défi alimentaire et climatique. Pour en savoir plus, retrouvez la publication du Réseau Action Climat sur le thème “climate-smart-agriculture”.

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Les OGM : Les entreprises de biotechnologies sont les premières à vanter les mérites de leurs innovations brevetées pour sortir de la crise climatique, qui menacent directement les équilibres naturels et sociaux. En réalité, les OGM participent d’un système agricole mondial très émetteur de gaz à effets de serre. 70% des semences OGM ont pour but de résister à des fortes doses d’herbicides. Ces derniers polluent les nappes phréatiques et les sols de façon dramatique.

Les industriels du secteur brevettent les semences OGM et font de la vente et de l’échange de semences paysannes un acte criminel. Les agricultures familiales et paysannes sont extrêmement vulnérables face à ces semences privatisées. Enfin, la sélection d’espèces championnes génétiquement modifiées érode gravement la biodiversité. Pourtant, cette biodiversité est pourtant la clé de l’adaptation des pratiques agricoles face aux aléas climatiques. Pour en savoir plus, retrouvez la publication du Réseau Action Climat sur le thème “OGM et climat”.

Victoire contre les grands pollueurs : la sortie du partenariat méthane de l’Agenda des Solutions

Hier, le partenariat pour la réduction du méthane dans les opérations pétrolières et gazières était au coeur des discussions. Le Réseau Action Climat a rappelé sa demande  d’exclure ces grands pollueurs de l’Agenda des Solutions. Ségolène Royal a appuyé cette demande, expliquant qu’il était impossible de laisser des entreprises faire du greenwashing dans le cadre d’un conférence sur le climat au prétexte qu’elles décident d’émettre un peu moins de méthane. Il est essentiel que les acteurs non étatiques et leurs initiatives soient reconnues. Mais cet Agenda des Solutions ne pourra être institutionnalisé tant que la sélection ne sera pas cohérente avec la crise et l’urgence climatiques.

Dans les « ECO » du RAC

  • NON, RIEN DE RIEN… NON, JE NE REGRETTE RIEN : Toutes les options sont sur la table des ministres qui entrent en action aujourd’hui . Suivant leur assemblage nous serons sur des trajectoires à 3°C ou à 1,5°C… Il y a beaucoup d’indices pour reconnaître le paquet des 3°C. Mais le plus probant est sans doute le choix de ne pas revenir autour de la table avant 2024 pour évaluer les progrès et monter en ambition. Toujours dans ce «deal» funeste, on accepte que les « contributions » suffisent pour le moment et qu’on n’a pas besoin avant 2030 d’une rehausse des efforts. Avec un tel plan, on a remisé les outils et renoncé à limiter le réchauffement à 1,5°C, et même à +2°C…

  • TRANSPARENCE : UN CHÂTEAU DANS LE CIEL ? Le gouvernement français s’était engagé auprès de la société civile : ce serait une COP transparente et participative. Au lieu de cela, dès le premier jour, nous nous sommes vus interdir l’accès aux réunions où les décisions sont effectivement prises…

  • LES CHIFFRES MANQUANTS :

– L’écart d’émissions pour 2020 et 2030

– L’écart sur l’adaptation : il manque 50MD$

– L’écart sur les financements : Dans une étude récente, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) démontre qu’il faudrait dépenser à l’échelle mondiale jusqu’à 2000Md$ par an d’ici à 2035 pour assurer la transition énergétique, dont 166Md$ par an issus des financements publics….

  • SOS 2050 : Pour maintenir la hausse globale des températures en dessous de 1,5°C et et éviter les pires impacts des changements climatiques, il est urgent de décarboner nos économies…

La suite dans le pdf du RAC : eco7-cop21

Déc 05

DU CÔTE DES NÉGOCIATIONS CLIMATIQUES

J + 5 : Vendredi 4 décembre : RETOUR SUR LE PROJET D’ACCORD

Lien vers RAC MaCOP21

COP21 entréeUn accord international qui se précise, mais qui reste insuffisant

 Vendredi matin, deux nouveaux brouillons de l’accord sur le climat ont été publiés. L’un résumant l’état des discussions entre les 195 États. L’autre, plus succinct, est composé de propositions de compromis rédigées par les « facilitateurs », c’est-à-dire les diplomates chargés de conduire les tractations sur des points précis du texte. Dans ce second texte, le nombre d’options encore ouvertes a été fortement réduit (passant de 250 à 150 environ), de même que le nombre de pages (de 50 à 38). Ce travail a également permis de clarifier certains points clés, notamment concernant les engagements des pays, l’adaptation des pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et les pertes et dommages irréversibles. Ce nouveau projet d’accord sera encore révisé et servira de base pour les négociations à venir.

Une nuit blanche en perspective pour les négociateurs. La première semaine de négociations n’est pas tout à fait terminée, puisque le projet d’accord doit être remis à la France qui préside la COP21, et aux ministres samedi à midi, avant de commencer de nouvelles tractations. Il reste énormément de travail aux négociateurs techniques, qui doivent laisser à leurs ministres un texte clair à la fois sur la forme et sur le fond. Mais à quelques heures du sifflet final pour la première semaine, on peut être sûr que les ministres auront du pain sur la planche. Le point le plus clair vendredi, prêt à être arbitré par les ministres, est celui du cap de long terme que l’accord de Paris fixera pour la planète : les quelques options sont clairement posées sur la table.

Les ministres, qui négocieront la deuxième semaine, devront trancher entre les « options » et éliminer les « crochets ». C’est vrai, par exemple, pour la question essentielle des financements climatiques (article 6 du projet d’accord). Cette question doit progresser dans les 15 prochaines heures, pour que le flambeau puisse être transmis aux ministres. Plus généralement, les ministres devront décider comment retranscrire dans l’accord international la question de la « différentiation » des efforts entre les pays. Cette dernière renvoie à une idée présente dans la Convention Climat : les pays ont des “responsabilités communes mais différenciées” vis-à-vis de la lutte contre le changement climatique. S’il est important de prendre en compte le fait que le monde a bien changé depuis la naissance de la Convention de l’ONU sur le climat en 1992, force est aussi de constater que les inégalités persistent. D’après Oxfam (2015), un Américain parmi la moitié la plus pauvre de la population de son pays génère en moyenne vingt fois plus d’émissions que son pendant indien.

La scission entre Nord et Sud est encore très nette. Les pays développés demeurent campés sur leurs positions sur l’adaptation, des financements, des pertes et dommages irréversibles. La confiance entre pays est proche de zéro. Pour avancer sur tous les sujets de l’accord, il est impératif qu’un dialogue constructif s’instaure entre pays développés et G77+Chine (coalition de 134 pays en développement). L’Union européenne pourrait notamment jouer un rôle plus important dans ce dialogue, en proposant des compromis ambitieux sur la question des pertes et dommages irréversibles liés aux changements climatiques. Vendredi soir, l’Europe semblait plus constructive.

Sur certains points, les divergences profondes commencent toutefois à s’estomper. Par exemple : la révision à la hausse des engagements des États, tous les cinq ans. L’Inde, poids lourd des négociations, semble accepter ce principe, à condition que cette hausse ne soit pas obligatoire.

L’un des plus mauvais élèves de la négociation climatique reste l’Arabie Saoudite. Celle-ci bloque sur de très nombreux points : la possibilité d’une limite de réchauffement planétaire inférieure à +1,5°C, la révision des engagements des États avant 2020, la référence au respect des droits humains, la réorientation des investissements vers la transition énergétique. Vendredi après-midi, le président de la COP21 Laurent Fabius a rappelé à la presse l’importance de garder le seuil de 1,5 °C de réchauffement.

 

Dans les “ECO ” du RAC :

  • RESTER SOUS 1,5 °C , CE N’EST PAS SEULEMENT DE LA SCIENCE : C’EST UN IMPÉRATIF MORAL

Pour ceux qui ont enduré des événements climatiques extrêmes dus à la hausse des températures déjà constatée de 1°C, toute tentative pour négocier une hausse supplémentaire des températures est une violation de la vie de nombreux êtres humains, ainsi qu’une menace pour les écosystèmes et les espèces…

  • GAME OVER POUR L’AIR CHAUD ?

Les gagnants du jour sont 5 pays européens (Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Suède et le Royaume-Uni) qui ont décidé de supprimer leur surplus d’air chaud en annulant 643,9 millions d’AAU (Assisgned Amount Units) contenus dans la première période du protocole de Kyoto.

Ils ont aussi annoncé des annulations significatives d’ici à 2020. Ces unités correspondent aux objectifs fixés par les pays dans le cadre du protocole de Kyoto.

Leur annulation est une contribution bienvenue pour les ambitions pré-2020…

 

  • LE FOSSILE DU JOUR

Large victoire de L’Arabie saoudite ….

fossile

  • LA NORVÈGE, FOSSILE DES DROITS DE L’HOMME

La Norvège en particulier, qui prétend être championne en matière des droits de l’homme, refuse d’inclure certains mots dans l’article 2, qui pourtant protégeraient les droits humains.

Parmi ces mots, on note : les droits des peuples indigènes, l’égalité des sexes, l’équité intergénérationnelle, une transition juste, la sécurité alimentaire et l’intégrité des écosystèmes…

La suite dans le pdf du RAC : eco6-cop21

 

Déc 05

COP 21 : POLLUTION, FINANCES ET CHANGEMENT CLIMATIQUE

J + 5 : Retour sur la journée du jeudi 4 décembre : POLLUTION, FINANCES 
Lien vers RAC MaCOP21

LES GRANDS POLLUEURS INDUSTRIELS INFILTRENT L’AGENDA DES SOLUTIONS

Les grands pollueurs industriels ont réussi à s’introduire dans l’agenda de l’action de la COP21, aussi appelé Agenda des Solutions ou LPAA. La COP21 fait d’ores et déjà l’objet des tentatives d’influence des pollueurs industriels : le 12 novembre dernier, le Réseau Action Climat le faisait déjà remarquer dans une lettre ouverte à François Hollande co-signée par de nombreuses ONG, syndicats et mouvements sociaux français.

En particulier, l’inclusion du « Partenariat Pétrole et Gaz sur le Méthane » (qui vise à réduire les fuites de méthane de l’industrie gazière et pétrolière) dans l’Agenda des solutions serait très mauvais signal. La COP21 doit valoriser les solutions d’avenir et la transition énergétique vers le 100% énergies renouvelables. Il faut exclure dès maintenant les initiatives qui perpétuent notre dépendance aux énergies fossiles si nous souhaitons que ce Agenda soit ambitieux et cohérent avec l’objectif visé par la COP21. Une inquiétude entendue par Ségolène Royal qui a défendu l’exclusion de ces acteurs des fossiles auprès des partenaires internationaux de la France, et a réaffirmé cette position à la presse vendredi après-midi.

COMMENT LA FINANCE PEUT CONTRIBUER A LA LUTTE POUR LE CLIMAT ?

Finances

Il faut en finir avec le financement public des énergies fossiles

Une analyse publiée hier par l’ONG Oil Change International (cf. infographie ci-dessous) montre que dans 8 pays, les subventions aux énergies fossiles sont 40 fois plus élevées que les engagements pour le Fonds Vert. Ainsi, Australie, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis ont offert 80 milliards de dollars pour soutenir la production d’énergies fossiles.

La présence de grands pollueurs à la COP21 sonne également comme un rappel à l’ordre pour ces pays. Les pays riches mobilisent aujourd’hui beaucoup plus de fonds pour subventionner les secteurs du charbon et du pétrole que pour aider les pays pauvres et vulnérables à s’adapter au changement climatique.

La finance privée au service du climat ?

Les pays développés s’abritent derrière le secteur privé et ne tiennent pas leurs promesses de financements pour les pays du Sud, en particulier les financements publics nécessaires pour permettre aux pays pauvres et vulnérables de s’adapter aux conséquences des dérèglements climatiques.

Si ce recours aux financements privés continue d’être une idée fixe, des millions de personnes vivant dans les pays les plus pauvres, les plus touchés et les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques risquent de se retrouver sans aucune aide face à un climat imprévisible et des évènements extrêmes de plus en plus graves et de plus en plus fréquents.

L’urgence d’une taxe élargie sur les transactions financières

Les changements climatiques creusent l’écart entre les riches et les pauvres et peuvent réduire à néant les efforts menés jusqu’à présent pour lutter contre la pauvreté. En 2050, on pourrait compter 200 millions de réfugiés climatiques par an si rien n’est fait. Il est donc urgent de donner aux pays les plus démunis et les plus touchés les moyens de s’adapter.

Une taxe ambitieuse sur les transactions financières est nécessaire pour générer les financements additionnels nécessaires à cette adaptation. La France doit convaincre ses homologues d’adopter un projet de TTF qui taxe l’ensemble des produits financiers, avec un taux de taxation suffisamment ambitieux et dont 50% des recettes seraient ensuite reversés aux grandes urgences mondiales. Il est également essentiel que cette taxe soit élargie aux opérations financières dites “intra-day”, c’est à dire aux opérations de spéculation qui ont lieu dans la journée.

Et en France ?

La France continue d’encourager les subventions fossiles. Lors d’une conférence de la COP21 dédiée aux subventions aux énergies fossiles, le ministre Michel Sapin aurait déclaré de “Même si la France a éliminé ses subventions directes aux énergies fossiles, il y a beaucoup d’argent dépensé dans le monde pour celles-ci, alors qu’il y a tant de besoin pour les énergies alternatives”.

Michel Sapin semble oublier le remboursement de taxe diesel aux transporteurs routiers alors qu’ils ont déjà saboté l’écotaxe, l’exonération totale de taxe pour le transport aérien, l’exonération de TICPE pour les raffineries,  les subventions directes aux aéroports, les aides aux stations-service.

Ces cadeaux fiscaux sont pourtant loin d’être le meilleur moyen d’accompagner ces secteurs dans la transition énergétique et pèsent des milliards d’euros chaque année pour le budget français.

Pendant ce temps là, la taxe sur les transactions financières est débattue au Parlement français : le Sénat a supprimé l’article introduit par l’Assemblée Nationale visant à élargir le champ d’application de la Taxe sur les Transactions Financières (TTF) à ces opérations intra-day. Dans le même temps, le Projet de loi Finances montre que l’Aide Publique au Développement est toujours en baisse.

 

Déc 04

COP 21 : NOUVEAU PROJET D’ACCORD…INSUFFISANT!

J + 4 : Ce JEUDI 4 DÉCEMBRE, un nouveau projet d’accord a été publié

   Lien vers RAC MaCOP2

Alors que la fin de la première semaine de négociations approche, un nouveau projet d’accord a été publié ce jeudi matin. Même s’il a été raccourci de quelques pages, les options qu’il contient sont toujours trop nombreuses, parfois peu claires, et les avancées insuffisantes au regard de la crise climatique. Les négociations sont lentes et certains messages essentiels sont absents du texte.

Climat changement 2012_map

Un clivage persiste entre les pays riches et les pays en développement.

L’Union européenne est quant à elle absente de certaines discussions clés des négociations. Un autre texte devrait être publié demain.

QUOI DE NEUF DU COTE DES NÉGOCIATIONS ?

Les négociations sont lentes. Dans les 48 heures qui restent avant que le projet d’accord ne soit transmis à la présidence française ainsi qu’aux ministres, les négociations techniques vont devoir changer de rythme. Laurent Fabius a lui-même exprimé sa préoccupation, tandis que les diplomates admettent être en retard. Les négociateurs doivent donc accélérer et avancer sur les éléments essentiels du futur accord mondial. Ils pourront ainsi transmettre un texte “propre” et clair à leurs ministres. Ces derniers pourront alors prendre des décisions fortes.

Cette lenteur empêche l’avancée de grandes questions. Par exemple, la question des pertes irréversibles liées aux changements climatiques n’est toujours pas clarifiée. Certains pays ont des positions radicalement opposées en la matière. Une discussion est en cours entre les Etats-Unis et les pays du G77 (coalition de 134 pays en développement) sur cette question. Que fait l’Union Européenne ? Elle demeure absente des discussions sur ce sujet et ne soutient ni les acteurs de la société civile ni les pays qui se saisissent de ce sujet.

L’ancrage des principes fondamentaux de l’accord (comme la transition juste, le respect des droits humains et de la souveraineté alimentaire) est un autre exemple. Pour être plus qu’une allusion molle et sans effets, cette référence doit figurer non pas dans le préambule du texte mais dans le texte de l’accord lui-même, dans l’article 2, consacré aux objectifs de lutte contre les changements climatiques.

LES MOTS ONT UN SENS

Dans ce genre d’accord, la place des mots et les mots utilisés ont toute leur importance. Quand Bill Gates fait une annonce parlant d’« énergie propre », il faut s’inquiéter de ne pas voir apparaître la mention « d’énergies renouvelables ». De la même façon, la partie du texte dédiée aux objectifs de long terme ne mentionne pas clairement le passage indispensable aux énergies renouvelables. Quand les discussions sur l’alimentation abordent la question de la « production alimentaire » plutôt que « sécurité alimentaire », il s’agit d’être vigilant sur ce que cela implique en matière de climat. Notamment lorsque l’on sait que l’influence d’entreprises de l’agro-industrie adeptes du greenwashing comme Monsanto peut être présente de façon diffuse au sein de la COP21. Un collectif d’ONG comportant entre autres Via Campesina a lancé ce jeudi un tribunal international pour juger Monsanto. Enfin, les mots de « décarboné » ou l’expression « climate neutral » ne portent rien de précis et beaucoup de pays en donnent des définitions différentes.

Alors que des pays comme l’Arabie Saoudite bloquent les avancées (par exemple sur l’ancrage des principes fondamentaux dans l’accord), un clivage persiste entre les pays riches et les pays en développement. Pour rester dans les limites d’un réchauffement acceptable, les contributions nationales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre doivent être révisées régulièrement. Tant que les pays n’auront pas pris leurs propres responsabilités sur leurs propres contributions, beaucoup de pays développés n’accepteront pas la révision de leurs contributions avant 2020.

De plus, les progrès sur les financements climatiques Nord-Sud après 2020 sont insuffisants. Le texte publié ce matin montre un recul sur cette question alors que les versions précédentes étaient déjà très insuffisantes. Une raison supplémentaire pour les 134 pays en développement qui forment la coalition du G77 d’afficher leur mécontentement.

Les principales pièces du puzzle sont donc toujours éparpillées. Aujourd’hui, elles ne s’assemblent pas pour constituer un accord qui permet de lutter efficacement contre les changements climatiques. Elles ne permettent pas non plus de le faire de manière juste et solidaire, c’est-à-dire de soutenir les populations les plus vulnérables. Les négociateurs doivent désormais accélérer, et les pays en capacité de jouer le rôle de ponts entre des pays antagonistes doivent faciliter cette accélération. Les pays comme la France doivent participer en envoyant des signaux clairs, à l’échelon national comme à l’international.

Déc 04

COP21 : LES TRANSPORTS DANS L’ANGLE MORT DES POLITIQUES CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

J + 4 : Retour sur la journée du jeudi 3 décembre 2015 : TRANSPORTS et BÂTIMENT
 Hier jeudi 3 décembre, les négociateurs ont abordés les thèmes des transports et du bâtiment, 1er et 3ème secteurs responsables des émissions de gaz à effet de serre (représentent respectivement 27% et 20% des EGES en France en 2012) !!!  Les engagements sont bien en deçà des enjeux…Les vraies solutions existent pourtant…

TRANSPORTS

Transports et EGESIMPACTS DES TRANSPORTS

En termes de transports, les différences d’impacts environnementaux entre les modes utilisés sont immenses! L’impact du transport aérien sur le climat est sans commune mesure avec celui des autres modes de transports. Lien vers RAC MaCOP21

Pourtant, Mardi 1er décembre, le gouvernement français reculait sur l’indemnité kilométrique pour les salariés se déplaçant à vélo et réaffirmait son soutien au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes… pas besoin de chercher plus loin pour comprendre pourquoi les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports continuent d’augmenter. C’est même le seul secteur dont les émissions ont augmenté sur la période de 1990 à aujourd’hui dans notre pays.

NE LAISSONS PAS LES VRAIES SOLUTIONS SUR LE BORD DE LA ROUTE!

Sauvons les trains ! Comble du comble, le train, qui est 14 à 40 fois plus performant et bénéfique pour le climat, est délaissé par les pouvoirs publics… Alors que la compagnie ferroviaire se veut exemplaire dans la lutte contre les changements climatiques, la SNCF réduit sensiblement son offre au service annuel 2016, avec l’accord tacite du gouvernement. L’offre ferroviaire, Intercités, TER et TGV, va être considérablement réduite, et ce, au lendemain de la COP21. Il deviendra encore plus difficile de se déplacer sans prendre l’avion ou la voiture pour ses loisirs et ses déplacements professionnels.

COP21 et réduction de l’offre ferroviaire : où est l’exemplarité écologique ?

Ne sous estimons pas le potentiel du vélo ! Alors que la moitié des émissions de CO2 sont liées aux déplacements urbains dans le monde, le vélo peut représenter une véritable alternative. En France, par exemple, il est utilisé dans moins de 3% des déplacements alors que la moitié des déplacements effectués en voiture en ville font moins de 3km. Cherchez l’erreur…

Si le potentiel du vélo est sous-exploité, c’est d’abord parce qu’il est ignoré des pouvoirs publics. Le gouvernement français a ainsi décidé de rendre facultative l’indemnité kilométrique pour les salariés se rendant au travail à vélo, alors que le remboursement des frais automobiles ou des transports en commun est systématique. À cela s’ajoute la décision de plafonner le montant exonéré de cotisations sociales pour l’employeur.

Et pourtant, une étude publiée la semaine dernière montre que si le vélo était utilisé dans 11% des déplacements en 2030 et 14% en 2050 (au lieu de 6% actuellement) les émissions mondiales de CO2 diminueraient de 7 et 11% !

Il est grand temps pour le gouvernement d’annoncer un appel à projet pour soutenir les collectivités locales dans le financement d’infrastructures  et d’aménagements qui permettront l’essor des mobilités actives en ville.

RÔLE DU TRANSPORT AÉRIEN DANS LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Comme nous l’avons vu hier l’OACI et les lobbies du secteur aérien ont l’oreille des décideurs politiques et le transport aérien a réussi à passer entre les mailles du filet : il échappe aux politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et son carburant n’est soumis à aucune taxe. En réalité, le transport aérien pèse autant sur le climat qu’un pays comme l’Allemagne.

Sans réduction de ses propres émissions de gaz à effet de serre, l’objectif de maintenir la hausse des températures en-deçà de 2°C restera hors de portée.

C’est pourquoi l’Accord de Paris doit à tout prix envoyer un signal fort à l’OACI et l’OMI. Il est grand temps de revenir sur les mensonges des lobbies pour que le transport aérien contribue enfin à la lutte contre le changement climatique.

Pour décrypter les mensonges du transport aérien : lisez la nouvelle brochure du Réseau Action Climat.

PROJET D’AÉROPORT NOTRE-DAME-DES-LANDES

Comment concilier la construction d’un nouvel aéroport avec les objectifs de lutte contre les changements climatiques ? C’est impossible : les experts ont démontré que l’objectif de maintien de la hausse des températures mondiales à 2°C ne pourra être atteint sans réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport aérien. Or, s’il ne débouche pas sur un gaspillage financier et environnemental (en restant vide comme trop d’aéroports surdimensionnés), l’aéroport de Notre-Dame des Landes engendrerait une hausse du trafic aérien incompatible avec les objectifs de réduction d’émissions en cours de négociations à la COP21.

“Le Réseau Action Climat ne participera pas à la table ronde de la conférence environnementale sur les transports”dans un article d’octobre 2014 http://www.rac-f.org/Le-Reseau-Action-Climat-ne

BÂTIMENT

Le RAC ne fait pas de retour sur les décisions prises hier dans ce domaine. Il rapporte uniquement le résultat d’une étude du RAC qui fait ressortir qu’1 français sur 5 vit dans la précarité énergétique.

Cependant, en 2012, les bâtiments et l’habitat résidentiel représentaient 20 % des émissions de gaz à effet de serre françaises

Les émissions de gaz à effet de serre de l’habitat proviennent de l’utilisation d’énergie principalement pour le chauffage, pour la production d’eau chaude sanitaire, pour le fonctionnement des appareils électroménager et l’éclairage.
La mauvaise isolation des logements augmente les émissions en hiver à cause des pertes de chaleur. Il en est de même désormais avec la vulgarisation de la climatisation résidentielle l’été.

La consommation énergétique du secteur bâtiment ne cesse de progresser : dans les logements et les bureaux, elle a augmenté de 20 % depuis 1990, en raison :
-du fort accroissement du parc,
-de l’augmentation de la surface moyenne occupée,
-d’un confort accru,
-du développement des usages de l’électricité
(chiffres ADEME)

Dans les Eco du RAC

  • LA FIN DE L’AMBITION ? Le texte principal pour réduire les aides internationales aux énergies sales (ce que les groupes appellent des investissements à fortes émissions) vient d’être mis à mal par quelques pays dont l’Arabie Saoudite et l’Argentine. ….
  • SACRE DANOIS : Le nouveau gouvernement des Libéraux danois par la voie de son Ministre de l’Environnement, Lars Christian Lilleholt, a déclaré qu’il préférait laisser tomber l’ambitieux objectif de réduction de 40% des émissions de CO2 du Danemark d’ici à 2020.

Le nouveau gouvernement a également fait main basse sur les financement climatiques et a projeté de réduire l’année prochaine le budget initial de 500 millions de couronnes danoises, environ 72 à 39M$. …

  • ALIMENTER LES NEGOCIATIONS SUR LE CLIMAT :

    Les problèmes de sécurité alimentaires absents des débats ? …

  • UN RATIO PAS-SI-DORÉ

Une analyse publiée hier montre que dans 8 pays, les subventions aux énergies fossiles sont 40 fois plus élevées que les engagements pour le Fonds Vert ! …

Lire la suite des articles dans le pdf ci joint :eco5-cop21

 

Déc 03

COP21 : RÉSILIENCE FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

J + 3 : Retour sur la journée du mercredi 2 décembre 2015

Le sujet mis à l’ordre du jour hier par lAgenda des Solutions était la résilience, dont celle des océans. La résilience désigne la capacité d’un système à absorber une perturbation, pour ensuite se réorganiser et continuer à fonctionner . MaCop 21 Résilience

Village détruit par ouragan BengladeshLe Réseau Action Climat rappelle que nous ne sommes pas tous égaux face aux changements climatiques  ni en terme de responsabilités, ni en terme de moyens  Article complet du RAC

“La planète ne cesse de nous montrer à quoi peut ressembler un changement climatique dangereux et pour tous les pays du monde (…) Mais les récentes catastrophes ont aussi démontrées qu’une fois de plus, nous ne sommes pas tous égaux face aux changements climatiques.

Un pays comme les États-Unis, par la puissance de son économie et de ses systèmes d’assurance, et la résilience de ses infrastructures, ne souffrira pas longtemps des ravages de l’ouragan Sandy ou de la sécheresse de l’été dernier.

A la différence d’un pays comme le Mali dont une large partie de la population vit sous le seuil de la pauvreté et sans alternatives : quand un éleveur perd des têtes de son cheptel de chèvres par manque d’eau et de pâturage, il n’a pas les moyens de racheter des bêtes. Parce qu’avant d’être frappé par le changement climatique, il était déjà frappé par la pauvreté.”

LES NÉGOCIATIONS DU JOUR

Les négociations avancent lentement. Chaque pays travaille pour l’heure sur chacune des pièces du puzzle, de façon assez cloisonnée.

Des blocages persistent. D’abord, l’argent manque pour l’adaptation des pays les plus vulnérables aux changements climatiques. Les annonces financières de ces derniers jours sont un premier pas. Mais aucun engagement clair n’a été pris pour garantir la prolongation et la montée en puissance des financements après 2020 (date à laquelle l’accord de Paris entrera en vigueur). Deuxièmement, la question des pertes et des dommages économiques et humains irréversibles avance peu.

L’accord est par ailleurs mis en danger par un manque d’ambition des États sur “la différenciation”. Ce concept de différenciation renvoie à l’idée d’une responsabilité commune mais différenciée des pays : tous les pays n’ont pas la même responsabilité dans les changements climatiques. Les pays ne peuvent pas prétendre décider par eux-mêmes leur responsabilité et la part de leur effort : cette attitude ne permettra pas de mobiliser les financements à la hauteur de l’enjeu et va entraîner une agrégation des émissions qui nous emmènera vers un réchauffement inacceptable de 3°C.

Que fait l’Union Européenne ? Cette dernière est complètement absente de la négociation. Elle a pourtant, par le passé, joué un rôle essentiel en construisant des ponts entre des groupes antagonistes. L’Union européenne ne s’est par exemple toujours pas positionnée sur la révision des INDC (contributions nationales des pays à la réduction des émissions de gaz à effet de serre), sujet clé pour un accord fort sur le climat.

Le cas de la France :

Pour améliorer sa résilience aux changements climatiques, la France doit notamment adapter son agriculture. Il ne faut pas oublier que le secteur de l’agriculture est un fort contributeur aux émissions de gaz à effet de serre, mais qu’il est aussi particulièrement touché par les impacts des changements climatiques. La sécurité alimentaire des français en dépend également.

En marge des négociations :
  • 40 pays vulnérables aux changements climatiques ont appelés à fixer un cap de décarbonation et de 100% d’énergies renouvelables.
  • Oxfam a présenté un rapport sur les inégalités extrêmes et les émissions de CO2 entre les pays. 10% des pays les plus riches sont responsables de plus de 50% des émissions.
  • Les Amis de la Terre pointent dans un rapport les banques climaticides, notamment les financements pour l’exploitation du charbon.
Pour en savoir plus, les Ecos du RAC :
  • L’UE nage entre deux eaux :  «  L’UE a souligné que les objectifs des Parties n’étaient pas assez forts, qu’il fallait revoir leurs ambitions à la hausse afin de respecter l’objectif garde-fou des 2°C et a proposé des modifications du texte allant dans ce sens. » Mais «  Pourquoi n’avons-nous toujours pas entendu l’UE apporter son soutien à un processus de mise en œuvre accélérée lors des négociations du Workstream 2 » ( protocole de réduction mis en œuvre avant 2020)…
  • Fossile du jour : impact pour les sombres transports maritime et aérien : L’Organisation maritime internationale (OMI) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à elles deux  l’OMI et l’OACI produisent autant d’émissions que le Japon et l’Allemagne réunis ! Ces émissions sont actuellement exclues de l’accord de Paris, et l’OMI et l’OACI se dépensent sans compter ici pour que cela continue….
  • L’appel au DROIT : ECO a apprécié entendre les visions du nouvel accord proposées par les différentes États, et particulièrement ceux qui ont souligné la nécessité d’un accord qui prenne en compte les Droits humains, y compris les droits des peuples autochtones. ECO a aimé entendre des États dire qu’un accord de Paris ne serait efficace que s’il prenait racine dans l’égalité des sexes et l’équité intergénérationnelle, l’assurance de la sécurité alimentaire, l’intégrité des écosystèmes et une transition juste avec des emplois décents…

La suite des articles dans le numéro 4 des ECO du RAC :  le pdf du RAC :eco4-cop21

 

Déc 02

COP21 Agriculture : creusons la question du sol !

EN BONUS CE SOIR, pour mieux comprendre ce qui se jouait hier à la table des négociations de la COP21 sur l’ AGRICULTURE ET LE CLIMAT , voici un texte du RAC    “Les pièges du sol face au climat”
Mains dans la terreDécryptage des bonnes et fausses solutions !

(histoire de se coucher moins c… ! 🙂

Le 26 septembre 2015 s’est tenue une conférence internationale sur l’agriculture et le changement climatique, organisée par l’OCDE et le ministère de l’agriculture.

« Le sujet phare y est la question des sols, ou comment l’agriculture pourra sauver le climat grâce à la séquestration du carbone dans les sols. Mais, malheureusement, les choses ne sont pas si simples que ça.

Certes, la séquestration du carbone est importante à prendre en compte. Privilégier certaines pratiques agricoles permettant d’augmenter le taux de matière organique dans les sols permet une séquestration du carbone dans le sol plus importante. Mais ce critère ne doit pas être le seul à prendre en compte. De plus, un bon taux de séquestration de carbone dans les sols ne devra pas nous dédouaner de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole.

Séquestration du carbone versus sols vivants

Le ministère de l’agriculture présentera notamment lors de cette journée le projet « 4 pour mille : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat, pour la restauration et la préservation des sols agricoles riches en carbone ». Malheureusement, parler de sol riche en carbone est très réducteur. C’est important, oui, mais non suffisant.

Il faudrait d’abord parler de sols vivants. Ces derniers sont un écosystème équilibré, structuré en couches horizontales, et riche en matière organique. Ils permettent une moindre érosion des sols, une réduction des besoins en engrais azotés, et un meilleur équilibre entre les êtres vivants du sol, et donc un moindre recours aux pesticides. Et dans les sols vivants il y a aussi, bien sûr de la matière organique, donc du carbone.

Par exemple, le moindre travail du sol, qui est une pratique de plus en plus mise en avant, permet, en diminuant le labour, de laisser plus de résidus de culture sur les sols, ce qui en augmente le taux de matière organique, et donc la séquestration du carbone. Cependant, le moindre travail des sols, s’il est pratiqué seul, verra la prolifération des mauvaises herbes (ou adventices). C’est pour cela que, souvent, la pratique du moindre travail du sol s’accompagne en général d’une forte utilisation de pesticides. Pourtant, des techniques sont possibles pour respecter les écosystèmes tout en augmentant le taux de matière organique dans les sols : le maintien et le développement des prairies permanentes grâce au pâturage des ruminants, la multiplication des haies et des bandes enherbées, le développement de l’agroforesterie, etc.

La séquestration ne devra pas dédouaner les acteurs de réduire les émissions de gaz à effet de serre

Enfin, l’espoir qu’apportent les possibilités de séquestration de carbone dans les sols ne doit pas nous empêcher de continuer à faire des efforts pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre du secteur. C’est un piège dans lequel nous ne devons pas tomber !

Premièrement, la comptabilisation ne peut être la même : la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur est comptabilisée annuellement. La quantité de carbone séquestrée dans un sol est quant à elle, séquestrée à un moment donné sans savoir combien d’années cette quantité de carbone restera dans le sol. Si 5 ans plus tard, la parcelle en question est labourée, tout le carbone sera relâché dans l’atmosphère et les efforts précédents n’auront servi à rien.

Ainsi, à l’échelle des négociations internationales, certains acteurs se sont mis à parler d’un objectif de « zéro émissions nettes », objectif largement dénoncé par de nombreuses organisations (1) et qui vise à laisser la possibilité d’émettre des gaz à effet de serre sans faire d’efforts particuliers en séquestrant ce carbone.

D’une part, cela implique de mettre dans le même panier les émissions de GES et la séquestration du carbone, ce qui a pour danger de tout miser sur la séquestration en oubliant de continuer nos efforts sur la réduction des émissions – alors même qu’il faut très largement accélérer ces efforts (2). D’autre part, la très grande majorité des solutions de séquestration de carbone sont basées sur un stockage du carbone dans les sols ou la biomasse. Elles comprennent notamment la production dédiée et à très grande échelle de formes d’énergies issues de la biomasse en remplacement d’énergies fossiles. Il s’agit par exemple des agrocarburants ou encore de l’utilisation de la biomasse pour produire de l’énergie combinée à du captage et stockage de carbone (CCS), qui posent de nombreux problèmes.

Le GIEC estime dans son 5ème rapport que les scénarios se tournant vers la séquestration du carbone pour ne pas dépasser 2°C d’augmentation de température nécessitent entre 500 millions et 6 milliards de terres dédiées au stockage du carbone, soit, pour la fourchette haute, deux fois la surface de l’Afrique. Ceci aurait pour conséquence une très forte augmentation de la compétition pour l’utilisation des terres et des phénomènes d’accaparement des terres. Enfin, les technologies de séquestration du carbone sont douteuses : ainsi la production industrielle d’agrocarburants se révèle souvent plus polluante que l’utilisation d’énergies fossiles.

Le concept de « zéro émissions nette » constitue ainsi un alibi pour éviter aux gouvernements et aux industries d’engager de vraies actions de réduction d’émissions en arrêtant la consommation d’énergies fossiles et en changeant de modèle agricole. Or, c’est bien à tous les niveaux qu’il faut continuer les efforts : à la fois la séquestration du carbone dans les sols et dans la biomasse vivante (sans que cela ouvre la porte à des dérives, par exemple dans l’utilisation des produits chimiques) et la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, et notamment le secteur agricole.

Une nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole

Le secteur agricole ne peut consentir aux même efforts que dans les autres secteurs : en particulier car les processus en question y sont complexes et très diffus. Cependant, il est tout à fait possible de se fixer un objectif d’une division par 2 des émissions de GES d’ici à 2050 (3).

Pour atteindre ce « facteur 2 », il va falloir développer massivement une agriculture réellement écologique prenant en compte son environnement, tout en faisant évoluer notre système alimentaire (évolution de notre régime alimentaire et de nos importations et exportations).

Il devient par exemple incontournable, d’une part, d’arrêter d’inonder les marchés de pays du sud avec des produits à bas prix, subventionnés, et, d’autre part, de soutenir, de façon ambitieuse, des filières de qualité pour le marché français. Ce sont ces filières qui, dans le respect de l’environnement, apportent une nourriture saine et des revenus justes aux producteurs.

(1) Voir notamment la note de Peuples-solidaires-ActionAid : peuples-solidaires.org/sites/files/actionaid/rapport_actionaid_zero_emission_nettes.pdf

(2)L’association FERN démontre ainsi dans un rapport que la prise en compte de l’usage des terres (dont la forêt) diminuerait l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne (aujourd’hui à 40%) de 3 à 7%.

(3) Le détail de ce « facteur 2 » a notamment été développé par Solagro dans son scénario Afterres2050 : solagro.org/site/393.html

 

Déc 02

COP21 : PENDANT QUE LES NÉGOCIATEURS PLANCHENT, L’AGRICULTURE AU MENU

J+2 Retour sur le Mardi 1er décembre 2015

Les deux thèmes de la journée étaient la forêt et l’agriculture

le-jardin-foret

Le 1er décembre, entre 14h et 18h, l’ Agenda des Solutions a mis en avant la question des liens entre l’agriculture et le climat.

LE SYSTÈME ALIMENTAIRE, CONTRIBUTEUR MAJEUR AUX ÉMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE

L’Agenda des Solutions rassemble des acteurs étatiques et non étatiques venant de tous les pays pour qu’ils coopèrent sur la mise en place de solutions pour lutter contre les changements climatiques. Le 1er décembre, entre 14h et 18h, cet Agenda des Solutions a mis à en avant la question des liens entre l’agriculture et le climat.

Aujourd’hui, nous produisons à l’échelle mondiale 4 600 kilocalories par personne et par jour. Soit suffisamment pour nourrir 12 milliards de personnes.

Mais près de la moitié de cette production est gaspillée, perdue ou destinée à l’alimentation animale.

Par ailleurs, entre 44 % et 57% du total des émissions de gaz à effet de serre proviennent du système alimentaire, mondial basé sur l’agro-industrie.

Enfin, contrairement à ce qu’avancent les lobbies de l’agro-business, l’enjeu n’est pas d’augmenter la production mondiale mais d’assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire des pays par la promotion de l’agro-écologie paysanne. En effet, la croissance de la production agricole n’a jamais permis d’assurer la sécurité alimentaire mondiale, d’après un rapport de l’ONG GRAIN et de la Via Campesina.

Les Etats doivent donc se désengager de l’agriculture industrielle comme des énergies fossiles.

Cependant, toutes les “solutions” ne sont pas bonnes à prendre. Et certaines des solutions mises en avant par les Etats ou l’industrie agro-alimentaire font peser des risques majeurs sur la société et les écosystèmes : parce qu’elles sont trop hasardeuses, trop coûteuses et porteuses de plus d’inégalités.

Ainsi, les agrocarburants, les OGM ou l’agriculture intelligente face au climat (concept flou promu notamment par des multinationales de l’agriculture industrielle) peuvent à bien des égards être qualifiés de fausses solutions.

NOS CHOIX ALIMENTAIRES SONT DES ENGAGEMENTS CLIMATIQUES

Nous soutenons, par nos choix alimentaires, un certain type d’agriculture. Une agriculture parfois réellement écologique et peu nocive pour le climat, ou une agriculture intensive basée entres autres sur la pétrochimie et fortement émettrice de gaz à effet de serre.

L’alimentation représente plus d’un tiers des émissions liées à la consommation des français. Mais ce sont surtout les produits alimentaires issus d’une agriculture industrielle qui sont en cause. Les émissions sont en particulier liées à la production et l’épandage des engrais azotés, à l’importation d’aliments pour les animaux, à la transformation et l’emballage des produits alimentaires, à la gestion des déchets, etc.

7 grandes recommandations peuvent être faites pour mettre notre alimentation au service du climat :

  • Manger moins et moins riche
  • Manger moins de viande et de produits laitiers
  • Manger de saison
  • Moins gaspiller
  • Manger local
  • Acheter moins transformer et moins emballé
  • Manger bio

Voir ici comment nos comportements alimentaires impactent le climat

Sur l’agriculture, la France doit donner l’exemple : limiter les importations et exportations, encourager les citoyens à changer leurs comportements alimentaire et développer enfin massivement une agriculture réellement écologique. En sortant de l’agriculture industrielle, la France pourrait diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

L’analyse entière d’hier sur le lien suivant : http://macop21.fr/les-negociateurs-planchent-pendant-que-lagriculture-est-a-lhonneur/
Retrouvez la position inter-associative du Réseau Action Climat sur l’agriculture et l’alimentation dans le PDF ci-joint  : RAC agriculture et alimentation

Voir aussi:

Via Campesina qui publie une série de contributions concernant l’agriculture VRAI PROBLÈME , FAUSSES SOLUTIONS pendant la durée de la COP 21  :

N° 1 – les OGM : http://www.infogm.org/5851-video-ogm-a-qui-profitent-vraiment-les-changements-climatiques

N° 2 – les agrocarburants : http://viacampesina.org/fr/index.php/actions-et-nements-mainmenu-26/changements-climatiques-et-agrocarburants-mainmenu-71/1175-climat-vrai-probleme-fausses-solutions-2-les-agrocarburants

Aujourd’hui dans les eco du RAC :  le pdf du RAC : eco3-cop21

  • 1,5°C : Une ambition internationale à portée de main
  • Pas de fossile du jour mais le rayon du jour
  • Énergie, Ecodéveloppement et Résilience en Afrique

 

Déc 01

COP21 : après une journée de beaux discours, place aux actes ?

J1 – Retour sur le lundi 30 nov 2015

En cette première journée de négociations, où 150 chefs d’État se sont exprimés, des mots forts ont été utilisés. Les premiers discours renvoient des signaux plutôt positifs. Néanmoins, il reste beaucoup de chemin à faire. La responsabilité de la lutte contre les changements climatiques et leurs impacts revient en grande partie aux États. La France doit jouer son rôle en gardant sa ligne pendant le reste de la COP21. Elle doit également envoyer à l’échelle nationale des signaux forts en faveur de la sortie des énergies fossiles et du cap de 100% d’énergies renouvelables à horizon 2050.

lien vers rac ma cop21

Aujourd’hui dans les eco du rac :

  • Des objectifs de long terme solides pour atteindre 1,5°C
  • Egalité pour le premier Fossile du jour au Sommet de Paris
  • Les pays riches sauront-ils répondre à l’appel de l’Afrique pour l’adaptation ?   le pdf :  eco2-cop21

    Chefs d'Etats

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