Le GIEC somme à nouveau les gouvernements d’agir : AGISSONS

Dimanche, le GIEC a encore une fois tiré l’alarme du train qui fonce tout droit dans le mur. Pile à contretemps notre Président rend visite les Canadiens, grands exploitants de gaz de schiste.

N’attendons pas que nos élu(e)s prennent la mesure de ce qu’il advient. Soyons les artisans d’une autre vie.

Participez à la réalisation d’alternatives aux bouleversements climatiques. Venez construire et soutenir les alternatives écologiques, énergétiques et sociales, ici, en Béarn.

————————————————————————-

Article du journal Le Monde du 2 novembre 2014.

Les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution duclimat (GIEC) ont envoyé un nouveau coup de semonce aux gouvernements, dimanche 2 novembre, avec la publication de la synthèse de leur cinquième rapport sur le changement climatique. Si le document – comme son nom l’indique – n’apporte pas d’éléments nouveaux par rapport aux trois volets publiés depuis septembre 2013, il confirme la gravité de la situation et souligne la responsabilité des Etats dans la réponse qu’il est encore temps d’apporterpour écarter les risques les plus sévères liés à l’élévation des températures.

« La science a parlé. Il n’y a aucune ambiguïté sur son message. Les gouvernements doivent agir. Le temps joue contre nous », a résumé Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies. Sans mesures supplémentaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement pourraitatteindre 4 °C d’ici à la fin du siècle, alors que les Etats, sur les recommandations du GIEC, se sont en 2009 engagés à mettre en place des politiques qui permettent de contenir la hausse des températures à 2 °C.

« NE PAS AGIR SERAIT COMMETTRE UNE FAUTE»

Le résumé pour les décideurs rédigé en quarante pages dans un langage accessible a été approuvé ligne par ligne par les représentants des gouvernements présents à Copenhague. Il constitue donc aussi un diagnostic entériné au plus haut niveau politique, à partir duquel les pays signataires de la Convention des Nations unies sur le changement climatique s’engagent à agirpour « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique », comme le prévoit le texte de la convention adoptée en 1992.

Depuis vingt-cinq ans, les mises en garde du GIEC se font à chaque nouveau rapport plus précises et plus incontestables. En 1990, le GIEC indiquait que l’augmentation des températures était conforme avec ce que prévoyait les modèles climatiques et restait comprise dans un ordre de grandeur comparable à la variation naturelle du climat. Dans le deuxième rapport en 1995, les scientifiques jugeaient peu probable que la hausse des températures au cours des cent dernières années soit « entièrement d’origine naturelle».

Dans le troisième, en 2001, ils soulignaient l’existence de « preuves nouvelles et robustes indiquant que l’essentiel du réchauffement des cinquante dernières années était attribuable aux activités humaines ». En 2007, le travail pour lequel le GIEC s’est vu décerner le Nobel de la paix affirmait qu’il existait un consensus scientifique d’un « très haut degré de confiance » – c’est-à-dire avec une probabilité supérieure à 90 % – attribuant le réchauffement climatique à des causes anthropiques. « Aujourd’hui, le nouveau rapport du GIEC fixe ce niveau de certitude à 95 %. Ne pas agir serait commettre une faute au regard de la raison et de notre responsabilité », a rappelé dimanche Christiana Figueres, la directrice exécutive de la convention climat chargée, entre autres, de convaincreles gouvernements de collaborer entre eux pour définir une riposte commune face au changement climatique.

« ÉVITER LES CONSÉQUENCES LES PLUS SÉRIEUSES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE »

Toutefois, le GIEC ne se contente pas seulement d’accabler les gouvernants pour leur aveuglement. Il leur rappelle qu’il est encore temps d’agir. « Les solutions sont entre nos mains. Des progrès énormes ont été réalisés en matière d’énergies renouvelables. Il nous reste assez de temps pour éviter les conséquences les plus sérieuses du changement climatique », encourage Rajendra Pachauri.

A Lima, dans un mois, il sera temps de voir si les négociateurs ont entendu ce nouvel appel à la raison émanant du GIEC. Cette échéance est en effet déterminante pour préparer l’accord de Paris. C’est dans ce petit pays d’Amérique du Sud où la fonte des glaciers andins donne déjà une réalité très concrète au changement climatique qu’il est prévu que soit adopté le cadre du compromis sur lequel devront s’engager les 195 pays signataires de la convention climat.

Si cette étape est franchie, il faudra encore trouver le juste équilibre entre les efforts que les uns et les autres – vieux pays industrialisés et nouvelles puissances économiques émergentes – devront accomplir pour orienter leur développement vers des économies décarbonées et aider les pays les plus vulnérables à s’adapter aux conséquences du changement climatique. Un an ne sera pas de trop pour y parvenir.

Laurence Caramel
Journaliste au Monde

http://www.lemonde.fr/climat/article/2014/11/02/le-giec-somme-a-nouveau-les-gouvernements-d-agir-contre-le-changement-climatique_4516674_1652612.html

Prix Nobels Alternatifs (Right Livelihood Awards) : 1° décembre 2014

Décerné pour la première fois en 1980, le prix Right Livelihood, qui signifie en français « moyens d’existence justes », est un prix Nobel alternatif, créé par Jakob von Uexkull.

Il honore chaque année des individus, des organisations, des associations qui            « apportent des réponses concrètes et exemplaires aux défis les plus urgents auxquels nous sommes confrontés » : Justice sociale, droits de l’Homme, paix, désarmement, droits des minorités, agriculture, droit à la nourriture, environnement, développement humain… La palette des récipiendaires montre la diversité de ces défis.

Les prix seront remis au Riksdag, le Parlement suédois, le 1er décembre prochain. Quelques jours avant la remise des Nobels de la Paix.

En savoir + : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jakob_von_Uexkull_(homme_politique)

Jakob von Uexkull

Jakob Von Uexkull

En 2014 les Prix Nobels Alternatifs seront décernés à 5 activistes.

Edward Snowden et Alan Rusbridger (États-Unis, Royaume-Uni)
Asma Jahangir (Pakistan)
Basil Fernando (Asian Human Rights Commission -RAS de Hong Kong)
Bill McKibben (350.org – États-Unis)

Edward Joseph Snowden 
Edward_Snowden-2Né le 21 juin 19831, est un informaticien américain, ancien employé de la CIA et de la NSA, qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques.
Quand Snowden quitte les États-Unis en mai 2013, à 30 ans, après la perte d’un emploi qui lui assurait un mode de vie privilégié, il explique : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d’Internet et les libertés essentielles des gens du monde entier avec ce système énorme de surveillance qu’il est en train de bâtir secrètement ».
Le 1er août 2014 il obtient le droit de résidence pour 3 ans en Russie.

En savoir + : http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Snowden

 

Alan Charles Rusbridger
Alan-Rusbridger-001Né le 29 décembre 1953, est le rédacteur en chef du journal britannique The Guardian. Il a pris la décision, en Août 2013, de détruire les disques durs contenant des informations divulguées au Guardian par Edward Snowden, plutôt que de se conformer à une demande du gouvernement britannique de rendre les données.
Le 3 décembre 2013, Alan Rusbridger a témoigné devant une audience des affaires intérieures du Comité spécial sur la lutte antiterroriste du Parlement britannique suite aux révélations d’Edward Snowden.
Prix spécial de la Presse Européenne (European Press Prize), le 17 mars 2014, pour « sa persistance et son courage » dans la publication des révélations sur la NSA par Edward Snowden.

Asma Jahangir
OLYMPUS DIGITAL CAMERAAvocate de renom et activiste des droits humains, Asma Jahangir est née en 1952 à Lahore, Pakistan. Membre de la Cour suprême du Pakistan, elle a fondé la Commission pakistanaise des droits de l’homme dont elle a été secrétaire générale et présidente. Elle a courageusement dédié sa vie à la défense des droits de l’homme et au respect et à la défense du droit constitutionnel. Elle travaille au Pakistan et à l’étranger pour prévenir la persécution des minorités religieuses, des femmes et l’exploitation des enfants.
En savoir +  http://www.unesco.org/new/fr/social-and-human-sciences/events/prizes-and-celebrations/unesco-prizes/unescobilbao-prize/2010-edition/asma-jahangir/

Basil Fernando
basil1Directeur des politiques et programmes de l’Asian Human Rights Commission, une ONG hongkongaise partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Il a réalisé un travail exceptionnel et sans relâche pour documenter et soutenir la mise en œuvre des droits de l’homme en Asie ». Avocat sri-lankais, défenseur infatigable et acharné des plus démunis depuis vingt-cinq ans, son engagement lui a valu d’être obligé de fuir le Sri Lanka en 1989. Il a rejoint en 1994 l’Asian Human Rights Commission (AHRC), dont il est aujourd’hui le directeur des politiques et des programmes. 
Le prix donne une reconnaissance bien méritée à cette ONG basée à Hong Kong, partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2010. Fondée par un groupe de juristes et de militants en 1986, l’AHRC cherche en effet à promouvoir l’application des droits humains et documente leurs violations dans une région qui s’étend du Népal aux Philippines. Un travail de tous les instants auquel s’ajoutent la formation et l’éducation des populations locales, des actions de plaidoyer et d’alerte, des campagnes de sensibilisation menées au niveau régional et international. Depuis 2006, un programme spécifique cherche également à faire respecter par les États le droit des populations les plus pauvres à une alimentation suffisante. Un droit reconnu dans la Déclaration universelle des doits de l’Homme.
En savoir + : http://ccfd-terresolidaire.org/projets/asie/basil-fernando-hong-4764

Bill McKibben
McKibben_Nancy_Battaglia_2009_webAuteur, environnementaliste et activiste. En 1988 il a écrit « La fin de la Nature », le premier livre a grande audience traitant du réchauffement climatique. Il est le co-fondateur et le président de 350.org, une campagne internationale sur le climat (anti-carbone) qui intervient dans 188 pays.
Le 21 mai 2014, McKibben a publié un article sur le site de Rolling Stone Magazine (apparaissant plus tard dans l’édition imprimée du magazine 5 Juin), intitulé «A Call to Arms”, dans lequel il invitait les lecteurs à une grande marche pour le climat à New York le week-end des 20 et 21 Septembre 2014. Dans l’article, McKibben considère le changement climatique comme «la plus grande crise que notre civilisation ait jamais connu”, et espère que la marche sera “la plus grande manifestation jamais exprimée de la volonté d’agir des humains face au changement climatique».
http://350.org/bill/
http://www.billmckibben.com

 

 

PLENIERE, le 4 novembre

Rendez-vous à partir de 20h00, salle de la Lyre Tonkinoise

17 Rue Bon Accueil à Billère

 

SalleLyreTonkinoise

Entre autres : on relance les groupes de travail, des nouvelles sur le lieu et la date.

On vous attend nombreuses et nombreux !

 

 

 

“Sacrée croissance! comment en sortir”

“Sacrée croissance! comment en sortir”, le dernier film de la journaliste-réalisatrice Marie-Monique Robin, sera diffusé le 4 novembre sur Arte. Ce documentaire extraordinaire montre comment, alors que les États s’enfoncent dans la crise, des insoumis créent les prémices d’une société fondée sur la sauvegarde écologique et le développement durable. Comment les populations réfutent en action, et pas seulement en paroles, le modèle économique dominant imposé par les politiques.

Pour en savoir plus : http://www.bioaddict.fr/article/croissance-vers-la-fin-d-un-modele-economique-dominant-a4665p1.html

 

Capture d’écran 2014-10-26 à 20.30.24

Diversité, réactivité, autonomie = Résilience d’un territoire. kesako ?

Développer la résilience = Réduire le plus possible les effets sur notre territoire (et ses habitants) des ruptures qui vont advenir. 

Présentation ci-dessous d’après Benoît Thévard 

ET VOUS, QU’EST-CE QUE VOUS EN PENSEZ

(laissez vos commentaires)

 

Une des grandes caractéristiques de notre époque, c’est la certitude que nous allons vivre des ruptures. Qu’il s’agisse de la situation économique, énergétique ou climatique, nous savons que la tendance passée ne ressemblera en rien à l’évolution future.

La croissance exponentielle de nos consommations, de nos émissions ou rejets, du prélèvement sur les ressources, de la population mondiale, des déplacements ou de la dette des États ne peuvent conduire, à terme, qu’à une inversion de nombreuses tendances. Puisqu’il est impossible d’anticiper avec exactitude le délai et l’intensité de ces chocs à venir, nos gouvernements font le pari qu’il n’y en aura pas et misent tout sur l’acharnement thérapeutique, restant au chevet d’une croissance économique en état de mort clinique.

Désormais, il est trop tard pour tout transformer avant ces grands changements. Nous préférons les accepter et les anticiper en proposant un scénario basé sur la résilience locale. La définition suivante  de la résilience a été proposée par le Dr Brian Walker, scientifique expérimenté et reconnu au niveau international, ayant travaillé sur la résilience des systèmes socio-écologiques :

“La résilience est la capacité d’un système à absorber un changement perturbant et à se réorganiser, tout en conservant essentiellement la même fonction, la même structure, la même identité et les mêmes capacités de réaction.”

Il peut s’agir de résilience générale face à n’importe quel type de choc ou de résilience spécifique par rapport à une problématique particulière (par exemple, la résilience de la production agricole face à une sécheresse ou la résilience d’une population face à un choc pétrolier).

 

Bulletin météo de l’avenir

(Article de Stella Giani dans http://www.bioaddict.fr/)

Le mois de septembre 2014 a été le plus chaud enregistré sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, a annoncé l’Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA) ce lundi 20 octobre. La NOAA prédit que l’année 2014 dans son ensemble pourrait être l’une des plus chaudes, voire la plus chaude depuis 1880. Les derniers mois de mai, juin, août, ont, en effet, déjà été les mois les plus chauds jamais enregistrés. Le réchauffement climatique est ainsi un fait.

S’il est aujourd’hui plaisant de pouvoir se promener en t-shirt et bronzer sur les plages en maillot de bain en automne, quel impacts vont engendrer ces hausses de températures sur notre vie quotidienne en 2050 ? Inondations, feux de forêts, tempêtes de neiges, typhons, sécheresses… vous allez découvrir que le bilan météo de 2050 est nettement moins sympathique.

Pour que chacun de nous prenne conscience des changements que le réchauffement climatique est en train d’entraîner pour l’humanitél’OMM a réalisé des “bulletins météo de l’avenir”avec des présentateurs connus dans le monde entier, et ouvert une chaîne You Tube pour pouvoir les visualiser. Ces bulletins météo ont été fait pour plusieurs pays : Brésil, Japon, Danemark, Etats-Unis, Bulgarie, Islande, Allemagne, Zambie, Belgique ou encore Afrique du Sud, avec des sous-titres en français et en plusieurs langues.

“Bien entendu, les bulletins présentés par ces derniers sont des scénarios envisageables et non de véritables prévisions. Mais ils sont fondés sur les éléments scientifiques les plus récents et brossent un tableau très convaincant de ce que notre quotidien pourrait être si la température était plus élevée à l’échelle du globeexplique l’OMM.

L’OMM a choisi de présenter ces vidéos au courant du mois de septembre, en signe de soutien au Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon qui a exhorté les dirigeants du monde entier – représentants des gouvernements, du monde de la finance, des entreprises et de la société civile – à prendre des mesures ambitieuses de lutte contre le changement climatique à l’occasion du Sommet sur le Climat de New York.

Il faut savoir que les émissions de CO2, le gaz à effet de serre le plus répandu, étaient en augmentation de 2,3% en 2013, avec un total de 39,3 milliards de tonnes, selon le consortium international Global Carbon Project (GCP). Et selon les prévisions du GCP, l’augmentation mondiale devrait atteindre 2,5% en 2014, à 37 milliards de tonnes, soit un nouveau record mondial ! Nous produisons beaucoup plus de CO2 que la Terre ne peut absorber… et si l’on en croit les “bulletins météo de l’avenir” de l’OMM, nous allons le payer cher.

Pour visualiser des “bulletins météo de l’avenir”, rendez-vous sur le site www.youtube.com/user/wmovideomaster

Stella Giani