La Fondation Terre Solidaire lance une série de conférences sur la transition écologique

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Le 5 novembre, la Fondation Terre Solidaire organisera à Paris sa première rencontre avec des acteurs et témoins de la transition écologique.

Jeudi 5 novembre 2020, la Fondation Terre Solidaire organise à la Halle Pajol, à Paris dans le 18ème, une rencontre autour de grands témoins sur les enjeux d’une transition écologique nécessaire. Une première édition d’un cycle de conférences baptisé « #CQFD pour la planète » (Ceux Qui Font Demain pour la planète).

Parce que le « Ce Qu’il Faut Démontrer » de la problématique environnementale est aujourd’hui une évidence, il est temps de mettre en lumière Ceux Qui Font Demain. La conférence ouverte au public a pour but de faire découvrir des initiatives concrètes, rencontrer et débattre avec des acteurs de terrain venus d’horizons variés.

Un forum de partage et de sensibilisation pour une transition écologique globale

La Fondation Terre Solidaire souhaite rassembler des personnes désireuses de s’investir en faveur de la transition et d’apporter des réponses aux enjeux du futur de la planète. C’est pourquoi elle initie un cycle de conférences baptisé #CQFD (Ceux Qui Font Demain) pour la planète qui seront programmées régulièrement et réuniront, autour d’une vision commune, des acteurs de terrain venus d’horizons variés (experts, praticiens, donateurs, citoyens, bénévoles, porteurs de projet, etc.).

La première édition aura lieu le jeudi 5 novembre 2020 à la Halle Pajol à Paris dans le 18ème et aussi retransmise en direct sur les réseaux sociaux. Les débats porteront sur les fondamentaux portés par la fondation, à savoir la transition écologique, économique et sociale. Plus qu’une simple conférence, il s’agit d’une invitation à la réflexion, un forum dédié au partage et à la diffusion des savoirs et des expériences, qui verra peut-être l’émergence de nouvelles idées.

#CQFD : les intervenants

En réunissant des acteurs qui contribuent à envisager un monde plus soutenable et juste pour toutes et tous, la Fondation Terre Solidaire cherche à leur donner de la visibilité et donc favoriser l’accélération de la transition vers un nouveau modèle de développement.

Le format retenu pour ces rencontres #CQFD privilégie des interventions courtes, dynamiques et variées. Une belle affiche en perspective, ce jeudi 5 novembre 2020, avec la participation de :

  • Anne BRINGAULT – Responsable transition énergétique au Réseau action climat.
  • Marine CALMET – Juriste en droit de l’environnement et des peuples autochtones, Présidente de Wild Legal.
  • Matthieu DARDAILLON – Co-fondateur et Président de Ticket for Change.
  • Bernard HORENBEEK – Président de la banque éthique La Nef.
  • Eric de KERMEL – Journaliste, écrivain, Directeur de la rédaction de Terre sauvage, Responsable RSE du groupe Bayard.
  • Véronique LUCAS – Chercheuse et Docteure en sociologie rural, auteure d’une thèse sur l’agroécologie en France.
  • Laure NOUALHAT – Journaliste, auteure, réalisatrice, spécialisée dans les questions écologiques.
  • Julie SAUVÊTRE – Chargée de projet Zero Waste France.
Pour participer à ce premier cycle de conférences #CQFD pour la planète organisé par la Fondation Terre Solidaire le 5 novembre 2020 de 17h00 à 20h00 dans la Halle Pajol (Paris 18ème), rendez-vous à cette adresse. Pour les personnes qui ne peuvent y assister sur place, l’évènement sera retransmis en direct sur les réseaux sociaux.

Victoire définitive pour l’agriculteur Paul François contre Monsanto

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La raison supposée de son empoisonnement : le monochlorobenzène, un solvant toxique, qui représente « 50 % de la composition » du Lasso alors qu’il était cité sans autre avertissement sur l’étiquette du produit.

C’est un soulagement pour l’agriculteur Paul François, céréalier de Charente : la Cour de cassation a clôturé ce mercredi le long feuilleton judiciaire en lui donnant raison dans le litige qui l’opposait depuis 13 ans à Monsanto. Le géant de la biochimie est donc définitivement condamné ! Dans une procédure distincte, la justice va maintenant devoir statuer sur le montant des dommages et intérêts qui seront versés à l’agriculteur.

Une intoxication aux vapeurs de l’herbicide Lasso

Pour une fois, ce n’est pas le Round-Up qui était en cause, mais le Lasso, un autre herbicide commercialisé par Monsanto. En ouvrant une cuve, l’agriculteur Paul François a subi une intoxication en avril 2004 après avoir inhalé des vapeurs du produit chimique, qui sera interdit en France trois ans plus tard. A l’étranger, l’herbicide avait été banni du Canada dès 1985, puis en Belgique et au Royaume-Uni en 1992.

En 2004, cette intoxication aiguë conduit Paul François aux urgences, crachant du sang. Après plusieurs malaises, il a été longuement hospitalisé et frôlera même la mort. Il déclare depuis souffrir de graves troubles neurologiques, conséquence des inhalations.

La raison supposée de son empoisonnement : le monochlorobenzène, un solvant toxique, qui représente « 50 % de la composition » du Lasso alors qu’il était cité sans autre avertissement sur l’étiquette du produit.

Dans son combat judiciaire débuté en 2007, le céréalier charentais accusait donc la marque américaine Monsanto, rachetée en 2018 par le géant agrochimique allemand Bayer, d’être responsable de son intoxication et réclamait plus d’un million d’euros de dommages et intérêts.

Un marathon judiciaire de 13 ans

En 13 ans, Paul François avait déjà gagné trois fois devant la justice : d’abord en première instance en 2012 puis en appel en 2015, à la suite de quoi Monsanto s’était pourvu une première fois en cassation.

Puis, en avril 2019, la Cour d’appel de Lyon reconnaît Monsanto responsable du dommage causé à Paul François, sur le fondement de « la responsabilité du fait de produits défectueux ». Il s’agissait alors d’une première en France. C’est alors Bayer, maintenant propriétaire de Monsanto, qui a formé un deuxième pourvoi pour contester la décision devant la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire.

La Cour de Cassation a définitivement tranché le conflit aujourd’hui : il est bien de la responsabilité du groupe agro-chimique de signaler le danger spécifique lié à l’utilisation de ses produits. Cependant, elle ne s’est pas prononcé sur la toxicité-même de l’herbicide, au grand dam des associations.

Une prochaine audience tranchera sur le montant de l’indemnisation à verser à l’agriculteur. Voici donc un procès que le géant de l’agro-chimie n’a pas pu clôturer à grand renfort de compensations financières, à l’instar de sa stratégie développée pour les litiges juridiques liés au glyphosate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

nos prochaines actions les30/09 et 02/10 et 03/10

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Deux actions co-organisée par RUCSSA :
Mercredi 30/09 : s’opposer à l’autorisation environnementale !
Nous nous rassemblerons devant la préfecture, parc du champ de Mars à 14h. 
Mercredi 30 à 14h30, le CoDERST, conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, se réunit à la préfecture de Colmar. Ce conseil examinera le projet d’entrepôt de commerce en ligne à Ensisheim (Amazon ?) pour donner un avis au préfet sur l’autorisation environnementale. Ensuite, le préfet statuera.
C’est la dernière étape avant le début des travaux de construction de ce méga-projet bétonné de 189 652 m² sur 4 niveaux et qui s’étalera sur 15,7 hectares.
L’ordre du jour du CoDERST qui nous est parvenu très récemment ne comporte pas de point “Ensisheim” pour cette séance, mais ce n’est que partie remise puisque l’autorisation environnementale est en attente !  
Nous avons décidé de maintenir ce rassemblement pour montrer notre détermination et interpeller les membres du CoDERST et le Préfet. 
Vendredi 02 /10 : des élus parlementaires nous soutiennent  !
Nous serons sur le site à Ensisheim à 10h45.
Leila chaibi, Mathilde Panot et Manon Aubry se déplacent pour une conférence de presse ciblée sur les impacts désastreux d’Amazon.
Ce temps sera couplé à la plantation symbolique d’un arbre à ENSISHEIM et à DAMBACH.
 
Voici le programme pour cette journée du 02/10/2020 :
10h00 : arrivée en gare de Mulhouse : 3 membres du collectif seront là pour véhiculer les nouveaux arrivant vers le site d’Ensisheim
10h – 10h40 : trajet pour le site d’Ensisheim
10h45 – 11h45 : action à Ensisheim : “visite” du site de construction, prise de parole, puis temps fort devant la mairie, avec dépôt d’un arbre en pot, confié au bon soins du maire.
11h45 – 12h30 : trajet pour le site de Dambach (covoiturage par l’équipe du matin)
12h30 – 13h30 : action à Dambach : conférence de presse +  plantation d’ un arbre aux alentours de la zone artisanale concernée
Une plateforme de covoiturage via Mobicoop a été créée inscrivez vous : https://www.covievent.org/covoiturage/aux-arbres-citoyens/90e1d8b3fb6d1a5a6a010c8a3e314a9e
 
 
Et une troisième organisée par l‘Association des riverains de l’aéroport (ADRA), avec Alternatiba, Alsace Nature et Climat 3 Frontières :
Samedi 03/10 : Marchons sur les aéroports !
Rendez-vous à 14h30 au stade de l’Au à Saint-Louis, avec l’ADRA, association de défense des riverains de l’aéroport Bâle-Mulhouse 
Devant l’urgence climatique, des citoyens mais aussi des personnalités publiques, des scientifiques, …, se rassembleront partout en France le 3 octobre pour soutenir une démarche de réduction du trafic aérien et un plan de conversion de ce secteur qui a déjà supprimé, ou va le faire prochainement, de nombreux emplois.
Dans des cortèges familiaux et non-violents, à pied, à vélo, nous marcherons donc sur les aéroports des grandes villes, les aéroports régionaux, les aéroports de jets privés.
Nous vous invitons à consulter le site d’Alternatiba, qui est à l’origine de cette manifestation.
Dans notre territoire du Sud Alsace, le projet d’agrandissement de l’aéroport de Bâle Mulhouse, mais aussi le projet d’implantation d’Amazon sur Ensisheim, vont à l’opposé de ce qui serait raisonnable pour le climat.
L’augmentation du trafic passagers et du fret pèsera gravement sur l’environnement et notre cadre de vie en augmentant pollution et bruit (pour rappel le fret aérien se fait essentiellement entre 23h et 7h !).
Pour dénoncer ces projets,
Rendez-vous à 14h30 au stade de l’Au à St Louis
15h15départ du cortège, à pied ou à vélo de la petite Camargue pour rejoindre l’aéroport. Le parcours fait environ 2, 6 km.
16:00: arrivée du cortège de tête sur le parvis de l’aéroport
16:15: prises de parole
17:00: fin du rassemblement et dispersion

La baisse des émissions de CO2 liée au confinement n’aura pas d’effet à long terme

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Les émissions mondiales de CO2 ont diminué suite à la pandémie de Covid-19. Si cela semble être une bonne nouvelle pour la planète, une récente étude prouve que ces changements risquent d’être insignifiants pour le climat.


"Sans un changement structurel, nous n'y arriverons pas". (Crédit : Shutterstock)

“Sans un changement structurel, nous n’y arriverons pas”. (Crédit : Shutterstock)
Nous vous l’écrivions début avril : après seulement un mois de confinement, l’empreinte carbone des Français avait baissé de 62 %. Au niveau mondial, le confinement, la forte diminution des transports, le système économique mis sur pause… Autant de facteurs qui ont eu comme conséquence de faire chuter les émissions de gaz à effet de serre, parfois de manière très notable comme à Wuhan, en Chine, foyer de l’épidémie. Une chute qui devrait continuer et atteindre les 8 % sur l’année 2020.

Moins d’émissions de gaz à effet de serre, voilà qui ressemble à une vraie bonne nouvelle ! Pourtant, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change  le 6 août dernier, cette diminution ne devrait rien changer et n’aura probablement aucun effet à long terme sur le climat.


​Une diminution temporaire

Les auteurs de l’étude se sont concentrés sur dix gaz à effet de serre et sur la façon dont ils avaient été affectés par la pandémie de coronavirus, de février à juin 2020, dans 120 pays. Un des changements marquant concerne le CO2 et les oxydes d’azote, qui ont diminué de 10 à 30 % par rapport à 2019. Ne nous réjouissons pas trop vite, préviennent les chercheurs : en l’absence d’un changement profond de système, ces diminutions ne servirons à “rien”.

Pour rappel, l’Accord de Paris sur le climat vise à limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. Un objectif ambitieux mais qui semble de plus en plus difficile à respecter, alors que la planète aurait déjà gagné +1°C , rappellent les scientifiques. Le ralentissement du trafic aérien et de la production énergétique suite au Covid-19 ne permettrait d’économiser que 0,01 °C d’ici 2030…

“Le confinement a prouvé que nous pouvons changer, et vite, mais il a aussi montré les limites des changements comportementaux”, a commenté Piers Forster, co-auteur de l’étude et directeur du Centre international pour le climat Priestley à l’université britannique de Leeds. “Sans un changement structurel, nous n’y arriverons pas”, relève l’Express qui cite l’AFP.

Même si les promesses de réduction des émissions faites par les États sont respectées, le réchauffement devrait atteindre les +3°C selon les prévisions. Il faudrait “réduire les émissions de CO2 de 7,6 % par an chaque année entre 2020 et 2030” pour espérer atteindre l’objectif fixé en 2015, souligne l’ONU. C’est-à-dire une chute similaire à celle de cette année, tous les ans, et qui soit voulue et non une conséquence d’une pandémie mondiale.


​Repenser notre production énergétique et alimentaire

Une seule solution pour les chercheurs : passer par une relance verte. “Avec une reprise économique orientée vers une stimulation verte et une réduction des investissements dans les énergies fossiles, il est possible d’éviter un réchauffement futur de 0,3°C d’ici 2050”, précise l’étude. Ce scénario pourrait permettre “de maintenir le changement de la température globale pré-industrielle dans la limite des 1,5°C”.

Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que “même les changements de comportement massifs ne conduisent qu’à de modestes réductions du taux de réchauffement”. En revanche, “les choix d’investissements économiques pour la reprise affecteront fortement la trajectoire de réchauffement d’ici le milieu du siècle”.

Une note d’espoir : pour les scientifiques, il est encore possible d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris si des efforts importants sont mis en place.“Poursuivre une reprise de relance verte après la crise économique post-COVID-19 peut mettre le monde sur la bonne voie pour garder à portée de vue l’objectif de température à long terme de l’Accord de Paris.”

À Paris, la climatisation risque d’aggraver les canicules

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Par Morgane Russeil-Salvan I Publié le 11 Août 2020

 

Une étude publiée en juillet 2020 alerte sur le risque que constitue le recours à la climatisation en période de canicule. Loin de résoudre le problème, les climatiseurs le déplacent, en renvoyant l’air chaud à l’extérieur.


Les foyers sont de plus en plus nombreux à s'équiper en climatiseurs : ils devraient être 5,6 milliards en 2050. (Crédit : Shutterstock)

Les foyers sont de plus en plus nombreux à s’équiper en climatiseurs : ils devraient être 5,6 milliards en 2050. (Crédit : Shutterstock)
À Paris, la vague de chaleur est d’une longueur exceptionnelle : les températures pourraient dépasser les 35 degrés durant six jours consécutifs, ce qui n’a été observé qu’une seule fois depuis 1873, pendant la canicule d’août 2003. Celle qui avait coûté la vie à près de 5000 personnes en Île-de-France, dont 1067 à Paris.

Lors de ces épisodes caniculaires, il paraît tout naturel de se ruer sur les climatiseurs. Contrairement aux ventilateurs, qui se contentent de brasser l’air ambiant – et chaud – ces appareils rafraîchissent effectivement la pièce.

Mais à quel prix ? Une étude publiée en juillet 2020 dans la revue Environmental Research Letters se penche sur le cas de l’Île-de-France. Et ses conclusions sont inquiétantes : le recours massif à la climatisation accentuerait les phénomènes d’îlots de chaleur urbain et pourrait faire grimper les températures extérieures de 2,4°C environ.


Des canicules de plus en plus fréquentes… Et des foyers de plus en plus climatisés

Un climatiseur fonctionne comme une pompe, rejetant à l’extérieur la chaleur jugée néfaste à l’intérieur. Or, à mesure que le climat se réchauffe, la demande en climatiseurs est en forte croissance et ce à l’échelle mondiale. Selon l’Agence internationale de l’énergie, leur nombre devrait bondir de 1,6 à 5,6 milliards d’ici à 2050.

Une augmentation que l’on remarque également chez les foyers français : si seuls 5 % des ménages étaient équipés d’un climatiseurs en 2005, ils seraient à présent 13 % à en posséder un, selon les auteurs de l’étude. Si aucun chiffre n’est avancé pour la capitale française, les auteurs de l’étude estiment l’augmentation inévitable en raison de la multiplication des canicules dans la région. “À la fin du siècle actuel (2070-2099), une ou deux vagues de chaleur pourront être attendues chaque année”, écrivent-ils.


L’air extérieur gagnerait 2 à 3 degrés supplémentaires

Les chercheurs ont modélisé une Île-de-France frappée par une canicule semblable à celle de 2003 et d’une durée de 9 jours. Selon leur étude, cette projection correspondrait aux températures que pourrait connaître Paris d’ici 2100.
Cartographie de la température des rues parisiennes, à 4 heures du matin, pour une canicule simulée d'une intensité semblable à celle de 2003. (Crédit : Vincent Viguié et al)

Cartographie de la température des rues parisiennes, à 4 heures du matin, pour une canicule simulée d’une intensité semblable à celle de 2003. (Crédit : Vincent Viguié et al)


L’écart de température entre le centre de Paris et les zones plus arborées de l’Île-de-France serait alors de 6 degrés environ, confirmant le danger que représente les îlots de chaleur urbain. Selon ce scénario, les rues parisiennes seraient concernées 15 heures chaque jour par le risque de stress thermique, situation dans laquelle l’accumulation de chaleur dans l’organisme est telle que ce dernier est incapable de réguler sa température. À l’intérieur des foyers – et toujours en l’absence de climatisation – le même risque serait présent 7,5 heures par jour environ.

On comprend mieux l’intérêt immédiat des climatiseurs. Sur le long terme, en revanche, ils ne font qu’aggraver la situation. Ce serait encore pire si une majorité de foyers parisiens faisait le choix de la climatisation, et maintenait une température de 23°C à l’intérieur des habitations, la température extérieure augmenterait de 2,4°C à l’issue des 9 jours de canicule. Et si la vague de chaleur s’avérait plus insupportable encore que celle de 2003, l’augmentation pourrait être de 3,6°C.

Augmentation des températures extérieures en cas de recours massif à la climatisation, pour deux scénarios de canicule différents. (Crédit : Vincent Viguié et al)

Augmentation des températures extérieures en cas de recours massif à la climatisation, pour deux scénarios de canicule différents. (Crédit : Vincent Viguié et al)

Peut-on se passer de la climatisation ?

Face à ce constat, les chercheurs ont établi la liste des solutions alternatives à la climatisation. La végétalisation des villes est évidemment évoquée, avec, ici, un chiffre : selon l’étude, 10 % de la superficie parisienne devra être transformée en parcs pour des retombées optimales. Les bâtiments, quant à eux, devront être massivement rénovés pour une meilleure isolation.

Mais cela ne suffira pas. Si les mesures évoquées rafraîchiront effectivement l’air extérieur, particulièrement nocturne (4,2°C de moins en moyenne pendant la nuit) la température à l’intérieur des domiciles restera trop élevée pour être supportable sans recourir à la climatisation. “Un peu plus de six heures par jour devront être passées dans des conditions de stress thermique à l’intérieur des bâtiments”, écrivent les auteurs de l’étude.

Les comportements devront alors changer. Les chercheurs préconisent de modérer notre usage des climatiseurs, en maintenant les températures aux alentours de 28°C dans les foyers, et 26°C dans les bureaux.

actions nationales et locales

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Comme vous le savez, Alternatiba et ANV-COP21 préparent une nouvelle grande mobilisation le 3 octobre visant les aéroports. La date arrive à grands pas !

Avant les mobilisations du 3 octobre, nous prévoyons de remettre un coup de projecteur sur l’aviation dès cette semaine avec :

 

👉 la publication d’une tribunehttps://docs.google.com/document/d/1sfDAcempPTs8tC79rgxWtepT7KL7N-4R4aBsDo8ZoXQ/edit

sur la problématique de l’aviation qui doit sortir cette semaine (on vous tiendra informé de sa date de sortie le plus tôt possible) 👉 une table ronde en ligne sur facebook le 10 septembre de 18h30 à 20h : “Aviation : quel virage prendre face à la crise climatique et sociale ?”. Voici le lienhttps://www.facebook.com/events/2754960578123077/ vers l’événement facebook, vous pouvez le partager et inviter vos proches.  Pour ces deux événements, voici le kit de comhttps://docs.google.com/document/d/119wk4LVKpRI5DLlZRAj0gr4yA77YWqa4K19g7khQso8/edit’   qui va être mis à jour au cours de la semaine et que vous pouvez consulter dès maintenant.

Une deuxième table ronde est en préparation, des infos sont à venir dans les prochaines semaines !

A bientôt en ligne ou aux prochaines mobilisations,

 

Clothilde pour Alternatiba et ANV-COP21

Réchauffement climatique : les États doivent s’unir ou notre monde sera « perdu », avertit le président de l’ONU

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À quelques jours de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies qui célèbrera cette année son 75e anniversaire, son secrétaire général entend rappeler que le réchauffement climatique est le grand défi commun à mener et que « c’est le moment de se réveiller ». Devant l’échec à résoudre collectivement la pandémie du Covid-19, Antonio Gutteres exhorte les pays membres à prendre des engagements plus ambitieux.

Les États doivent s’associer pour lutter contre le réchauffement climatique ou notre monde sera « perdu », avertit le patron de l’ONU, António Guterres, pour qui la pandémie de coronavirus illustre les méfaits de la désunion. « Je crois que l’échec à contenir la propagation du virus, parce qu’il n’y a pas eu suffisamment de coordination internationale (…) doit faire comprendre aux pays qu’ils doivent changer de voie », a-t-il déclaré à l’AFP avant l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies le 21 septembre.

S’unir pour survivre

« Ils [les États] doivent agir ensemble face à la menace climatique, bien plus grave que la pandémie en soi — c’est une menace existentielle pour la Planète et nos vies mêmes », a-t-il insisté dans des entretiens accordés à plusieurs membres de l’alliance de médias Covering climate now, dont l’objectif est de renforcer la couverture des questions liées au climat.

« Soit nous sommes unis, soit nous sommes perdus », a-t-il lancé, appelant notamment à adopter « de vraies mesures de transformation dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’agriculture, de l’industrie, dans notre mode de vie, sans lesquels nous sommes perdus ».

Soit nous sommes unis, soit nous sommes perdus

En raison de la pandémie de Covid-19, d’importantes réunions internationales sur le climat prévues en 2020 ont dû être reportées, faisant craindre de nouveaux retards dans la lutte contre le changement climatique. La Cop26, destinée à relancer l’application de l’accord de Paris, mise à mal par le retrait des États Unis annoncé en 2017 par Donald Trump, a ainsi été reportée à novembre 2021.

Or, les évolutions d’émissions de gaz à effet de serre mondiales ne permettent déjà pas d’envisager de tenir l’objectif de maintenir le réchauffement « nettement sous » 2 °C depuis le début de l’ère industrielle, encore moins celui plus ambitieux de 1,5 °C.

Il faut s’attendre à des impacts dramatiques

Et si les confinements massifs de populations imposés à travers le monde face au Covid ont conjoncturellement fait baisser les émissions — jusqu’à 8 % mondialement sur l’année selon certaines estimations –, les scientifiques soulignent que l’évolution globale ne va pas ralentir sans changements systémiques, notamment en matière d’énergie et d’alimentation.

Or, pour atteindre 1,5 °C, les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 7,6 % par an sur la prochaine décennie, selon les experts climatiques de l’ONU. En attendant, les effets du changement climatique se font déjà sentir, comme la multiplication de phénomènes météo extrêmes ou la fonte des glaces avec, pour conséquences, une hausse potentiellement dévastatrice du niveau des océans.

Côté réchauffement, 2019 a été la deuxième année la plus chaude dans le monde, après 2016, et les experts s’attendent à ce que la température moyenne mondiale batte un nouveau record au cours de la prochaine période quinquennale (2020-2024). Et le secrétaire général de l’ONU de mettre en garde : « Pour les cinq prochaines années, nous nous attendons à des choses absolument terribles en matière de tempêtes, de sécheresses et autres impacts dramatiques sur les conditions de vie de nombreuses personnes dans le monde ».

Il est l’heure de s’engager vers la neutralité carbone

« C’est le moment de se réveiller », a-t-il lancé en soulignant que beaucoup repose sur les actions qu’entreprendront — ou pas — les principaux émetteurs : Chine, États-Unis, Union européenne, Russie, Inde et Japon. « Nous n’avons jamais été aussi fragiles, nous n’avons jamais autant eu besoin d’humilité, d’unité et de solidarité », a-t-il encore insisté, dénonçant « les démonstrations irrationnelles de xénophobie » ou la montée des nationalismes.

Alors que de nombreux pays lancent des plans de relance massifs pour tenter de sortir de la récession causée par l’arrêt brutal de l’économie dû à la pandémie, Antonio Guterres a enjoint les États à ne pas favoriser les investissements dans les énergies fossiles et s’engager au contraire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.

« La pollution et non la population » doit autant que possible payer les taxes pour financer cette transition, a-t-il insisté. « Je ne veux pas revenir à un monde où la biodiversité est remise en cause, où les énergies fossiles ont plus de subventions que les renouvelables, un monde où les inégalités aboutissent à des sociétés avec de moins en moins de cohésion et créent de l’instabilité, de la colère, de la frustration. » Et de conclure : « Je crois qu’il nous faut un monde différent, une normalité différente, et je crois que nous avons une opportunité d’y arriver. »

 

 

 

 

Changer le monde en commençant par les toilettes !

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Réconcilier rentabilité et impact positif, c’est possible : Biom Paris réinvente les produits du quotidien en version éco-responsable, durable et design pour une efficacité optimale et un impact environnemental minimal. Tous les produits sont éco-conçus et 100% fabriqués en France à partir de matériaux recyclés ou bio-sourcés.

  • bbb La Brosse

L’aventure Biom Paris commence dans l’univers glamour des toilettes avec bbb La Brosse : le 1er balai brosse éco-conçu, éco-responsable et fabriqué en France. Le design de bbb La Brosse s’inspire de la nature : comme sur les feuilles des arbres, les nervures facilitent l’écoulement de l’eau vers la pointe. Effet « zéro goutte » garanti ! bbb La Brosse est un produit éco-conçu (ACV) en partenariat avec la Coopérative Mu. Elle est fabriquée à partir de matières recyclées et bio-sourcées (algues, betteraves).

  •  Le Savon N°2

Ce savon naturel à base d’huiles végétales est enrichi au beurre de karité bio et à l’huile d’avocat, sans allergène, sans colorant, sans parfum. Il est bien sûr fabriqué en France, dans une savonnerie picarde.

  • La Serviette

Fabriqué dans un atelier dans le 3e arrondissement de Paris, l’essuie-main en lin vient tout juste d’agrandir la famille Biom Paris. Nous avons choisi le lin parce que c’est une fibre locale et écologique qui consomme beaucoup moins d’eau que le coton et n’abîme pas les sols.

Après avoir vendu +15 000 unités de son premier produit ‘bbb La Brosse’ en 2019, Biom Paris lève des fonds pour agrandir sa gamme, développer son équipe commerciale et conquérir les marchés internationaux.

Automne à l’approche : quatre astuces économiques pour se chauffer

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Avec la baisse de températures ces derniers jours, pulls et vestes font leur retour, tout comme le chauffage qui commence à être rallumé dans certains logements. Mais ce dernier consomme de l’énergie, il ne faut donc pas en abuser et l’utiliser raisonnablement. Quelques idées à la fois éco-responsables et économiques.

La chaleur de l’été commence peu à peu à s’éloigner dans une partie des régions françaises. L’installation d’un système solaire combiné qui fonctionne grâce aux rayons du soleil et des panneaux solaires peut s’avérer efficace pour se chauffer en préservant l’environnement. Mais cela n’est pas dans le budget de tous. Aussi, pour faire face au froid tout en préservant l’environnement, des gestes simples peuvent être adoptés.

Bien isoler son logement

Isoler son logement lorsqu’il fait froid est primordial. La chaleur présente dans le logement ne va pas s’échapper donc il faudra moins chauffer. Il s’agit d’ailleurs de la première étape. Cela peut se faire par l’ajout ou le changement des joints au niveau des fenêtres. Mais aussi en installant des rideaux épais qui vont garder la chaleur intérieure (également utiles en période de fortes chaleurs, car ils bloquent les rayons du soleil qui ne rentrent pas à l’intérieur du logement, et ne font donc pas augmenter la température). Placer des couvertures ou boudins sous les portes peut également être une solution. Dans cette optique, ne pas oublier de fermer les portes des pièces ou il n’y a personnes ainsi que les volets, rideaux et stores la nuit.

Faire entrer le soleil (quand il est là)

Si l’installation de panneaux solaires peut avoir un coût, faire entrer les rayons du soleil chez soi si les nuages ne se profilent pas est totalement gratuit est à la portée de tous. Pour cela, il suffit tout simplement de regarder l’orientation des pièces et de veiller à laisser passer les rayons du soleil à travers la vitre.

Réguler la température intérieure

Quant au chauffage, il n’est pas à proscrire, mais à utiliser avec soin. Pour rester au chaud en réduisant son empreinte carbone et sa consommation énergétique, la gestion des températures est importante. Le chauffage n’est pas nécessaire dans toutes les pièces ! Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), en journée, les pièces doivent être entre 19 et 21° lorsqu’elles sont occupées, et à 17° lorsqu’elles sont peu occupées ou durant la nuit. De quoi faire des économies sur la facture de chauffage. Ne pas hésiter à baisser la température lorsqu’il n’y a plus personne dans le logement. Et si vous utilisez un radiateur et que vous avez le bon réflexe de l’éteindre parce que vous partez en vacances ou week-end, il faut faire attention à ne pas boucher ses grilles de ventilation. Cela pourrait perturber la circulation de l’air.

Dernière astuce, l’alimentation

Le corps a besoin d’énergie pour surmonter le froid, et la préparation de boissons et aliments chauds comme les gratins, soupes ou tartes va permettre de le réchauffer, mais aussi de réchauffer la pièce. Et autant le faire avec des fruits et légumes de saison et locaux non ? Cela permet de réduire leur impact carbone et participer à l’économie locale. Le mois de septembre est entre autres celui des légumes tels que les artichauts, champignons de Paris, potirons ou encore courgettes, et des fruits comme les mûres, noisettes ou prunes.

Portugal : six jeunes attaquent 33 pays pour inaction climatique, dont la France

Publié Publié dans Alternatiba

Face au dérèglement climatique, il n’est pas rare que des citoyens fassent “pression” sur leurs collectivités, ou même leurs États. Mais six jeunes Portugais ont décidé de voir les choses en plus grand : ils attaquent 33 pays en justice pour les pousser à agir concrètement pour l’environnement. Dont la France.

Ils ont entre 8 et 21 ans et demandent des comptes au nom de la planète. Jeudi dernier, 33 pays ont été portés devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) par six jeunes Portugais. Parmi eux, la France, la Norvège, le Royaume-Uni, la Russie, la Turquie, ou encore l’Ukraine. Selon les plaignants, ils ont “échoué à faire leur part afin d’éviter une catastrophe climatique“. Une première pour la CEDH qui n’a pas pour habitude de traiter des affaires de ce type.

Combat pour le climat

L’objectif de ces jeunes est que ces pays soient reconnus responsables de l’aggravation de la crise climatique, et d’avoir mis en danger l’avenir les générations actuelles et futures. Ils demandent également à la CEDH de Strasbourg de les contraindre à prendre des mesures urgentes et concrètes pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Une attaque en justice qui intervient alors que le Portugal a connu son mois de juillet le plus chaud depuis quatre-vingt-dix ans, comme d’autres pays qui connaissent de plus en plus des chaleurs extrêmes. Dans une interview accordée au Parisien, Sofia, 15 ans qui compte parmi les plaignants, explique l’importance de leur action : “Notre but est d’enrôler le plus de monde possible dans ce combat pour le climat et d’ajouter nos voix à celles des jeunes qui se sont déjà mobilisés, explique-t-elle. Il faut que la parole des enfants soit plus entendue”.

Des actions similaires ont abouti

Cette action en justice n’est pas sans rappeler celle de “l’Affaire du siècle” en France, lancée fin 2018 par des ONG : un recours contre l’État français pour inaction climatique et qui est soutenue par plus de 2 millions de personnes dont des associations, personnalités et citoyens.

Mais le cas de l’Hexagone n’est pas unique : deux actions similaires ont par exemple abouti en Irlande et aux Pays-Bas en 2015. Et pour ce dernier, l’État a été condamné par la Cour Suprême à réduire d’au moins 25 % ses émissions de gaz à effet de serre dans un délai de cinq ans, décision contestée finalement sans succès en 2019.

En ce qui concerne la demande des six Portugais, si leur action en justice réussit, la CEDH peut pousser les pays à accélérer leurs actions en faveur du climat, et changer leurs plans climatiques avant la prochaine COP.