Category Archives: Alternatives Territoriales

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Villes en transition : l’analyse de Rebecca d’Alternatives Territoriales

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Le 6 septembre 2019, Rebecca Wangler (Alternatiba), Daniel CUEFF (maire de Langouët en Ile-et-Vilaine) et Marion L’Hour (journaliste) étaient invités sur le plateau de France Culture¹ pour alimenter la réflexion sur les villes en transition. La première moitié de l’émission était consacrée au reportage documentaire sur Totnes, ville pionnière de la transition en Grande-Bretagne. 

Le mouvement des villes en transition, à la source d’un changement  radical

Totnes, situé dans le sud du Devon en Angleterre, veut arriver à l’autonomie énergétique et alimentaire en 2030. L’organisation « Transition Town » et son fondateur Rob Hopkins en ont fait leur laboratoire pour la transition énergétique. Agriculture locale, énergies renouvelables, écologie, y sont devenus les mots d’ordre. La maire, Jacqi Hodgson, a déclaré l’état d’urgence climatique sans attendre les déclarations des décideurs politiques. Sans compter sur le gouvernement pour soutenir les projets foisonnant dans la ville, elle a décidé d’ouvrir la porte à la créativité de ses habitant·e·s pour imaginer des projets répondant aux différents enjeux que soulève le dérèglement climatique. Le modèle « Transition Town » s’implante déjà dans 200 villes et 22 pays.

Rebecca Wangler rapproche la vision du collectif Alternatiba, dont elle se fait le porte-parole, de celle de Transition Town : 
“Le monde alternatif est souhaitable et doit s’organiser dès aujourd’hui car il peut permettre une prise de conscience par la pratique au niveau local. Il est plus solidaire, plus juste, plus durable. Alternatiba organise tous les ans des villages des alternatives pour présenter des modèles d’organisation sociétale résilients : des actions pensées collectivement, où chacun·e participe et trouve sa place, peuvent commencer à pallier les failles du système actuel. Son objectif est de construire un mouvement de masse citoyen en sensibilisant les nouveaux publics à l’urgence climatique et en impulsant de nouveaux comportements individuels ainsi que des projets collectifs qui vont dans ce sens (énergie, alimentation…).”

Evènnement Alternatiba, La Ciota, 2015

 Les collectivités, un fort potentiel d’impact à utiliser

Mais si l’échelle locale est nécessaire pour inspirer les mentalités et commencer à réaliser les changements inévitables, l’urgence climatique entre rapidement dans les compétences² des collectivités. Daniel Cueff est persuadé qu’il vaut mieux faire de l’écologie qu’en parler : il faut montrer pour convaincre. Les actions individuelles, certes nécessaires, doivent se coupler avec des intentions politiques, qui créent le terrain fertile indispensable à leur réalisation. Daniel Cueff a lui-même instauré des cantines bio dans sa commune et a ainsi créé un basculement : des producteurs sont passés au bio, l’offre a augmenté, et le marché s’est renforcé, faisant baisser les prix. De même, au niveau des transports, autre compétence de la collectivité, l’action individuelle se retrouve rapidement bloquée si l’infrastructure ne privilégie pas la mobilité non-polluante telle que le vélo ou les transports en commun. Selon le dernier rapport du GIEC, 50% à 70% des leviers d’action contre le dérèglement climatique se situent au niveau local. Les solutions alternatives doivent devenir rapidement la norme et les collectivités ont un rôle central à jouer. 

Les prochaines élections municipales comme tremplin à la transition énergétique !

Alternatiba a lancé dans ce sens la campagne Alternatives Territoriales pour accompagner les groupes locaux sur les territoires afin qu’ils poussent leurs élu·e·s locaux à mettre en œuvre des mesures ambitieuses pour le climat. Après avoir travaillé sur les plans climat, la campagne se tourne vers l’enjeu électoral. 2020 est l’année des dernières élections municipales pour tenter de rester en dessous des +1,5°C de réchauffement d’ici à 2030 – 2030 étant la ligne rouge fixée par les scientifiques du GIEC. Le Pacte de la Transition, un pacte de 32 mesures ambitieuses pour les collectivités, a été mis au point par le Collectif Citoyen pour la Transition (CTC) dans l’optique que les élu·e·s locaux s’engagent sérieusement pour créer les villes de demain. L’objectif est de faire du climat et de la justice sociale un thème central des élections municipales au niveau local mais aussi dans les médias nationaux.
Le mouvement climat nécessite une mobilisation des citoyen·ne·s en amont des municipales pour tenter de relever le défi climatique !
Retrouvez le pacte sur le site :  https://www.pacte-transition.org/ et rejoignez ou créez un groupe local !


¹Le podcast de France Culture : 
https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/totnes-en-grande-bretagne-ville-modele-pour-la-transition-ecologique

²Pour en savoir plus sur les compétences des collectivités territoriales :
https://www.cohesion-territoires.gouv.fr/competences-des-collectivites-locales
https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/dgcl_v2/CIL3/tableau_repartition_competences_20180516.pdf


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Alternatives Territoriales au Camp Climat !

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Vous l’attendiez toutes et tous avec impatience, voici enfin le programme du Camp Climat 2019 !

Le Camp Climat, c’est 12 jours de formations aux mobilisations à venir pour relever le défi climatique, du 31 juillet au 11 août à Kingersheim ! C’est un moment structurant pour prendre le temps d’échanger, se former – aussi bien à la stratégie qu’aux techniques d’actions non violentes –  ou encore réfléchir à la suite de sa campagne dans un cadre convivial, entouré·e de personnes déterminées. 

Alternatives Territoriales au coeur du Camp Climat 

Pour l’équipe d’Alternatives Territoriales, le Camp Climat est un temps fort primordial ! Si plusieurs week-ends de formations ont d’ores et déjà été organisés pour les groupes porteurs d’une campagne locale, cet été sera l’occasion d’aller plus loin : les militant·e·s et les formateurs·trices y seront plus nombreu·x·ses, les formations plus diversifiées : c’est vraiment l’occasion de faire accélérer sa campagne … ou de la lancer dans la perspective des municipales !

Afin d’appuyer toutes celles et ceux qui voudraient accélérer la métamorphose de leur territoire pour lutter contre les changements climatiques, nous proposons un “cursus Alternatives Territoriales”. Cela signifie qu’un ensemble de formations, proposées dans différents “pôles” (stratégie, campagnes et projets, actions, méthode et fonctionnement) vous permettent de monter en compétences sur tous les aspects nécessaires à mener une bonne campagne. Que vous soyez dans la campagne depuis 2017 ou que vous ayez envie de pousser vos candidat·e·s à être ambitieux pour 2020, nous avons pensé des formations adaptées à votre implication dans Alternatives Territoriales. 

Une approche par rôle : chacun·e peut trouver sa place ! 

Nous vous conseillons de suivre un maximum de formations du “cursus Alternatives Territoriales”, tout en vous incitant à construire votre propre parcours de formation. En effet, le Camp Climat, c’est l’occasion de se “spécialiser” via une approche par “rôle” que l’on peut avoir dans un groupe local. Par exemple en suivant des formations en communication (rédaction d’un communiqué de presse, prise de parole en public, photos, vidéos, réseaux sociaux …) vous deviendrez un·e pro de la communication de masse ; tandis qu’en suivant des formations à la méthodologie et à  l’animation de groupes vous pourrez découvrir les plaisirs de la coordination ! 

Vous aurez bien entendu la liberté de vous inscrire aux modules qui vous plaisent, mais nous avons souhaité vous aider à y voir plus clair en vous dévoilant ce cursus, présenté graphiquement ci-après. 

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Nous vous attendons cet été avec impatience ! 


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Alternatives Territoriales : une équipe nationale, au service du local.

Face au constat d’une urgence climatique grandissante et d’inaction des acteurs politiques, la campagne Alternatives Territoriales a vu le jour en 2017 avec comme leitmotiv “changeons les alternatives d’échelle”. Portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, l’objectif est d’engager  les élu·e·s locaux à prendre des mesures ambitieuses pour le climat : interpellé·e·s par les militant·e·s sur différents sujets (mobilité et pollution de l’air, agriculture et alimentation etc.), les élu·e·s sont invité·e·s à mettre en oeuvre ces mesures. Ce sont ainsi plus de 40 groupes qui se sont joints à l’initiative afin de mener un travail de plaidoyer, conjugué à des mobilisations. En 2018, les collectivités ont dû mettre au point des Plans Climats ; les groupes locaux ont donc saisi cette opportunité pour mener un travail de plaidoyer auprès des élu·e·s et peser sur les politiques publiques climat de leurs territoires. 

Cependant, afin d’offrir le meilleur accompagnement possible aux différents groupes locaux, et également faire évoluer la campagne – qui se tourne désormais vers les élections municipales de 2020 – l’équipe a dû s’agrandir pour gravir de nouvelles montagnes. Initialement menée par Charlotte Izard pour le Réseau Action Climat et Rebecca Wangler pour Alternatiba / ANV-COP21,la campagne est aujourd’hui portée par une équipe de 7 personnes, qui réfléchissent toutes à la stratégie du projet et sa gestion quotidienne. Ainsi, entre deux réunions hebdomadaires en ligne c’est tout un travail de partenariat, de structuration aussi bien interne qu’externe des groupes locaux, de conceptions d’outils, d’animation, de mobilisation, de communication et de rédaction que s’évertuent à accomplir les membres de l’équipe Alternatives Territoriales, afin que les collectifs puissent mettre la transition au coeur de leurs territoires. 

Mais qui sont-iels, et que font-iels?

Rebecca : A l’origine du projet Alternatives Territoriales, Rebecca est également en charge de l’animation générale d’Alternatiba. Formée aux politiques territoriales, fondue de stratégie politique, Rebecca jongle entre formation, animation, production de fond ! Impliquée dans les échanges avec le Collectif pour une transition citoyenne (CTC), elle joue également un rôle structurant au sein de l’équipe. Basée à Rennes et bientôt à Dunkerque, ayant traversé la France sur une quadruplette lors du Tour Alternatiba, les politiques territoriales et les communes françaises n’ont plus aucun secret pour elle !

Rebecca en plein Tour Alternatiba 2018

Charlotte : “Passionnée d’acronymes barbares, je suis enthousiasmée par les collectifs qui “décentralisent” le plaidoyer auprès de leurs élus et accélèrent la transition dans leurs territoires, sans s’arrêter devant l’ampleur de la tâche.”Également à l’origine du projet, elle travaille au sein du Réseau Action Climat, un réseau d’ONG et associations françaises investies sur les questions climatiques dont Alternatiba est membre. . Spécialisée dans l’intégration des nouvelles personnes dans la joie et la bonne humeur, Charlotte sait jongler avec toutes ses différentes casquettes ! Également partie prenante des échanges avec le Collectif pour une transition citoyenne afin de disposer d’un pacte ambitieux, son expérience au sein de l’équipe Alternatives Territoriales font d’elle une actrice clef de la campagne. 

Charlotte dans son bureau du Réseau Action Climat, ravie de voir le kit pour les municipales rédigé.

Zoé : Elle a rejoint la campagne Alternatives Territoriales en novembre 2018 par le biais d’un service civique avec comme objectif : contribuer à faire naître des territoires à 1,5°C. Elle porte également la voix d’Alternatives Territoriales au sein des échanges pour le Pacte du Collectif pour la Transition Citoyenne. Et c’est en matière de communication et au sein de la Com’ext (la communication externe du mouvement) d’Alternatiba que s’exprime pleinement ses talents. Ainsi, la stratégie de communication du projet et bon nombre d’articles Alternatives Territoriales sont le fruit de ses travaux !

Zoé découvrant avec satisfaction les nouveaux visuels de la campagne Alternatives Territoriales.

Elouan : Débarqué au mois de mars 2019 en tant que service civique, c’est donc récemment mais pleinement qu’il a mis toute sa motivation au service de la campagne Alternatives Territoriales et de l’équipe d’animation du réseau Alternatiba/ANV-COP21 afin de fournir un suivi efficace et précis des groupes locaux, et de leur mobilisation. C’est en proposant des nouveaux outils d’échanges, en suivant les problématiques des groupes locaux qu’Elouan nous a permis de gagner en efficacité et en clarté ! Pragmatique et critique, Elouan est toujours là pour trouver la réponse juste à ton problème ! 

Elouan découvrant la trentaine de page du kit pour les municipales à relire. 

Corentin : “ Participer à Alternatives Territoriales, c’est se ré-approprier les institutions et le processus démocratique au sein d’une équipe motivée, et bienveillante”  Il a également rejoint la campagne au mois de mars 2019 en tant que service civique dédié à temps plein à la campagne Alternatives Territoriales. Ses compétences lui permettent à la fois de suivre les groupes et leurs stratégies, mais aussi de travailler sur la structuration à long terme du projet : indicateurs de succès des campagnes, recherches de fonds. Curieux de tout et motivé, Corentin n’hésite pas à toucher aux finances, aux sujets techniques comme à la communication !

Corentin satisfait de découvrir les retours des groupes locaux dans le tableau de suivi.

Max : Membre historique de Bizi! et du premier tour Alternatiba en 2015, Max a mis au service d’Alternatives Territoriales son énergie, sa vision stratégique et surtout sa capacité à lier plaidoyer et mobilisations, afin d’appuyer les groupes à construire des campagnes locales visibles ! Ses idées en termes de désobéissance civile ont permis d’apporter la dimension “actions” au projet.

Max

Johan : Fin connaisseur des politiques publiques locales et de la communication politique, Johan appuie la communication nationale du projet et forme régulièrement les groupes locaux, notamment pour les aider à dialoguer avec les élu.e.s avec une posture constructive.

Johan en préparation d’une formation à la communication pour les groupes locaux.

Si rejoindre l’aventure d’Alternatives Territoriales vous tente, vous pouvez bien évidemment nous écrire à l’adresse : alternativesterritoriales@alternatiba.eu, et nous nous ferons une joie de vous accueillir ! N’hésitez pas, toutes les compétences sont utiles … et surtout l’envie et la volonté !




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Le kit pour les municipales 2020 est là !

Elus, que faites-vous pour le climat ? – Marseille, le 8 décembre 2018

Alternatives Territoriales sort son kit pour les municipales ! Vous voulez vous mobiliser sur votre territoire ? Vous voulez des élu·e·s qui ont un programme répondant à l’urgence climatique ? Vous êtes candidat·e·s aux municipales et vous voulez vous engager pour le climat ? Etape par étape, ce kit vous explique comment inciter les candidat·e·s à prendre des engagements ambitieux pour le climat. 

Pourquoi les municipales ?

Selon le dernier rapport du GIEC, 50% à 70 % des leviers d’action contre le dérèglement climatique se situent au niveau local. Chaque élu·e local·e, chaque citoyenne et chaque citoyen, peut lutter contre le dérèglement climatique et apporter des solutions efficaces, réplicables et faciles à mettre en œuvre au niveau de son territoire. Ces solutions existent et les alternatives doivent devenir la norme. C’est ce que cherche à faire la campagne Alternatives Territoriales depuis 2017, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat : accompagner les groupes afin qu’ils poussent leurs élu·e·s locaux à mettre en oeuvre des mesures ambitieuses pour le climat. 

2020 sera l’année des élections municipales : c’est une année charnière car il s’agit du dernier mandat pour le climat. En effet, élus en 2020, les maires auront un mandat jusqu’en 2026. Or la ligne rouge donnée par le rapport du GIEC est 2030 : nous devons d’ici là réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre afin de rester sous la barre des +1,5°C de réchauffement global. Les municipales sont à la fois une opportunité, puisqu’en période électorale les candidat·e·s sont particulièrement attentifs aux attentes des citoyen·ne·s, mais il s’agit aussi d’une nécessité d’agir. 

4 trajectoires différentes, destination municipales !

Nous proposons donc dans ce kit 4 trajectoires différentes pour les groupes Alternatiba et ANV-COP21 désirant se saisir de ce levier d’action : 

  • La trajectoire “interpeller les candidat·e·s”. L’objectif est de faire du climat et de la justice sociale un thème central des élections municipales au niveau local mais aussi dans les médias nationaux.
  • La trajectoire du Pacte de la Transition du CTC (Collectif pour une Transition Citoyenne). Rédigé par  48 organisations partenaires dont Alternatiba et le Réseau ActionClimat, le Pacte de la transition propose un ensemble de mesures déclinées en fiches techniques à porter auprès des candidats afin qu’ils s’engagent sur au moins 10 d’entre elles. Pour en savoir plus, lire cet article.
  • La trajectoire “campagne sectorielle”. L’objectif est ici de pousser les candidat·e·s à se positionner sur des questions écologiques clivantes localement, en choisissant une thématique précise (mobilité, agriculture etc.) ou un grand projet inutile (projet autoroutier, grandes surfaces etc.). 
  • La trajectoire “panel de mesures sur plusieurs domaines”. Cette trajectoire consistera à reprendre le travail réalisé l’année précédente par les groupes ayant travaillé sur le PCAET (plan climat air énergie territorial) pour définir un faisceau cohérents de mesures à mettre en place.  

S’engager dans les municipales : les étapes à suivre

Cette campagne vous séduit ? Voici les prochaines étapes :

  • Regardez la carte des groupes locaux de la campagne Alternatives Territoriales et rejoignez les collectifs existant 
  • Remarques importantes : l’équipe d’animation ne pourra pas suivre toutes les campagnes locales, faute de moyens humains 😉 Nous actualiserons tous les deux mois le kit avec les apports des collectifs, les changements d’agendas et les propositions à faire remonter. 
  • Rendez-vous sur le site du Pacte de la Transition pour identifier les groupes porteurs du Pacte qui se sont déjà lancés. 

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La mobilité : au coeur des mobilisations et des débats

Les vélos à pistes cyclables “auto-portées” du collectif Bizi! devant l’hôtel Okko sur le boulevard du BAB de Bayonne, où l’aménagement d’une piste cyclable est au cœur des revendications. 

En 2019, le secteur du transport représente 19% des émissions des gaz à effet de serre (GES) [1] contribuant à l’aggravation du dérèglement climatique, mais participant aussi à de lourds problèmes de santé, notamment pour les enfants [2]. Alors que s’ouvrent les débats autour de la loi d’orientation des mobilités (LOM) au sein de l’Assemblée Nationale, la mobilité est au coeur des enjeux écologiques, politiques, économiques et de santé publique à l’échelle nationale mais aussi à l’échelle locale. Citoyen·ne·s, scientifiques, associations ne cessent de se mobiliser dans les rues, dans les journaux, par l’action non-violente pour alerter sur les dangers de la pollution de l’air pour nous et la planète et proposer des solutions concrètes.

Pourquoi agir à l’échelle locale contre la pollution de l’air

Si agir pour une meilleure mobilité est au coeur des mobilisations des citoyen·ne·s, l’échelle locale est un réel levier d’action. En effet, certaines intercommunalités (Métropoles, communauté urbaine, communauté d’agglomération) ont hérité d’une compétence en matière de transport, faisant d’elles les “autorités organisatrice de la mobilité”. A ce titre, il leur incombe un certain nombre de missions qu’elles doivent accomplir, et peuvent donc être porteuses d’alternatives en matière de mobilité.

Par ailleurs, le niveau local par définition apparaît comme plus proche de la population en comparaison du pouvoir central représenté dans la capitale. Dès lors, ouvrir le dialogue et porter des revendications auprès des autorités locales est plus aisé que de les porter au niveau national. De plus, chaque territoire est différent et les politiques doivent donc être adaptées à cette réalité : la mobilité ne peut pas faire l’objet d’une politique uniforme. Ainsi, même si des orientations générales peuvent être prises, la mobilité doit être le sujet d’intervention du local dans la mesure où ce sont les citoyen·e·s, et usagers les premiers impactés et où la mobilité diffère d’un territoire à l’autre.

Un certain nombre d’alternatives plus écologiques et plus sociales existent déjà aux mobilités actuelles, et peuvent être mises en place au niveau local. Développer la construction de pistes cyclables sécurisées, la possibilité d’avoir des vélos en libre service, apparaissent comme des projets nécessaires pour certaines aires urbaines. L’amélioration de l’offre des transports en commun a été expérimentée de multiples manières : agrandissement du réseau et augmentation de la fréquence ; gratuité des transports en commun, etc. . De même l’instauration de zones à faible émission, de zones piétonnes, l’amélioration de la logistique urbaine; etc. sont autant de solutions à disposition des collectivités, et pouvant répondre aux enjeux de mobilités des territoires.

Face à l’inaction des pouvoirs publics locaux, les jeunes lyonnais·e·s ont décidé d’aménager elleux même des pistes cyclables. 

La mobilité et la pollution de l’air au coeur des mobilisations

Les vendredi 24 et samedi 25, journées de grèves et de marches pour le climat avaient lieu partout en France un certain nombre de manifestations. Voici un panorama des revendications et des actions portées par les groupes locaux :

A Grenoble le samedi 25 avait lieu une vélorution à laquelle plus de 500 cyclistes ont pris part sur 12 km pour demander une réelle politique locale en faveur des mobilités douces, pour mettre en avant la lutte contre le projet d’élargissement de l’autoroute A480, tout en sensibilisant la population à l’imbrication entre justice sociale et justice climatique avec notamment une halte dans le quartier du Mistral pour échanger avec les habitant·e·s.

Le collectif Bizi! était également mobilisé le samedi 25 au Pays Basque pour dénoncer la non application de la loi Laure de 1996 (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie). Dans ce contexte, et face aux retards en matière d’alternatives au tout-voiture, une vélorution a rejoint la marche pour le Climat. Les cyclistes ont ensuite défilé derrière une banderole exigeant “Une autre mobilité : ici et maintenant !” tandis que des vélos équipés de « pistes cyclables auto-portées » dénonçaient le manque de trajets cyclables continus et sécurisés pour se déplacer au quotidien sur Bayonne, Anglet et Biarritz.

Dans la Haute-Savoie, région fortement marquée par la pollution de l’air, ce n’est pas une, mais cinq vélorutions qui ont eu lieu simultanément le 25 mai avec l’implication de différentes associations du réseau air, regroupant au total 26 associations.

A Lyon, le vendredi 24, les jeunes avaient également décidé de mettre la mobilité au coeur de leur mobilisation. Six tronçons de pistes cyclables ont ainsi été peints aux abords de 5 écoles affectées par une forte pollution de l’air. Au total, ce sont 53% des écoles de la métropole lyonnaises qui affichent un taux de pollution au-dessus des normes européennes. Suite à la mobilisation, deux jeunes ont été interpellés et seront convoqués pour réparation pénale. Cet acte de désobéissance civile s’inscrit dans la continuité de la campagne contre la pollution de l’air et en faveur de plus de mobilité douce menée depuis déjà quelques mois par plusieurs organisations lyonnaises dont Greenpeace Lyon, Alternatiba et ANV-COP21 Lyon investies dans la campagne Alternatives Territoriales [3]. 

[1]  Rapport B&L Evolution
[2] UNICEF Rapport
[3] Lire le focus sur la campagne de Lyon


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