Category Archives: Alternatives Territoriales

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Repenser notre résilience face aux crises : un enjeu local

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Depuis plusieurs semaines, nous faisons face à une crise sanitaire grave, qui pose de nombreuses questions : Comment peut-on anticiper, s’adapter, rebondir à un ébranlement ? Le concept de “résilience“ est au coeur de la réponse. L’enjeu est donc de comprendre quelles mesures peuvent être mises en place en amont d’une crise, mais aussi à l’instant T pour faire face de manière structurelle aux risques majeurs, qu’ils soient climatiques, énergétiques, alimentaires ou sanitaires.

Alors que notre société traverse une crise sanitaire sans précédent qui bouleverse le mode de vie de milliards de citoyen·nes dans le monde, il est plus que jamais temps de se poser des questions sur la résilience de nos sociétés hautement interdépendantes, notamment à l’échelle de nos territoires. 

Si cette crise met en avant nos fragilités, elle a aussi permis l’éclosion d’actions de solidarité dans tous nos territoires, et d’initiatives structurantes et nécessaires. Les collectivités locales doivent être l’échelon clé pour réaliser la métamorphose de notre société et de nos territoires. Cela doit nous permettre d’être davantage résilient·es face aux crises comme celle que nous vivions, dont nous savons qu’elles se multiplieront dans les décennies à venir, notamment en raison du dérèglement climatique en cours (Haut Conseil pour le Climat). Les collectivités ont les outils et compétences dans des domaines essentiels pour un changement de système au niveau de l’énergie, de la mobilité, de l’aménagement du territoire et de la gestion du foncier agricole. Cela leur donne les moyens pour agir concrètement :

  • elles peuvent aider à la structuration de la filière paysanne pour permettre la production et la distribution de produits locaux, biologiques et favoriser une consommation moins carnée,
  • elles peuvent relocaliser leur production énergétique et réduire leur consommation pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire,
  • elles peuvent développer les transports en commun et les modes de transports doux comme le vélo pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (Réseau Action Climat). 

Portées par les citoyen·nes et de nombreux·ses élu·es pendant le confinement, de telles initiatives démontrent le pouvoir qui existe au niveau des territoires dans l’action sociale et l’invention d’un monde d’après plus écologique.

Témoignages et retours d’expériences : quelques initiatives exemplaires portées par des collectivités 

Pour illustrer ces dynamiques, nous avons sélectionné des initiatives créatives et solidaires réalisées par des élu·es locaux·ales pendant ce temps de confinement : ces initiatives qui vont dans le sens d’une meilleure résilience des territoires dans le futur.

Distribuer et produire localement et avec des modes résilients

Face aux difficultés des agriculteur·ices et des commerces locaux pour maintenir une activité et des revenus pendant le confinement, mais aussi pour faire face à l’afflux de personnes dans les supermarchés, de nombreuses collectivités locales telles qu’Arnas avec son drive local, Saint-Jean-Pied-de-Port où les produits bio et locaux, habituellement fournis aux cantines scolaires sont vendus en direct aux consommateur·ices, ou la région Occitanie avec sa plateforme en ligne, ont pris l’initiative avec les producteur·ices de favoriser les circuits courts pour répondre aux besoins des consommateurs. Cette aide à la distribution passe par plusieurs outils : mise en place d’un annuaire en ligne pour recenser les producteur·ices locaux·ales et plateformes qui permettent d’assurer la commande en ligne et la distribution, mise en place de bons de commande distribués dans les boîtes aux lettres, développement d’AMAP dans des locaux de la municipalité. Ce sont autant d’initiatives qui ont permis de répondre à ces besoins. Chambéry a par exemple lancé une plateforme éthique en ligne de commande et livraison directe aux consommateurs, qui rassemble une soixantaine de producteur·ices locaux·ales. Ce site a été mis à disposition gratuitement par le Grand Chambéry et a pour but de se pérenniser au delà du confinement (La Tribune). 

Ce type d’initiative des collectivités locales a émergé dans tous les territoires français, favorisant la résilience des filières paysannes locales, une vente au juste prix et la création d’un tissu social entre les producteur·ices et les citoyen·nes souvent inexistant, même en ruralité. 

En quoi est-ce une mesure structurante ? L’agriculture est le secteur le plus impacté par le dérèglement climatique (sécheresses, inondations, canicules, etc.). Il est donc important de construire des systèmes agricoles et alimentaires résilients. Or, les modes de production agricole les plus respectueux de l’environnement sont en général les plus résilients (agriculture biologique, agroforesterie, etc.). Le respect des saisons et le développement ainsi que l’optimisation de circuits courts (magasins de producteur·ices, AMAP, carrés bio local dans les marchés de plein air, épiceries solidaires, etc.) participent également à un système alimentaire territorial aux nombreux bénéfices pour l’environnement, l’économie locale et l’accessibilité de tou·tes à une alimentation de qualité.  Par ailleurs, la production locale permet de sortir de la dépendance à des chaînes alimentaires trop lointaines et complexes, sécurisant et rapprochant la production de la consommation.

Aider les plus démuni·es : une priorité dans l’accès à l’alimentation durable

Alors que 20% du budget des ménages est consacré à l’alimentation, se nourrir de produits bios et locaux n’est pas à la portée de tous. Ainsi, en cette période de confinement, en l’absence de cantines scolaires gratuites, avec la baisse de revenu et le chômage partiel (Huffington Post), les actions de distribution de produits locaux ont souvent pris une réelle dimension solidaire avec la possibilité de faire des dons de “paniers suspendus” alimentaires aux personnes les plus démunies comme l’a mis en place le département de la Gironde (France 3). La commune d’Ychoux, dans le département des Landes, a pour sa part établi la distribution de colis alimentaires en partenariat avec les Restos du Coeur, la Croix Rouge, la Banque Alimentaire de Bordeaux et les agriculteur·ices locaux·ales (France Bleu Landes).

En quoi est-ce une mesure structurante ? Avoir accès à une alimentation saine et durable ne doit pas être l’apanage des plus riches. Il faut savoir que 5,5 millions de personnes ont désormais recours à l’aide alimentaire, un chiffre qui a doublé depuis 2009. Par ailleurs, l’agriculture, et donc ce que l’on mange, est le second secteur le plus émetteur en gaz à effet de serre en France. Il est donc nécessaire de mener des politiques locales permettant à toutes et tous, et en priorité aux plus démuni·es, d’avoir accès à une alimentation moins carnée, locale et biologique.

L’urbanisme tactique : remettre le vélo au cœur de nos déplacements

Sur un autre front, les communes s’organisent pour favoriser des modes de transport qui réduisent les risques de contamination au covid-19 entre leurs usagers, tels que le vélo. Enjeu d’avenir crucial dans les villes, l’aménagement urbain pour développer les mobilités douces s’accélère avec les préoccupations de distanciation sociale post-confinement. La baisse d’activité routière dans de nombreuses villes permet aux élu·es de débuter des travaux longtemps repoussés sur leur territoire. Montpellier a ainsi été la première ville de France à réaménager les voies publiques en faveur du vélo, à la fois de façon pérenne et dans le cadre d’un urbanisme tactique pour réduire l’affluence dans les transports en commun et encourager de nouveaux usagers à utiliser le vélo (Gazette Live). De nombreux autres territoires planifient de tels aménagements, dont la région Ile de France où le déconfinement sera à haut risque pour les re-contaminations. La présidente de la région, Valérie Pécresse, souhaite y mettre en place des pistes cyclables temporaires sur le tracé du RER pour désengorger les transports en commun et éviter les embouteillages à la fin du confinement (Le Figaro). Alors que cette période de confinement inédite nous a permis d’expérimenter l’amélioration de la qualité de l’air et le retour de la biodiversité en ville liés à la baisse du trafic automobile, il est fondamental pour les élu·es locaux·ales de réfléchir dès maintenant à la manière dont ces mesures temporaires pourraient être maintenues de manière définitive. Nous aurions toutes et tous intérêt à continuer de bénéficier de l’amélioration nette de la qualité de vie et de notre santé permise par la baisse de la pollution de l’air et de la pollution sonore en zones urbaines. 

En quoi est-ce une mesure structurante ?  Le retour des piétons et des cyclistes en ville est indissociable d’un projet de « ville sans voiture » alors que le  secteur du transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France avec 31 % des émissions. Comme le montre l’expérience des Pays-Bas, pour augmenter la place du vélo dans les déplacements quotidiens il faut proposer des vraies pistes cyclables sécurisées et des véloroutes permettant de faire des longues distances à vélo. Au delà des aménagements cyclables, plusieurs facteurs facilitent la pratique de ce mode de transport, comme le développement des offres de stationnement ou un système facilitant la location vélo toutes durées, électriques ou non, et des systèmes qui permettent la réparation des vélos.

Réduire la consommation énergétique : une priorité pour plus de sobriété

La réduction de la consommation énergétique est prioritaire à Orsay où le maire David Ros affirme que la commune souhaitait mettre en place cette mesure depuis plusieurs mois et prévoit de la pérenniser si les retours des habitant·es sont positifs, avec un éclairage coupé de 23h à 5h du matin dans une large partie de la ville (Le Parisien). Dans la ville de Grasse, la mairie a décidé d’éteindre dès le mardi 14 avril au soir 30% de son éclairage public, soit une grande partie des dessertes résidentielles dont l’éclairage n’est pas nécessaire. Pour la mairie, “cette expérimentation dont l’application est accélérée compte tenu de la crise que nous traversons engage la ville de Grasse dans une nouvelle démarche environnementale qui vise la réduction des consommations énergétiques électriques et la préservation de la nuit à destination de toute la nature” (Nice-Matin).

En quoi est-ce une mesure structurante ? Outre l’intérêt écologique majeur, la consommation d’énergie du patrimoine des communes représente une dépense d’environ 48 euros par an et par habitant, soit 5% du budget général des communes ! La collectivité peut donc agir sur son propre patrimoine (consommation d’énergie, rénovation, mais aussi éclairage public) pour réduire la facture globale énergétique, et donc la dépendance aux énergies nucléaire et fossiles.

Co-construire le jour d’après au niveau local avec les citoyen·nes : quand résilience rime avec transparence

Face à une telle crise, il est nécessaire de penser au “jour d’après”. Afin d’anticiper les mesures à mettre en œuvre, plusieurs communes ont mis en place des mécanismes de co-construction pour permettre aux citoyen·nes de faire entendre leur voix et de porter des mesures concrètes. A Kingersheim (Haut-Rhin), la commune mise sur la démocratie continue pour répondre à la question “comment construire le monde d’après ?”. Pour ce faire, ils impliquent massivement et durablement les citoyen·nes et leur donnent le pouvoir d’agir. De même, à Loos en Gohelle (Pas-de-Calais), la collectivité cherche à impliquer les citoyen·nes dans la définition des futures politiques menées, mais aussi dans la gestion des projets concrets comme la production d’énergies renouvelables. En effet, la résilience implique pour cette collectivité d’être autonome sur des secteurs stratégiques, tout en laissant la gestion de ses biens entre les mains des citoyen·nes et non d’acteur·ices privé·es. 

En quoi est-ce une mesure structurante ? Une politique publique locale doit inclure les différent·es acteur·ices présent·es sur les territoires afin de rendre sa politique à la fois réaliste, acceptable, transparente et pérenne. Il s’agit d’impliquer toutes les parties prenantes d’un territoire et de s’appuyer sur les ressources qu’elles constituent pour identifier les sujets à traiter en priorité et construire ensemble les réponses. Compléter le système de démocratie représentative par davantage de démocratie directe et délibérative, permet aux citoyen·nes de se réapproprier les décisions qui les concernent dans leur commune ou leur quartier. Co-construire n’est par ailleurs pas une mince affaire : il faut repenser les processus de participation de manière inclusive, que ce soit les sujets abordés, la communication, l’information et la formation, le lieux et les horaires…

La résilience, une notion qui nécessite des politiques d’ampleur sur le long terme

De l’importance d’une réponse adaptée et localisée

Toutes ces initiatives nous montrent que l’échelon local est un espace charnière pour répondre à cette crise sanitaire : les territoires connaissent et identifient les besoins des populations et peuvent proposer des réponses adaptées ainsi que venir en aide aux personnes les plus démunies. En effet, les citoyen·nes ne sont pas égaux·ales face à cette crise sanitaire qui touche bien plus durement les personnes en situation de précarité, les mal logé·es, les SDF, les personnes âgées et les femmes notamment, ce qui nécessite une réponse axée sur la solidarité et la justice sociale.

Si les citoyen·nes ne sont pas égaux·ales face à cette crise, les territoires aussi ne sont pas touchés de la même manière. Face aux différences d’impacts sur nos régions, nos départements, nos villes, nos quartiers, l’échelon local illustre les disparités qui existent entre des territoires et qui nécessitent des réponses adaptées à la population, à l’économie locale, à la production agricole, aux forces et moyens disponibles, etc. 

Généraliser, pérenniser et développer ces initiatives pour rendre les territoires résilients

Les territoires doivent être impliqués et doivent avoir un rôle moteur dans la construction de cette alternative qu’est “le jour d’après”. Ils en ont le devoir, les compétences et les moyens, comme le prouvent toutes ces initiatives. L’objectif ? Rendre nos territoires plus résilients et capables d’anticiper, de rebondir et de s’adapter aux crises, et notamment à la crise climatique.

Cela doit passer par la métamorphose de notre modèle d’aménagement, de consommation, de production, de déplacement : des thématiques sur lesquelles les collectivités ont des compétences clés. Les collectivités territoriales peuvent agir en mixant d’avantage l’habitat et le lieu de travail, en limitant l’étalement urbain qui est source de déplacements, en ramenant en centre-ville les commerces indispensables, en donnant davantage de place aux mobilités actives et en limitant les véhicules les plus polluants pour diminuer la pollution de l’air, en renforçant les coopérations entre les villes et les territoires ruraux alentour pour l’approvisionnement alimentaire, en relocalisant la production d’énergie et en développant les énergies renouvelables pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles et nucléaire, en interdisant ou en limitant la place de la publicité qui pousse à une consommation effrénée, en favorisant l’agriculture durable et locale etc. 

Rendre nos territoires plus résilients implique des moyens à la hauteur des enjeux : si les collectivités peuvent agir, cela nécessite un soutien méthodologique et financier de la part du gouvernement, financements qui doivent nécessairement cibler le développement de projets qui permettent d’enclencher une trajectoire climatique et sociale juste.

L’occasion nous est donnée de réorienter très profondément les systèmes productifs, agricoles, industriels et de services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et les axer sur le rétablissement des grands équilibres écologiques.

Références de recommandations pour une transition climatique ambitieuse et juste :

Pour en savoir plus

Le replay de notre conférence en ligne sur “Comment rendre les territoires résilients face aux crises ?” avec la participation d’élu·es locaux·ales, de spécialistes et de citoyen·nes est disponible !


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TOP 10 des raisons de marcher pour le climat le 14 mars

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Le 14 mars sont organisées de nouvelles mobilisations pour le climat partout en France. De nombreuses organisations écologistes, dont Alternatiba, appellent à se mobiliser le samedi 14 mars. Des marches sont organisées dans plus de 120 villes en France. A la veille des élections municipales, l’équipe de la campagne Alternatives Territoriales te donne le Top 10 des raisons de marcher pour le climat !

#1 Pour rappeler une dernière fois à nos candidat·es aux municipales que de nombreux leviers d’action pour le climat et la justice sociale se situent à l’échelle locale

Pour que les élu·es soient au courant, depuis plusieurs mois les groupes Alternatives Territoriales rencontrent les candidat·es, analysent leurs programmes et font des actions symboliques pour obtenir de vrais engagements de leur part. A la veille des élections, c’est l’occasion de leur faire savoir que nous resterons là pour nous assurer qu’ils et elles agissent pour changer les territoires et pas le climat.

#2 Parce que c’est le #DernierMandatPourLeClimat

Pour limiter le réchauffement global à +1,5°C, il faut inverser les tendances des émissions de gaz à effet de serre dès maintenant : le GIEC précise ainsi que d’ici à 2030 des mesures radicales doivent être prises si nous voulons rester sous la barre des +1,5 °C degrés ! Nous ne pouvons plus attendre six années de plus pour que nos maires se mettent au travail !

#3 Parce que c’est l’activité militante et physique du week-end 

Tu as sûrement prévu d’aller voter dimanche, après avoir étudié les positions de chaque candidat·e sur le vélo en ville, les grands projets inutiles ou encore les cantines scolaires… C’est super, bravo ! Mais c’est un peu court non ? Il te faut une activité de plein air, et quoi de mieux que quelques kilomètres de marche, dans une rue sans voiture et en bonne compagnie ?

#4 Parce que si tu n’as pas encore rencontré le groupe Alternatives Territoriales de ta ville, c’est l’occasion ou jamais !

Plus de 120 collectifs engagés dans la campagne Alternatives territoriales se mobilisent toute l’année aux quatre coins de la France. Regarde sur notre carte quel collectif se trouve près de chez toi, et, s’ils se mobilise, retrouve-les à la Marche samedi 14 ! Tu les trouveras sûrement cachés derrière une banderole de ce type =>


Marche du 8 décembre 2018 à Marseille

#5 Parce que si tu es déjà impliqué·e dans le plaidoyer citoyen, c’est l’occasion de partager tes connaissances 

Les Plans Climat n’ont plus de secret pour toi et tu connais sur le bout des doigts les 32 mesures du Pacte de la Transition ? Tu pourras donc échanger avec les autres participant·es de la Marche pour partager vos points de vue et vous enrichir mutuellement ! 

#6 Parce qu’il n’est jamais trop tard pour relever le niveau de la campagne des municipales

Dans les médias on a beaucoup parlé de Griveaux, d’alliances, de sondages… C’est vrai qu’on a aussi parlé vélos, pollution de l’air ou jardins partagés, et c’est un peu grâce à nous tou·te·s. Et si on en rajoutait une petite couche ? C’est le dernier jour pour rappeler à nos concitoyennes et concitoyens que la lutte contre le changement climatique se joue à tous les niveaux et particulièrement à l’échelle des territoires, et qu’il faut y penser avant de glisser son bulletin dans l’urne ! 😉 

 #7 Parce qu’on n’a pas tous les jours des rues sans voitures 

Un centre-ville piéton, c’est le niveau 3 de la mesure “Limiter la place des véhicules les plus polluants et des voitures individuelles en ville”. En attendant que ta ou ton futur·e maire le mette en place, profite de ce samedi sur un itinéraire sans voiture que t’offre le mouvement climat !

#8 Parce que nos villes doivent aussi s’adapter au changement climatique

En plus d’atténuer le dérèglement climatique, il faut aussi s’y adapter : les impacts du dérèglement climatique sont désormais visibles sur nos territoires, avec chaque mois ses nouveaux records de températures…
Ce n’est pas Macron qui va planter des arbres pour rafraîchir ta rue en été, ou qui va sauver les dernières haies qui te permettent de ne pas être inondé à la première pluie… 

#9 Parce que c’est un évènement national 

Des marches sont organisées partout en France le samedi 14 mars pour permettre au plus grand nombre de parler climat ! Viens partager ta stratégie pour enclencher le changement de paradigme !

#10 Parce que si tu ne crois plus aux pouvoirs publics, tu pourras voir mille et une autres façons de t’investir pour le climat 

Tu ne penses pas qu’un maire, quel qu’il soit, puisse changer quelque chose dans ta ville ? Tu as sûrement tes raisons ! Dans la marche, tu pourras rencontrer tout un tas de gens qui s’impliquent de différentes façons. Le groupe Alternatiba te fera connaître toutes les alternatives concrètes dans ta ville, et ANV-COP21 te recrutera sûrement pour une future action d’interpellation.
Mais on n’est pas chauvins, il y aura aussi tous nos copains



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Des cordons sanitaires autour des écoles pour interpeller les candidats aux élections municipales sur la mobilité

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Crédit photo : Clément Duquenne 

Mardi 21 janvier – À Paris, Besançon, Mulhouse …, en pleine campagne des élections municipales, des citoyennes et citoyens ont réalisé des cordons sanitaires autour des écoles créant ainsi un espace sans voiture, où élèves, parents et passants ont pu être sensibilisés à la mobilité douce. A deux mois des élections municipales, cette mobilisation vise à interpeller les candidates et candidats afin qu’ils prennent des engagements concrets sur la question des transports et de la pollution de l’air.

Ce mardi 21 janvier, des citoyens engagés dans la campagne Alternatives Territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, en partenariat avec Greenpeace France, le Pacte pour la Transition et UNICEF France, ont réalisé des cordons sanitaires autour d’écoles situées en zones polluées. L’objectif était de donner à voir l’urgence climatique et sanitaire face à la menace que représente l’usage immodéré des transports polluants, en particulier pour les enfants, et la nécessité de développer des mobilités alternatives. 

Ainsi, à Grenoble et à Lyon un espace sans voiture a été installé permettant de créer une zone de récréation pour les enfants. A Paris, 120 activistes ont proposé des activités dans le but de sensibiliser petits et grands à l’importance d’une mobilité douce et non-polluante dans la ville, pendant que les militants et bénévoles brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des messages de sensibilisation comme “3 enfants sur 4 respirent un air malsain en France”. Une action réussie grâce à une coalition entre différents acteurs : les citoyens d’Alternatives Territoriales et du Pacte pour la Transition étaient aux côtés des groupes de Greenpeace engagés dans une campagne contre la pollution de l’air ; cette mobilisation était également soutenue par UNICEF France, mobilisé pour défendre le droit des enfants à respirer un air sain. A leurs côtés, parents, enfants, médecins, professeurs et usagers étaient présents. 

Néfaste pour la santé, la pollution de l’air est en effet responsable d’une réduction de l’espérance de vie de 1,6 ans en France. “Alors que les transports représentent la première source d’émission de gaz à effet de serre en France, et creusent les inégalités sociales étant la second poste de dépense des ménages, les candidats aux élections municipales peuvent et doivent prendre des engagements concrets pour réduire la place des véhicules les plus polluants et développer les mobilités alternatives”, explique Zoé Lavocat du Réseau Action Climat. 

Les communes et intercommunalités ont les compétences nécessaires en terme d’aménagement des voies, de développement des transports en commun et des pistes cyclables, de gestion du stationnement etc. pour réduire la pollution liée aux transports mais peu se saisissent de cet enjeu, comme le montre le classement des 12 plus grandes agglomérations françaises sur les transports ”, souligne Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba. Les groupes mobilisés aujourd’hui portaient notamment 4 mesures du Pacte pour la Transition répondant aux enjeux posés par les questions de mobilité, qui vise par exemple à sortir du diesel, développer les pistes cyclables, mettre en oeuvre des zones à faible émission ou piétonniser les abords d’établissements scolaires.

D’autres mobilisations auront lieu aujourd’hui et dans les prochaines semaines partout en France pour mettre la question des transports au coeur des campagnes pour les élections municipales. Cette journée de mobilisation fait suite à celle du 16 décembre qui portait sur l’alimentation et l’agriculture responsables. Le rendez-vous est donné pour une nouvelle mobilisation le 14 février 2020 afin d’aborder les problématiques de la publicité, étroitement liée à la surconsommation. 


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Élections municipales : des citoyens interpellent les candidats sur l’agriculture et l’alimentation responsables

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À Marseille, Rennes, La Rochelle et d’autres villes et villages de France, des citoyens ont organisé un goûter devant les écoles invitant parents, élèves, mais surtout les candidats aux élections municipales afin de mettre agriculture et alimentation responsables au coeur de l’agenda politique. Cette journée qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Alternatives Territoriales, portée par Alternatiba et le Réseau Action Climat, est la première d’une séquence qui s’ouvre jusqu’aux élections municipales pour mobiliser les candidats sur l’urgence climatique.

A la sortie des écoles, les militants de la campagne Alternatives Territoriales et du Pacte pour la Transition, ont donné rendez-vous aux enfants, parents d’élèves et candidats pour un goûter issu de productions locales et raisonnées ce lundi 16 décembre. L’objectif de la journée était clair : sensibiliser les futurs électeurs et électrices sur l’importance d’une alimentation et d’une agriculture moins carnées, biologiques et locales en réponse à l’urgence climatique. Ce fut l’occasion d’interpeller les candidats aux élections municipales afin qu’ils s’engagent sur des mesures ambitieuses pour le climat, notamment en signant le Pacte pour la Transition, recueil de 32 mesures pour engager la transition écologique et sociale sur les territoires.

En cette première journée de mobilisations décentralisées, les groupes ont présenté les alternatives possibles au système agricole et alimentaire qui existent sur leur territoire : changer les pratiques alimentaires via la restauration collective, favoriser l’installation d’agriculteurs biologiques en leur proposant des débouchés, faire évoluer les modes de consommation en sensibilisant les citoyens sur l’importance des régimes plus végétariens, biologiques et locaux pour lutter contre le dérèglement climatique, etc. “Dans le Pacte pour la Transition, ce sont trois mesures pour une agriculture responsable qui sont proposées à l’adoption par les futurs candidats.” explique Aliette Lacroix du Collectif pour une Transition citoyenne. “C’est dans l’optique de lutter contre le dérèglement climatique, mais aussi contre les inégalités sociales, que les groupes poussent les candidates et candidats à s’engager à mettre en oeuvre des politiques alimentaires et agricoles ambitieuses.” 

Sur la question de l’alimentation, les communes ont un gros levier d’actions via les cantines scolaires”, développe Rebecca Wangler de la campagne Alternatives Territoriales. “Inscrire moins de viande, plus de biologique ou de produits locaux au menu aura un impact direct sur la santé des enfants, sur l’activité agricole de la région et sur le bilan carbone de la collectivité. Il est important aujourd’hui de permettre un changement des pratiques alimentaires pour que le système agricole réponde à l’enjeu climatique.

A l’heure où le GIEC affirme que l’échéance pour inverser la tendance actuelle et respecter l’Accord de Paris est 2030, les élections municipales à venir sont un moment crucial car les futurs élus auront jusqu’en 2026 pour mettre en oeuvre leur programme. Le slogan de la campagne “Dernier mandat pour le climat” prend alors tout son sens.

C’est pourquoi, tous les mois jusqu’en mars 2020, auront lieu partout en France des actions de mobilisations thématiques afin de promouvoir les solutions à mettre en oeuvre pour lutter contre le dérèglement climatique. La prochaine journée de mobilisation, s’attaquant aux questions de mobilité et de pollution de l’air, vient d’être annoncée : elle se tiendra le 14 janvier 2020 dans de nombreuses communes en France.


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Élections Municipales : il est venu le temps d’agir

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Une série d’actions décentralisées se lance pour faire connaître les revendications de la campagne Alternatives Territoriales

Oyez oyez citoyen.nes,

Alternatiba, Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21) et le Réseau Action Climat allient leurs forces dans le cadre de la campagne Alternatives Territoriales afin de lancer une série de journées d’action jusqu’en mars pour mettre le climat au cœur des élections municipales !

Les festivités débuteront dès le lundi 16 décembre avec un goûter à la sortie des écoles ! Cet évènement qui se veut convivial marquera le début de la séquence et aura pour but d’engager les candidates et candidats dans une politique alimentaire respectueuse de l’environnement et de notre santé. Autour d’un chocolat chaud équitable et d’une part de gâteau local, devant les enfants et les parents d’élèves, nos groupes locaux défendront leurs revendications : repas végétariens à la cantine, aide à l’installation de jeunes agriculteurs en bio, sanctuarisation des terres agricoles… sont autant de mesures sur lesquelles les candidates et candidats pourront se positionner !

Les journées d’action visent à gagner en visibilité, à faire connaître les solutions et dénoncer les fausses actions.
Le but : donner la volonté politique aux candidat.e.s de placer dans leurs programmes des mesures ambitieuses pour le climat et la justice sociale.
Notre partenaire, le Collectif pour une Transition Citoyenne, réseau de 27 mouvements rassemblant la même vision d’une transition écologique, a mis au point avec des élu.e.s, des expert.e.s et des organisations de la société civile, le Pacte  pour la Transition. Ce document contient 32 mesures portant sur trois piliers : environnement, démocratie et justice sociale. La mise en place de ces mesures concrètes participera à lancer les communes sur une trajectoire sociétale plus résiliente face à l’avenir incertain qui nous attend.

En effet, les municipalités ont le pouvoir – et le devoir – de mettre en œuvre la transition écologique et sociale nécessaire. Elles possèdent de nombreuses compétences sur des secteurs clés en termes de climat : l’énergie, les transports, l’alimentation collective et la gestion des déchets au niveau local. Nous organiserons ainsi une mobilisation par mois dans de nombreuses villes en France qui mettra en avant une de ces thématiques, à commencer par l’agriculture et l’alimentation.
Nous interpellerons à cette occasion les candidat.e.s au niveau local pour leur demander de s’engager sur les mesures du Pacte pour la Transition que nous, organisations et citoyen.nes, portons.

Il nous reste moins de quatre mois avant le premier tour des élections municipales. Celles-ci sont particulièrement importantes. D’une part, nous savons qu’un grand nombre de leviers d’action (mobilité, rénovation énergétique, alimentation,…) pour lutter contre le dérèglement climatique se trouvent à l’échelle locale. D’autre part, le temps commence à manquer pour implémenter les mesures qui nous permettront de rester sous la barre des 1,5 degrés de réchauffement global.

Il est grand temps de passer à l’action,
Pour transformer nos villes et nos villages !


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