Category Archives: Alternatives Territoriales

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Le 25 septembre : Mobilisons-nous pour les mobilités soutenables !

Des centaines de personnes rassemblées pour une vélorution sur le boulevard du BAB au Pays-Basque Nord, le 8 décembre 2019, pour la Journée mondiale du climat.

Le samedi 25 septembre, des vélorutions organisées par Alternatiba/ANV-COP21 auront lieu partout en France. Derrière ces parades de vélos à l’allure festive se cachent des revendications politiques structurelles sur les mobilités pour nos villes et territoires. Comme l’a une nouvelle fois rappelé le rapport du GIEC sorti cet été, il est plus que temps d’agir pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Suivant cet objectif, le secteur des transports se révèle être le levier d’action par excellence : il représente près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales (1) et ne peut être transformé en profondeur que par des politiques publiques ambitieuses en faveur des mobilités durables et un changement de culture qui met fin au tout-voiture. 

Les transports, un des premiers secteurs émetteurs de CO2

En France, le secteur des transports est le plus polluant puisqu’il est à l’origine de 31% des émissions de GES. Ce chiffre s’explique essentiellement par notre grande dépendance à la voiture individuelle qui est très polluante en termes d’émissions de CO2 par passager·e et par kilomètre parcouru. Pour réduire la place de la voiture individuelle, il faudrait davantage développer les infrastructures pour les mobilités soutenables. Cela implique aussi de faciliter le fait de combiner plusieurs moyens de transport (train + vélo par exemple). Un tramway par exemple représente l’équivalent de 150 voitures en circulation ! Le train quant à lui transporte 11% des voyageur·ses et 9% des marchandises pour seulement 0,3% des émissions de GES du secteur des transports. Par conséquent, réduire la place de la voiture individuelle au profit de la marche ou du vélo combiné aux transports en commun permettrait de réduire de manière significative nos émissions de GES ! Pour ce faire, l’État et les collectivités territoriales ont une responsabilité à prendre des mesures ambitieuses pour développer, soutenir et appuyer les mobilités les moins émettrices de CO2.

Les mobilités, un enjeu de justice sociale

Les populations précaires sont les plus exposées à la pollution de l’air et aux nuisances sonores puisqu’elles vivent souvent à proximité d’importantes infrastructures de transports (grands axes routiers, périphérique, aéroport, autoroute…). Cette exposition a un impact sur la santé des plus exposé·es : la pollution de l’air est responsable de 40 000 décès chaque année selon Santé publique France. La pollution sonore causée par les transports affecte près de 25 millions de personnes en France de manière significative, dont 9 millions qui sont exposées à des niveaux critiques pour leur santé. À long terme, ces nuisances sonores peuvent entraîner des troubles du sommeil, de la fatigue, des maux de tête, de l’hypertension artérielle, du stress et un risque accru de maladie cardiaque.

Un autre enjeu de justice sociale lié au transport est l’accessibilité de la mobilité. L’organisation des villes, et notamment des métropoles, fait que les populations précaires habitent dans des quartiers excentrés, plus éloignés des bassins d’emploi et peu desservis par les transports en commun. Le même manque de transports en commun est à constater en zone rurale. Cela cause une dépendance de la voiture individuelle qui représente cependant un coût important pour les ménages précaires. De plus, le déplacement en voiture n’est pas accessible à tout le monde – les personnes handicapées, les personnes âgées, les jeunes peuvent être en difficulté physique ou financière pour se déplacer en voiture. L’incapacité à se déplacer qui résulte de cette situation crée un frein majeur, par exemple dans la recherche d’emploi : près d’un quart des Français déclare avoir déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer. Le taux progresse fortement parmi les populations les plus jeunes et socialement les plus fragiles. Afin de favoriser l’accessibilité pour tous et toutes, il est donc indispensable de développer d’autres moyens de transports que la voiture individuelle.

Se réapproprier l’espace public

Faire évoluer nos moyens de transports n’est pas simplement un changement matériel mais aussi une remise en cause de notre modèle de société et de nos modes de vie actuels.

La politique du tout-voiture dirige encore aujourd’hui nos villes et territoires. La voiture et ses infrastructures – routes, panneaux, feux, parking, etc. – occupent ainsi la majeure partie de nos espaces. C’est autant de place qui est interdite d’utilisation aux non-automobilistes. Et pourtant, cyclistes, piétons et autres usager·es des transports décarbonés sont nombreux·ses, surtout en ville. À Paris, par exemple, la voiture occupe 50% de l’espace public alors que les trajets en voiture ne représentent que 13% des déplacements globaux. En limitant la place de la voiture, nous pouvons retrouver de l’espace. La place concédée aujourd’hui aux automobilistes pourrait être demain un espace rempli de biodiversité où l’on pourrait jouer, vivre… occuper tout simplement. Passer à des mobilités actives qui prennent moins de place et sont moins dangereuses – elles créent moins d’accidents et moins d’insécurité – permettent ainsi au plus grand nombre de se réapproprier l’espace public.

Reprendre possession de notre temps

Se détourner de la voiture individuelle signifie également changer son rapport au temps. En effet, les véhicules motorisés sont rapides, mais ils n’impliquent pas forcément un gain de temps. Ils accélèrent notre rythme de vie ce qui n’est pas systématiquement synonyme de bien-être : ainsi, les Français passent en moyenne 7h12 par semaine en voiture !  Se tourner vers des modes de transports doux – à vélos, à pied, etc. – demande plus de temps pour faire les choses, mais c’est un gage de moins de stress, d’une meilleure santé physique et d’une meilleure maîtrise du temps. 

Dans leur application, les mobilités actives s’accompagnent d’une refonte de l’aménagement de nos territoires. Selon les espaces et les spécificités, l’enjeu peut être de de rapprocher ses différentes fonctions – logement, travail, loisirs, commerces – qui ont longtemps été séparées et cloisonnées, afin de diminuer le temps de trajet. Des concepts d’organisation urbaine sont déjà à l’œuvre comme la ville des 15 minutes. Elle consiste en une ville où les habitant·es « ont accès à la plupart de leurs destinations de travail, de magasinage, de soins, d’éducation et de loisir en moins d’un quart d’heure de marche ou de vélo ». [1] Cette organisation des centres urbains offre la perspective d’une meilleure qualité de vie où les travailleur.ses n’auraient plus à passer 2 heures dans les transports pour aller au boulot. Sortir du tout voiture et réduire les temps de trajet c’est certes économiser en temps mais aussi en essence qui représente entre 900 et 1100 euros chaque année pour les ménages. 

Devenir acteur·rice du changement

Pour voir advenir ces changements, la société civile s’organise. Elle s’empare pleinement de son rôle de sujet politique pour créer et façonner l’espace dans lequel elle souhaite vivre. Dans le Pays Basque Nord par exemple, les militant·es du mouvement altermondialiste Bizi! luttent pour adapter leur territoire aux mobilités douces et en finir avec le tout-voiture. 

L’exemple d’activisme du groupe local de Bayonne en matière de mobilités h

Sur la côte basque, le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre est la mobilité, et sur l’ensemble du Pays-Basque Nord il est le second. C’est pourquoi, Bizi! travaille sur deux leviers : d’une part, en mettant la pression sur les pouvoirs publics pour qu’iels s’engagent politiquement afin d’orienter les infrastructures et la gestion de l’espace en faveur des mobilités soutenables. D’autre part, Bizi! réalise des campagnes pédagogiques pour agir sur les comportements des usager·es en termes de mobilité, et ainsi de participer au développement d’une culture soutenable de la mobilité (3). Dans la fiche de route de Bizi! en 2020, le mouvement agit pour que tout aménagement de voirie au sein des politiques locales favorise d’abord la marche, le vélo puis le bus et la voiture. Le but est de rendre cyclable l’ensemble des routes de chaque commune avec un aménagement adapté (réduction de la vitesse, aménagements de pistes et bandes cyclables…). 

Créer un rapport de force pour peser dans les décisions des acteur·ices public·ques

En 2020, le groupe local du Pays-Basque Nord a réalisé plusieurs actions en matière de transports. 

Le 19 février 2020, plusieurs activistes de l’association Bizi! ont organisé deux actions à la mairie de Biarritz pour demander plus de sécurité en vélo dans la ville. La première consistait à mettre en scène un accident de vélo sur une avenue accidentogène où la mairie avait promis un aménagement cyclable. Pour la deuxième action, les militant·es sont entré·es dans la Mairie de Biarritz sur de petits vélos et ont roulé autour du poste d’accueil en scandant “À Biarritz, il n’y a qu’ici qu’on roule en sécurité !”. Cette action a attiré l’attention du Maire qui a tenté de repousser les activistes en disant que “tout allait bien à Biarritz !”. En réalisant ces actions, Bizi voulait ainsi revenir sur le manque d’aménagements cyclables sécurisés dans la ville. La Déclaration d’Utilité Publique (DUP) soumise à enquête publique prévoyait une piste cyclable sécurisée à la place d’une des deux voies. Pourtant, la route a été refaite sans prévoir cet aménagement.

Le 15 décembre 2020, une action de désobéissance civile a été effectuée au centre de Biarritz pour exiger le respect de la loi L228-2 du Code de l’environnement. Cette dernière prévoit que pour toute modification d’aménagement de la voie publique, un aménagement cyclable doit être mis en place. Cette loi est très peu connue et donc très peu respectée. La mairie de Biarritz ne respectant pas cette loi, 21 activistes pro-climat ont décidé de peindre sur la route « Respect de la loi ! La rénovation de l’avenue Kennedy doit respecter l’article 228-2 du Code de l’environnement ! ». La rue faisait en effet l’objet de travaux de rénovation mais ne prévoyait aucun aménagement cyclable. Cette action a permis de rappeler à la Mairie de Biarritz l’illégalité de leur politique d’aménagement et de la nécessité à respecter une loi d’intérêt général. Pour Txetx Etcheverry, l’enjeu de l’application L228-2 est de taille : « il s’agit en généralisant peu à peu la mise en place d’aménagements cyclables à l’occasion des réalisations ou rénovations des voies urbaines de permettre aux habitants de se déplacer chaque fois que c’est possible sans leur voiture et de manière sécurisée. Ils peuvent ainsi contribuer à la réduction de ce poste important d’émissions de gaz à effet de serre qu’est le transport routier en Pays Basque, et à la préservation de la santé de leurs concitoyens, sans pour autant risquer leur propre vie ou leur intégrité physique”. 

Action de Bizi! à Biarritz, le 15 décembre 2020.
Rejoins-nous !

Tu te sens impuissant·e face à l’ampleur du défi du dérèglement climatique ? Tu veux agir à ton niveau, sur et pour ton territoire ? Alors rejoins un de nos groupes locaux qui agit au quotidien pour changer nos modes de transports pour qu’ils soient plus respectueux du climat et plus accessibles à tous et à toutes [carto]. N’hésites pas aussi à nous rejoindre le 25 septembre partout en France en participant à une Vélorution à côté de chez toi [carto]. L’occasion de faire entendre nos revendications dans une ambiance festive ! 


À propos de la Loi L228-2 du Code de l’environnement“À l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements prenant la forme de pistes, de bandes cyclables, de voies vertes, de zones de rencontre ou, pour les chaussées à sens unique à une seule file, de marquages au sol, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. Lorsque la réalisation ou la rénovation de voie vise à créer une voie en site propre destinée aux transports collectifs et que l’emprise disponible est insuffisante pour permettre de réaliser ces aménagements, l’obligation de mettre au point un itinéraire cyclable peut être satisfaite en autorisant les cyclistes à emprunter cette voie, sous réserve que sa largeur permette le dépassement d’un cycliste dans les conditions normales de sécurité prévues au code de la route.Le type d’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de mobilité, lorsqu’il existe.”


Sources :

  1. Site du Ministère de la transition écologique, chiffres clés du climat 2021, répartition sectorielle des émissions de CO2 dans le monde https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/7-repartition-sectorielle-des-emissions-de
  2. Site Facebook, page de Bizi!, Changer la mobilité, 27 décembre 2020 https://www.facebook.com/bizimugimendua/photos/a.877013342351122/3751955874856840 
  3. Site de Bizi!, 2 actions dans la même matinée pour demander plus de sécurité en vélo à Biarritz !, 19 février 2020 https://bizimugi.eu/2-actions-dans-la-meme-matinee-pour-demander-plus-de-securite-en-velo-a-biarritz  
  4. Site de Bizi! Désobéissance civique pour faire appliquer la loi .. Bizi! exige le respect du Code de l’environnement, 15 décembre 2020 https://bizimugi.eu/desobeissance-civique-pour-faire-appliquer-la-loi-bizi-exige-le-respect-du-code-de-lenvironnement




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Vélorutions : le 25 septembre, reprenons nos territoires !

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Vélorution : reprenons nos territoires ! 25 septembre
Illustration : Cécile Despretz

Le 25 septembre, mobilisons-nous pour un territoire apaisé, plus convivial et plus soutenable !

En repensant nos transports et en favorisant les mobilités actives, nous créons des espaces pour vivre mieux, en meilleure santé, et de manière plus soutenable et plus conviviale.

A vélo, à pied ou en transports en commun – reprenons nos territoires !

Le 25 septembre, les groupes locaux d’Alternatiba et d’ANV-COP21 organisent des vélorutions partout en France. Rejoins la plus proche de chez toi ! 🚴‍♀️

Qu’est-ce qu’une vélorution ?

Une vélorution, c’est une déambulation festive à vélo pendant laquelle des cyclistes se rassemblent pour une parade dans la ville avec la volonté d’affirmer le nombre important de cyclistes dans la ville pour appuyer les demandes d’aménagements cyclables. Musique et déguisement sont généralement au rendez-vous !

Dans une ambiance festive et familiale, nous revendiquons un changement de la politique des transports permettant de vivre dans un territoire apaisé, plus convivial et plus soutenable.


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Un an après les élections municipales, les citoyen·nes interpellent leurs élu·es pour mettre en œuvre la transition

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Vendredi 2 juillet 2021 – Tout au long de la semaine, des citoyens se sont mobilisés dans plusieurs villes de France pour interpeller les élus locaux afin qu’ils respectent leurs promesses électorales en faveur du climat et de la justice sociale. L’objectif de ces mobilisations ? S’assurer que les élus précisent les étapes de mise en œuvre des engagements et rappeler que les citoyens attendent d’eux de prendre leurs responsabilités. 

A Grenoble, des activistes d’Alternatiba devant leur mairie.

Plusieurs actions dans plusieurs territoires ont été réalisées tout au long de cette semaine. Portées par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat avec le soutien du Pacte pour la Transition, Zero Waste France, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et Greenpeace France, ces mobilisations visuelles avaient un but : montrer que les citoyens sont mobilisés sur leur territoire et rappeler aux élus l’urgence de concrétiser les promesses électorales, un an après les élections municipales.

Un réveil symbolisant l’urgence climatique et le rappel de la nécessité d’agir dès maintenant

À Nantes, Grenoble ainsi qu’à Auch et Alfortville, des dizaines de citoyens se sont rassemblés devant leurs mairies du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet. Ils étaient accompagnés d’un grand réveil symbolisant l’urgence à agir, d’une bande son faisant retentir un ‘tic-tac’ et d’une banderole avec pour mot d’ordre « Des engagements, un mandat = la transition n’attend pas ! ». 

Pour les citoyens sur place, l’objectif est de se faire entendre et d’entrer en discussion avec les élus pour co-construire les actions à mettre en place. Comme l’explique Pierre Forêt « Nous sommes mobilisés aujourd’hui pour faire sonner l’alarme climatique, interpeller nos élus et ouvrir la discussion. Ils portent une responsabilité, et cela nécessite de la transparence vis-à-vis des citoyens ». À Auch, ou encore à Nantes, un livret a été remis aux élus locaux pour rappeler les engagements qu’ils ont pris lors des élections municipales pour la transition et montrer l’écart entre ce qui est actuellement réalisé et ce qu’il reste à accomplir. L’intention est de rendre transparent leur plan d’actions pour les cinq années à venir, mais aussi d’engager un dialogue avec les élus sur ces sujets.

Des actions concrètes à l’échelle locale

Alors que près de 18 000 promesses ont été signées avec le Pacte pour la transition en 2020, ce sont plusieurs centaines de citoyens engagés en France dans différentes campagnes qui s’assurent collectivement que ces promesses soient traduites en action. Que ce soit concernant le développement des transports durables, le soutien à alimentation saine et écologique, pour la réduction des déchets ou la réduction de la publicité dans l’espace public, les solutions existent et peuvent être mises en œuvre à l’échelon local.

Pour Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba,  « l’urgence climatique et sociale nécessite de faire prendre conscience aux élus qu’ils ont la responsabilité d’agir car les effets du dérèglement climatique sont déjà là ». Le récent extrait du rapport du GIEC rappelle ainsi que les impacts du dérèglement climatique vont s’accélérer et devenir douloureusement palpables bien avant 2050 [1], alors que les températures record liées au dérèglement climatique s’enchaînent avec près de 49,5°C au Canada, 48°C en Sibérie [2]. Elle poursuit :« les élus locaux ont le pouvoir et le devoir d’agir pour enclencher une transition juste et nécessaire, et les citoyens sont là pour le rappeler!»

Zoé Lavocat du Réseau Action Climat  rappelle ainsi que « les collectivités territoriales sont des acteurs clés de la transition. À la fois dans la planification et l’opérationnel, les élus locaux peuvent agir pour, premièrement mettre en œuvre des objectifs de transition et deuxièmement rehausser l’ambition ! Il est temps d’innover, d’agir et de relever les défis car nous n’avons pas le temps d’attendre la fin du mandat ! »

Ces mobilisations étaient la première étape du suivi des engagements en faveur du climat et de la justice sociale. Le prochain rendez-vous est donné en septembre pour la remise de la feuille de route, complétée par les élus, aux citoyens. 

Dossier avec des photos et un exemple de livret

[1] https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/23/dereglement-climatique-l-humanite-a-l-aube-de-retombees-cataclysmiques-alerte-le-giec_6085284_3244.html#xtor=AL-32280270-%5Btwitter%5D-%5Bios%5D

[2] https://www.lefigaro.fr/international/le-dome-de-chaleur-a-deja-fait-des-dizaines-de-morts-en-amerique-du-nord-20210629


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Le Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne est disponible !

La campagne Alternatives territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, publie son “Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne” ! Cet outil a pour ambition de renforcer les dynamiques des collectifs dans leur plaidoyer auprès des élu·es locaux et locales. Le but ? Apprendre à définir une stratégie pour avoir des victoires, être force de proposition et d’opposition auprès des élu·es, bref mener une campagne locale  ! Ce Mode d’emploi à destination de tous les collectifs porteurs d’une mobilisation locale vous propose des outils concrets pour penser et mettre en oeuvre une bonne campagne ! 

Rétrospective

Décembre 2017 : Lancement de la campagne Alternatives Territoriales
Juillet 2019 : Publication du Kit des municipales
Septembre 2019 : Sortie du Pacte pour la Transition 
Mars 2020 : Élections municipales
Juin 2020 : Publication du Kit de suivi des engagements
Février 2020 : Publication du« Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne »

À quoi sert le Mode d’emploi ?

Le Mode d’emploi s’adresse à toutes et tous, membres d’Alternatives Territoriales, d’Alternatiba/ANV-Cop21, ou d’un autre mouvement, à tous les groupes citoyens qui se posent la question de comment construire une campagne locale et comment la mener à bien. Réalisé avec le Pacte pour la Transition, il vous donne toutes les bases méthodologiques pour composer et défendre vos revendications politiques, puis fédérer massivement autour de préoccupations communes. Les fondements d’une (bonne) campagne locale sont détaillés pour apprendre à instaurer et soutenir un rapport de force avantageux avec les collectivités, et ainsi obtenir des victoires. Il s’agit de moyens pratiques, d’exercices à mettre en œuvre dans votre groupe local pour impulser et promouvoir une mobilisation citoyenne au profit de la métamorphose écologique et sociale.

Quel est le contenu du Mode d’emploi ?

Qu’est ce que le plaidoyer local et pourquoi en faire ? Comment structurer un groupe local pour faire du plaidoyer ? Comment élaborer une stratégie de campagne locale ? Comment communiquer et mobiliser autour de cet enjeu ? Le Mode d’emploi est un guide pour organiser efficacement son équipe, réaliser un plan d’actions coordonnées cohérent, et utiliser de manière pertinente les outils de mobilisation et de communication. Il vous explique pourquoi et comment orienter l’action politique locale vers plus de sobriété et de résilience grâce à un travail de plaidoyer influent.  Des réflexions sont apportées sur les moyens d’agir ensemble afin de matérialiser la transformation durable et solidaire des territoires. 

DÉCOUVRE LE MODE D’EMPLOI POUR OBTENIR DES VICTOIRES:

Pour aller plus loin 👉 Kit de suivi des engagements


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Surproduction : un thème clé pour la métamorphose des territoires

À l’occasion du Black Friday, le géant du e-commerce Amazon prépare son expansion en France par 10 nouveaux projets d’implantation : méga-entrepôts, centres de tri et agences de livraison vont accroître les impacts sociaux et environnementaux du marché en ligne, alors que 13 projets ont déjà autorisés par l’Etat depuis 1 an ! ANV-COP21, Action Climat Paris, Les Amis de la Terre et Attac France se mobilisent pour dénoncer la responsabilité du gouvernement français dans un développement du e-commerce aux antipodes des revendications citoyennes. Est réclamé notamment le gel des projets en cours ainsi qu’un moratoire sur les entrepôts de e-commerce et les zones commerciales en périphérie. Dans ce contexte, il est nécessaire de rappeler que si l’État doit intervenir pour réguler le e-commerce, les élu·es locaux et locales peuvent et doivent aussi se mobiliser ! De nombreux outils concrets existent à l’échelon local pour répondre aux questions d’aménagement du territoire. 

Stopper l’expansion d’Amazon : une demande des citoyen·nes qui doit être soutenue par des élu·es locaux et locales

Le Monde selon Amazon Découvrez le décryptage du nouveau rapport
Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon
publié par les Amis de la Terre, l’Union Syndicale Solidaires et Attac.

Demandé par la Convention Citoyenne pour le Climat, le moratoire sur les entrepôts de e-commerce et les zones commerciales en périphérie a pour objectif de lutter contre la surproduction et la surconsommation des produits électroniques et textiles dont la fabrication et le transport sont responsables du dérèglement climatique et, via leurs échanges sur internet, d’une destruction d’emplois et fraude fiscale massives. Le moratoire vise également à limiter l’artificialisation des sols. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, l’expansion d’Amazon fait notamment deux victimes : le service public de qualité (par une perte de recettes fiscales) ainsi que les commerces de proximité (par une concurrence déloyale). À l’échelon local, des solutions existent pour pallier à la volonté étatique d’implanter Amazon en France et ainsi agir pour la justice sociale et climatique.

Pourquoi et comment déclencher des alternatives locales, solidaires et durables à l’urbanisation excessive pour des projets de e-commerce ?

Les élu·es locaux et locales – des communes aux intercommunalités – peuvent laisser libre jeu aux multinationales, ou agir pour le climat en réduisant les distances de transports, en soutenant les commerces de proximité et en poussant à la consommation de produits locaux et éthiques. Ils et elles peuvent faire le choix de bétonner à outrance ou au contraire de s’opposer à l’implantation de projets climaticides tels que les entrepôts d’Amazon. L’aménagement du territoire est ainsi une compétence phare entre les mains des collectivités pour réguler l’urbanisme et proposer un mode de production et de consommation durable. 

État des lieux et conséquences sur le climat de la bétonisation des territoires

Un département entier — soit quelques 600.000 hectares — est englouti tous les sept ans par l’étalement urbain [1]. En cause, la construction incessante de grandes infrastructures routières (ponts, contournements routiers, autoroutes, etc) et de consommation (surfaces logistiques, entrepôts, grandes surfaces, etc). Les conséquences sont nombreuses et dramatiques, notamment lorsque l’aménagement cause une artificialisation massive des sols : cela entraîne alors la pollution des sols, la disparition des terres agricoles, le déplacement ou la destruction de la biodiversité, l’augmentation des nuisances (sonores, lumineuses, etc), l’augmentation des risques d’inondations, etc.

Que la terre aménagée l’ait été avant ou qu’elle soit vierge de construction, dans tous les cas un nouveau projet d’aménagement aura des effets sur la société, sur les transports, la consommation, les emplois locaux, les conditions de travail et la qualité de vie. En effet, la création d’un centre commercial en périphérie d’une ville va induire des déplacements de véhicules individuels thermiques, le développement de grands magasins peut causer une désertion du centre ville, la construction d’un lotissement à un endroit précis va dynamiser cet espace etc. Il faut penser les questions d’aménagement de manière globale.  Il est donc nécessaire de prendre en compte à la fois les impacts directs de l’aménagement – les aboutissants de la bétonisation du sol notamment – et les impacts indirects liés à l’exploitation du projet d’aménagement – les résultats de l’urbanisation du territoire entre autres.

Le cas des projets d’aménagement Amazon : des projets “climaticides” et “emploicides”

Si l’on prend l’exemple d’Amazon, la construction des entrepôts impliquent de bétonner une surface du territoire. Toutefois, outre l’artificialisation des sols aux conséquences néfastes évoquées précédemment, les impacts sont davantage liées à l’urbanisation du territoire : le trafic routier va augmenter, et, avec lui, les nuisances, la quantité d’hydrocarbures déversée par le passage des véhicules dans l’air, dans les sols et l’eau, le déplacement d’espèces endémiques, etc. La biodiversité ainsi que les personnes riveraines sont les premières victimes. 

En plus des conséquences relatives à l’urbanisation, l’activité d’Amazon génère d’autres effets au niveau du climat :

  1. Un rapport du Haut Conseil pour le Climat fait des équipements électriques et électroniques le 3ème secteur d’émissions importées (ce qui ne tient pas compte de tous les produits textiles par exemple, commandés en ligne). Or, les émissions importées et les émissions de la production intérieure sont 70 % plus élevées que les émissions domestiques de la France. De plus, leur transport sur le territoire français engendre une hausse du fret aérien. Amazon commercialise déjà 1 milliard de produits en France et chaque méga-entrepôt représente 200 millions de produits supplémentaires. Les volumes mondiaux de fret aérien liés au e-commerce augmentent de plus de 20% par an [2]. Amazon vient d’ouvrir un hub de fret aérien en Allemagne pour livrer des produits en -24h dans l’ouest de l’Europe. 
  2. Le bilan carbone est d’autant plus catastrophique que la livraison des produits pour approvisionner rapidement les consomateur·rices est très polluante. C’est ce que l’on nomme la logistique du dernier kilomètre : les derniers kilomètres de livraison sont réalisés par des véhicules souvent très émetteurs (véhicules utilitaires thermiques) qui ne sont souvent pas remplis entièrement ! Cela implique donc de rationaliser les dispositifs de livraison, d’encourager sur les derniers kilomètres le transfert de charge vers les modes de transport les moins polluants, et d’aménager sur le territoire des circuits courts et des consignes (points de livraison, logistique décarbonée). Tout l’inverse de ce que propose actuellement Amazon. Il est à remarquer qu’aucun véhicule électrique ne livre en France pour l’e-commerce.
  3. Dans une logique capitaliste, l’offre commerciale d’Amazon a aussi pour conséquence une hausse des niveaux de surproduction et de surconsommation, et donc des émissions de gaz à effet de serre, et les corollaires de cette dynamique sont déplorables : destructions des invendus, non traitement des déchets, etc.

L’impact social est également important puisque les emplois ainsi créés sont faiblement rémunérés, présentent des taux de maladies professionnelles anormalement élevées [3], et entraînent une suppression des emplois existants : 1 emploi créé par la multinationale détruit plus de 4,5 emplois dans le commerce traditionnel aux États-Unis [4]. Par conséquent, l’ artificialisation des sols n’est pas la seule conséquence des aménagements du territoire pour Amazon : les impacts sont de nature tant environnementale que climatique et sociale. 

Nuisances environnementales importantes, emplois surévalués, menaces pour l’agriculture et les commerces : l’exemple du Pont du Gard

« Amazon veut implanter un centre de tri démesuré à proximité du Pont du Gard, un des sites touristiques les plus anciens et visités de France. (…) Le trafic quotidien généré par ce centre de tri serait de 544 poids-lourds et 2 500 véhicules légers. Il induira d’importantes pollutions, alors que les premières habitations du village se situent à 200 mètres du bâtiment, et qu’en été des pics de pollution sont déjà observés à cet endroit. Les écosystèmes locaux sont en danger. La pie grièche et l’outarde canepetière, espèces protégées, sont menacées. Les hydrocarbures des camions risquent de polluer les eaux par ruissellement, notamment lors des épisodes cévenols, sans compter les risques accrus d’inondation. (…) Pour défendre le projet, le promoteur a fait miroiter la création de 600 emplois et le versement de taxes aux collectivités. Au fil des mois, cette promesse a fondu : il n’est plus question que de 150 emplois, précaires et robotisables à tout moment. (…) Les exploitations viticoles environnantes, et d’autres activités agricoles (arboriculture, apiculture, maraîchage, trufficulture, etc.) seront gravement affectées par la pollution et la perte d’attractivité de ce territoire. »

La Confédération des Commerçants de France, La fédération des Amis de la Terre France, & L’Association pour le Développement de l’Emploi dans le Respect de l’Environnement (ADERE). (2020, avril). Amazon | À la conquête de la France [5].

Que peuvent les citoyen·nes ? Et que peuvent les collectivités ?

Faire une déclaration politique et s’engager publiquement pour un moratoire des ouvertures ou extension de grandes surfaces et entrepôts de e-commerce

Une prise de position officielle constitue la première étape pour peser dans le débat public en tant qu’élu·e. Il s’agit d’un levier d’action important afin de sensibiliser, créer des fenêtres médiatiques sur le sujet et ainsi renforcer la pression politique sur les problématiques soulevées. Par exemple, Alternatiba-ANV Strasbourg a mobilisé une vingtaine d’ élu.es alsacien.nes (dont la Métropole de Strasbourg et la ville de Mulhouse) et 80 militant.es afin de dénoncer l’implantation d’Amazon à Ensisheim. Cette action vise à modifier les rapports de force en faveur de la société civile contre le géant du e-commerce. Un·e élu·e peut investir différents espaces pour exprimer son engagement, à l’image de la Tribune “Stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard” : l’appel de plus d’une centaine d’ONG, de syndicalistes, de citoyens et d’élus”.

Le document phare : le Plan Local d’Urbanisme

Le plan local d’urbanisme (PLU, ou PLUi s’il est intercommunal) est le principal document de planification de l’urbanisme dans la commune. Il définit les règles de construction, les zones qui doivent rester naturelles, les zones réservées aux constructions futures… tout en respectant les documents de planification de l’urbanisation des échelons supérieurs (schéma de cohérence territoriale [SCoT] notamment).

Il comprend plusieurs volets, dont :

  • Le rapport de présentation, composé notamment du diagnostic territorial, d’un état des lieux initial de l’environnement, des incidences prévisibles du PLU sur l’environnement et de la compatibilité du PLU avec les différentes lois et règlements;
  • Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD), qui expose les objectifs et projets de la collectivité locale en matière de démographie, de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme à l’horizon de dix à vingt ans ;
  • Le zonage de la commune, en quatre types : « urbanisées » (U), « à urbaniser » (AU), « naturelles » (N) et « agricoles » (A).

Les communes peuvent également créer des Zones d’aménagement concerté (ZAC) et des Zones d’activité économique (ZAE) pour orienter le secteur d’activité des installations en fonction des besoins locaux.

Le PLU est généralement établi pour une longue durée — une dizaine d’années. Il peut être modifié ou révisé par délibération du conseil municipal après enquête publique. Les citoyen·nes qui le souhaitent peuvent se renseigner sur ce plan d’urbanisme dans leur commune afin d’être informé·es des plans d’urbanisation prévus, et éventuellement s’y opposer ou demander une révision par un plaidoyer direct auprès des élu·es. Dans un autre sens, les citoyen·nes peuvent s’exprimer pour l’extension des zones naturelles ou agricoles dans leur commune ou plus d’ambition écologique des politiques locales. Des seuils de surface pour les installations économiques et industrielles comme des zones commerciales ou des entrepôts de e-commerce peuvent être fixés, empêchant de fait leur implantation sur une zone destinée à l’activité économique et qui devrait être réservée aux acteurs de proximité. Ex: un seuil de moins de 5000 m2.

Se saisir de l’Opération de Revitalisation du Territoire (ORT)

Depuis la loi Élan du 23 novembre 2018, les communes peuvent signer une convention avec l’État pour la mise en œuvre d’opérations de revitalisation du territoire (ORT). Cela leur permet d’investir dans le centre-ville grâce à une dispense d’autorisation d’aménagement commercial et donne la possibilité au préfet de suspendre toute autorisation d’exploitation commerciale accordée à un projet en périphérie pour une durée de trois ans, renouvelable un an. Il n’est pas clair à ce jour si le préfet a également le pouvoir de refuser un projet de e-commerce car ils ne sont toujours pas considérés comme des projets commerciaux! Néanmoins, la dénonciation du refus par le préfet d’imposer un moratoire sur un projet de e-commerce dans un territoire ayant signé une ORT ou voisin d’un territoire ORT mais ayant un rayon de livraison le concernant, pourrait être soumis au juge administratif par une commune du périmètre de l’ORT.

C’est un excellent moyen pour inciter les élu·es à protéger les petits commerces de la concurrence déloyale des géants de la grande distribution tels que Amazon.

Utiliser le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT)

Les prescriptions du SCoT s’imposent, entre autres, aux documents d’urbanisme communaux et intercommunaux (cartes communales, plans locaux d’urbanisme, etc). Le SCoT définit notamment les zones économiques et commerciales que l’on peut développer, agrandir ou créer. Cela signifie qu’à l’inverse, toute zone qui ne serait pas inscrite dans le SCoT ne pourrait pas être créée, à moins de le modifier ! 

Il s’agit d’un outil à disposition des élu·es pour contrôler l’urbanisation dans leur territoire et donc à disposition des citoyen·nes pour exercer un plaidoyer sur ce document technique et ainsi faire échouer des projets d’aménagements climaticides comme les constructions d’entrepôts Amazon. Il est possible d’interpeller les services compétents dans la collectivité pour préconiser des recommandations.

Soutenir l’implantation de petits commerce

Cet article met en avant les défis soulevés par le e-commerce et la grande distribution. Afin de lutter contre ces projets sur nos territoires, les élu·es peuvent agir via différents outils, et favoriser ainsi l’installation de petits commerçants. 

Les collectivités ont ainsi des prérogatives pour mener des politiques de commerce de proximité, et pour développer les circuits de distribution locale des productions locales, à travers des projets alternatifs en facilitant l’installation des acteur·ices de l’ESS (recycleries, ressourceries, AMAP (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), ou en réservant des espaces pour des projets citoyens.

Créer des sociétés contrôlées tout (comme une société publique foncière et commerciale) ou en partie (groupement d’intérêt économique) par la commune gérant plusieurs surfaces permet à la commune d’exercer une pression à la baisse sur le coût des baux commerciaux, et en flécher les attributions.

Se joindre aux recours en justice contre les projets de e-commerce

Il n’est pas rare  qu’une petite commune accepte l’implantation d’un entrepôt de e-commerce qui aura une incidence sur les commerces de toute la région, pour obtenir des rentrées fiscales (via les impôts locaux) et des créations d’emplois directes sur la commune. Contrairement à une zone commerciale, qui passe obligatoirement en Chambre départementale d’aménagement commercial ce qui permet aux autres communes d’éventuellement s’opposer au projet, il n’y a aucune évaluation de l’impact sur les emplois locaux de l’autorisation d’un entrepôt de e-commerce par les services de l’Etat et les porteurs du projet. Donc une collectivité a toute latitude pour autoriser un projet qui va détruire 4,5 fois plus d’emplois dans les communes environnantes à terme. C’est pour cette raison que toutes les collectivités proche d’un rayon de 150km d’un entrepôt Amazon autorisés doivent porter ou rejoindre les recours juridiques contre les projets et faire prévaloir le fait qu’elles seront impactées et qu’elles n’ont pas eu leur mot à dire sur le projet. 

Concrètement il faut attaquer ou se joindre au recours existants contre : le permis de construire (juge administratif) et l’autorisation d’exploiter donnée par le préfet (juge administratif).

D’autres acteurs ont également un rôle pour l’aménagement urbain tels que les préfets ainsi que la commission départementale d’aménagement commercial pour les grandes surfaces (CDAC).

Vous souhaitez agir dans votre commune contre la bétonisation d’une zone naturelle, un projet de construction Amazon ou un autre projet d’aménagement climaticide ?

Rejoignez la campagne Alternatives Territoriales d’Alternatiba ! Avec 48 groupes locaux partout en France, le travail de plaidoyer auprès des élu·es vise la métamorphose écologique et sociale des territoires ! 

Le Pacte pour la Transition est un outil à leur disposition pour obtenir des mesures ambitieuses pour le climat aussi concernant l’urbanisation et la protection des sols :

Les recommandations portent sur la protection des espaces naturels et agricoles, la densification du bâti, l’arrêt de l’installation ou extension de zones commerciales et logistiques, la rédaction d’un moratoire sur l’installation des grandes surfaces, la consultation systématique de la population et la lutte contre l’imperméabilisation des sols.

Rejoignez la campagne Stop Amazon des Amis de la Terre et Attac France ! Les groupes locaux dénoncent la complicité du gouvernement dans l’expansion du e-commerce, son impact climatique, le greenwashing de Jeff Bezos ainsi que la destuction d’emploi et la fraude fiscal. Leurs revendications portent sur l’arrêt de l’implantation des nouveaux entrepôts d’Amazon, de la destruction des invendus ainsi que du fret aérien des marchandises !

Pour aller plus loin : 

👉 Amazon : Le grand décryptage. | Les Amis de la Terre | Novembre 2020

👉 Amazon à la conquête de la France : destructions d’emplois, changement climatique, évasion fiscale… Demain sera-t-il trop tard ? | Les Amis de la Terre | Avril 2020

👉 Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon. | Attac France, Droit Au Logement, Les Amis de la Terre, & Union syndicale Solidaires | Novembre 2019

👉 France Info. (2020, 16 novembre). TRIBUNE. « Stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard » : l’appel de plus d’une centaine d’ONG, de syndicalis. Franceinfo. 

Pour se mobiliser dans ma ville :

👉 Je rejoins un groupe Alternatives Territoriales

👉 Je m’approprie les alternatives

👉 J’interpelle mon ou ma député·e

[1] Réseau Action Climat France. (2011). Étalement urbain et changement climatique | État des lieux & propositions. 

[2] L. (2019, 19 juin). Amazon se développe dans le fret aérien. L’Opinion. https://www.lopinion.fr/edition/wsj/amazon-se-developpe-dans-fret-aerien-190325 

[3] Les Amis de la Terre. (2020, novembre). Amazon : Le grand décryptage. 

[4] Attac France, Droit Au Logement, Les Amis de la Terre, & Union syndicale Solidaires. (2019, novembre). Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon. 

[5] Confédération des Commerçants de France, F.A.T.F., & Association pour le Développement de l’Emploi dans le Respect de l’Environnement. (2020, avril). Amazon à la conquête de la France : destructions d’emplois, changement climatique, évasion fiscale… Demain sera-t-il trop tard ? 


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