Category Archives: Communiqués de Presse

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Élections municipales : des citoyens interpellent les candidats sur l’agriculture et l’alimentation responsables

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À Marseille, Rennes, La Rochelle et d’autres villes et villages de France, des citoyens ont organisé un goûter devant les écoles invitant parents, élèves, mais surtout les candidats aux élections municipales afin de mettre agriculture et alimentation responsables au coeur de l’agenda politique. Cette journée qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Alternatives Territoriales, portée par Alternatiba et le Réseau Action Climat, est la première d’une séquence qui s’ouvre jusqu’aux élections municipales pour mobiliser les candidats sur l’urgence climatique.

A la sortie des écoles, les militants de la campagne Alternatives Territoriales et du Pacte pour la Transition, ont donné rendez-vous aux enfants, parents d’élèves et candidats pour un goûter issu de productions locales et raisonnées ce lundi 16 décembre. L’objectif de la journée était clair : sensibiliser les futurs électeurs et électrices sur l’importance d’une alimentation et d’une agriculture moins carnées, biologiques et locales en réponse à l’urgence climatique. Ce fut l’occasion d’interpeller les candidats aux élections municipales afin qu’ils s’engagent sur des mesures ambitieuses pour le climat, notamment en signant le Pacte pour la Transition, recueil de 32 mesures pour engager la transition écologique et sociale sur les territoires.

En cette première journée de mobilisations décentralisées, les groupes ont présenté les alternatives possibles au système agricole et alimentaire qui existent sur leur territoire : changer les pratiques alimentaires via la restauration collective, favoriser l’installation d’agriculteurs biologiques en leur proposant des débouchés, faire évoluer les modes de consommation en sensibilisant les citoyens sur l’importance des régimes plus végétariens, biologiques et locaux pour lutter contre le dérèglement climatique, etc. “Dans le Pacte pour la Transition, ce sont trois mesures pour une agriculture responsable qui sont proposées à l’adoption par les futurs candidats.” explique Aliette Lacroix du Collectif pour une Transition citoyenne. “C’est dans l’optique de lutter contre le dérèglement climatique, mais aussi contre les inégalités sociales, que les groupes poussent les candidates et candidats à s’engager à mettre en oeuvre des politiques alimentaires et agricoles ambitieuses.” 

Sur la question de l’alimentation, les communes ont un gros levier d’actions via les cantines scolaires”, développe Rebecca Wangler de la campagne Alternatives Territoriales. “Inscrire moins de viande, plus de biologique ou de produits locaux au menu aura un impact direct sur la santé des enfants, sur l’activité agricole de la région et sur le bilan carbone de la collectivité. Il est important aujourd’hui de permettre un changement des pratiques alimentaires pour que le système agricole réponde à l’enjeu climatique.

A l’heure où le GIEC affirme que l’échéance pour inverser la tendance actuelle et respecter l’Accord de Paris est 2030, les élections municipales à venir sont un moment crucial car les futurs élus auront jusqu’en 2026 pour mettre en oeuvre leur programme. Le slogan de la campagne “Dernier mandat pour le climat” prend alors tout son sens.

C’est pourquoi, tous les mois jusqu’en mars 2020, auront lieu partout en France des actions de mobilisations thématiques afin de promouvoir les solutions à mettre en oeuvre pour lutter contre le dérèglement climatique. La prochaine journée de mobilisation, s’attaquant aux questions de mobilité et de pollution de l’air, vient d’être annoncée : elle se tiendra le 14 janvier 2020 dans de nombreuses communes en France.


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Black Friday : les discussions à l’Assemblée patinent, les militants climat s’obstinent

Vendredi 29 novembre, Paris – Depuis  hier, le géant de la vente en ligne est bloqué à Paris, Lille et Lyon par des militant.e.s des Amis de la Terre et d’Action Non-Violente COP21. En plein Black Friday, ces actions s’ancrent dans une vaste mobilisation de la société civile contre le système de surproduction, tout aussi climaticide qu’injuste socialement. Elles visent également à interpeller les élus, en pleine discussion en Commission sur la loi économie circulaire, pour qu’ils relèvent l’ambition climatique et sociale de la France, jusqu’à présent passée à la moulinette dans le texte.

Si le Black Friday est dénoncé de toutes parts, Amazon est décidément la première dans le viseur de la société civile. Hier, c’est d’abord son entrepôt de Brétigny-sur-Orge qui a été bloqué par les militants des Amis de la Terre et d’Action Non-Violente COP21. Bottes de foin, matériel de blocage, déchets électroniques et électriques comme barricades pour rappeler la responsabilité de la multinationale dans la surproduction ont permis aux militants de bloquer le site plusieurs heures avant d’être délogés par les forces de police. Huit activistes sont encore en garde à vue. Dès ce matin, c’est au tour de deux sites à Lyon et Lille de se voir bloqués par les militants. A Lyon, les 209 activistes ont maintenu de nombreuses heures le blocage malgré l’intervention musclée des forces de police, tandis qu’à Lille la présence forte des syndicats (CGT, Sud), permet de rappeler les enjeux sociaux tout autant que climatiques du système Amazon. En effet, la multinationale est non seulement épinglée pour son impact dramatique en matière d’émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour les conditions de travail indignes de ses salariés, la destruction des emplois locaux et la sur-exploitation des ressources naturelles, comme pointé par le rapport “Immersion dans le modèle Amazon” publié par les Amis de la Terre, Attac et le syndicat Solidaires.

Ironie de calendrier, les premières discussions sur la loi économie circulaire, texte phare du gouvernement en matière de consommation, se tiennent en plein Black Friday au sein de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable. Malgré l’ambition affichée, les premières discussions de ce texte sont particulièrement décevantes :

L’expansion d’Amazon n’est pas une fatalité, commente Alma Dufour, des Amis de la Terre. Le gouvernement et les députés pourraient ainsi relever l’ambition climatique de la France et les emplois locaux s’ils s’attaquaient à la racine de la surproduction en stoppant le développement du géant de la vente en ligne. Malheureusement, la fenêtre d’opportunité que représentait la loi économie circulaire semble se refermer : un sursaut est indispensable pour que ce texte soit à la hauteur des devoirs de la France en matière de climat, et intègre notamment un moratoire sur l’extension des entrepôts de l’e-commerce et des zones commerciales

  • rejet ce matin du seul amendement qui proposait de réduire le niveau de production via une feuille de route contraignante de réductions de produits neufs proposés à la vente
  • moratoire sur l’extension des entrepôts de l’e-commerce et les zones commerciales jugé irrecevable à ce stade
  • refus de l’interdiction d’envoyer les invendus au recyclage malgré le scandale soulevé par Capital sur la destruction des invendus
  • refus des mentions légales sur les publicités textiles et autres produits polluants.
  • transformation de l’obligation de mises à jour logicielles pour les smartphones et les tables en simple obligation d’information des consommateurs

Si les discussions en plénière, prévues pour les jours à venir, confirment cette tendance, la mandature d’Emmanuel Macron sera définitivement marquée par le sceau du double discours : le Président ne peut pas à l’international jouer au champion de la Terre, et de l’autre laisser le modèle de surconsommation et d’injustices sociales, incarné par Amazon, nous précipiter dans le chaos climatique. Les blocages des sites aujourd’hui, avec les syndicats et les gilets jaunes, montrent une fois de plus la détermination de la société civile et son alliance autour des enjeux écologiques et sociaux. Nos mobilisations se poursuivront jusqu’à ce que nos élus se montrent à la hauteur de l’enjeu” commente Sandy Olivar Calvo, d’Action Non-Violente COP21.

#StopAmazon 


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Fin du grand débat, mais pas du blabla

25 avril – Réaction à l’allocution télévisée du président de la République Emmanuel Macron : fin du grand débat, mais pas du blabla

Sortie d'un portrait de Macron réquisitionné lors de l'action Bloquons la République des pollueurs
Sortie d’un portrait de Macron réquisitionné lors de l’action Bloquons la République des pollueurs le 19 avril 2019 – photo Julien Helaine

Pas de changement de cap

« Les orientations des deux dernières années ont été bonnes. […] Elles doivent être préservées, poursuivies et intensifiées » : Emmanuel Macron persiste et signe, il veut intensifier sa politique qui nous mène vers le chaos climatique et social.

En déclarant qu’il ne changera pas de cap, le président avoue implicitement qu’il ne répondra pas aux attentes de changement radical qu’appellent les citoyen⋅nes, notamment celles et ceux qui ont bloqué la République des pollueurs à La Défense ce vendredi 19 avril dans la plus grande action de désobéissance civile en France. Les vagues annonces faites sont très loin des mesures ambitieuses et concrètes dont nous avons besoin pour répondre aux enjeux climatiques et sociaux du moment.

Pas de réponse ni à la fin du mois, ni à la fin du monde

Face au dérèglement climatique, chaque jour, chaque heure et chaque décision comptent. Or les entreprises continuent d’avoir le droit de pratiquer des activités qui émettent des gaz à effet de serre, les banques continuent d’avoir le droit d’investir dans les énergies fossiles, des projets démesurés et aberrants continuent d’être autorisés, comme Europacity, GCO, la raffinerie de la Mède, qui sont autant d’insultes aux objectifs de l’Accord de Paris de rester sous la barre de 1,5 °C.

Les grands chantiers qui devraient être entrepris dès maintenant – changement de modèle agricole, rénovation thermique des logements, plan de mobilité douce, pour n’en citer que quelques-uns – ne sont pas érigés en priorité. Pourtant ce sont des mesures concrètes de cette envergure dont nous avons besoin pour répondre à l’urgence climatique et sociale.

Emmanuel Macron ne prend pas la mesure de l’urgence climatique. Nous sommes en train de gaspiller les dernières années qu’il nous reste pour limiter le réchauffement climatique avant d’atteindre des seuils d’emballement irréversibles qui engendreront des conflits, une explosion des inégalités, une énorme extinction de biodiversité, une insécurité sanitaire, alimentaire et hydrique. Ne laissons pas nos dirigeants aveugles dépasser le point de non-retour !

Le président de la République ne répond ni aux fins de mois, ni à la fin du monde. Il continue à mettre en échec sa mission qui est de protéger la population. Il hypothèque nos vies et notre avenir.

“Replacer l’humain au centre” ?

Emmanuel Macron dit qu’il veut « replacer l’humain au centre ». Mais replacer l’humain au centre, ce n’est pas parler de croissance. La croissance est une croyance périmée qui nous conduit droit dans le mur, le pied sur l’accélérateur. À quoi bon « travailler plus » si c’est pour continuer une logique d’exploitation de la nature et des humains ?

Replacer l’humain au centre, c’est au contraire parler de sobriété. C’est mettre en place des mesures radicales maintenant pour préserver la biodiversité, pour réduire les inégalités, pour sortir de la société de consommation et faire émerger une société soutenable, juste fiscalement, socialement et écologiquement.

Replacer l’humain au centre, c’est arrêter de prendre les Français⋅es pour des idiot⋅es incapables de comprendre ce qui se passe ; c’est dire la vérité sur les impacts que le dérèglement climatique a déjà et aura sur nos vies (inondations, baisse des rendements agricoles, vagues de chaleur…) ; c’est aligner la SNBC (Stratégie nationale bas carbone) de la France avec la trajectoire 1,5 °C (par un moratoire sur tous les projets d’artificialisation des terres en cours, comme Europacity, le GCO, la Mède…) ; c’est accompagner socialement toutes les mesures de réorganisation de la société (avec la rénovation des logements, la reconversion, la création de nouveaux emplois…).

Nécessité d’un mouvement citoyen fort et déterminé

Emmanuel Macron se contente de blabla et de mesurettes ? Il s’accroche aux symboles et stagne dans l’immobilisme ? Continuons à nous mobiliser, comme lors des nouvelles mobilisations internationales pour le climat les 24 et 25 mai, et à mener des opérations de désobéissance civile comme les décrochages de portrait présidentiel dans les mairies pour dénoncer cette situation inacceptable.

Face à un président de la République qui persiste dans le déni de la catastrophe sociale actuelle et de celle, encore plus gigantesque, qui se profile si nous ne trouvons pas le moyen d’arrêter de réchauffer la planète, nous, citoyennes et citoyens devons entrer en résistance pour faire émerger d’autres manières de vivre et pour stopper les projets destructeurs du climat. Amplifions le rapport de force pour contraindre le gouvernement à faire enfin ce qu’il faut pour protéger la population des conséquences mortelles d’un emballement climatique.


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19e coordination européenne : Alternatiba et ANV-COP21 vers plus de radicalité

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Coordination européenne à Lille – Photo FredOs

Lille, les 6 et 7 avril 2019 – Dans un contexte de mobilisation sans précédent pour la justice sociale et climatique, la Coordination européenne d’Alternatiba et d’Action non-violente COP21 (ANV-COP21) a réuni 155 membres des deux mouvements, venus de 32 territoires différents [1]. Alors que les citoyen⋅nes, les associations et les scientifiques alertent sur la nécessité de rester sous la barre des +1,5°C, les deux mouvements ont ajusté ensemble leurs orientations stratégiques pour faire face à l’urgence.

Cette coordination européenne, accueillie à Lille avec l’aide du syndicat Solidaires 59, s’inscrit dans un contexte unique de mobilisation pour le climat et de répression envers les activistes, à un moment charnière de la lutte face à l’urgence climatique. Après cinq ans d’existence pour Alternatiba et trois ans pour ANV-COP21, cette 19e Coordination européenne a été l’occasion de faire un état des lieux du mouvement et de discuter collectivement des orientations à prendre pour les années à venir.

Le rapport spécial du GIEC d’octobre 2018, qui appelle à des changements sans précédent, ainsi que l’étude du cabinet B&L Évolution sur les mesures concrètes à mettre en œuvre pour rester sous la barre des +1,5°C montrent à quel point relever le défi climatique nécessite un véritable changement de système, et invite à mener des actions plus radicales pour obtenir des changements plus rapides et plus significatifs. C’est dans cette perspective ambitieuse que le mouvement s’inscrit, car chaque dixième de degré compte pour sauver les conditions de vie de notre génération et des générations à venir.

La métamorphose de nos territoires et de notre mode de vie doit être accessible et adaptée à toutes et à tous et doit reposer sur des mesures structurelles, économiques et politiques. Si l’ampleur de l’enjeu et de l’effort sont plus importants que jamais, les deux mouvements ont réaffirmé l’importance de faire masse, de multiplier les alternatives dans les territoires et de s’opposer par l’action non-violente aux plus grands responsables de l’aggravation du dérèglement climatique.

Un calendrier ambitieux

La coordination était l’occasion d’annoncer officiellement les dates du Camp Climat 2019, qui se déroulera du 31 juillet au 11 août à Kingersheim, ainsi que les événements des prochains mois. La plus grosse action de désobéissance civile jamais organisée en France aura lieu le 19 avril prochain pour « bloquer la République des Pollueurs » et exiger des mesures politiques ambitieuses de la part du gouvernement. Le calendrier des mobilisations à venir inclut le développement des campagnes d’Alternatiba et d’ANV-COP21, mais aussi des projets portés avec plusieurs organisations, comme le Transiscope, portail web des alternatives.

En parallèle de cette Coordination européenne, l’Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes a accueilli à Saint-Nazaire des activistes du GIGNV (groupe d’ANV-COP21 de Nantes), qui sont venus avec un portrait réquisitionné du président Macron, afin de lui faire entendre une nouvelle fois la demande de justice sociale et climatique exprimée par une partie grandissante de la population. Tandis qu’à Strasbourg, des maires sortaient à leur tour des portraits présidentiels pour les confronter au chantier du GCO, projet en contradiction totale avec l’objectif de limiter à +1,5°C le dérèglement climatique, illustrant le décalage entre les discours du “Champion de la Terre” et l’inaction réelle du gouvernement d’Emmanuel Macron.

[1] Ancenis, Angers, Ardennes, Argenteuil, Bayonne, Bordeaux, Belfort, Besançon, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Evreux, Grenoble, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Montaigu, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Orléans, Paris, Pau, Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Sète, Strasbourg, Vallée de l’Arve


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Week-end d’action réussi pour faire de 2019 l’année du climat

Communiqué de presse commun avec Citoyens pour le Climat, Il Est Encore Temps et Unis pour le Climat

Ce samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées dans toute la France pour exiger des politiques ambitieuses et justes face à l’urgence climatique. De multiples marches, agoras, chaînes humaines, flashmobs, die-in et actions non-violentes se sont déroulées dans 120 villes en France et dans le monde. Après quatre mois d’enracinement et d’intensification du mouvement climat, le ton du week-end était celui du passage à l’action.

Happening à Mulhouse

À Paris, la place de la République a accueilli plus de 8500 personnes lors d’une Agora pour le Climat. Brest a été le théâtre d’une chaîne humaine, et Orléans d’un grand die-in. A Lyon, 5000 personnes se sont mobilisées pour dénoncer la pollution de l’air. A Dijon, 1200 personnes se sont retrouvées devant la mairie les mains peintes en rouge pour symboliser l’urgence climatique.

L’interpellation des décideurs locaux pour une transition dans les territoires était au cœur des mobilisations de ce week-end. Anne Hessel est intervenue pour défendre le Pacte Finance Climat. D’autres groupes issus des associations et des collectifs citoyens sont impliqués dans la campagne Alternatives Territoriales et dans le Pacte pour une Transition Citoyenne.

Chaîne humaine à Brest ©Antoine Borzeix

À Nancy, après la garde à vue du président des Amis de la Terre et d’un membre du Mouvement pour une alternative non-violente, plus de 100 personnes sont venues se « dénoncer » au commissariat pour avoir participé à la Marche pour le Climat du 8 décembre, en solidarité avec ses organisateurs.

Derrière ces mobilisations, un objectif : faire de 2019 l’année du climat.

Un rendez-vous mondial est déjà pris pour les jeunes le vendredi 15 mars, en réponse à l’appel de Greta Thunberg. Inspirés par cette dernière, les jeunes se mobilisent de plus en plus pour faire porter leur voix et rejoignent ainsi une mobilisation mondiale d’ampleur. Le 16 mars, toutes les générations se retrouveront pour une mobilisation internationale.

Avec le slogan “fin du monde, fin du mois, même combat” les mobilisations citoyennes récentes dénonçant des injustices fiscales et sociales ont mis l’accent sur la nécessité d’enclencher une transition écologique juste pour toutes et tous. Ont été évoquées des propositions comme celle d’une taxe carbone jaune et verte, qui permettrait de financer la transition écologique tout en favorisant les plus précaires et en résorbant les inégalités.

Les collectifs citoyens appellent à s’emparer de tous les espaces de discussion, qu’il s’agisse de la rue, du grand débat ou des espaces collaboratifs numériques.

Marche pour le climat, Mulhouse, 27 janvier

Tout le monde peut s’investir sur les réseaux sociaux ou Discord proposés par les mouvements citoyens. Ce week-end a été également l’occasion pour de nombreux citoyens de choisir la méthode d’action qui leur correspond le mieux. Ils disposent désormais d’un large éventail d’actions possibles allant de la désobéissance civile à la sensibilisation active de leurs proches et de leur cadre professionnel. Ils entendent maintenir la pression sur les responsables du dérèglement climatique et multiplier les actions contre les banques investissant dans les énergies fossiles. Un exemple : la campagne menée par les Amis de la Terre et ANV-COP 21 de nettoyage de la Société Générale qui finance les gaz de schiste.

Depuis l’été 2018, l’histoire s’est accélérée !

A trois reprises, les 8 septembre, 13 octobre et 8 décembre, des centaines de milliers de personnes ont marché dans toute la France. En parallèle, des centaines d’actions non-violentes ont été menées contre les multinationales climaticides. Le climat est devenu un enjeu social et citoyen de premier plan. Le recours contre l’Etat “L’Affaire du Siècle” a déjà recueilli plus de 2 millions de soutiens.

Les mouvements citoyens entendent mettre les décideurs face à leurs contradictions, dont les exemples criants les plus récents sont l’absence de mesures ambitieuses lors de la COP24, le recul sur la date de fermeture des centrales à charbon et le maintien de grands projets climaticides comme Europacity dans le Val d’Oise, le Grand Contournement Ouest de Strasbourg et la Montagne d’Or en Guyane.

En 2019, les mouvements citoyens entendent poursuivre leurs actions pour le climat et la justice sociale pour établir le rapport de force nécessaire pour que les acteurs politiques et économiques agissent enfin pour une société plus humaine et plus durable.

Alternatiba, Citoyens Pour Le Climat, Il Est Encore Temps, Unis Pour Le Climat.

Happening : Toulouse plage en janvier 2050, tous en maillots ! ©Sergio di Photo

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859 345 !!

Nombre de personnes ayant participé à un Village Alternatiba ou à une étape d'un Tour.

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