Category Archives: Alternatives Territoriales

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TOP 10 des raisons de marcher pour le climat le 14 mars

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Le 14 mars sont organisées de nouvelles mobilisations pour le climat partout en France. De nombreuses organisations écologistes, dont Alternatiba, appellent à se mobiliser le samedi 14 mars. Des marches sont organisées dans plus de 120 villes en France. A la veille des élections municipales, l’équipe de la campagne Alternatives Territoriales te donne le Top 10 des raisons de marcher pour le climat !

#1 Pour rappeler une dernière fois à nos candidat·es aux municipales que 50 à 70% des solutions pour le climat se situent à l’échelle locale

Ce n’est pas nous qui le disons (enfin si, aussi), c’est le PNUD ! Pour que les élu·es soient aussi au courant, depuis plusieurs mois les groupes Alternatives Territoriales rencontrent les candidat·es, analysent leurs programmes et font des actions symboliques pour obtenir de vrais engagements de leur part. A la veille des élections, c’est l’occasion de leur faire savoir que nous resterons là pour nous assurer qu’ils et elles agissent pour changer les territoires et pas le climat.

#2 Parce que c’est le #DernierMandatPourLeClimat

Pour limiter le réchauffement global à +1,5°C, il faut inverser les tendances des émissions de gaz à effet de serre dès maintenant : le GIEC précise ainsi que d’ici à 2030 des mesures radicales doivent être prises si nous voulons rester sous la barre des +1,5 °C degrés ! Nous ne pouvons plus attendre six années de plus pour que nos maires se mettent au travail !

#3 Parce que c’est l’activité militante et physique du week-end 

Tu as sûrement prévu d’aller voter dimanche, après avoir étudié les positions de chaque candidat·e sur le vélo en ville, les grands projets inutiles ou encore les cantines scolaires… C’est super, bravo ! Mais c’est un peu court non ? Il te faut une activité de plein air, et quoi de mieux que quelques kilomètres de marche, dans une rue sans voiture et en bonne compagnie ?

#4 Parce que si tu n’as pas encore rencontré le groupe Alternatives Territoriales de ta ville, c’est l’occasion ou jamais !

Plus de 120 collectifs engagés dans la campagne Alternatives territoriales se mobilisent toute l’année aux quatre coins de la France. Regarde sur notre carte quel collectif se trouve près de chez toi, et, s’ils se mobilise, retrouve-les à la Marche samedi 14 ! Tu les trouveras sûrement cachés derrière une banderole de ce type =>


Marche du 8 décembre 2018 à Marseille

#5 Parce que si tu es déjà impliqué·e dans le plaidoyer citoyen, c’est l’occasion de partager tes connaissances 

Les Plans Climat n’ont plus de secret pour toi et tu connais sur le bout des doigts les 32 mesures du Pacte de la Transition ? Tu pourras donc échanger avec les autres participant·es de la Marche pour partager vos points de vue et vous enrichir mutuellement ! 

#6 Parce qu’il n’est jamais trop tard pour relever le niveau de la campagne des municipales

Dans les médias on a beaucoup parlé de Griveaux, d’alliances, de sondages… C’est vrai qu’on a aussi parlé vélos, pollution de l’air ou jardins partagés, et c’est un peu grâce à nous tou·te·s. Et si on en rajoutait une petite couche ? C’est le dernier jour pour rappeler à nos concitoyennes et concitoyens que la lutte contre le changement climatique se joue à tous les niveaux et particulièrement à l’échelle des territoires, et qu’il faut y penser avant de glisser son bulletin dans l’urne ! 😉 

 #7 Parce qu’on n’a pas tous les jours des rues sans voitures 

Un centre-ville piéton, c’est le niveau 3 de la mesure “Limiter la place des véhicules les plus polluants et des voitures individuelles en ville”. En attendant que ta ou ton futur·e maire le mette en place, profite de ce samedi sur un itinéraire sans voiture que t’offre le mouvement climat !

#8 Parce que nos villes doivent aussi s’adapter au changement climatique

En plus d’atténuer le dérèglement climatique, il faut aussi s’y adapter : les impacts du dérèglement climatique sont désormais visibles sur nos territoires, avec chaque mois ses nouveaux records de températures…
Ce n’est pas Macron qui va planter des arbres pour rafraîchir ta rue en été, ou qui va sauver les dernières haies qui te permettent de ne pas être inondé à la première pluie… 

#9 Parce que c’est un évènement national 

Des marches sont organisées partout en France le samedi 14 mars pour permettre au plus grand nombre de parler climat ! Viens partager ta stratégie pour enclencher le changement de paradigme !

#10 Parce que si tu ne crois plus aux pouvoirs publics, tu pourras voir mille et une autres façons de t’investir pour le climat 

Tu ne penses pas qu’un maire, quel qu’il soit, puisse changer quelque chose dans ta ville ? Tu as sûrement tes raisons ! Dans la marche, tu pourras rencontrer tout un tas de gens qui s’impliquent de différentes façons. Le groupe Alternatiba te fera connaître toutes les alternatives concrètes dans ta ville, et ANV-COP21 te recrutera sûrement pour une future action d’interpellation.
Mais on n’est pas chauvins, il y aura aussi tous nos copains



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Des cordons sanitaires autour des écoles pour interpeller les candidats aux élections municipales sur la mobilité

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Crédit photo : Clément Duquenne 

Mardi 21 janvier – À Paris, Besançon, Mulhouse …, en pleine campagne des élections municipales, des citoyennes et citoyens ont réalisé des cordons sanitaires autour des écoles créant ainsi un espace sans voiture, où élèves, parents et passants ont pu être sensibilisés à la mobilité douce. A deux mois des élections municipales, cette mobilisation vise à interpeller les candidates et candidats afin qu’ils prennent des engagements concrets sur la question des transports et de la pollution de l’air.

Ce mardi 21 janvier, des citoyens engagés dans la campagne Alternatives Territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, en partenariat avec Greenpeace France, le Pacte pour la Transition et UNICEF France, ont réalisé des cordons sanitaires autour d’écoles situées en zones polluées. L’objectif était de donner à voir l’urgence climatique et sanitaire face à la menace que représente l’usage immodéré des transports polluants, en particulier pour les enfants, et la nécessité de développer des mobilités alternatives. 

Ainsi, à Grenoble et à Lyon un espace sans voiture a été installé permettant de créer une zone de récréation pour les enfants. A Paris, 120 activistes ont proposé des activités dans le but de sensibiliser petits et grands à l’importance d’une mobilité douce et non-polluante dans la ville, pendant que les militants et bénévoles brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des messages de sensibilisation comme “3 enfants sur 4 respirent un air malsain en France”. Une action réussie grâce à une coalition entre différents acteurs : les citoyens d’Alternatives Territoriales et du Pacte pour la Transition étaient aux côtés des groupes de Greenpeace engagés dans une campagne contre la pollution de l’air ; cette mobilisation était également soutenue par UNICEF France, mobilisé pour défendre le droit des enfants à respirer un air sain. A leurs côtés, parents, enfants, médecins, professeurs et usagers étaient présents. 

Néfaste pour la santé, la pollution de l’air est en effet responsable d’une réduction de l’espérance de vie de 1,6 ans en France. “Alors que les transports représentent la première source d’émission de gaz à effet de serre en France, et creusent les inégalités sociales étant la second poste de dépense des ménages, les candidats aux élections municipales peuvent et doivent prendre des engagements concrets pour réduire la place des véhicules les plus polluants et développer les mobilités alternatives”, explique Zoé Lavocat du Réseau Action Climat. 

Les communes et intercommunalités ont les compétences nécessaires en terme d’aménagement des voies, de développement des transports en commun et des pistes cyclables, de gestion du stationnement etc. pour réduire la pollution liée aux transports mais peu se saisissent de cet enjeu, comme le montre le classement des 12 plus grandes agglomérations françaises sur les transports ”, souligne Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba. Les groupes mobilisés aujourd’hui portaient notamment 4 mesures du Pacte pour la Transition répondant aux enjeux posés par les questions de mobilité, qui vise par exemple à sortir du diesel, développer les pistes cyclables, mettre en oeuvre des zones à faible émission ou piétonniser les abords d’établissements scolaires.

D’autres mobilisations auront lieu aujourd’hui et dans les prochaines semaines partout en France pour mettre la question des transports au coeur des campagnes pour les élections municipales. Cette journée de mobilisation fait suite à celle du 16 décembre qui portait sur l’alimentation et l’agriculture responsables. Le rendez-vous est donné pour une nouvelle mobilisation le 14 février 2020 afin d’aborder les problématiques de la publicité, étroitement liée à la surconsommation. 

Contacts presse : 
Alternatiba : Johan Laflotte – johan.laflotte@posteo.net – 06 77 70 66 23
Greenpeace France : Cécile Cailliez – cecile.cailliez@greenpeace.org – 06 13 07 04 29
Pacte pour la Transition : Aliette Lacroix – aliette.lacroix@transition-citoyenne.org – 06 21 85 00 45
Réseau Action Climat : Zoé Lavocat – zoe.lavocat@reseauactionclimat.org – 06 87 72 57 96
UNICEF France : Louise Lambert-Muyard – llambert-muyard@unicef.fr – 01 73 01 17 30


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Élections municipales : des citoyens interpellent les candidats sur l’agriculture et l’alimentation responsables

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À Marseille, Rennes, La Rochelle et d’autres villes et villages de France, des citoyens ont organisé un goûter devant les écoles invitant parents, élèves, mais surtout les candidats aux élections municipales afin de mettre agriculture et alimentation responsables au coeur de l’agenda politique. Cette journée qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Alternatives Territoriales, portée par Alternatiba et le Réseau Action Climat, est la première d’une séquence qui s’ouvre jusqu’aux élections municipales pour mobiliser les candidats sur l’urgence climatique.

A la sortie des écoles, les militants de la campagne Alternatives Territoriales et du Pacte pour la Transition, ont donné rendez-vous aux enfants, parents d’élèves et candidats pour un goûter issu de productions locales et raisonnées ce lundi 16 décembre. L’objectif de la journée était clair : sensibiliser les futurs électeurs et électrices sur l’importance d’une alimentation et d’une agriculture moins carnées, biologiques et locales en réponse à l’urgence climatique. Ce fut l’occasion d’interpeller les candidats aux élections municipales afin qu’ils s’engagent sur des mesures ambitieuses pour le climat, notamment en signant le Pacte pour la Transition, recueil de 32 mesures pour engager la transition écologique et sociale sur les territoires.

En cette première journée de mobilisations décentralisées, les groupes ont présenté les alternatives possibles au système agricole et alimentaire qui existent sur leur territoire : changer les pratiques alimentaires via la restauration collective, favoriser l’installation d’agriculteurs biologiques en leur proposant des débouchés, faire évoluer les modes de consommation en sensibilisant les citoyens sur l’importance des régimes plus végétariens, biologiques et locaux pour lutter contre le dérèglement climatique, etc. “Dans le Pacte pour la Transition, ce sont trois mesures pour une agriculture responsable qui sont proposées à l’adoption par les futurs candidats.” explique Aliette Lacroix du Collectif pour une Transition citoyenne. “C’est dans l’optique de lutter contre le dérèglement climatique, mais aussi contre les inégalités sociales, que les groupes poussent les candidates et candidats à s’engager à mettre en oeuvre des politiques alimentaires et agricoles ambitieuses.” 

Sur la question de l’alimentation, les communes ont un gros levier d’actions via les cantines scolaires”, développe Rebecca Wangler de la campagne Alternatives Territoriales. “Inscrire moins de viande, plus de biologique ou de produits locaux au menu aura un impact direct sur la santé des enfants, sur l’activité agricole de la région et sur le bilan carbone de la collectivité. Il est important aujourd’hui de permettre un changement des pratiques alimentaires pour que le système agricole réponde à l’enjeu climatique.

A l’heure où le GIEC affirme que l’échéance pour inverser la tendance actuelle et respecter l’Accord de Paris est 2030, les élections municipales à venir sont un moment crucial car les futurs élus auront jusqu’en 2026 pour mettre en oeuvre leur programme. Le slogan de la campagne “Dernier mandat pour le climat” prend alors tout son sens.

C’est pourquoi, tous les mois jusqu’en mars 2020, auront lieu partout en France des actions de mobilisations thématiques afin de promouvoir les solutions à mettre en oeuvre pour lutter contre le dérèglement climatique. La prochaine journée de mobilisation, s’attaquant aux questions de mobilité et de pollution de l’air, vient d’être annoncée : elle se tiendra le 14 janvier 2020 dans de nombreuses communes en France.


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Élections Municipales : il est venu le temps d’agir

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Une série d’actions décentralisées se lance pour faire connaître les revendications de la campagne Alternatives Territoriales

Oyez oyez citoyen.nes,

Alternatiba, Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21) et le Réseau Action Climat allient leurs forces dans le cadre de la campagne Alternatives Territoriales afin de lancer une série de journées d’action jusqu’en mars pour mettre le climat au cœur des élections municipales !

Les festivités débuteront dès le lundi 16 décembre avec un goûter à la sortie des écoles ! Cet évènement qui se veut convivial marquera le début de la séquence et aura pour but d’engager les candidates et candidats dans une politique alimentaire respectueuse de l’environnement et de notre santé. Autour d’un chocolat chaud équitable et d’une part de gâteau local, devant les enfants et les parents d’élèves, nos groupes locaux défendront leurs revendications : repas végétariens à la cantine, aide à l’installation de jeunes agriculteurs en bio, sanctuarisation des terres agricoles… sont autant de mesures sur lesquelles les candidates et candidats pourront se positionner !

Les journées d’action visent à gagner en visibilité, à faire connaître les solutions et dénoncer les fausses actions.
Le but : donner la volonté politique aux candidat.e.s de placer dans leurs programmes des mesures ambitieuses pour le climat et la justice sociale.
Notre partenaire, le Collectif pour une Transition Citoyenne, réseau de 27 mouvements rassemblant la même vision d’une transition écologique, a mis au point avec des élu.e.s, des expert.e.s et des organisations de la société civile, le Pacte  pour la Transition. Ce document contient 32 mesures portant sur trois piliers : environnement, démocratie et justice sociale. La mise en place de ces mesures concrètes participera à lancer les communes sur une trajectoire sociétale plus résiliente face à l’avenir incertain qui nous attend.

En effet, les municipalités ont le pouvoir – et le devoir – de mettre en œuvre la transition écologique et sociale nécessaire. Elles possèdent de nombreuses compétences sur des secteurs clés en termes de climat : l’énergie, les transports, l’alimentation collective et la gestion des déchets au niveau local. Nous organiserons ainsi une mobilisation par mois dans de nombreuses villes en France qui mettra en avant une de ces thématiques, à commencer par l’agriculture et l’alimentation.
Nous interpellerons à cette occasion les candidat.e.s au niveau local pour leur demander de s’engager sur les mesures du Pacte pour la Transition que nous, organisations et citoyen.nes, portons.

Il nous reste moins de quatre mois avant le premier tour des élections municipales. Celles-ci sont particulièrement importantes. D’une part, nous savons désormais que 50 à 70% des leviers d’action pour lutter contre le dérèglement climatique se trouvent à l’échelle locale. D’autre part, le temps commence à manquer pour implémenter les mesures qui nous permettront de rester sous la barre des 1,5 degrés de réchauffement global.

Il est grand temps de passer à l’action,
Pour transformer nos villes et nos villages !


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Ta Mairie a-t-elle des super-pouvoirs ?

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Voici un petit quizz réalisé pour comprendre le pouvoir de décision des mairies et intercommunalités sur notre environnement quotidien. Alimentation, mobilité, transport, sont autant de thèmes qui relèvent de leurs compétences. Répondez à chacune des situations et découvrez ce que peuvent faire vos élus locaux !

Aujourd’hui, tu souhaites aller à la Marche pour le climat avec tes enfants / neveux
et nièces / enfants de tes voisins … 

Un casse-croûte avant de partir ? Pas de problème : 

a) Tu as acheté ce que tu pouvais dans le rayon bio du supermarché grande surface… Malgré tous tes efforts, il n’y a pas mieux dans
la ville.

b) Pain complet, légumes de saison… Tu as fait tes courses dans le coin des producteurs locaux du marché, ils viennent des 30 km alentour.

c) Les légumes viennent du jardin partagé d’en bas, et le pain est fabriqué
à partir du blé d’un nouveau paysan qui s’est installé grâce
à l’aide de la Mairie.

La Mairie n’a pas le pouvoir absolu de décider quel commerce ou quel agriculteur va s’installer sur sa commune. En revanche, elle peut créer un climat favorable à l’installation des  producteurs locaux et respectueux de l’environnement, par exemple en créant un espace dédié sur le marché, en mettant à disposition un local pour une AMAP ou un magasin de producteurs, en aidant à l’installation de jeunes agriculteurs en milieu urbain…

À midi, ce sera donc légumes de saison aux formes
et couleurs peu habituelles :

a) Les enfants te regardent avec
des gros yeux.
Les légumes ils n’en mangent pas, à la cantine, c’est frites
et steak haché
tous les jours

b) Les enfants
se régalent. Ils ont l’habitude de manger des légumes à la cantine, mais
ils ne sont pas
aussi frais. 

c) Les enfants
sont habitués,
ils connaissent même le producteur de légumes qui vient livrer la cantine.

C’est à la Mairie que revient la gestion des cantines scolaires des écoles (le Département est en charge des collèges et la Région des lycées). Elle délègue parfois cette compétence à l’intercommunalité. Elle peut décider de gérer la cantine scolaire au sein d’une régie publique, ou alors de déléguer à un prestataire privé. Mais même dans ce dernier cas, elle peut et doit imposer des critères de qualité dans ses marchés publics ! 

Attention, dans un marché public, la “préférence locale” est contraire au droit européen. Mais il y a plein de moyens de favoriser les produits locaux quand même, en demandant des critères de qualité, de fraîcheur, ou même d’impact CO2, qui demandent nécessairement une réduction des transports… En tout cas, le mieux pour le climat, c’est le repas végétarien !

Vous souhaitez y aller à vélo :

a) Il n’y a aucune piste cyclable, même toi tu n’oses pas utiliser ton vélo

b) Il y a bien quelques pistes cyclables, mais avec des enfants et les voitures qui nous rasent, c’est bien trop dangereux : 
le peu de pistes qui existent ne sont pas sécurisées, aménagées
ou continues

c) Pas de problèmes, les voies cyclables sont bien séparées de la route et des trottoirs, on peut même prendre
la véloroute !

Dans la plupart des villes, c’est la Mairie qui a gardé la compétence “voirie”. C’est donc à elle que revient la responsabilité de partager les voies publiques équitablement entre automobiles, vélo, piétons… 

À noter : dans l’article L228-2 du code de l’environnement, il est écrit : “À l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.”

Le vélo du petit dernier est crevé, et ce n’est pas possible de le réparer dans ton appartement :

a) Aucun commerce ne répare les vélos ici, il faut aller en grande surface
en périphérie

b) Il y a un marchand de cycles en centre-ville, ça va coûter un peu cher mais c’est accessible à pied

c) Il y a un atelier associatif de réparation hébergé par la Mairie au coin de la rue, on peut
y passer !

Comme dit précédemment, la Mairie n’a pas de pouvoir absolu sur la présence ou non des commerces dans sa ville. En revanche, il existe des programmes pour favoriser le commerce en centre-ville, et les mairies ou intercommunalités ont tout pouvoir d’arrêter l’extension des zones commerciales dans leurs documents d’urbanisme (PLU ou PLUi). 

Vous décidez finalement d’y aller en transports en commun :

a) Un bus,
un dimanche ?
La bonne blague !

b) Le prochain bus part à 14h10,
on risque de rater le début de la marche mais on pourra
la rattraper !

c) La ligne est cadencée, il y a un bus tous les quarts d’heure, on ne se pose même pas
la question !

Ce sont généralement les intercommunalités (agglomérations, métropoles…) qui gèrent les transports urbains. Attention au discours facile du “Il n’y a personne qui emprunte cette ligne, ça ne servait à rien de la maintenir”. Au contraire, si la fréquentation n’est pas au rendez-vous, c’est sûrement que l’offre n’est pas adaptée ! Par exemple, le cadencement, même avec une fréquence faible (toutes les heures, toutes les demies-heures…) dans les zones peu peuplées permet aux personnes de s’y retrouver facilement. 

Arrivé·e·s à l’arrêt de bus, vous trouvez…

a) Rien, c’est un vieux panneau,
les horaires
affichés dessus
ne correspondent plus et il n’y a rien pour s’abriter.

b) Un abribus dernier cri, avec une pub pour le nouveau centre commercial qui vient d’ouvrir à l’entrée de la ville

c) Un bel arrêt de bus avec vitres de chaque côté; et à côté des horaires, une information pour la prochaine kermesse de l’école

Le mobilier urbain (abribus, publicités, bancs, poubelles…) est de la compétence de la Mairie, de l’intercommunalité et/ou de la régie des transports. Il est assez facile pour un Maire de passer un marché avec JCDecaux par exemple : “Vous nous installez les abribus, et vous pouvez y mettre de la publicité”. Sauf que cette publicité ne favorise généralement pas les commerçants du centre-ville, incite à la surconsommation, et promeut une certaine image des corps, notamment sexiste. Il est tout à fait possible, et souhaitable, de réduire la place de la publicité commerciale dans l’espace public ! La preuve, Grenoble l’a fait en partie.

En attendant le bus, les petit·e·s se plaignent déjà d’avoir soif et tu as oublié la gourde…

a) Il n’y a pas de fontaine d’eau potable par ici, vous attendrez d’arriver
à la marche pour aller demander
à un commerçant
un verre d’eau

b) Il y a bien une fontaine mais elle est sur la place à un quart d’heure à pied, tu as peur de rater
le bus, dilemme…

c) Une fontaine d’eau potable a été installée récemment par l’intercom-
munalité dans une logique d’accès à l’eau potable pour tous, et de sécurité lors des canicules : les enfants se jettent dessus 

Les Nations Unies ont reconnu les droits humains à l’eau potable et à l’assainissement : chacun doit avoir accès sans discrimination, physiquement et à un coût abordable à un approvisionnement en eau salubre. La gestion de l’eau a été confiée en 2018 aux intercommunalités qui héritent désormais des enjeux sanitaires, d’assainissement et de gestion des risques. Il est de son ressort d’appliquer des mesures plus économes comme récupérer l’eau de pluie ou favoriser les toilettes sèches et plus démocratiques en gardant un pouvoir de décision sur cette ressource sans la livrer à des entreprises privées… et en permettant de s’approvisionner en eau potable dans la rue. “L’eau est un bien commun, et devrait donner lieu à un accès universel, et une gestion collective, transparente, et partagée entre pouvoir public et pouvoir citoyen.” 1

En sortant du bus, tu butes sur une bouteille en plastique vide…

a) Tu la mets comme d’habitude dans
un sac spécial en attendant de trouver une poubelle ; parfois tu trimballes les déchets ramassés pendant un sacré moment…

b) Tu ramasses
la bouteille et la place dans une poubelle à quelques minutes de marche

c) Tu ramasses la bouteille, la place dans la poubelle juste à côté où tu remarques des bacs de tri (même un compost !) et des écriteaux expliquant que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit
pas ainsi que l’information d’une tarification incitative à venir.

La gestion des déchets est du ressort de l’intercommunalité. Le maire, lui, a le pouvoir d’installer plus de poubelles publiques ou de lancer des campagnes incitatives au tri et à la réduction des déchets, voire à l’utilisation du compost. La tarification incitative, relativement répandue en Allemagne et en Suisse, est un outil efficace pour inciter à la réduction et au tri des déchets qui se base sur la quantité de déchets produits par personne. L’agglomération de Besançon en est l’exemple incontournable.

En accélérant le pas pour rejoindre la marche, ton regard défile sur le paysage urbain…

a) Tu observes plein de constructions en cours avec des machines et des camions stationnés amenant le béton… Un peu plus loin,
des chantiers
de démolition 

b) Il y a un immeuble en rénovation, tu te penches sur la pancarte qui explique dans des termes compliqués qu’ils désamiantent et isolent l’immeuble

c) La Mairie est en train de réhabiliter totalement l’école des petit.e.s ! Devant, un panneau explique très bien qu’elle sera à énergie positive : matériaux écologiques et locaux, orientation et architecture permettant un maximum d’apports thermiques, murs végétalisés… Tout est fait pour que les enfants aillent en classe dans les meilleures conditions ! Il y a même un appel à souscription pour être actionnaire des panneaux solaires sur le toit  et une présentation de la SCOP (société coopérative d’intérêt collectif) ENERCOOP qui propose de se fournir en énergie verte.

Le secteur du bâtiment est la première source des émissions de gaz à effet de serre en France, environ 30% en 20162. Une partie vient d’émissions directes liées aux consommations d’énergie dans le bâtiment. Mais il faut également considérer les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie via les réseaux urbains et ne pas oublier l’industrie pour ses émissions indirectes liées à la fabrication des matériaux et des équipements ! Les solutions sont connues : rénovations intelligentes pour réduire la part de consommation d’énergie directe en s’attaquant dès maintenant aux passoires énergétiques (isolation…) et décarbonisation du mix énergétique en installant pompes à chaleur, réseaux de chaleur urbains, panneaux solaires… Les municipalités ont le pouvoir d’enclencher la bonne dynamique sur leur territoire par des aides financières aux rénovations, des campagnes de lutte contre la précarité énergétique ou d’incitation à se fournir en énergies renouvelables…

Pendant la marche, le groupe Alternatiba que vous venez de rejoindre, interpelle le/ la Maire pour connaître ses engagements pour le climat. Il ou elle répond :

a) “L’environnement ? Ca commence
à bien faire ! ”

b) “Nous avons récemment tracé
de nouvelles pistes cyclables sur les routes, vous avez vu, elles sont belles hein ? Et lisez le journal municipal, vous verrez tout ce qu’on fait pour le développement durable !”

c) “Je pourrais vous citer tout ce que l’on fait, mais le mieux est que nous en parlions ensemble. Vous avez sûrement des propositions que nous pourrions mettre en place avec votre aide”.

Les élus locaux ont des compétences pour lutter contre le dérèglement climatiques, et vous êtes porteurs de solution : l’inclusion réelle et effective des citoyens doit être au coeur de la transition. Mais attention au greenwashing ! La plupart des élus ont maintenant intégré le discours environnemental. Ne vous limitez pas aux belles déclarations ou à quelques actions exemplaires. Demandez-vous ce que les collectivités locales font ou peuvent faire pour accompagner votre transition et celle de toute votre ville et assurez vous qu’elles tiennent réellement leurs engagements ! Le Pacte pour une Transition Citoyenne rassemble des mesures ambitieuses à proposer à vos candidat.e.s et élu.e.s pour les pousser dans cette dynamique. Emparez-vous en !


Bilan :

Vous avez un maximum de a) 

Votre maire n’est absolument pas écolo ! Bien sûr, vous pouvez toujours le faire changer par du plaidoyer ou des actions “coups de poing”, mais surtout, il faut le challenger lui et ses opposants en vue des municipales. Pour que ça change réellement, il faut des engagements clairs de la part des candidates et candidats, et ne plus lâcher le ou la futur-e maire une fois élu-e ! Pour cela, la campagne Alternatives Territoriales et le coup de pouce du groupe ANV-COP21 de votre ville pourront être très utiles.

Vous avez un maximum de b)

Peut mieux faire ! Votre ville commence à bouger, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure car nous n’avons plus le temps d’attendre ! Rejoignez le groupe Alternatives Territoriales près de chez vous pour que le prochain mandat soit celui du climat !

Vous avez un maximum de c)

Beaucoup de choses sont faites dans votre ville, mais il ne faut pas lâcher la pression. Les prochaines municipales sont l’occasion d’apporter votre soutien aux actions écologiques mises en place, et de demander leur renforcement ! Vous pouvez aussi partager ce qui marche et ne marche pas avec d’autres villes au sein du réseau Alternatiba !


1Source : Pacte pour une Transition Citoyenne, mesure #10 “Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun, https://www.pacte-transition.org/#pacte

2 Source : Carbone4, 2016 : http://www.carbone4.com/article-batiment-snbc/


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