Category Archives: Alternatives Territoriales

  • -

Alternatives Territoriales, des plans climat aux municipales !

Marche pour le climat à Marseille, le 8 décembre 2018 – “Elus, que faites-vous pour le climat?”

A l’heure où dans les marches pour le climat, des centaines de milliers de citoyen·ne·s interpellent les politiques sur l’urgence à agir, la campagne Alternatives Territoriales propose une voie concrète et efficace à cet engagement citoyen : se mobiliser pour pousser ses élu·e·s locaux à prendre des mesures à la hauteur du défi climatique. Les groupes engagés dans la campagne se sont donnés un cap stratégique ambitieux lors d’un weekend de travail du 8 au 10 février 2019 ; celui de peser sur les municipales de 2020 afin d’assurer que les élu·e·s de demain soient aussi les artisans de la transition écologique des territoires.

En 2018 : se mobiliser pour des plans climat locaux ambitieux

Lancée en 2017, la campagne Alternatives Territoriales portée par Alternatiba et le Réseau Action Climat France consiste à appuyer les groupes locaux pour que ceux-ci enclenchent la métamorphose des territoires pour répondre à l’urgence climatique. Ce travail de campagnes s’articule autour du plaidoyer, de la communication et de la mobilisation. La campagne a permis d’attirer de nouveaux profils au sein d’Alternatiba/ANV-COP21, et a vu se constituer de nouveaux groupes dans le pays. Les 39 groupes de travail sont devenus des interlocuteurs clés sur le climat, identifiés par les acteurs de leurs territoires ; connus et reconnus par les réseaux locaux d’associations, et pour beaucoup, identifiés par les élu·e·s comme force de proposition dans les politiques climatiques locales.

En 2018, les groupes de travail se sont majoritairement impliqués dans la co-construction des Plans climat air énergie territoriaux (PCAET). Cette planification réglementaire rendait en effet plus facile pour les groupes locaux le fait de demander des mesures ambitieuses en termes de politiques climat locales. Une fois adoptés, ces plans climat permettront de constituer un “plancher bas d’ambition climatique”, c’est-à-dire un socle de mesures adoptées, validées, budgétées, sur lesquelles il n’est pas possible de revenir ; et à partir desquelles rehausser l’ambition climatique des territoires.

Lors du week-end de formation stratégique du 8 et 10 février 2019, les groupes ont été formés pour dialoguer avec les élu·e·s.

En 2019 préparer 2020 et se mobiliser localement pour les municipales et le climat !

Maintenant, il nous faut obtenir des victoires concrètes, et mettre à profit l’expérience de plaidoyer acquise par les groupes pour obtenir des mesures exemplaires et structurantes dans les territoires. Celles-ci peuvent être obtenues dans certains territoires n’ayant pas encore adoptés leurs plans climat ; et pour tous les groupes, la séquence électorale s’annonce comme le gros temps fort de l’année 2019/2020.

En effet, il nous faudra faire du climat un thème central des élections municipales, et pousser les candidats à se positionner, voire les faire s’engager sur des mesures concrètes. Pour cela, une mobilisation citoyenne massive et organisée sera nécessaire, afin de créer le rapport de force permettant de rendre visible l’urgence climatique et les réponses locales qui peuvent y être apportées.

Les groupes de travail Alternatives Territoriales sont tous différemment structurés, ce qui nécessite d’adapter cette stratégie collective. Il est en effet possible de “simplement” mettre le climat à l’agenda des élections municipales dans son territoire ; mais aussi de faire s’engager les candidat·e·s sur des mesures élaborées par son groupes ou par des partenaires. Les campagnes entamées en 2018 devront s’appuyer sur les municipales pour devenir gagnantes, car il s’agit d’un moment politique fort pour mobiliser l’opinion et décisif car il déterminera l’ambition des politiques qui seront mises en oeuvre par la suite. Ces différentes options stratégiques n’empêchent pas de disposer d’outils communs : communication, mobilisation, débats avec les candidat·e·s, lectures des programmes et surtout le suivi de la mise en oeuvre des mesures seront indispensables sur tous les territoires.

Pendant le week-end de formation du 8/10 février, les groupes locaux ont partagé leurs expériences et ont réfléchi à une stratégie commune.

Entre septembre 2019 et mars 2020, la phase de travail sur les municipales sera jalonnée de temps forts permettant de rendre visible l’urgence d’agir sur les territoires. Nos élu·e·s et futur·e·s élu·e·s peuvent et doivent mettre en place les conditions d’un territoire compatible avec l’oLa capagnbjectif de maintenir le réchauffement climatique mondial sous la barre des 1,5°C.


  • -

Cap municipales : Alternatives Territoriales prépare la prochaine phase d’actions !

Week-end de formation Alternatives territoriales
© Clément Tissot – 42 militant·e·s rassemblé·e·s pour la campagne Alternatives Territoriales

Les 9 et 10 février, un week-end de mobilisation et de réflexion a rassemblé 42 militant·e·s de 18 territoires à Montreuil ! Leur objectif ? Se former et définir la stratégie de la campagne Alternatives Territoriales pour 2019 et 2020 !

A l’heure où l’adoption des plans climat (PCAET) par les intercommunalités touche à sa fin, les groupes impliqués dans la campagne Alternatives Territoriales préparent la prochaine séquence d’actions : les élections municipales de 2020. Ce moment fort d’interpellation des candidat·e·s permettra d’engager la transition sociale et écologique sur leurs territoires par la mise en place de mesures climatiques ambitieuses et justes.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre à la source, mettre en route une véritable politique cyclable tout en limitant la place de la voiture en ville, renforcer la production locale d’énergies renouvelables, développer massivement une alimentation saine et durable dans les cantines publiques, fixer des objectifs zéro déchet – les solutions existent, mais elles ont besoin d’être portées fortement par les élu·e·s, pour devenir la norme dans les communes et intercommunalités de demain. Les élections municipales peuvent permettre de changer la donne et de rebattre les cartes et métamorphoser les territoires à partir de 2020.

Pour réfléchir à la mise en place de cette nouvelle phase, 42 militant·e·s représentant 18 territoires engagés dans la campagne se sont réuni·e·s pendant trois jours le weekend du 8 au 10 février afin de se former à la stratégie d’action, se munir d’outils permettant de renforcer leurs effectifs, communiquer à grande échelle, apprendre à dialoguer avec les élus locaux : en somme, connaître les leviers d’actions pour enclencher une métamorphose du territoire.

Forts des échanges et des formations de ce week-end, les groupes Alternatives Territoriales iront dans les prochains mois renforcer la structuration de leurs équipes, s’impliquer dans les  mobilisations citoyennes aux côtés d’autres associations et collectifs locaux, aiguiser leur plaidoyer, chiffrer leurs revendications et adopter des feuilles de routes précises pour faire de la bataille climatique un sujet central des municipales.


  • -

Focus sur le groupe de Villefranche-sur-Saône et la campagne Alternatives Territoriales

11 janvier 2019 – Distribution d’un “Appel pour un territoire résilient” aux voeux du maire

Près de 150 000 personnes se sont mobilisées en France et en Belgique le week-end des 26 et 27 janvier pour exiger des politiques plus ambitieuses et plus justes face à l’urgence climatique ; 2,1 millions de citoyen·ne·s soutiennent par leur signature l’Affaire du siècle : 2019 commence sous le signe de la mobilisation climat. Cette dynamique internationale et nationale se traduit au niveau local par la revendication de mettre en place des politiques climatiques adaptées et justes. Zoom sur le groupe Alternatiba – ANV COP-21 de Villefranche-sur-Saône qui participe à la campagne Alternatives Territoriales.

Se structurer et s’approprier le plan climat 

Créé en décembre 2017, le groupe Alternatiba – ANV-COP21 de Villefranche Beaujolais Saône s’est saisi de la campagne Alternatives Territoriales à l’automne 2018. La démarche regroupe à ce jour près d’une quinzaine de personnes. Leurs objectifs ? Convaincre les élus locaux de reprendre le projet de plan climat local (ou Plan Climat Air Energie et Territoires, PCAET) adopté en mai 2018 pour le rendre plus ambitieux avec des mesures locales concrètes, tout en réalisant des actions de sensibilisation sur l’urgence climatique.

Durant le printemps 2018, la première étape a été de s’approprier le plan climat de l’intercommunalité de Villefranche-Beaujolais-Saône puis de le décrypter. Le groupe s’est donc partagé l’étude du document et avec l’aide des outils proposés par Alternatiba et le Réseau Action Climat, a demandé à rencontrer les élu·e·s en charge. Le bilan de cette étude est clair pour le groupe et Anne-Sophie, membre du groupe local, est formelle : “le projet plan climat adopté est loin de répondre à l’urgence climatique. Il ne fixe aucun objectif clair, les actions proposées ne permettent pas de réduire significativement et rapidement les émissions de gaz à effet de serre, ni de limiter la perte de biodiversité sur le territoire…”.  

Être reconnu comme un acteur impliqué

Novembre 2018 – devant le conseil communautaire

A l’automne 2018, la seconde étape est enclenchée : le groupe local rencontre les élu·e·s communautaires en charge du Plan Climat et du développement durable. Les citoyen·ne·s apprennent que le dossier est “en cours d’examen auprès des institutions de l’Etat” et qu’une consultation publique aura lieu plus tard. Il est convenu que le groupe local et la collectivité travailleront ensemble pour que la future consultation publique soit ouverte à toutes et tous et que les propositions soient prises en compte. Lors de cette entrevue, le groupe local remet aux élu·e·s un “Appel pour un territoire résilient” pour les pousser à plus d’ambition et d’actions concrètes. Ce document est également remis à tous les élu·e·s communautaires lors d’une action non-violente menée avec ANV-COP21 devant le conseil communautaire du 29 novembre 2018.

Fin décembre, la position des élu·e·s se fragilise un peu plus.  Le groupe s’active pour organiser avec eux la tenue d’une réunion sur la consultation publique, qui n’est programmée que pour février. En parallèle, l’Etat émet un avis défavorable sur le Plan Climat : l’Agglomération est donc contrainte de revoir son dossier qui devra repasser en vote en Conseil communautaire.

C’est une belle opportunité pour le groupe Alternatives Territoriales de renforcer son plaidoyer auprès des élu·e·s et de la population. 

Allier plaidoyer local et mobilisations

Afin de faire connaître leurs positions et de créer plus de lien avec les autres citoyen·ne·s, le groupe se rend à plusieurs  séances des « vœux du maire » pour la nouvelle année 2019. De Arnas à Cogny, de St Etienne-des-Oullières à Villefranche, de Gleizé à Jassans, pendant une semaine les activistes viennent avec des pancartes et des banderoles où est écrit “élus on compte sur vous, comptez sur nous”. En relayant largement chacune de ses actions sur les réseaux sociaux et en interpellant les maires directement dans leurs posts, le groupe pointe du doigt les mesures qui ne sont pas assez ambitieuses dans les plans climat et fait alors preuve d’être  force de proposition. C’est aussi l’occasion pour le groupe Alternatives territoriales de rencontrer les habitant·e·s et d’échanger sur les mesures locales à porter et qui apportent des réponses concrètes à l’urgence de la situation, soulignée dans le manifeste pour un territoire résilient dont plus de 1 000 exemplaires ont été distribués.

31 janvier – Die-in devant le conseil communautaire 

Pour appuyer ce rapport de force grandissant, le groupe réunit de nouveau 33 militant⋅e⋅s devant le Conseil Communautaire le 31 janvier, pour un die-in symbolique visant à faire prendre conscience aux élu·e·s l’urgence climatique et la nécessité d’investir plus de volonté politique dans le projet clé du plan climat, ce que résume le slogan “élus, votre PCAET est retoqué, #IlEstEncoreTemps d’être ambitieux”. L’action est reprise dans Le Progrès et le Patriote Beaujolais.

Construire la représentativité en créant une coalition d’acteurs locaux mobilisés

2019 a donc commencé par une forte mobilisation du groupe qui a grandi en visibilité et en nombre. Le groupe cherche à renforcer le poids de son positionnement et construit donc actuellement une véritable “Coalition climat”, en contactant les associations et structures localement concernées par la lutte contre le dérèglement climatique : AMAP (2), associations locales de recyclage, de défense du vélo, ou associations sociales soucieuses de leurs impacts écologiques… Une coalition s’est mise en selle, et le groupe sera alors encore plus riche en compétences pour aborder les prochaines étapes : la modification du projet en cours et la consultation du public.

11 janvier 2019 – Distribution d’un “Appel pour un territoire résilient” lors des voeux du maire aux citoyen·ne·s

A la fois force de propositions avec Alternatives Territoriales et force de dénonciation avec ANV-COP21, le groupe de Villefranche-sur-Saône combine différents outils pour atteindre un même objectif : intégrer dans le plan climat des mesures ambitieuses et adaptées au territoire.

  1. obligatoire pour toutes les intercommunalités de plus de 20 000 habitants
  2. Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne



  • -

“Élu·e·s locaux, que faites-vous pour le climat ?” Les groupes Alternatives Territoriales étaient dans les rues le 8 décembre

Alors que les négociations entre chefs d’États et de gouvernements sur le climat peinent à trouver une réponse à la crise climatique à la COP 24 à Katowice, les collectifs locaux Alternatives Territoriales – campagne portée par Alternatiba et le Réseau Action Climat – sont descendus dans les rues partout dans l’Hexagone dans le cadre des marches pour le climat, pour faire entendre la nécessité d’enclencher maintenant une politique locale climatique juste socialement et ambitieuse écologiquement (1).

PCAET, SRADDET, PLUi, PDU, Codev (2) – autant d’acronymes dont l’aspect technique peut donner l’impression qu’ils seraient éloignés de nos préoccupations quotidiennes. Le 8 décembre, des militant·e·s climat, réparti·e·s sur douze territoires ont fait le choix de donner un sens bien précis à ces mots lors des marches pour le climat, rappelant que ces plans, schémas et instances sont avant tout des outils permettant de trouver des réponses concrètes à la crise sociale et écologique d’aujourd’hui.

À Lyon et à Marseille, la marche a permis d’interpeller directement les élu·e·s sur des mesures locales pour le climat à mettre en œuvre rapidement.

“Le Plan Climat, c’est nous !” – tel était le message qu’adressaient aux élu·e·s les militant·e·s grenobloi·se⋅s, rassemblé·e·s par plus de 15 000 devant la Métropole. En présence du vice-président délégué à l’environnement, l’air, le climat et la biodiversité, les citoyen·ne·s ont interpellé leurs élu·e·s sur la faible participation de la société civile dans l’élaboration du PCAET et sur le caractère écologiquement désastreux du projet d’élargissement de l’A480. Le groupe impliqué dans la campagne Alternatives Territoriales a profité de ce temps fort de mobilisation pour annoncer la prochaine réunion avec la Métropole Grenoble-Alpes et la tenue d’un grand forum ouvert pour renforcer sa représentativité.

Marche pour le climat Lyon
A Grenoble, les citoyens et citoyennes ont rappelé que “le plan climat c’est nous”

“Élus, que faites-vous pour le climat ?” – au milieu d’un cortège déterminé et populaire, c’est ce qu’on pouvait lire sur la banderole faite à la main par les militant·e·s d’Alternatives Territoriales à Marseille, où la marche mobilisait plus de 10 000 personnes. Le groupe, qui demande à la Métropole Aix-Marseille Provence des engagements ambitieux et exemplaires, a alors annoncé pour janvier la remise d’un Livret citoyen de propositions à destination des élu·e·s. “Nous demandons : le déploiement d’un réseau métropolitain de transport public performant, la promotion des mobilités douces par la création massive de voies cyclables, la limitation de la vitesse de circulation en ville, la préservation des terres agricoles et le soutien à des pratiques respectueuses de l’environnement, un système alimentaire territorial garantissant un approvisionnement local, des repas bio dans les cantines, un vaste plan de rénovation énergétique du parc immobilier, la relocalisation de la production d’énergies par le développement massif des énergies renouvelables sur le territoire, la multiplication des espaces verts en ville, ainsi qu’un coup d’arrêt à l’étalement urbain.

marches pour le climat Marseille
Vous pouvez voir la suite des photos de la marche de Marseille !

Faire pression sur les élu·e·s en réalisant des actions non-violentes !

Certaines marches ont aussi donné lieu à des actions symboliques ingénieuses. À Evreux, des militant·e·s ont fait entendre l’urgence d’agir sous la forme d’un discours chanté devant l’hôtel de ville :

Élus locaux, on se doit d’agir vite !
Il faut agir, il faut agir !
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise :
Le plan climat c’est important
et il n’y a plus beaucoup de temps
pour une transition ambitieuse.
Élus locaux il y a grande urgence !
Il faut agir, et dès maintenant !
marche pour le climat Evreux
Pour voir les photos de la marche d’Evreux, c’est ici !

À Poitiers, les militant·e·s ont organisé une dégustation d’eau de la zone de captage de Fleury pour dénoncer l’inaction de la Communauté Urbaine en matière de dépollution. Le groupe compte renforcer sa représentativité via l’organisation d’ateliers citoyens, et préparer des actions grand public pour mobiliser le plus grand nombre de citoyen·ne·s sur les enjeux du PCAET.

marche pour le climat Poitiers

À Versailles et à Saint-Raphaël, des centaines de marcheur·ses se sont arrêté·e·s devant l’hôtel de ville pour assister à une lecture synthétique du dernier rapport du GIEC, précisant les mesures ambitieuses à mettre en place pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. L’objectif était aussi de créer un espace d’échanges autour des politiques locales pour le climat : “ils disent avoir conscience de l’urgence de la situation mais, concrètement, on ne voit rien. Il n’y pas de symboles forts tels que la création de pistes cyclables, l’arrêt des paquebots de croisière qui enfument notre air, ou encore des rénovation énergétiques dans les bâtiments et l’introduction du bio dans les cantines” soulignait le groupe Alternatives Territoriales de Saint-Raphaël. La suite est prometteuse puisque le groupe de Saint-Raphaël va présenter la charte ECO’VAR à la communauté d’agglomération et met en place de nombreux partenariats pour mobiliser les acteur·trice·s locaux.

marche pour le climat Fréjus
Si vous voulez rencontrer le groupe local Alternatives Territoriales Estérel Côte d’Azur, vous pouvez participer à cet évènement !

Mobiliser, recruter, dynamiser : le territoire, on y vit, on agit !

À Rouen, Angers, et Mulhouse, les marches étaient surtout l’occasion pour les groupes de recruter afin de renforcer leurs effectifs. 1000 marcheur·se·s sont passé·e·s devant les instances du pouvoir politique local – métropole, mairie, préfecture, conseil départemental, conseil régional – pour y clamer un discours annonçant les revendications citoyennes concernant les compétences de l’instance politique en question. À Orléans, ces revendications sont le fruit d’un travail collectif, car elles ont été récoltées lors de la marche de septembre et ont été retravaillées dans le cadre d’un atelier citoyen en octobre.

marche pour le climat orléans

En participant à ces marches, voire en s’investissant dans leur organisation, les groupes Alternatives Territoriales ont permis que ces milliers de citoyen·ne·s mobilisé·e·s pour le climat ciblent leurs représentant·e·s locaux et se mobilisent pour des solutions locales. Ce sont donc bien “plus que des marches pour le climat” qui sont à l’œuvre mais des demandes de mesures concrètes dont les citoyen·ne·s pourront examiner les résultats dans les mois qui viennent, tant l’écho de l’urgence climatique a résonné ce weekend dans tous les territoires.

Pour aller plus loin

Envie de rejoindre un groupe près de chez toi pour faire bouger ton territoire ?
 Repère le groupe près de chez toi

Envie d’intégrer l’équipe des bénévoles Alternatives Territoriales pour aider à la coordination globale de la campagne ? Écris-nous sur : alternativesterritoriales@alternatiba.eu

(1) Aix-Marseille, Angers, Fréjus-Saint-Raphaël, Grenoble, Lyon, Niort, Orléans, Poitiers, Rouen, Versailles

(2) PCAET : Plan Climat Air-Énergie Territorial, SRADDET : Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire, PLUi : Plan Local d’Urbanisme intercommunal, PDU : plan de développement urbain, Codev : Conseil de développement



  • -

Focus sur Lyon : face à l’inaction des politiques, les citoyen·ne·s ne démissionnent pas !

marche climat Lyon

Les marches pour le climat sont l’occasion de conjuguer mobilisation et plaidoyer.

Enclencher la métamorphose des territoires nécessaire pour limiter le réchauffement climatique à  1,5°C, tel est l’enjeu de la campagne Alternatives Territoriales. Une trentaine de groupes répartis sur l’ensemble de l’hexagone sont en train de créer des alliances, se former au plaidoyer et à la stratégie de campagne. Leur objectif ? Mobiliser des citoyen·ne·s pour mettre le climat au coeur des politiques locales.

Pour ces groupes, il s’agit bien de saisir deux opportunités stratégiques pour avancer sur cette question:

1 – l’élaboration et la mise en place des Plans Climat Air Energie et Territoires (PCAET), obligatoire pour toutes les intercommunalités de plus de 20 000 habitants

2 – la tenue des élections municipales en 2020

Dans cette perspective, le groupe Alternatiba/ANV Rhône a rejoint une alliance citoyenne large, la “Coalition Climat Rhône” (existant depuis 2016) apportant les méthodologies Alternatiba au groupe. La Coalition est ainsi devenue un acteur incontournable pour la Métropole du Grand Lyon dans la mise en place de politiques locales ambitieuses, en conjuguant mobilisations et dialogue de qualité avec les élu·e·s.

Manifeste pour une Métropole Vivable

Le Manifeste pour une Métropole Vivable de la Coalition Climat Rhône, publié le 8 novembre

Revenons sur les étapes clés … sans oublier qu’entre les lignes se cache un important travail du groupe et une très forte implication de chacun de ses membres !

  • [Lancer et structurer son groupe] Au printemps 2018, le groupe se structure, en recrutant de nouveaux·elles militant·e·s et en s’organisant en interne : des commissions sont créés, afin de faire le lien avec d’autres associations, dialoguer avec les élu·e·s, communiquer et mobiliser le grand public. Une première étape importante a été l’organisation d’un stand et d’une grande table ronde lors de l’étape du Tour Alternatiba à Lyon ainsi qu’une formation au contact du Réseau Action Climat et des services de la Métropole.
  • [Créer du lien avec d’autres associations] Après ces mois d’étude des acteurs en place, en septembre le groupe fixe sa stratégie et décide de s’investir pleinement dans la Coalition Climat qui va structurer le dialogue avec la Métropole : cette coalition d’associations travaille sur des propositions concrètes à soumettre à la collectivité. Ensemble, les militant·e·s créent et consolident donc la base de leurs arguments de “plaidoyer” : des demandes argumentées, devant être inscrites dans le nouveau Plan Climat.
  • [Créer le rapport de force] Identifiant l’opportunité de la mobilisation du 8 septembre, le groupe s’investit pleinement dans son organisation. Ce travail a permis de créer de fort liens avec les autres associations de la Coalition Climat et avec les militant·e·s écologistes. Cette première marche pour le climat a emporté un succès phénoménal avec 15 000 personnes présentes ! Suite à cette mobilisation, David Kimelfeld, Président de la Métropole se rend place Bellecour et souhaite rencontrer les organisateur·trice·s. Un rendez vous avec la métropole aboutit à une nouvelle orientation de la métropole pour inclure les citoyen·ne·s dans le Plan Climat.
  • [Focaliser le rapport de forces sur des demandes précises : la mobilisation sert une stratégie claire, en lien avec un objectif thématique] Les campagnes alternatives territoriales et mobilités d’Alternatiba/ANV Rhône travaillent de concert pour que, le 7 octobre, 600 personnes portant un masque anti-pollution courent 10km contre la pollution de l’air – 5 jours plus tôt, 60 associations déposent un recours pour obliger le gouvernement à respecter les normes européennes en terme de qualité de l’air.
  • [Structurer le rapport de forces avec des mobilisations alternées entre les RDV de plaidoyer] Le 13 octobre, les participants à la marche pour le climat font le siège de la Métropole à 15 000 et apposent des mains rouges sur son mur pour dire “Stop !” à la destruction du climat.
mains rouges métropole

Le 13 octobre, 15 000 personnes marchent pour le climat et apposent des “mains rouges” sur le siège de la Métropole

  • [Faire des propositions concrètes : le fond du plaidoyer] Le 8 novembre, la Coalition Climat remet officiellement son Manifeste pour une Métropole Vivable au président de la métropole lors d’un nouveau rendez vous. Le document présente des mesures fortes et symboliques à inclure dans le plan climat, améliorant ainsi la lisibilité des propositions de la Coalition Climat.
  • [Utiliser les médias] Suite à cette deuxième mobilisation de masse, la Coalition Climat attend maintenant des engagements à court terme de la métropole pour illustrer par des actes la nouvelle direction prise. Se basant sur l’obligation du territoire de mettre en place une “zone à faible émission” (ZFE), le groupe demande au président de la métropole d’interdire les véhicules diesel dès 2024 et de rendre cette ZFE ambitieuse dès 2019. Le groupe essaye à présent de développer une influence médiatique pour occuper le terrain entre les mobilisations par des articles dans la presse locale (le 22 novembre) ou l’apparition dans des émissions de radio (le 24 novembre).

La métropole prévoit à présent des ateliers de discussion autour du plan climat pour que chaque acteur (collectivité, entreprises, associations) apporte des propositions concrètes. Aussi, le groupe fait à présent face à des enjeux de structuration du réseau associatif afin de continuer à être un interlocuteur privilégié de la métropole, ayant la force de discuter du cadre global du plan climat (les objectifs ou les modalités de concertation) mais aussi que chaque association, en son nom propre, puisse apporter toutes son expertise citoyenne possible lors des ateliers.

 

Pour connaître plus la campagne : https://alternatiba.eu/alternatives-territoriales/

 Envie de rejoindre un groupe près de chez toi pour faire bouger ton territoire ? Repère le groupe près de chez toi :

https://alternatiba.eu/ils-sont-passes-a-laction/

Envie d’intégrer l’équipe des bénévoles Alternatives Territoriales pour aider à la coordination globale de la campagne ? Écris-nous sur : alternativesterritoriales@alternatiba.eu


Rechercher sur le site

810 289 !!

Nombre de personnes ayant participé à un Village Alternatiba ou à une étape d'un Tour.

Restez informés !

Entrez votre adresse électronique pour recevoir notre infolettre

-> Regardez nos vidéos sur la chaîne Youtube Alternatiba

Suivez-nous sur Twitter