Category Archives: Alternatives Territoriales

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Vélorutions en France : les citoyens se mobilisent pour des transports soutenables !

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Samedi 25 septembre – Dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale organisée par Alternatiba, Action Non-Violente COP21 et le Réseau Action Climat, des déambulations militantes à vélo (vélorutions) se sont tenues sur 27 territoires partout en France ce samedi. Les citoyens demandent à leurs élus locaux d’accélérer le développement des mobilités actives (vélo, marche à pied) et des transports en commun, pour créer des espaces de vie plus apaisés, plus sains et participer à endiguer la crise climatique.

Déambulation militante à vélo à Grenoble, le 25 septembre 2021

A Lyon, Marseille, Lille ou encore à Rosny-sous-Bois, les citoyens se sont rassemblés à vélo pour revendiquer un changement dans les politiques locales de transport, dans une ambiance festive et familiale. Partout en France, plus de 3 600 citoyens ont appelé leurs élus à favoriser les transports actifs ainsi que les transports en commun tout en réduisant la place de la voiture. Cette journée de mobilisation nationale a été organisée par Alternatiba, Action Non-Violente COP21 et le Réseau Action Climat, et est soutenue par le Pacte pour la Transition, Greenpeace, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette, les Amis de la terre et le Secours Catholique.

Des territoires vivants : soutenables, justes et conviviaux

Des zones à faible émission ambitieuses excluant les véhicules polluants, des itinéraires cyclables sécurisés et continus, la piétonnisation des espaces notamment proches des écoles, un budget pour les infrastructures vélo par an et habitant d’au moins 30 €, … voilà les demandes des citoyens pour une politique de transport soutenable et ambitieuse qui aura de nombreux bénéfices pour les territoires tout en participant à endiguer la crise climatique (1).

“Repenser nos transports nous permet d’imaginer des espaces de vie plus désirables : dans nos rues, nous pourrions créer des espaces de rencontre et de convivialité, des espaces d’interaction entre les citoyens qui se déplacent, plus calmes, plus verts, plus sains, plus agréables pour tous ses habitants.”, résume Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba. 

Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de diviser par 4 le seuil maximal d’exposition à la pollution de l’air recommandé basculant alors Lyon et Paris dans le rouge vif d’alerte pollution, une politique transport plus soutenable permettra d’agir directement pour la santé des habitants (2). Les modes de transport actifs incitent aussi à bouger plus – un atout pour la santé supplémentaire. Par ailleurs, favoriser les mobilités actives et les transports en commun implique aussi de rendre ces mobilités accessibles aux personnes précaires et assurer donc un accès plus juste à la mobilité, via des tarifs solidaires pour les transports en commun ou des aides facilitant la location de vélos.

Déambulation militante à vélo à Valence, le 25 septembre 2021

Les citoyens sont prêts et ces changements sont nécessaires

Comme le rappelle Zoé Lavocat, responsable climat et territoires au Réseau Action Climat, “La limitation du réchauffement climatique mondial à +1,5 °C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, comme l’a assuré le rapport annuel de l’ONU ; ce qui implique une action ambitieuse de la part des collectivités territoriales qui ont des leviers d’action”. Ces changements nécessaires sont aussi soutenus par la population : ainsi, près des trois quarts des Français disent s’intéresser davantage aux enjeux écologiques et la moitié seraient prêts à ne plus utiliser de véhicule individuel. “Alors que les citoyens sont de plus en plus nombreux à adopter les transports soutenables dans leur quotidien, nous avons besoin d’un changement plus structurel qui dépend surtout d’une réelle volonté politique. Trop souvent, les budgets alloués aux modes de transports soutenables sont faibles (3), les aménagements insuffisants ou encore, les transports en commun manquent de prix solidaires.”, explique Agathe Portal, porte-parole d’ANV-COP21. 

Les citoyens ont un pouvoir d’agir

Se mobiliser au niveau local pour le climat peut passer à la fois par le fait de porter des mesures concrètes auprès des élus ou encore par s’engager dans des associations locales : un an et demi après les élections municipales, les citoyens rappellent qu’ils s’assureront que les promesses de campagnes ne restent pas lettre morte. Afin de proposer des améliorations concrètes à la politique cyclable de leur territoire, les citoyens sont aussi appelés à participer au Baromètre des villes cyclables. Cette enquête, réalisée tous les deux ans par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) et les associations membres de son réseau, vise à fournir aux collectivités et aux responsables politiques un retour d’information concret sur l’accueil de leur politique vélo par les usagers et des indications concrètes pour les accompagner dans la prise de décision.

#Vélorution


  1. Le secteur français des transports est le plus émetteur de GES, responsable de 31% des émissions. Développer les mobilités actives comme la marche et le vélo et les transports en commun tels que le bus ou le train permet de réduire considérablement les émissions liées à ce secteur et la dépense en énergie comparativement à l’utilisation d’un transport motorisé individuel tel que la voiture.
  2. L’OMS a publié ce mercredi ces nouvelles recommandations en matière de qualité de l’air. La valeur limite d’exposition au dioxyde d’azote (N02) recommandée a notamment été divisée par 4 par rapport aux précédentes recommandations datées de 2005. Le NO2 est un polluant principalement émis par le trafic routier. La pollution de l’air, responsable de près de 47 000 à 100 000 décès prématurés par an en France.
  3. Pour doubler les infrastructures cyclables d’ici 2027, l’Etat français doit élever son plan d’investissement annuel à 500 M€. Or 3 ans après le lancement du plan vélo, plus de 60% des 350 M€ initialement prévus sur 7 ans pour co-financer le déploiement d’infrastructures cyclables sont déjà écoulés. Ce fonds apparaît ainsi sous-dimensionné au regard du besoin des collectivités.

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Le 25 septembre : Mobilisons-nous pour les mobilités soutenables !

Des centaines de personnes rassemblées pour une vélorution sur le boulevard du BAB au Pays-Basque Nord, le 8 décembre 2019, pour la Journée mondiale du climat.

Le samedi 25 septembre, des vélorutions organisées par Alternatiba/ANV-COP21 auront lieu partout en France. Derrière ces parades de vélos à l’allure festive se cachent des revendications politiques structurelles sur les mobilités pour nos villes et territoires. Comme l’a une nouvelle fois rappelé le rapport du GIEC sorti cet été, il est plus que temps d’agir pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Suivant cet objectif, le secteur des transports se révèle être le levier d’action par excellence : il représente près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales (1) et ne peut être transformé en profondeur que par des politiques publiques ambitieuses en faveur des mobilités durables et un changement de culture qui met fin au tout-voiture. 

Les transports, un des premiers secteurs émetteurs de CO2

En France, le secteur des transports est le plus polluant puisqu’il est à l’origine de 31% des émissions de GES. Ce chiffre s’explique essentiellement par notre grande dépendance à la voiture individuelle qui est très polluante en termes d’émissions de CO2 par passager·e et par kilomètre parcouru. Pour réduire la place de la voiture individuelle, il faudrait davantage développer les infrastructures pour les mobilités soutenables. Cela implique aussi de faciliter le fait de combiner plusieurs moyens de transport (train + vélo par exemple). Un tramway par exemple représente l’équivalent de 150 voitures en circulation ! Le train quant à lui transporte 11% des voyageur·ses et 9% des marchandises pour seulement 0,3% des émissions de GES du secteur des transports. Par conséquent, réduire la place de la voiture individuelle au profit de la marche ou du vélo combiné aux transports en commun permettrait de réduire de manière significative nos émissions de GES ! Pour ce faire, l’État et les collectivités territoriales ont une responsabilité à prendre des mesures ambitieuses pour développer, soutenir et appuyer les mobilités les moins émettrices de CO2.

Les mobilités, un enjeu de justice sociale

Les populations précaires sont les plus exposées à la pollution de l’air et aux nuisances sonores puisqu’elles vivent souvent à proximité d’importantes infrastructures de transports (grands axes routiers, périphérique, aéroport, autoroute…). Cette exposition a un impact sur la santé des plus exposé·es : la pollution de l’air est responsable de 40 000 décès chaque année selon Santé publique France. La pollution sonore causée par les transports affecte près de 25 millions de personnes en France de manière significative, dont 9 millions qui sont exposées à des niveaux critiques pour leur santé. À long terme, ces nuisances sonores peuvent entraîner des troubles du sommeil, de la fatigue, des maux de tête, de l’hypertension artérielle, du stress et un risque accru de maladie cardiaque.

Un autre enjeu de justice sociale lié au transport est l’accessibilité de la mobilité. L’organisation des villes, et notamment des métropoles, fait que les populations précaires habitent dans des quartiers excentrés, plus éloignés des bassins d’emploi et peu desservis par les transports en commun. Le même manque de transports en commun est à constater en zone rurale. Cela cause une dépendance de la voiture individuelle qui représente cependant un coût important pour les ménages précaires. De plus, le déplacement en voiture n’est pas accessible à tout le monde – les personnes handicapées, les personnes âgées, les jeunes peuvent être en difficulté physique ou financière pour se déplacer en voiture. L’incapacité à se déplacer qui résulte de cette situation crée un frein majeur, par exemple dans la recherche d’emploi : près d’un quart des Français déclare avoir déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer. Le taux progresse fortement parmi les populations les plus jeunes et socialement les plus fragiles. Afin de favoriser l’accessibilité pour tous et toutes, il est donc indispensable de développer d’autres moyens de transports que la voiture individuelle.

Se réapproprier l’espace public

Faire évoluer nos moyens de transports n’est pas simplement un changement matériel mais aussi une remise en cause de notre modèle de société et de nos modes de vie actuels.

La politique du tout-voiture dirige encore aujourd’hui nos villes et territoires. La voiture et ses infrastructures – routes, panneaux, feux, parking, etc. – occupent ainsi la majeure partie de nos espaces. C’est autant de place qui est interdite d’utilisation aux non-automobilistes. Et pourtant, cyclistes, piétons et autres usager·es des transports décarbonés sont nombreux·ses, surtout en ville. À Paris, par exemple, la voiture occupe 50% de l’espace public alors que les trajets en voiture ne représentent que 13% des déplacements globaux. En limitant la place de la voiture, nous pouvons retrouver de l’espace. La place concédée aujourd’hui aux automobilistes pourrait être demain un espace rempli de biodiversité où l’on pourrait jouer, vivre… occuper tout simplement. Passer à des mobilités actives qui prennent moins de place et sont moins dangereuses – elles créent moins d’accidents et moins d’insécurité – permettent ainsi au plus grand nombre de se réapproprier l’espace public.

Reprendre possession de notre temps

Se détourner de la voiture individuelle signifie également changer son rapport au temps. En effet, les véhicules motorisés sont rapides, mais ils n’impliquent pas forcément un gain de temps. Ils accélèrent notre rythme de vie ce qui n’est pas systématiquement synonyme de bien-être : ainsi, les Français passent en moyenne 7h12 par semaine en voiture !  Se tourner vers des modes de transports doux – à vélos, à pied, etc. – demande plus de temps pour faire les choses, mais c’est un gage de moins de stress, d’une meilleure santé physique et d’une meilleure maîtrise du temps. 

Dans leur application, les mobilités actives s’accompagnent d’une refonte de l’aménagement de nos territoires. Selon les espaces et les spécificités, l’enjeu peut être de de rapprocher ses différentes fonctions – logement, travail, loisirs, commerces – qui ont longtemps été séparées et cloisonnées, afin de diminuer le temps de trajet. Des concepts d’organisation urbaine sont déjà à l’œuvre comme la ville des 15 minutes. Elle consiste en une ville où les habitant·es « ont accès à la plupart de leurs destinations de travail, de magasinage, de soins, d’éducation et de loisir en moins d’un quart d’heure de marche ou de vélo ». [1] Cette organisation des centres urbains offre la perspective d’une meilleure qualité de vie où les travailleur.ses n’auraient plus à passer 2 heures dans les transports pour aller au boulot. Sortir du tout voiture et réduire les temps de trajet c’est certes économiser en temps mais aussi en essence qui représente entre 900 et 1100 euros chaque année pour les ménages. 

Devenir acteur·rice du changement

Pour voir advenir ces changements, la société civile s’organise. Elle s’empare pleinement de son rôle de sujet politique pour créer et façonner l’espace dans lequel elle souhaite vivre. Dans le Pays Basque Nord par exemple, les militant·es du mouvement altermondialiste Bizi! luttent pour adapter leur territoire aux mobilités douces et en finir avec le tout-voiture. 

L’exemple d’activisme du groupe local de Bayonne en matière de mobilités h

Sur la côte basque, le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre est la mobilité, et sur l’ensemble du Pays-Basque Nord il est le second. C’est pourquoi, Bizi! travaille sur deux leviers : d’une part, en mettant la pression sur les pouvoirs publics pour qu’iels s’engagent politiquement afin d’orienter les infrastructures et la gestion de l’espace en faveur des mobilités soutenables. D’autre part, Bizi! réalise des campagnes pédagogiques pour agir sur les comportements des usager·es en termes de mobilité, et ainsi de participer au développement d’une culture soutenable de la mobilité (3). Dans la fiche de route de Bizi! en 2020, le mouvement agit pour que tout aménagement de voirie au sein des politiques locales favorise d’abord la marche, le vélo puis le bus et la voiture. Le but est de rendre cyclable l’ensemble des routes de chaque commune avec un aménagement adapté (réduction de la vitesse, aménagements de pistes et bandes cyclables…). 

Créer un rapport de force pour peser dans les décisions des acteur·ices public·ques

En 2020, le groupe local du Pays-Basque Nord a réalisé plusieurs actions en matière de transports. 

Le 19 février 2020, plusieurs activistes de l’association Bizi! ont organisé deux actions à la mairie de Biarritz pour demander plus de sécurité en vélo dans la ville. La première consistait à mettre en scène un accident de vélo sur une avenue accidentogène où la mairie avait promis un aménagement cyclable. Pour la deuxième action, les militant·es sont entré·es dans la Mairie de Biarritz sur de petits vélos et ont roulé autour du poste d’accueil en scandant “À Biarritz, il n’y a qu’ici qu’on roule en sécurité !”. Cette action a attiré l’attention du Maire qui a tenté de repousser les activistes en disant que “tout allait bien à Biarritz !”. En réalisant ces actions, Bizi voulait ainsi revenir sur le manque d’aménagements cyclables sécurisés dans la ville. La Déclaration d’Utilité Publique (DUP) soumise à enquête publique prévoyait une piste cyclable sécurisée à la place d’une des deux voies. Pourtant, la route a été refaite sans prévoir cet aménagement.

Le 15 décembre 2020, une action de désobéissance civile a été effectuée au centre de Biarritz pour exiger le respect de la loi L228-2 du Code de l’environnement. Cette dernière prévoit que pour toute modification d’aménagement de la voie publique, un aménagement cyclable doit être mis en place. Cette loi est très peu connue et donc très peu respectée. La mairie de Biarritz ne respectant pas cette loi, 21 activistes pro-climat ont décidé de peindre sur la route « Respect de la loi ! La rénovation de l’avenue Kennedy doit respecter l’article 228-2 du Code de l’environnement ! ». La rue faisait en effet l’objet de travaux de rénovation mais ne prévoyait aucun aménagement cyclable. Cette action a permis de rappeler à la Mairie de Biarritz l’illégalité de leur politique d’aménagement et de la nécessité à respecter une loi d’intérêt général. Pour Txetx Etcheverry, l’enjeu de l’application L228-2 est de taille : « il s’agit en généralisant peu à peu la mise en place d’aménagements cyclables à l’occasion des réalisations ou rénovations des voies urbaines de permettre aux habitants de se déplacer chaque fois que c’est possible sans leur voiture et de manière sécurisée. Ils peuvent ainsi contribuer à la réduction de ce poste important d’émissions de gaz à effet de serre qu’est le transport routier en Pays Basque, et à la préservation de la santé de leurs concitoyens, sans pour autant risquer leur propre vie ou leur intégrité physique”. 

Action de Bizi! à Biarritz, le 15 décembre 2020.
Rejoins-nous !

Tu te sens impuissant·e face à l’ampleur du défi du dérèglement climatique ? Tu veux agir à ton niveau, sur et pour ton territoire ? Alors rejoins un de nos groupes locaux qui agit au quotidien pour changer nos modes de transports pour qu’ils soient plus respectueux du climat et plus accessibles à tous et à toutes [carto]. N’hésites pas aussi à nous rejoindre le 25 septembre partout en France en participant à une Vélorution à côté de chez toi [carto]. L’occasion de faire entendre nos revendications dans une ambiance festive ! 


À propos de la Loi L228-2 du Code de l’environnement“À l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements prenant la forme de pistes, de bandes cyclables, de voies vertes, de zones de rencontre ou, pour les chaussées à sens unique à une seule file, de marquages au sol, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. Lorsque la réalisation ou la rénovation de voie vise à créer une voie en site propre destinée aux transports collectifs et que l’emprise disponible est insuffisante pour permettre de réaliser ces aménagements, l’obligation de mettre au point un itinéraire cyclable peut être satisfaite en autorisant les cyclistes à emprunter cette voie, sous réserve que sa largeur permette le dépassement d’un cycliste dans les conditions normales de sécurité prévues au code de la route.Le type d’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de mobilité, lorsqu’il existe.”


Sources :

  1. Site du Ministère de la transition écologique, chiffres clés du climat 2021, répartition sectorielle des émissions de CO2 dans le monde https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/7-repartition-sectorielle-des-emissions-de
  2. Site Facebook, page de Bizi!, Changer la mobilité, 27 décembre 2020 https://www.facebook.com/bizimugimendua/photos/a.877013342351122/3751955874856840 
  3. Site de Bizi!, 2 actions dans la même matinée pour demander plus de sécurité en vélo à Biarritz !, 19 février 2020 https://bizimugi.eu/2-actions-dans-la-meme-matinee-pour-demander-plus-de-securite-en-velo-a-biarritz  
  4. Site de Bizi! Désobéissance civique pour faire appliquer la loi .. Bizi! exige le respect du Code de l’environnement, 15 décembre 2020 https://bizimugi.eu/desobeissance-civique-pour-faire-appliquer-la-loi-bizi-exige-le-respect-du-code-de-lenvironnement




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Vélorutions : le 25 septembre, reprenons nos territoires !

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Vélorution : reprenons nos territoires ! 25 septembre
Illustration : Cécile Despretz

Le 25 septembre, mobilisons-nous pour un territoire apaisé, plus convivial et plus soutenable !

En repensant nos transports et en favorisant les mobilités actives, nous créons des espaces pour vivre mieux, en meilleure santé, et de manière plus soutenable et plus conviviale.

A vélo, à pied ou en transports en commun – reprenons nos territoires !

Le 25 septembre, les groupes locaux d’Alternatiba et d’ANV-COP21 organisent des vélorutions partout en France. Rejoins la plus proche de chez toi ! 🚴‍♀️

Qu’est-ce qu’une vélorution ?

Une vélorution, c’est une déambulation festive à vélo pendant laquelle des cyclistes se rassemblent pour une parade dans la ville avec la volonté d’affirmer le nombre important de cyclistes dans la ville pour appuyer les demandes d’aménagements cyclables. Musique et déguisement sont généralement au rendez-vous !

Dans une ambiance festive et familiale, nous revendiquons un changement de la politique des transports permettant de vivre dans un territoire apaisé, plus convivial et plus soutenable.


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Un an après les élections municipales, les citoyen·nes interpellent leurs élu·es pour mettre en œuvre la transition

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Vendredi 2 juillet 2021 – Tout au long de la semaine, des citoyens se sont mobilisés dans plusieurs villes de France pour interpeller les élus locaux afin qu’ils respectent leurs promesses électorales en faveur du climat et de la justice sociale. L’objectif de ces mobilisations ? S’assurer que les élus précisent les étapes de mise en œuvre des engagements et rappeler que les citoyens attendent d’eux de prendre leurs responsabilités. 

A Grenoble, des activistes d’Alternatiba devant leur mairie.

Plusieurs actions dans plusieurs territoires ont été réalisées tout au long de cette semaine. Portées par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat avec le soutien du Pacte pour la Transition, Zero Waste France, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et Greenpeace France, ces mobilisations visuelles avaient un but : montrer que les citoyens sont mobilisés sur leur territoire et rappeler aux élus l’urgence de concrétiser les promesses électorales, un an après les élections municipales.

Un réveil symbolisant l’urgence climatique et le rappel de la nécessité d’agir dès maintenant

À Nantes, Grenoble ainsi qu’à Auch et Alfortville, des dizaines de citoyens se sont rassemblés devant leurs mairies du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet. Ils étaient accompagnés d’un grand réveil symbolisant l’urgence à agir, d’une bande son faisant retentir un ‘tic-tac’ et d’une banderole avec pour mot d’ordre « Des engagements, un mandat = la transition n’attend pas ! ». 

Pour les citoyens sur place, l’objectif est de se faire entendre et d’entrer en discussion avec les élus pour co-construire les actions à mettre en place. Comme l’explique Pierre Forêt « Nous sommes mobilisés aujourd’hui pour faire sonner l’alarme climatique, interpeller nos élus et ouvrir la discussion. Ils portent une responsabilité, et cela nécessite de la transparence vis-à-vis des citoyens ». À Auch, ou encore à Nantes, un livret a été remis aux élus locaux pour rappeler les engagements qu’ils ont pris lors des élections municipales pour la transition et montrer l’écart entre ce qui est actuellement réalisé et ce qu’il reste à accomplir. L’intention est de rendre transparent leur plan d’actions pour les cinq années à venir, mais aussi d’engager un dialogue avec les élus sur ces sujets.

Des actions concrètes à l’échelle locale

Alors que près de 18 000 promesses ont été signées avec le Pacte pour la transition en 2020, ce sont plusieurs centaines de citoyens engagés en France dans différentes campagnes qui s’assurent collectivement que ces promesses soient traduites en action. Que ce soit concernant le développement des transports durables, le soutien à alimentation saine et écologique, pour la réduction des déchets ou la réduction de la publicité dans l’espace public, les solutions existent et peuvent être mises en œuvre à l’échelon local.

Pour Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba,  « l’urgence climatique et sociale nécessite de faire prendre conscience aux élus qu’ils ont la responsabilité d’agir car les effets du dérèglement climatique sont déjà là ». Le récent extrait du rapport du GIEC rappelle ainsi que les impacts du dérèglement climatique vont s’accélérer et devenir douloureusement palpables bien avant 2050 [1], alors que les températures record liées au dérèglement climatique s’enchaînent avec près de 49,5°C au Canada, 48°C en Sibérie [2]. Elle poursuit :« les élus locaux ont le pouvoir et le devoir d’agir pour enclencher une transition juste et nécessaire, et les citoyens sont là pour le rappeler!»

Zoé Lavocat du Réseau Action Climat  rappelle ainsi que « les collectivités territoriales sont des acteurs clés de la transition. À la fois dans la planification et l’opérationnel, les élus locaux peuvent agir pour, premièrement mettre en œuvre des objectifs de transition et deuxièmement rehausser l’ambition ! Il est temps d’innover, d’agir et de relever les défis car nous n’avons pas le temps d’attendre la fin du mandat ! »

Ces mobilisations étaient la première étape du suivi des engagements en faveur du climat et de la justice sociale. Le prochain rendez-vous est donné en septembre pour la remise de la feuille de route, complétée par les élus, aux citoyens. 

Dossier avec des photos et un exemple de livret

[1] https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/23/dereglement-climatique-l-humanite-a-l-aube-de-retombees-cataclysmiques-alerte-le-giec_6085284_3244.html#xtor=AL-32280270-%5Btwitter%5D-%5Bios%5D

[2] https://www.lefigaro.fr/international/le-dome-de-chaleur-a-deja-fait-des-dizaines-de-morts-en-amerique-du-nord-20210629


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Le Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne est disponible !

La campagne Alternatives territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, publie son “Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne” ! Cet outil a pour ambition de renforcer les dynamiques des collectifs dans leur plaidoyer auprès des élu·es locaux et locales. Le but ? Apprendre à définir une stratégie pour avoir des victoires, être force de proposition et d’opposition auprès des élu·es, bref mener une campagne locale  ! Ce Mode d’emploi à destination de tous les collectifs porteurs d’une mobilisation locale vous propose des outils concrets pour penser et mettre en oeuvre une bonne campagne ! 

Rétrospective

Décembre 2017 : Lancement de la campagne Alternatives Territoriales
Juillet 2019 : Publication du Kit des municipales
Septembre 2019 : Sortie du Pacte pour la Transition 
Mars 2020 : Élections municipales
Juin 2020 : Publication du Kit de suivi des engagements
Février 2020 : Publication du« Mode d’emploi : Action locale et campagne citoyenne »

À quoi sert le Mode d’emploi ?

Le Mode d’emploi s’adresse à toutes et tous, membres d’Alternatives Territoriales, d’Alternatiba/ANV-Cop21, ou d’un autre mouvement, à tous les groupes citoyens qui se posent la question de comment construire une campagne locale et comment la mener à bien. Réalisé avec le Pacte pour la Transition, il vous donne toutes les bases méthodologiques pour composer et défendre vos revendications politiques, puis fédérer massivement autour de préoccupations communes. Les fondements d’une (bonne) campagne locale sont détaillés pour apprendre à instaurer et soutenir un rapport de force avantageux avec les collectivités, et ainsi obtenir des victoires. Il s’agit de moyens pratiques, d’exercices à mettre en œuvre dans votre groupe local pour impulser et promouvoir une mobilisation citoyenne au profit de la métamorphose écologique et sociale.

Quel est le contenu du Mode d’emploi ?

Qu’est ce que le plaidoyer local et pourquoi en faire ? Comment structurer un groupe local pour faire du plaidoyer ? Comment élaborer une stratégie de campagne locale ? Comment communiquer et mobiliser autour de cet enjeu ? Le Mode d’emploi est un guide pour organiser efficacement son équipe, réaliser un plan d’actions coordonnées cohérent, et utiliser de manière pertinente les outils de mobilisation et de communication. Il vous explique pourquoi et comment orienter l’action politique locale vers plus de sobriété et de résilience grâce à un travail de plaidoyer influent.  Des réflexions sont apportées sur les moyens d’agir ensemble afin de matérialiser la transformation durable et solidaire des territoires. 

DÉCOUVRE LE MODE D’EMPLOI POUR OBTENIR DES VICTOIRES:

Pour aller plus loin 👉 Kit de suivi des engagements


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