Category Archives: Alternatives Territoriales

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Le Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne est disponible !

La campagne Alternatives territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, publie son “Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne” ! Cet outil a pour ambition de renforcer les dynamiques des collectifs dans leur plaidoyer auprès des élu·es locaux et locales. Le but ? Apprendre à définir une stratégie pour avoir des victoires, être force de proposition et d’opposition auprès des élu·es, bref mener une campagne locale  ! Ce Mode d’emploi à destination de tous les collectifs porteurs d’une mobilisation locale vous propose des outils concrets pour penser et mettre en oeuvre une bonne campagne ! 

Rétrospective

Décembre 2017 : Lancement de la campagne Alternatives Territoriales
Juillet 2019 : Publication du Kit des municipales
Septembre 2019 : Sortie du Pacte pour la Transition 
Mars 2020 : Élections municipales
Juin 2020 : Publication du Kit de suivi des engagements
Février 2020 : Publication du« Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne »

À quoi sert le Mode d’emploi ?

Le Mode d’emploi s’adresse à toutes et tous, membres d’Alternatives Territoriales, d’Alternatiba/ANV-Cop21, ou d’un autre mouvement, à tous les groupes citoyens qui se posent la question de comment construire une campagne locale et comment la mener à bien. Réalisé avec le Pacte pour la Transition, il vous donne toutes les bases méthodologiques pour composer et défendre vos revendications politiques, puis fédérer massivement autour de préoccupations communes. Les fondements d’une (bonne) campagne locale sont détaillés pour apprendre à instaurer et soutenir un rapport de force avantageux avec les collectivités, et ainsi obtenir des victoires. Il s’agit de moyens pratiques, d’exercices à mettre en œuvre dans votre groupe local pour impulser et promouvoir une mobilisation citoyenne au profit de la métamorphose écologique et sociale.

Quel est le contenu du Mode d’emploi ?

Qu’est ce que le plaidoyer local et pourquoi en faire ? Comment structurer un groupe local pour faire du plaidoyer ? Comment élaborer une stratégie de campagne locale ? Comment communiquer et mobiliser autour de cet enjeu ? Le Mode d’emploi est un guide pour organiser efficacement son équipe, réaliser un plan d’actions coordonnées cohérent, et utiliser de manière pertinente les outils de mobilisation et de communication. Il vous explique pourquoi et comment orienter l’action politique locale vers plus de sobriété et de résilience grâce à un travail de plaidoyer influent.  Des réflexions sont apportées sur les moyens d’agir ensemble afin de matérialiser la transformation durable et solidaire des territoires. 

DÉCOUVRE LE MODE D’EMPLOI POUR OBTENIR DES VICTOIRES:

Pour aller plus loin 👉 Kit de suivi des engagements


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Surproduction : un thème clé pour la métamorphose des territoires

À l’occasion du Black Friday, le géant du e-commerce Amazon prépare son expansion en France par 10 nouveaux projets d’implantation : méga-entrepôts, centres de tri et agences de livraison vont accroître les impacts sociaux et environnementaux du marché en ligne, alors que 13 projets ont déjà autorisés par l’Etat depuis 1 an ! ANV-COP21, Action Climat Paris, Les Amis de la Terre et Attac France se mobilisent pour dénoncer la responsabilité du gouvernement français dans un développement du e-commerce aux antipodes des revendications citoyennes. Est réclamé notamment le gel des projets en cours ainsi qu’un moratoire sur les entrepôts de e-commerce et les zones commerciales en périphérie. Dans ce contexte, il est nécessaire de rappeler que si l’État doit intervenir pour réguler le e-commerce, les élu·es locaux et locales peuvent et doivent aussi se mobiliser ! De nombreux outils concrets existent à l’échelon local pour répondre aux questions d’aménagement du territoire. 

Stopper l’expansion d’Amazon : une demande des citoyen·nes qui doit être soutenue par des élu·es locaux et locales

Le Monde selon Amazon Découvrez le décryptage du nouveau rapport
Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon
publié par les Amis de la Terre, l’Union Syndicale Solidaires et Attac.

Demandé par la Convention Citoyenne pour le Climat, le moratoire sur les entrepôts de e-commerce et les zones commerciales en périphérie a pour objectif de lutter contre la surproduction et la surconsommation des produits électroniques et textiles dont la fabrication et le transport sont responsables du dérèglement climatique et, via leurs échanges sur internet, d’une destruction d’emplois et fraude fiscale massives. Le moratoire vise également à limiter l’artificialisation des sols. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, l’expansion d’Amazon fait notamment deux victimes : le service public de qualité (par une perte de recettes fiscales) ainsi que les commerces de proximité (par une concurrence déloyale). À l’échelon local, des solutions existent pour pallier à la volonté étatique d’implanter Amazon en France et ainsi agir pour la justice sociale et climatique.

Pourquoi et comment déclencher des alternatives locales, solidaires et durables à l’urbanisation excessive pour des projets de e-commerce ?

Les élu·es locaux et locales – des communes aux intercommunalités – peuvent laisser libre jeu aux multinationales, ou agir pour le climat en réduisant les distances de transports, en soutenant les commerces de proximité et en poussant à la consommation de produits locaux et éthiques. Ils et elles peuvent faire le choix de bétonner à outrance ou au contraire de s’opposer à l’implantation de projets climaticides tels que les entrepôts d’Amazon. L’aménagement du territoire est ainsi une compétence phare entre les mains des collectivités pour réguler l’urbanisme et proposer un mode de production et de consommation durable. 

État des lieux et conséquences sur le climat de la bétonisation des territoires

Un département entier — soit quelques 600.000 hectares — est englouti tous les sept ans par l’étalement urbain [1]. En cause, la construction incessante de grandes infrastructures routières (ponts, contournements routiers, autoroutes, etc) et de consommation (surfaces logistiques, entrepôts, grandes surfaces, etc). Les conséquences sont nombreuses et dramatiques, notamment lorsque l’aménagement cause une artificialisation massive des sols : cela entraîne alors la pollution des sols, la disparition des terres agricoles, le déplacement ou la destruction de la biodiversité, l’augmentation des nuisances (sonores, lumineuses, etc), l’augmentation des risques d’inondations, etc.

Que la terre aménagée l’ait été avant ou qu’elle soit vierge de construction, dans tous les cas un nouveau projet d’aménagement aura des effets sur la société, sur les transports, la consommation, les emplois locaux, les conditions de travail et la qualité de vie. En effet, la création d’un centre commercial en périphérie d’une ville va induire des déplacements de véhicules individuels thermiques, le développement de grands magasins peut causer une désertion du centre ville, la construction d’un lotissement à un endroit précis va dynamiser cet espace etc. Il faut penser les questions d’aménagement de manière globale.  Il est donc nécessaire de prendre en compte à la fois les impacts directs de l’aménagement – les aboutissants de la bétonisation du sol notamment – et les impacts indirects liés à l’exploitation du projet d’aménagement – les résultats de l’urbanisation du territoire entre autres.

Le cas des projets d’aménagement Amazon : des projets “climaticides” et “emploicides”

Si l’on prend l’exemple d’Amazon, la construction des entrepôts impliquent de bétonner une surface du territoire. Toutefois, outre l’artificialisation des sols aux conséquences néfastes évoquées précédemment, les impacts sont davantage liées à l’urbanisation du territoire : le trafic routier va augmenter, et, avec lui, les nuisances, la quantité d’hydrocarbures déversée par le passage des véhicules dans l’air, dans les sols et l’eau, le déplacement d’espèces endémiques, etc. La biodiversité ainsi que les personnes riveraines sont les premières victimes. 

En plus des conséquences relatives à l’urbanisation, l’activité d’Amazon génère d’autres effets au niveau du climat :

  1. Un rapport du Haut Conseil pour le Climat fait des équipements électriques et électroniques le 3ème secteur d’émissions importées (ce qui ne tient pas compte de tous les produits textiles par exemple, commandés en ligne). Or, les émissions importées et les émissions de la production intérieure sont 70 % plus élevées que les émissions domestiques de la France. De plus, leur transport sur le territoire français engendre une hausse du fret aérien. Amazon commercialise déjà 1 milliard de produits en France et chaque méga-entrepôt représente 200 millions de produits supplémentaires. Les volumes mondiaux de fret aérien liés au e-commerce augmentent de plus de 20% par an [2]. Amazon vient d’ouvrir un hub de fret aérien en Allemagne pour livrer des produits en -24h dans l’ouest de l’Europe. 
  2. Le bilan carbone est d’autant plus catastrophique que la livraison des produits pour approvisionner rapidement les consomateur·rices est très polluante. C’est ce que l’on nomme la logistique du dernier kilomètre : les derniers kilomètres de livraison sont réalisés par des véhicules souvent très émetteurs (véhicules utilitaires thermiques) qui ne sont souvent pas remplis entièrement ! Cela implique donc de rationaliser les dispositifs de livraison, d’encourager sur les derniers kilomètres le transfert de charge vers les modes de transport les moins polluants, et d’aménager sur le territoire des circuits courts et des consignes (points de livraison, logistique décarbonée). Tout l’inverse de ce que propose actuellement Amazon. Il est à remarquer qu’aucun véhicule électrique ne livre en France pour l’e-commerce.
  3. Dans une logique capitaliste, l’offre commerciale d’Amazon a aussi pour conséquence une hausse des niveaux de surproduction et de surconsommation, et donc des émissions de gaz à effet de serre, et les corollaires de cette dynamique sont déplorables : destructions des invendus, non traitement des déchets, etc.

L’impact social est également important puisque les emplois ainsi créés sont faiblement rémunérés, présentent des taux de maladies professionnelles anormalement élevées [3], et entraînent une suppression des emplois existants : 1 emploi créé par la multinationale détruit plus de 4,5 emplois dans le commerce traditionnel aux États-Unis [4]. Par conséquent, l’ artificialisation des sols n’est pas la seule conséquence des aménagements du territoire pour Amazon : les impacts sont de nature tant environnementale que climatique et sociale. 

Nuisances environnementales importantes, emplois surévalués, menaces pour l’agriculture et les commerces : l’exemple du Pont du Gard

« Amazon veut implanter un centre de tri démesuré à proximité du Pont du Gard, un des sites touristiques les plus anciens et visités de France. (…) Le trafic quotidien généré par ce centre de tri serait de 544 poids-lourds et 2 500 véhicules légers. Il induira d’importantes pollutions, alors que les premières habitations du village se situent à 200 mètres du bâtiment, et qu’en été des pics de pollution sont déjà observés à cet endroit. Les écosystèmes locaux sont en danger. La pie grièche et l’outarde canepetière, espèces protégées, sont menacées. Les hydrocarbures des camions risquent de polluer les eaux par ruissellement, notamment lors des épisodes cévenols, sans compter les risques accrus d’inondation. (…) Pour défendre le projet, le promoteur a fait miroiter la création de 600 emplois et le versement de taxes aux collectivités. Au fil des mois, cette promesse a fondu : il n’est plus question que de 150 emplois, précaires et robotisables à tout moment. (…) Les exploitations viticoles environnantes, et d’autres activités agricoles (arboriculture, apiculture, maraîchage, trufficulture, etc.) seront gravement affectées par la pollution et la perte d’attractivité de ce territoire. »

La Confédération des Commerçants de France, La fédération des Amis de la Terre France, & L’Association pour le Développement de l’Emploi dans le Respect de l’Environnement (ADERE). (2020, avril). Amazon | À la conquête de la France [5].

Que peuvent les citoyen·nes ? Et que peuvent les collectivités ?

Faire une déclaration politique et s’engager publiquement pour un moratoire des ouvertures ou extension de grandes surfaces et entrepôts de e-commerce

Une prise de position officielle constitue la première étape pour peser dans le débat public en tant qu’élu·e. Il s’agit d’un levier d’action important afin de sensibiliser, créer des fenêtres médiatiques sur le sujet et ainsi renforcer la pression politique sur les problématiques soulevées. Par exemple, Alternatiba-ANV Strasbourg a mobilisé une vingtaine d’ élu.es alsacien.nes (dont la Métropole de Strasbourg et la ville de Mulhouse) et 80 militant.es afin de dénoncer l’implantation d’Amazon à Ensisheim. Cette action vise à modifier les rapports de force en faveur de la société civile contre le géant du e-commerce. Un·e élu·e peut investir différents espaces pour exprimer son engagement, à l’image de la Tribune “Stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard” : l’appel de plus d’une centaine d’ONG, de syndicalistes, de citoyens et d’élus”.

Le document phare : le Plan Local d’Urbanisme

Le plan local d’urbanisme (PLU, ou PLUi s’il est intercommunal) est le principal document de planification de l’urbanisme dans la commune. Il définit les règles de construction, les zones qui doivent rester naturelles, les zones réservées aux constructions futures… tout en respectant les documents de planification de l’urbanisation des échelons supérieurs (schéma de cohérence territoriale [SCoT] notamment).

Il comprend plusieurs volets, dont :

  • Le rapport de présentation, composé notamment du diagnostic territorial, d’un état des lieux initial de l’environnement, des incidences prévisibles du PLU sur l’environnement et de la compatibilité du PLU avec les différentes lois et règlements;
  • Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD), qui expose les objectifs et projets de la collectivité locale en matière de démographie, de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme à l’horizon de dix à vingt ans ;
  • Le zonage de la commune, en quatre types : « urbanisées » (U), « à urbaniser » (AU), « naturelles » (N) et « agricoles » (A).

Les communes peuvent également créer des Zones d’aménagement concerté (ZAC) et des Zones d’activité économique (ZAE) pour orienter le secteur d’activité des installations en fonction des besoins locaux.

Le PLU est généralement établi pour une longue durée — une dizaine d’années. Il peut être modifié ou révisé par délibération du conseil municipal après enquête publique. Les citoyen·nes qui le souhaitent peuvent se renseigner sur ce plan d’urbanisme dans leur commune afin d’être informé·es des plans d’urbanisation prévus, et éventuellement s’y opposer ou demander une révision par un plaidoyer direct auprès des élu·es. Dans un autre sens, les citoyen·nes peuvent s’exprimer pour l’extension des zones naturelles ou agricoles dans leur commune ou plus d’ambition écologique des politiques locales. Des seuils de surface pour les installations économiques et industrielles comme des zones commerciales ou des entrepôts de e-commerce peuvent être fixés, empêchant de fait leur implantation sur une zone destinée à l’activité économique et qui devrait être réservée aux acteurs de proximité. Ex: un seuil de moins de 5000 m2.

Se saisir de l’Opération de Revitalisation du Territoire (ORT)

Depuis la loi Élan du 23 novembre 2018, les communes peuvent signer une convention avec l’État pour la mise en œuvre d’opérations de revitalisation du territoire (ORT). Cela leur permet d’investir dans le centre-ville grâce à une dispense d’autorisation d’aménagement commercial et donne la possibilité au préfet de suspendre toute autorisation d’exploitation commerciale accordée à un projet en périphérie pour une durée de trois ans, renouvelable un an. Il n’est pas clair à ce jour si le préfet a également le pouvoir de refuser un projet de e-commerce car ils ne sont toujours pas considérés comme des projets commerciaux! Néanmoins, la dénonciation du refus par le préfet d’imposer un moratoire sur un projet de e-commerce dans un territoire ayant signé une ORT ou voisin d’un territoire ORT mais ayant un rayon de livraison le concernant, pourrait être soumis au juge administratif par une commune du périmètre de l’ORT.

C’est un excellent moyen pour inciter les élu·es à protéger les petits commerces de la concurrence déloyale des géants de la grande distribution tels que Amazon.

Utiliser le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT)

Les prescriptions du SCoT s’imposent, entre autres, aux documents d’urbanisme communaux et intercommunaux (cartes communales, plans locaux d’urbanisme, etc). Le SCoT définit notamment les zones économiques et commerciales que l’on peut développer, agrandir ou créer. Cela signifie qu’à l’inverse, toute zone qui ne serait pas inscrite dans le SCoT ne pourrait pas être créée, à moins de le modifier ! 

Il s’agit d’un outil à disposition des élu·es pour contrôler l’urbanisation dans leur territoire et donc à disposition des citoyen·nes pour exercer un plaidoyer sur ce document technique et ainsi faire échouer des projets d’aménagements climaticides comme les constructions d’entrepôts Amazon. Il est possible d’interpeller les services compétents dans la collectivité pour préconiser des recommandations.

Soutenir l’implantation de petits commerce

Cet article met en avant les défis soulevés par le e-commerce et la grande distribution. Afin de lutter contre ces projets sur nos territoires, les élu·es peuvent agir via différents outils, et favoriser ainsi l’installation de petits commerçants. 

Les collectivités ont ainsi des prérogatives pour mener des politiques de commerce de proximité, et pour développer les circuits de distribution locale des productions locales, à travers des projets alternatifs en facilitant l’installation des acteur·ices de l’ESS (recycleries, ressourceries, AMAP (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), ou en réservant des espaces pour des projets citoyens.

Créer des sociétés contrôlées tout (comme une société publique foncière et commerciale) ou en partie (groupement d’intérêt économique) par la commune gérant plusieurs surfaces permet à la commune d’exercer une pression à la baisse sur le coût des baux commerciaux, et en flécher les attributions.

Se joindre aux recours en justice contre les projets de e-commerce

Il n’est pas rare  qu’une petite commune accepte l’implantation d’un entrepôt de e-commerce qui aura une incidence sur les commerces de toute la région, pour obtenir des rentrées fiscales (via les impôts locaux) et des créations d’emplois directes sur la commune. Contrairement à une zone commerciale, qui passe obligatoirement en Chambre départementale d’aménagement commercial ce qui permet aux autres communes d’éventuellement s’opposer au projet, il n’y a aucune évaluation de l’impact sur les emplois locaux de l’autorisation d’un entrepôt de e-commerce par les services de l’Etat et les porteurs du projet. Donc une collectivité a toute latitude pour autoriser un projet qui va détruire 4,5 fois plus d’emplois dans les communes environnantes à terme. C’est pour cette raison que toutes les collectivités proche d’un rayon de 150km d’un entrepôt Amazon autorisés doivent porter ou rejoindre les recours juridiques contre les projets et faire prévaloir le fait qu’elles seront impactées et qu’elles n’ont pas eu leur mot à dire sur le projet. 

Concrètement il faut attaquer ou se joindre au recours existants contre : le permis de construire (juge administratif) et l’autorisation d’exploiter donnée par le préfet (juge administratif).

D’autres acteurs ont également un rôle pour l’aménagement urbain tels que les préfets ainsi que la commission départementale d’aménagement commercial pour les grandes surfaces (CDAC).

Vous souhaitez agir dans votre commune contre la bétonisation d’une zone naturelle, un projet de construction Amazon ou un autre projet d’aménagement climaticide ?

Rejoignez la campagne Alternatives Territoriales d’Alternatiba ! Avec 48 groupes locaux partout en France, le travail de plaidoyer auprès des élu·es vise la métamorphose écologique et sociale des territoires ! 

Le Pacte pour la Transition est un outil à leur disposition pour obtenir des mesures ambitieuses pour le climat aussi concernant l’urbanisation et la protection des sols :

Les recommandations portent sur la protection des espaces naturels et agricoles, la densification du bâti, l’arrêt de l’installation ou extension de zones commerciales et logistiques, la rédaction d’un moratoire sur l’installation des grandes surfaces, la consultation systématique de la population et la lutte contre l’imperméabilisation des sols.

Rejoignez la campagne Stop Amazon des Amis de la Terre et Attac France ! Les groupes locaux dénoncent la complicité du gouvernement dans l’expansion du e-commerce, son impact climatique, le greenwashing de Jeff Bezos ainsi que la destuction d’emploi et la fraude fiscal. Leurs revendications portent sur l’arrêt de l’implantation des nouveaux entrepôts d’Amazon, de la destruction des invendus ainsi que du fret aérien des marchandises !

Pour aller plus loin : 

👉 Amazon : Le grand décryptage. | Les Amis de la Terre | Novembre 2020

👉 Amazon à la conquête de la France : destructions d’emplois, changement climatique, évasion fiscale… Demain sera-t-il trop tard ? | Les Amis de la Terre | Avril 2020

👉 Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon. | Attac France, Droit Au Logement, Les Amis de la Terre, & Union syndicale Solidaires | Novembre 2019

👉 France Info. (2020, 16 novembre). TRIBUNE. « Stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard » : l’appel de plus d’une centaine d’ONG, de syndicalis. Franceinfo. 

Pour se mobiliser dans ma ville :

👉 Je rejoins un groupe Alternatives Territoriales

👉 Je m’approprie les alternatives

👉 J’interpelle mon ou ma député·e

[1] Réseau Action Climat France. (2011). Étalement urbain et changement climatique | État des lieux & propositions. 

[2] L. (2019, 19 juin). Amazon se développe dans le fret aérien. L’Opinion. https://www.lopinion.fr/edition/wsj/amazon-se-developpe-dans-fret-aerien-190325 

[3] Les Amis de la Terre. (2020, novembre). Amazon : Le grand décryptage. 

[4] Attac France, Droit Au Logement, Les Amis de la Terre, & Union syndicale Solidaires. (2019, novembre). Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon. 

[5] Confédération des Commerçants de France, F.A.T.F., & Association pour le Développement de l’Emploi dans le Respect de l’Environnement. (2020, avril). Amazon à la conquête de la France : destructions d’emplois, changement climatique, évasion fiscale… Demain sera-t-il trop tard ? 


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Le kit pour le suivi des engagements locaux est là !

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La campagne Alternatives territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, publie son kit de suivi des engagements pour s’assurer que les promesses électorales des candidat·es aux élections municipales 2020 ne restent pas lettre morte.

À crise exceptionnelle, élections exceptionnelles et mobilisations exceptionnelles ! Depuis presque 9 mois, en France, des citoyens et des citoyennes se mobilisent sur tous les territoires pour mettre le climat au coeur des engagements des candidat·es. Cette mobilisation unique a été ponctuée de 6 journées durant lesquelles plus de 70 actions d’interpellation ont été réalisées depuis décembre 2019, jour de la signature de 969 Pacte de la transition par des candidat·es.

Pactes locaux, engagements sur une thématiques, signature du Pacte pour la Transition, décryptage des programmes etc. les groupes locaux engagés dans la campagne Alternatives Territoriales ont permis de mettre le climat au cœur de l’agenda électoral et ont influencé les programmes des candidat·es afin qu’ils rehaussent leurs ambitions.

Qu’est ce qu’il y a dans ce kit ?

Le rôle de contre-pouvoir citoyen ne s’arrête pas là ! Après le kit des municipales réalisé en 2019, Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, avec le soutien de l’équipe du Pacte pour la Transition, publient le kit de suivi des engagements ! L’objectif est clair : s’assurer que le climat n’est pas une promesse mais une réalité d’actions ; car sans suivi, greenwashing garanti !

Le kit reprend des éléments essentiels pour suivre et évaluer une politique locale et cherche à répondre aux questions suivantes :

  • Doit-on suivre l’ensemble des engagements ? Comment choisir les mesures clés : lesquelles sont ambitieuses et nécessaires ? 
  • Comment collecter les données nécessaires pour le suivi ? Où chercher les informations et comment ? 
  • Comment évaluer une politique locale et son évolution ? Pour se faire, un outil unique et sur mesure, inspiré de Climat Pratic et avec le soutien de l’ADEME, a été réalisé : le Baromètre de la Transition. 
  • Comment maintenir le rapport de force quand on fait du suivi ? Comment mobiliser et communiquer ? 
  • Comment dialoguer avec des élu·es ? Comment échanger avec les agents communaux ? 

Ce kit doit permettre de répondre aux principales attentes et questions des groupes et collectifs qui s’assureront, en tant que contre pouvoir citoyen, que le suivi est correctement réalisé.

Comment faire pour moi aussi, dire stop au greenwashing électoral ?

Vous voulez vous aussi participer au suivi des engagements et faire en sorte que les élu·es tiennent leurs promesses ? Vous voulez que “agir pour le climat” ne soit pas qu’un outil de campagne mais une réalité sur le terrain ? 

Voici les étapes à suivre :

  • Regardez la carte des groupes locaux de la campagne Alternatives Territoriales et rejoignez les collectifs existant
  • Remarques importantes : l’équipe d’animation de la campagne ne pourra pas suivre toutes les campagnes locales, faute de moyens humains. Nous actualiserons régulièrement le kit avec les apports des collectifs, les changements d’agendas et les propositions à faire remonter.
  • Inscrivez-vous à la newsletter d’Alternatiba, qui donnera toutes les dernières informations sur la campagne 
  • Rendez-vous sur le site du Pacte de la Transition pour identifier les groupes porteurs du Pacte qui se sont déjà lancés.

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Municipales : la mobilisation citoyenne impose l’enjeu climatique

Dimanche 28 juin 2020 – Le second tour des élections municipales confirme l’importance prise par l’enjeu climatique dans le débat. Grâce à la mobilisation citoyenne, le climat est devenu un sujet incontournable dans les programmes, et les listes les plus engagées ont recueilli une adhésion croissante dans l’électorat.  Au-delà des promesses électorales, qui restent souvent insuffisantes, les nouvelles et nouveaux élu·es ont six ans pour concrétiser en actes leurs engagements, et les citoyen·nes seront là pour veiller à leur mise en œuvre.

Alternatives Territoriales en pays de Gex

Ce second tour des élections municipales et toute la période de campagne qui l’a précédé sont un marqueur fort d’une prise de conscience généralisée de l’urgence d’agir face à la crise climatique. Dans le contexte de la crise sanitaire qui a rappelé la fragilité de nos sociétés, le besoin de territoires résilients face aux crises est devenue une évidence. Cette importance de l’enjeu écologique et de la justice sociale s’est en effet traduite à la fois dans les urnes, mais aussi dans les programmes des candidat·es qui s’en sont saisi : au-delà du clivage politique traditionnel, l’enjeu du climat est désormais bien présent même si malheureusement, dans la majorité des programmes, les mesures prévues manquent d’ambition et demeurent peu structurantes.

Interpellation citoyenne et actions de désobéissance civile ont pesé sur les débats

Afin de mettre le climat et la justice sociale au cœur du débat, des citoyens et citoyennes ont agi depuis près d’un an, partout en France. Que ce soit à travers la campagne Alternatives Territoriales portée par Alternatiba et le Réseau Action Climat, ou en portant des mesures du Pacte pour la Transition, ce sont des milliers de personnes qui ont rencontré les candidat·es, discuté avec elles et eux, se sont mobilisées dans les rues et en ligne pour faire entendre leur voix.

Le Pacte pour la Transition a ainsi été signé par plus de 900 listes de quasiment toutes les couleurs politiques. Aliette Lacroix, coordinatrice du projet explique : “la dynamique couvre plus de 2 500 communes, mobilisant des milliers de citoyens et plus de 60 organisations autour du même projet : cette synergie unique a sans aucun doute contribué à mettre la transition au cœur des débats !”.  En plus de ce travail d’interpellation, près de 50 actions de désobéissance civile ont été organisées par Alternatiba et le Réseau Action Climat sur des thématiques clés comme l’agriculture et l’alimentation, les transports ou encore l’anti publicité entre décembre et mars, couvrant une trentaine de territoires français. Cette dynamique citoyenne s’est aussi traduite par des interpellations sur Twitter, comme le 15 et le 23 juin dernier avec le hashtag #UnMandatPourToutChanger.

Pour les collectifs locaux, les citoyen·nes et les organisations, cette mobilisation ne retombera pas : comme l’explique Rebecca Wangler d’Alternatiba, “notre rôle principal aujourd’hui, en tant que citoyen·nes, est de nous assurer que l’ensemble des promesses électorales ne resteront pas lettre morte. Nous veillerons au suivi des engagements par des interpellations, mais aussi par des mobilisations“. Se mobiliser pour s’assurer de la mise en œuvre, mais aussi pour aller plus loin : Zoé Lavocat du Réseau Action Climat rappelle ainsi que “les engagements pris dans le cadre du Pacte pour la transition ne forment qu’un socle minimal de mesures à mettre en œuvre pour engager la transition et réduire efficacement nos émissions de gaz à effet de serre. Il est nécessaire aujourd’hui, pour créer le monde d’après, d’aller au-delà et de rehausser l’ambition”.


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Alternatives Territoriales en 2020

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La campagne Alternatives Territoriales d’Alternatiba, ANV-COP21 et du Réseau Action Climat s’est bien renforcée depuis sa naissance en 2017 ! En 2020, 49 groupes locaux ont multiplié plaidoyers et mobilisations citoyennes pour interpeller leurs élu·es locaux·ales afin d’appuyer la mise en place d’alternatives justes et durables sur nos territoires. Petit retour en mots et en images…

Alternatives Territoriales, comment ça marche ?

La campagne Alternatives Territoriales est née en 2017 de la volonté de pousser les élu·es locaux·ales à mettre en oeuvre des politiques climatiques locales ambitieuses afin de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. En effet, aujourd’hui 50% des émissions de gaz à effet de serre françaises sont directement issues des décisions prises par les collectivités territoriales, concernant leur patrimoine (bâtiment, éclairage public…), leurs compétences (transports, déchets, distribution d’énergie et de chaleur…) et via les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et d’organisation des transports. « À l’échelle du territoire, les émissions indirectes peuvent représenter jusqu’à 75 % du poids total des émissions de GES » insiste l’Association Bilan Carbone dans son rapport Bonnes pratiques des territoires en faveur du climat, publié avec le soutien de l’ADEME.

Il y a un véritable enjeu à engager avec force les territoires dans la mise en place de politiques publiques qui puissent répondre à la crise climatique. En conséquence, le projet Alternatives Territoriales est porté par la détermination de centaines de citoyen·nes sur tous les territoires pour renforcer la justice sociale, assurer la protection de l’environnement et préparer un avenir viable et solidaire dans leurs villes et leurs villages.

Les groupes locaux rendent audibles leurs revendications pour des alternatives grâce aux nombreux partenariats sur leur territoire avec d’autres associations comme Attac, Greenpeace, le Pacte pour la Transition, Nous voulons des coquelicots, Zero Waste France et  bien d’autres encore. En parallèle, plus d’un millier de citoyen·nes du réseau ont pu profiter de près d’une centaine d’heures de formations notamment pendant les week-ends de travail entre groupes locaux et pendant le Camp Climat 2019.

Les groupes ont ainsi pu monter en compétence sur leur compréhension des politiques locales et sur le décryptage des programmes politiques. Ils ont pu améliorer leur capacité à concevoir des actions de désobéissance civile non violentes, à mobiliser, à communiquer ou encore à structurer des coalitions locales.

En 2020, les candidat·es aux élections municipales dans le viseur d’Alternatives Territoriales

Après un important travail de plaidoyer pour la mise en place de Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) ambitieux dans leur intercommunalité entre 2018 et 2019, les groupes locaux se sont tournés vers un nouvel objectif : les élections municipales de 2020.

 Le kit des municipales de la campagne Alternatives Territoriales a permis à chacun·e de s’investir pour mettre le climat au cœur de l’agenda politique et médiatique des élections. Il a donné des outils critiques aux citoyen·nes pour exiger une transition radicale et immédiate de nos territoires. L’objectif : pousser les candidat·es à revoir à la hausse leurs programmes en matière de climat. La séquence s’est notamment construite autour du Pacte pour la Transition, rédigé par plus de 50 organisations, amendé et approuvé par des citoyen·nes, des expert·es scientifiques et élu·es locaux·ales.

Les groupes Alternatives Territoriales ont ainsi participé à l’obtention des signatures des candidat·es de leur commune s’engageant sur un Pacte créé par leur soin ou sur le Pacte pour la Transition, contribuant à l’engagement de plus de 900 listes candidates sur l’ensemble du territoire français en faveur de la transition.

Enfin, pour renforcer la pression sur les candidat·es et assurer que nos revendications soient audibles et visibles, des journées d’actions de désobéissance civile ont été organisées mensuellement entre décembre 2019 et mars 2020. Les candidat·es ont été interpellé·es pour mettre en place une agriculture et une alimentation saines et durables, pour organiser des transports moins polluants et accessibles, ainsi que pour réduire la place de la publicité dans l’espace public. 

A l’aube du second tour des élections en juin 2020 après le confinement, les groupes se sont de nouveau mobilisés pour rappeler aux citoyen·nes et aux candidat·es l’importance de penser le climat dans la construction de nos communes pour assurer leur résilience face aux crises. De nombreuses interpellations via Twitter et des actions symboliques devant des lieux emblématiques des communes ont permis de faire passer un message fort : il faut construire le monde d’après, et les élections municipales de 2020 nous mettent face à un mandat décisif pour répondre à la crise climatique sur les territoires.

Au total, 73 actions de désobéissance civiles ont été réalisées sur 33 territoires français.

Avec des centaines de réactions et de partage sur les réseaux sociaux et 94 articles dans la presse locale et nationale, les mobilisations des groupes ont permis de visibiliser ces enjeux climatiques auprès du grand public mais aussi auprès de leurs candidat·es. Pour ne citer que quelques exemples, suite à l’action ciblant l’agriculture et l’alimentation, le groupe de Rennes a obtenu des rendez-vous individuels avec les candidat·es de trois listes de leur ville ; suite à l’action sur les transports et la mobilité, une candidate parisienne a cessé de faire la sourde oreille aux sollicitations du groupe pour leur accorder un entretien et le groupe de Marseille a vu presque tou·tes ses candidat·es présent·es à sa mobilisation, lui offrant l’opportunité de lancer avec force son Pacte pour la transition la semaine suivante.

De nombreux·ses candidat·es, interpellé·es sur Twitter, ont dû affirmer publiquement leur ambitions pour le climat. Grâce à la solidité des campagnes de plaidoyer et la force des actions, les groupes locaux ont pu faire pression sur leurs candidat·es pour les forcer à s’exprimer sur leurs engagements pour le climat et se sont positionnés comme des interlocuteurs influents et déterminés de la société civile.

Ainsi, le groupe de Lyon a monté une campagne complète et structurée autour d’une coalition locale, alliant mobilisations et plaidoyer contre le projet de l’Anneau des Science (une infrastructure routière pour boucler le périphérique lyonnais) : cela a conduit à l’abandon du projet par la quasi-totalité des candidat·es aux élections municipales et à un report dans le temps nébuleux par son plus fervent défenseur Gérard Collomb.

Afin de faire connaître les mesures et revendications de la campagne, le Réseau Action Climat a publié chaque mois un article de fonds, revenant sur les enjeux et les modalités de mise en œuvre de ces mesures sur les territoires : vous pouvez ainsi lire l’article dédié aux questions d’agriculture et d’alimentation, l’article sur les transports et la mobilité et encore l’article sur la publicité.

Et pour la suite ?

Aujourd’hui, les citoyen·nes ont désigné de nouveaux et nouvelles élu·es pour leurs communes. La responsabilité de ces élu·es locaux·ales est de donner une réponse pertinente et durable aux enjeux environnementaux, climatiques et de justice sociale de leur territoire. Par ailleurs, le mandat municipal de la période 2020-2026 sera décisif pour permettre d’aligner la France sur une trajectoire compatible avec la barre des +1,5°C de réchauffement climatique. La campagne Alternatives Territoriales se prépare donc à faire un suivi vigilant des engagements des élu·es afin de s’assurer que les promesses de campagnes soient traduites en actes et que les ambitions soient rehaussées pour faire face à l’urgence climatique.

En 2021, les élections départementales et régionales seront également l’occasion de rappeler l’importance de penser une politique publique locale en cohérence avec les besoins des territoires pour s’inscrire dans la lutte contre le dérèglement climatique.La crise du coronavirus a mis en lumière les dysfonctionnements d’un système qui est à l’origine de crises et d’inégalités qu’il peine à résoudre. Mais elle a aussi montré la force qu’ont nos territoires à prendre des initiatives solidaires et durables : les alternatives concrètes sont à portée de main pour des territoires résilients, comme nous le montrons dans notre article Repenser notre résilience face aux crises : un enjeu local.
Aujourd’hui, ne lâchons rien et mobilisons-nous de toutes nos forces citoyennes pour pousser nos élu·es à la mise en place d’alternatives territoriales.

Tu souhaites rejoindre la dynamique pour pousser ton territoire sur la voie de la transition écologique ?


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