Journée mondiale de l’environnement : un temps pour faire un bilan

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Journée mondiale de l’environnement : un temps pour faire un bilan

marche climat lyon
Marche pour le climat à Lyon, le 25 mai 2019

En cette journée mondiale de l’environnement, faisons le constat suivant : le climat est au coeur des mobilisations dans la rue et dans les urnes, chez les jeunes comme chez les moins jeunes, par la désobéissance et par les alternatives. Mais le climat n’est pas au coeur des préoccupations du gouvernement : retour sur le fossé qui est en train de se créer entre les aspirations et les peurs des citoyen·ne·s et l’inaction de Macron.

Une mobilisation citoyenne pour le climat et par tous les moyens

Le 5 juin marque la journée mondiale de l’environnement qui intervient cette année 10 jours après les élections européennes. Celles-ci ont été marquées par l’affirmation nette des Verts qui deviennent le quatrième groupe au Parlement Européen[1].

Ce succès pour les Verts traduit incontestablement une prise de conscience montante de la question écologique et de la nécessité d’agir face à l’urgence climatique. Alors que depuis des mois en France les marches rassemblent de plus en plus de personnes (près de 350 000 citoyen·ne·s le 16 mars 2019), alors que les grèves scolaires des jeunes se succèdent chaque vendredi, alors que l’Affaire du siècle compte plus de 2 millions de soutiens et que le 19 avril, l’action de désobéissance civile pour bloquer la République des Pollueurs a rassemblé plus de 2 000 personnes [2], le climat est au coeur de tous les engagements politiques et citoyens, que ce soit dans les urnes, dans la rue, ou par l’action non-violente.

Si la prise de conscience de l’urgence climatique pousse chacun et chacune à se mobiliser pour changer le système, que ce soit en marchant, en votant, en bloquant, etc., le passage à l’action est en revanche ralenti du côté du gouvernement.  

Des paroles sans acte : la poudre de perlimpinpin écologique du gouvernement

Le gouvernement de Jupiter a bien deux visages : celui qui par les paroles semble reconnaître la gravité de la situation, et celui qui par les actes n’agit pas à la hauteur de la crise. Alors que Macron brandit des “Make our planet green again” et se veut être champion du climat, tandis qu’en février de cette année, François de Rugy, ministre de la transition écologique et des solidarités, a reconnu pendant le Grand Débat que les risques d’effondrement sont réels et qu’ils se constatent déjà [3], le gouvernement ne cesse de s’éloigner de la trajectoire des +1,5°C, la seule permettant de faire face à l’urgence climatique.

L’urgence nécessite d’agir maintenant, sans faire retomber cette lourde responsabilité sur 150 citoyen·ne·s qui seront tirés au sort dans le cadre de la Convention citoyenne : le gouvernement ne peut pas dissimuler son inaction derrière la participation des citoyen·ne·s. Le gouvernement recule en revenant sur ses objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre [4] et continue à financer les énergies fossiles à hauteur de 11 milliards d’euros via des niches fiscales [5], il construit une nouvelle centrale à charbon en Moselle [6], prolonge l’utilisation du glyphosate jusqu’en 2023 ce qui va à l’encontre des promesses de campagne [7] etc.

Alors entre inaction et désinformation du gouvernement et de l’autre côté des militant·e·s non-violents décrochant des portraits qui sont en procès et risquent 10 ans de prison et 75 000€ d’amendes … Où sont les vrais criminels?



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