Le 24 mai, les jeunes appellent à la grève mondiale pour le climat pour reprendre le pouvoir sur leur avenir

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Le 24 mai, les jeunes appellent à la grève mondiale pour le climat pour reprendre le pouvoir sur leur avenir

Grèves scolaires
Grève scolaire du 15 mars – Crédit – Basile Mesré-Barjon

Un peu partout dans le monde, lycéen·ne·s et étudiant·e·s se mobilisent pour des politiques à la hauteur de l’urgence climatique et sociale. A l’occasion de la grève mondiale du 24 mai, le collectif à l’origine des grèves scolaires en France est à l’initiative d’un appel à  grève générale deux jours avant les élections européennes.

Depuis plusieurs mois, les jeunes du monde entier se mobilisent pour leur avenir et pour la vie sur la planète. Le 24 mai, les jeunes appellent les citoyen.ne.s de toutes les générations à rejoindre la grève mondiale pour le climat. Plus de 85 organisations dont plusieurs grands syndicats (CGT, FSU, SUD Éducation, Solidaires, UNEF et UNL) ont déjà appelé à prendre part à cette grève générale. Au niveau mondial, la mobilisation est en hausse, avec 1772 grèves recensées dans 90 pays, sur tous les continents. En France, au moins 130 mobilisations seront organisées sur tout le territoire, sous forme de marches mais aussi d’agora, d’action non-violentes etc. (pour en savoir plus rendez-vous sur la page Facebook de Youth for Climate France). A Paris, Youth for Climate, avec l’appui de nombreuses organisations et collectifs dont Alternatiba et ANV-COP21, organise une grande marche qui se conclura par un concert engagé. Une grande action de désobéissance civile sera également organisée.

Par leurs efforts communs et à travers une diversité de modes d’action, les scientifiques, militant·e·s et citoyen·ne·s sont parvenu·e·s à placer l’urgence écologique et sociale au cœur du débat public et notamment des élections européennes qui auront lieu le 26 mai. Plus personne ne peut ignorer la gravité de la situation. De récents sondages montrent que selon les Français·e·s la protection de l’environnement devrait être la première priorité pour l’Union Européenne,  et jamais les enjeux climatiques et la protection de l’environnement n’avaient tenu une telle place dans les discours et les programmes des candidat·e·s. Mais, bien souvent, derrière le vernis vert des discours, les engagements et surtout les actions concrètes manquent cruellement. C’est en particulier le cas pour le parti d’Emmanuel Macron, qui prétend que les citoyen·ne·s et les jeunes sont ses « premiers alliés » dans la lutte contre le dérèglement climatique. Jusqu’à présent il a surtout été l’allié des grandes entreprises et des plus riches, et son gouvernement continue de réprimer les mouvements sociaux et de maintenir coûte que coûte sa politique.

Pourtant, les jeunes rappellent que transformer l’Union Européenne est plus que jamais nécessaire. Répondre à la crise écologique exige un changement de modèle radical à toutes les échelles : individuelle, locale, nationale et internationale. L’Europe de la concurrence et de l’austérité ne fait que maintenir un système à l’origine du dérèglement climatique. Le pouvoir des lobbies, le carcan des traités de libre-échange et les réticences de certains Etats membres bloquent les avancées sur les nombreux défis communs : interdiction des pesticides, lutte contre la pollution et le gaspillage, financement de la transition écologique ou encore taxation du kérosène. C’est par la mobilisation que nous pourrons reconstruire une Europe écologique, sociale et démocratique.

« Nous regardons l’avenir qu’on nous réserve. Et nous sommes angoissé·e·s, enragé·e·s, révolté·e·s. », confie Koupaïa, 17 ans, lycéenne à Lorient. Comme elle, de nombreux.ses collégien·ne·s, lycéen·ne·s et étudiant·e·s se demandent à quoi bon étudier et aller à l’école si le monde auquel on les prépare est voué à l’effondrement. C’est de cette colère qu’est né le mouvement des grèves pour le climat. Face à l’immaturité des gouvernements, les jeunes ont décidé de prendre leur destin en main. Le 15 mars, ils étaient 200 000 à se mobiliser en France et 1,7 million dans le monde entier. C’est une nouvelle génération qui entre en résistance, consciente que c’est en unissant ses forces avec toutes celles et ceux qui ne peuvent se résigner à la catastrophe qu’elle parviendra à semer les graines du changement. « Beaucoup d’entre nous n’avons pas encore le droit de vote », rappelle Théo, élève de première à Paris, « mais on ne va pas laisser d’autre choix à nos élu·e·s que d’entendre nos revendications ! ». Le 24 mai, ajoutez votre colère à celle des jeunes et rejoignez-les pour cette grève mondiale et générale !

Crédit – Hugo Lecomte



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